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    The Little Stranger
    note moyenne
    2,5
    315 notes dont 43 critiques
    répartition des 43 critiques par note
    2 critiques
    7 critiques
    14 critiques
    12 critiques
    5 critiques
    3 critiques
    Votre avis sur The Little Stranger ?

    43 critiques spectateurs

    RedArrow
    RedArrow

    Suivre son activité 765 abonnés Lire ses 1 161 critiques

    4,0
    Publiée le 4 octobre 2018
    En 1919, en allant à la fasteuse réception de la famille Ayres dans son vaste domaine de Hundreds Hall à laquelle tout le village était convié, un jeune enfant découvrit un monde auquel il n'avait pas accès. Complètement fasciné par la beauté des lieux et des gens qui y vivaient, il réalisa que son plus grand désir était de faire partie de cet univers de richesses et de côtoyer ceux qui y demeuraient. Comme un symbole, il s'accrocha à un ornement sculpté à l'intérieur de la maison jusqu'à le briser pour pouvoir le conserver... Bien des années plus tard, cet enfant, aujourd'hui devenu le docteur Faraday, revient exercer son métier dans son village natal. Lorsque la domestique de Hundreds Hall, souffrante, le fait appeler, c'est l'occasion pour lui de retourner dans la propriété qui avait tant suscité son admiration à travers ses yeux d'enfants et d'enfin évoluer, par son nouveau statut social, avec ceux qui y habitent. Seulement, entre-temps les grands tourments de l'Histoire sont passés par là et la famille Ayres n'est plus que l'ombre d'elle-même, tout comme leur demeure en train de tomber en ruines et les terrains qui la composent sur le point d'être vendus afin de subvenir aux besoins de leurs propriétaires. La guerre a en effet pris tous les hommes de la famille en ne laissant que Roderick, le fils estropié, brûlé et atteint de stress post-traumatique, comme une espèce d'éternel stigmate de cette tragédie pour s'occuper de l'ensemble des terres. À ses côtés, sa mère et sa soeur Caroline sont comme prisonnières de Hundreds Hall, la première tentant de maintenir les apparences luxueuses d'un rang qui n'est plus avec un regard tourné sur le passé pendant que la deuxième s'occupe de son frère et des tâches ingrates de l'entretien de la maison. Mais il y a quelque chose de plus sombre qui se trame à Hundreds Hall : les manifestations d'une étrange présence peut-être en relation avec Suzanne "Suki", l'aînée des enfants morte très jeune avant la naissance des autres... Après le fabuleux "Room", Lenny Abrahamson était forcément attendu au tournant, le voir s'attaquer à ce qui s'apparente a priori sur le papier à un film d'épouvante classique de maison hantée était somme toute un choix étonnant mais, en réalité, il n'en est rien. Ceux venus pour chercher du frisson facile resteront clairement sur leur faim, cette adaptation du roman éponyme de Sarah Waters se sert avant tout d'un contexte possiblement surnaturel comme d'un simple accessoire pour un drame intimiste sur le destin brisé d'une famille bousculée par le regard envieux d'un homme. Poursuivant finalement toujours sur une thématique d'enfermement à l'instar de "Room", "The Little Stranger" confronte ce "petit étranger" devenu docteur en médecine à l'environnement idéalisé dans lequel il a toujours voulu vivre mais qui, dans le monde réel, est en train de s'effondrer, forçant ceux qui le peuplent à vivre en quasi-autarcie pour en maintenir les fondations tant bien que mal durant un temps plus qu'incertain. Faraday est enfin parmi ceux dont il a toujours envié la condition mais ne parvient toujours pas pleinement à en profiter devant les barrières plus ou moins inattendues qui se dressent devant lui, notamment sa relation sentimentale contrariée avec Caroline, et surtout le délitement progressif de cet univers symbolisé par l'immense bâtisse tombant lentement en décrépitude. spoiler: Pour bien comprendre ce que "The Little Stranger" veut raconter, il faut se concentrer sur une scène-clé du film où Faraday discute avec un collègue dans un pub, il y évoque le "sur-moi onirique", une espèce d'enveloppe imaginaire qui se dégagerait de nous à cause d'une émotion ou d'un désir tellement puissant qu'il prendrait la forme de ce qu'on pourrait appeler communément un poltergeist. Revenons ensuite en amont dans le temps, lorsque Faraday enfant brise la décoration sculptée dans la maison, ce moment traduit toute sa volonté et sa force de vouloir appartenir à cette classe sociale qui le fait tant rêver, c'est l'élément catalyseur de son "sur-moi onirique", une sorte de doppleganger invisible qui ne va cesser de se déclencher dès lors que son désir d'appartenance à ce qu'il considère être une élite est contrarié. La première victime de ce double maléfique que tous vont considérer plus tard comme un fantôme est d'ailleurs probablement la petite Suki qui voit le jeune garçon se faire violemment gifler par sa mère pour le punir d'avoir volé (on apprendra plus tard que la fillette est tombée malade juste après la fête). Dans le présent du film, la relation complexe entre Faraday et Caroline va souvent être le fusible qui va provoquer les actes de ce "fantôme". Par exemple, lors du premier dîner, Faraday est regardé de haut par certains invités et l'un d'eux blesse Caroline en la dénigrant, le chien attaque alors l'enfant. Lorsque Roderick vend des terrains de la propriété (et détruit potentiellement ce qu'elle représente pour Faraday), le poltergeist ne le lâche plus. Quand Caroline le rejette dans la voiture, Faraday part pour Londres et les événements qui vont conduire au suicide de la mère débutent légèrement et prennent une bien plus grande ampleur dès son retour. Bien évidemment, la mort de Caroline est le point d'orgue des agissements de ce "sur-moi onirique" : avec le refus de sa demande en mariage, Faraday voit sa dernière chance d'appartenir définitivement à son monde rêvé exploser en plein vol et cela ne pouvait se terminer que de la pire des manières pour la dernière représentante de la lignée. Au procès final, on verra d'ailleurs le docteur mentir sur les circonstances du décès de sa presque-fiancée, preuve soit qu'il a désormais conscience des agissements de son double, soit qu'il préfère éluder la présence d'un possible fantôme pour rationnaliser mais les derniers plans avec le visage du médecin se regardant dans un miroir brisé (et donc à facettes multiples) et l'apparition physique finale du fameux "sur-moi onirique" sous les traits de Faraday, enfant en larmes devant le royaume effondré qu'il n'aura jamais vraiment atteint, ne laissent guère de place aux doutes. Reste l'énigme des "S" renvoyant à un possible fantôme de Suki qui contredirait tout ce qui vient d'être avancé, rassurez-vous, ce n'est pas le cas et on peut avancer l'hypothèse que Faraday, ne s'étant pas encore rendu compte que tout provient de son double invisible et donc de sa propre volonté, en vient à douter sur la nature des événements face à la force de persuasion de la mère convaincue que ce sont les agissements de sa fille défunte et il accrédite ainsi inconsciemment sa thèse en inscrivant son prénom partout par l'intermédiaire de son doppleganger fantôme. "The Little Stranger"n'a donc rien d'un simple film d'épouvante lambda, l'essentiel n'est pas là et le propos visé par Lenny Abrahamson dépasse ce cadre, ici, considéré comme un accessoire au portrait fascinant d'un homme accroché à son rêve naïf d'enfant d'atteindre de bien plus hautes sphères que celles auxquelles il était prédestiné. Film d'ambiance à la lenteur réfléchie et dessinant des rapports humains où tout basculement peut devenir le synonyme de tragédies futures, "The Little Stranger" est de plus sublimé par une distribution de haut vol (Domhnall Gleeson, Ruth Wilson, Charlotte Rampling, Will Poulter... un quatuor d'exception). Pas étonnant que le film ait fait un flop commercial au vu de son discours complexe et de l'exigence induite par son interprétation, il ne reste plus qu'à espérer qu'il trouve désormais la reconnaissance que sa qualité et son intelligence méritent...
    nadège P.
    nadège P.

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    4,5
    Publiée le 5 octobre 2018
    Ce film parle de ces deux sujets : 1/ un homme, qui est fasciné depuis tout petit par une demeure (il y a été une fois étant enfant), arrive par hasard à revenir dans cette demeure et à côtoyer longtemps les habitants, mais il n'arrivera jamais à y vivre comme il le souhaiterait. 2/ une enfant morte il y a longtemps revient hanter la demeure. C'est parfaitement bien réalisé et interprété. Le réalisateur est celui qui avait fait il y a quelques années l'excellent film "Room". Attention, ce film est très lent et un poil compliqué et donc il peut en dérouter certains malheureusement.
    elbandito
    elbandito

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    3,0
    Publiée le 5 novembre 2018
    Situé dans l’Angleterre de l’immédiat après-guerre, cette intrigue policière flirte habilement avec les frontières du surnaturel. Le décor naturel du manoir de Hundreds Hall y est pour beaucoup. Comme le laisse présager la bande annonce, toute l’histoire se construit autour de cette vielle demeure dans laquelle un enfant de la famille Ayres est mort autrefois. Aristocrates sur le déclin, Mme Ayres, excellente Charlotte Rampling, et ses deux autres enfants nés après le drame, non moins fabuleux Ruth Wilson et Will Poulter, sont persuadés que le fantôme de l’enfant hante le manoir. Parallèlement, le docteur Faraday, qui a grandi au village, a toujours été comme envouté par ce lieu oppressant et surtout ce qu’il représentait à ses yeux. L’ascension sociale est donc au cœur de ce polar machiavélique à l’atmosphère pesante qui traite davantage de lutte des classes que d’épouvante pure et simple. Le talentueux Domnhall Gleeson apporte toute sa froideur et sa complexité au personnage du Docteur Faraday, qui ne semble pas croire aux fantômes mais dont les thèses ésotériques laissent perplexe, tout comme les motivations du réalisateur quant à la lenteur recherchée de l’intrigue qui risque de dérouter l’attention du spectateur incrédule face aux réelles intentions de ce "petit étranger".
    Padami N.
    Padami N.

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    3,5
    Publiée le 7 octobre 2018
    un film d'ambiance fantastique ,un peu thriller,qui est réussi mais complexe et lent.la critique sociale via les réactions entre les aristocrates fauchés et le docteur est assez tendu et la reconstitution de l'époque donne un aspect délabré a la situation .
    Rolling!
    Rolling!

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    0,5
    Publiée le 5 octobre 2018
    Si vous êtes déjà sous Xanax, laissez tomber sinon ça va compter pour une double dose. C’est l’histoire d’une malédiction familiale qui mélange le drame, le mélodrame, la psychanalyse et le paranormal sans jamais vraiment se décider sur ce qu’elle veut raconter. D’hésitations en indécisions on se met à tanguer d’ennui dans les salons de ce vieux manoir anglais qui semble une copie délabrée de celui des Vestiges du jour, de James Ivory. La comparaison s’arrête là. Le film situe l’action dans l’immédiate après-guerre, mais son atmosphère est plutôt celle d’une gentry campagnarde et décadente du XIXe siècle, une sorte de contrefaçon de Jane Austen. L’orgueil et les préjugés des personnages du film semblent d’ailleurs tout droit sortis de son univers. La réalisation figée et les acteurs plus secs que les coups de trique d’une maternelle de l’époque n’aident pas non plus à rendre ce film attractif. Le début semblait pourtant prometteur, lorsqu’un toubib aussi engageant qu’un manche à balai part en consultation retrouver les vestiges de son passé. Si on y ajoute le smiley rigolard bien connu de Charlotte Rampling et les décors à peine moins sinistres, on a juste envie de trouver une pharmacie encore ouverte. Heureusement, j’ai entendu très vite couiner les trois sièges des spectateurs présents, et à la sortie on a évité de se regarder. La loose, quoi, ou alors la gêne.
    dominique P.
    dominique P.

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    3,0
    Publiée le 5 octobre 2018
    Le pitch et la bande annonce donnent envie de voir ce film. L'histoire est intéressante. Elle a l'air simple de prime abord mais en fait elle assez compliquée. Il faut être vraiment attentif à chaque détail pour au final bien tout comprendre. Il ne faut surtout pas décrocher au risque de ne pas comprendre le "pourquoi" de cette histoire. Ce qui est dommage dans ce film, c'est que c'est relativement fade et qu'on s'ennuie.
    AM11
    AM11

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    2,0
    Publiée le 13 novembre 2018
    Si l'on garde en tête ce que Lenny Abrahamson a fait avant, ce film est une vraie déception. Il y a seulement trois ans, il avait marqué tout le monde avec l'exceptionnel "Room", ce qui ne risque pas de se reproduire avec ce "The Little Stranger". L'histoire suit le docteur Faraday, un ancien fils de domestique maintenant médecin qui retourne au domaine de Hundreds Hall, là où sa mère était servante, pour s'occuper d'une patiente. Alors que lui revient en étant quelqu'un qui a réussi, il trouve l'ancienne demeure en piteux état, mais ce n'est pas le propos, quoi que on ne sache vraiment pas. Alors qu'on pense voir un film sur une maison qui renferme des secrets, voire même quelque chose qui flirte avec l'épouvante, car le film est vendu comme ça, on en est vraiment loin. Je ne sais pas trop ce que j'ai vu. Le film oscille entre le thriller, le film d'horreur de façon très soft, le drame familial puis psychologique et même avec la satire sociale. Si je dois juger par rapport à ce que j'attendais, je suis vraiment déçu. Il y a un peu de tout pour au final pas grand-chose. Trop de mystères pour au final rien. On dirait que le réalisateur cherche à faire un récit ambigu pour nous perdre, mais cela ne fonctionne pas. Il tourne autour du pot pour arriver à une conclusion convenue, prévisible et décevante. C'est dommage, car si le final déçoit, j'ai trouvé que le film gagnait en qualité au fil des minutes, surtout à partir de l'heure de visionnage, car sinon, c'est sans grand intérêt avant, et il y avait mieux à faire comme jouer sur l'ambiance que l'on ne ressent jamais dans ce film alors que par exemple dans "Room", j'étais oppressé et pris par cette atmosphère du début à la fin. Si la forme n'est pas désagréable, l'histoire ne m'a pas du tout emballé ni intéressé. En somme, ce n'est pas terrible.
    Jonathan P
    Jonathan P

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    3,0
    Publiée le 5 octobre 2018
    The little stranger est l’adaptation à succès de Sarah Waters, publié en 2009. L’une des qualités indéniables du film est son atmosphère qui est à tout point remarquable, tout comme sa distribution mention spéciale à la formidable interprétation de Ruth Wilson. Cependant, le film n’est pas exempt de reproche. On coupe ici et là suite sur Boulevardducinema.com
    zorro50
    zorro50

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    3,0
    Publiée le 5 octobre 2018
    Pour son atmosphère, je vais dire que c’est un bon film, mais à part cela, c’est un film qui ne casse pas 3 pattes à un canard. Pour ceux qui aiment les films costumés de l’ancien temps dans la campagne anglaise et aux confins du fantastique « allez-y ! », mais pour les autres « passez votre chemin ! » parce que c’est un peu ennuyeux.
    L'AlsacienParisien
    L'AlsacienParisien

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    3,5
    Publiée le 5 octobre 2018
    Adapté d'un roman à succès de Sarah Waters salué par le grand maitre de la littérature horrifique, à savoir Stephen King en personne, "The Little Stranger" détourne tous les canons du genre pour se concentrer sur ses personnages excellemment interprétés et son cadre d'après guerre aux allures victoriennes. Le réalisateur de "Room", Lenny Abrahamson, est attendu au tournant avec cette histoire "a priori" d'épouvante, mais il n'en est rien (ou si peu...). Un jeune médecin exerçant dans la campagne londonienne est appelé au chevet d'une patiente dans un manoir où sa mère fût employée jadis. La famille va très vite s'attacher aux valeurs rationnelles de ce médecin tout comme ce dernier avec les murs anciens qui l'ont autrefois accueilli. Mais des phénomènes de plus en plus inexplicables se produisent, confrontant le jeune médecin à ses convictions scientifiques... Très loin des histoires de maison hantée classiques, "The Little Stranger" déroute par son non-conformisme et par la complexité émotionnelle de ses personnages. On ne sait pas trop ce que l'histoire veut raconter ni même dans quel genre le scénario se répertorie. Destin d'une famille d'aristocrates en plein déclin financier et histoires à la sauce anglaise façon Jane Austen ou Emily Brontë ? Ou bien secret de famille et fantômes en cavale façon "Les Autres" d'Alejandro Amenabar ? Une chose se confirme : "The Little Stranger" est un film d'atmosphère se déroulant au coeur d'un énorme manoir en désuétude au passé chargé. Certes, le scénario s'étend dans des longueurs considérables où les dialogues s'éternisent et ces moments vont sûrement en décourager plus d'un qui s'attendait à frissonner et à sursauter. En effet, on ne sert ici que de l'ingrédient de la demeure lugubre, possiblement hantée, pour réaliser un drame social et intimiste où les convictions individuelles de chacun s'envolent en fumée. Ainsi, la volonté de ce jeune médecin d'appartenir à cette classe supérieure, posée, construite depuis deux siècles sera l'enjeu principal de ce film. Et il a fallu que je me renseigne suite au visionnage pour comprendre l'essence même du long-métrage qui se révèle bien plus passionnant qu'il n'y parait en surface. C'est une sorte d'iceberg où les actions et situations entre les personnages provoquent un effet boule de neige sur les événements dits surnaturels. La complexité du fil rouge, une fois comprise, déploie toute l'authenticité et la profondeur du scénario, brillamment servi par une mise en scène au cordeau. Le cadre froid de cette énorme maison de campagne recèle de secrets et d'indices qu'on se plait à découvrir et à décortiquer. Alors si vous vous attendez à une histoire de fantôme, sachez que c'est bien plus singulier et recherché que ça ! C'est un peu un "Inception" version huis-clos en période d'après-guerre... Cette ambiance atypique ne serait rien sans ce casting quatre étoiles. Domhall Gleeson, dans le rôle principal est étonnant de subtilité tout en restant fermement impassible dans ses réactions. Une sorte de classe anglaise qui laisse entrevoir de profonds secrets, des désirs d'appartenir à une classe sociale depuis sa plus tendre enfance. Ruth Wilson, dont le lien avec ce dernier est primordial, offre un vrai jeu épatant de tragédienne, alternant émotions et désir d'émancipation face à la décrépitude de ce lieu. Charlotte Rampling, elle, essaye de préserver les pots cassés de cette famille anciennement influente et luxueuse et se confronte à ses démons avec une intensité qu'on a rarement l'habitude de voir chez l'actrice. Et enfin, Will Poulter, qu'on a pu voir dans des comédies, se fond dans la peau du dernier homme de la famille, totalement défiguré par la guerre et dont la prestation de haine sidère par sa justesse. Chaque acteur ne fait qu'intensifier le sentiment de déroute et de confusion propre au film. "My Little Stranger" dérange car il laisse le spectateur sur le qui-vive, rempli de spéculations. On ne sait quoi croire : y a t-il de réelles manifestations paranormales ou bien est-ce que tout s'explique par la science et par la raison, comme le déclame le jeune médecin qui ne croit absolument pas que cette maison est hantée ? C'est déroutant et au final plaisant car le film tient la route lorsque l'on recolle tous les morceaux entre eux. Extrêmement solide de par ses acteurs, sa photographie et sa mise en scène, "My Little Stranger" est un tour de force atypique qui séduira les plus téméraires d'entre nous.
    Victor P
    Victor P

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    1,0
    Publiée le 5 octobre 2018
    1/5. Quelle déception ! Belle ambiance et belle demeure. Film en costume d’époque. Il avait tout les ingrédients pour captiver... excepté son scénario creux, parsemé de fausses pistes surnaturelles qui ne mènent à rien sinon à nous ennuyer.
    Lorry M
    Lorry M

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    2,5
    Publiée le 5 octobre 2018
    L'esthétique du film et les acteurs sont au rendez-vous. Mais pour le spectateur, c'est un rendez-vous manqué ! On ne comprend pas l'enjeu du film : satire sociale, film d'épouvante, thriller psychologique, drame, film historique … ? Un peu de tout cela en même temps mais sans aller jusqu'au bout. Mieux aurait valu choisir un genre pour ne pas laisser le spectateur terriblement sur sa faim !
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    2,0
    Publiée le 5 octobre 2018
    Ruth Wilson et Domhnall Gleeson. Voilà deux acteurs que j’apprécie particulièrement en ce moment et dont je trouve les choix de carrière assez pertinents ces derniers temps. C’était assez pour me donner envie d’aller voir « The Little Stranger » dans les salles obscures. Et bien mal m’en a pris au final car, en tout et pour tout, à part Ruth Wilson et Domhnall Gleeson, je n’ai au fond pas eu grand-chose de plus à me mettre sous la dent. Pire : je pense même qu’en fin de compte, ce film m’a offert deux interprétations qui, pour deux acteurs comme Ruth Wilson et Domhnall Gleeson, n’ont vraiment rien d’extraordinaires. Et pour le coup j’en impute clairement la responsabilité au film plutôt qu’aux interprètes, car il apparait assez évident, au regard de ce qu’est globalement ce « Little Stranger », que leur prestation bien fade n’est que le triste résultat d’une direction artistique générale que, pour ma part, j’ai vraiment du mal à comprendre. Que Lenny Abrahamson entende jouer la carte du classicisme feutré, ça je peux l’entendre. Mais au bout d’un moment, à vouloir tout uniformiser et tout lisser sur ce modèle, il n’en ressort plus rien. Des jeux d’acteurs à la mise en scène des événements cruciaux, tout est aseptisé. Et si ça peut avoir du sens au regard de l’univers présenté et de la froideur du personnage principal, pour moi c’est totalement inadapté quand il s’agit d’aborder une intrigue faite d’autant de situations qui se veulent traumatisantes. Rien n’est relevé. Rien n’a de chair. C’est désespérément illustratif. spoiler: En ce sens, la scène qui m’a le plus choquée fut le moment où Roderick met le feu à la bibliothèque. C’est sensé être un paroxysme de démence, et c’est juste introduit comme un insert silencieux. L’événement qui est sensé être une forme de paroxysme pour le personnage glisse au final comme une scène insignifiante, égale aux autres. Et dès le plan suivant on voit Charlotte Rampling et Ruth Wilson qui regardent le plafond noirci avec lourdeur. Une lourdeur qui ne m’a absolument pas été communiquée tant la scène précédente a été incapable d’aller au-delà de la simple illustration coquette. Et c’est d’autant moins compréhensible que, vraisemblablement, le film a voulu jouer la carte d’une certaine ambiguïté, en surfant notamment sur une légère suggestion fantastique ! Comment imaginer un seul instant qu’un film réalisé et écrit ainsi puisse sérieusement glisser vers ce genre de dénouement ? C’est si évident qu’il n’y aura de fantastique de toute cette intrigue ! Du coup, si le film espérait jouer de cette ambigüité là pour susciter notre intérêt, eh bah c’est totalement loupé. Conséquence : moi, j’ai vraiment vécu la deuxième moitié de ce film comme le plat déroulement d’une évidence. Si bien que lorsque le générique de fin est arrivé, je n’ai pas pu retenir un « bon bah d’accord… » Ce « bon bah d’accord » qui voulait dire : « OK, donc tu n’avais donc vraiment rien sous le coude en fait. Tu as juste déroulé pendant presque deux heures une démonstration qui était déjà aboutie depuis près de la moitié du film… Rien de plus… » Et je dois avouer que c’est assez dommage en fin de compte. Parce que, à bien tout prendre, il n’avait pas une base si désagréable que cela ce film. Ce classicisme feutré avait une réelle élégance et, si l’histoire avait su se faire plus riche en termes de propos, de même que si la mise en scène avait su elle aussi être plus incisive et progressive sur les moments clefs du film, on aurait pu vraiment obtenir un film sympa et efficace, sachant tirer pleinement parti de son casting de qualité. Je me surprend même à me montrer très complaisant à l’égard de ce film, et cela malgré le fait qu’il ait gâché son potentiel. C’est qu’au fond, il ne commet pas de véritable faute de goût. Je ne l’ai vraiment pas vécu comme une souffrance. Seulement voilà, d’un autre côté ce métrage manque tellement d’aspérité que j’ai du mal à voir comment il pourrait laisser des traces dans mon esprit. Mais bon, après ce n’est que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
    Jorik V
    Jorik V

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    2,0
    Publiée le 5 octobre 2018
    Une vieille maison perdue dans la campagne anglaise. Une famille aux membres un peu louches. Des phénomènes étranges. Un probable secret enfoui. Un rebondissement final le plus surprenant possible. La recette empruntée par « The little stranger » est connue. Surtout depuis que l’école espagnole du fantastique (on pense surtout à « L’Orphelinat ») a remis le genre de la maison hantée au goût du jour il y a une dizaine d’années. Et rien que cette année on a déjà eu le même type de film, anglais lui aussi, avec « Le secret des Marrowbones » qui avait plutôt belle allure en dépit d’un dénouement pompé sur « Sixième sens » et surtout « Les Autres ». Alors que le réalisateur de l’excellent et oscarisé « Room » (mais aussi du plus particulier et moins convaincant « Franck » avec Michael Fassbender et sa tête en plastique géante), Lenny Abrahamson, se soit penché sur ce type de film est quelque peu étonnnant. En effet, ce long-métrage sent un peu la naphtaline et semble arriver avec des années de retard. Surtout qu’il n’y injecte jamais une quelconque actualisation du genre ou un point de vue qui sorte des sentiers battus. « The little stranger » a beau être adapté d’un best-seller (de Sarah Waters), il déroule son histoire classique de façon bien molle et soporifique. Le rythme est terriblement lancinant et le metteur en scène choisit de plutôt se focaliser sur les relations entre les personnages avec en ligne de mire les rapports de classe plutôt que de jouer la carte du suspense et des sursauts. Mauvais choix car on s’ennuie. Il faut attendre la toute fin et un retournement de situation final pour que s’éveille un peu notre intérêt. Mais, pas de chance, on le devine un peu avant et il persiste trop de zones d’ombres à la fin pour que tout cela soit plausible, en tout cas sur grand écran. Les acteurs font ce qu’ils peuvent mais tout cela est bine trop ampoulé et monotone pour que notre attention soit active près de deux heures. Quant au côté fantastique et épouvante, il n’y a rien à attendre de ce côté-là : on n’a pas peur une seule fois. Bref, dans le genre drame fantastique en d’époque, on a déjà fait bien mieux un peu partout dans le monde, de la Corée du Sud au Mexique en passant par la Scandinavie. Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
    jeff21
    jeff21

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    3,0
    Publiée le 5 octobre 2018
    Film à suivre avec attention soutenue pour bien comprendre l'histoire et le dénouement. Ambiance anglaise 18 eme d'une famille désargentée vivant dans une énorme maison mystérieuse et apparemment un peu hantée. Un jeune médecin revient dans la région et retrouve avec cette demeure le décors de son enfance. Commence alors un jeu de pistes intéressant malgré quelques longueurs et un rythme lent par moments. Excellent casting. A voir
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