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ogerardin
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4,5
Publiée le 14 février 2021
Tom Hanks a marqué , marque et marquera le cinéma. Il n'a rien à prouver et excelle dans ces films qu'il porte quasi seul , comme "seul au monde". Il est brillant. Certes le scénario n'est sans doute pas original et qui n’est pas sans rappeler un certain film avec John Wayne. Néanmoins, les étendues sont filmées avec brio, l'interprétation est brillante.Et à défaut d'aller devant le grand écran de la salle obscure, dans son salon, c'est parfait.
A travers ce road movie de la fin du 19ème, le spectateur assiste à un attachement entre une petite sauvageonne rescapée de deux tueries et un homme qui va de villages en villages pour conter les nouvelles du monde. Le thème de la jeune blanche captive a été souvent au centre de westerns. Seulement, il s'agissait plutôt de jeunes femmes alors que là, il s'agit d'une fillette traumatisée par ce qu'elle a vu et vécu, prompte à s'enfuir et qui a surtout besoin d'affection. Sans renouveler le genre, c'est un film poignant par certains aspects avec un bon Tom Hanks.
Bonne surprise que cette « mission » qui permet de retrouver un Tom Hanks, éternel bienveillant du cinéma US, toujours aussi bon. Ce road movie qui permettra à l’homme et l’enfant de s’apprivoiser, en profite au gré de leurs aventures pour faire un tour d’horizon de la société américaine en cette année 1870. Ouvriers exploités, indiens traqués, outlaws, immigrés, nordistes, sudistes témoignent de la violence de l’époque. De facture classique, « La mission » à la photographie extrêmement réussie a le mérite de nous proposer deux personnages principaux qui le sont moins. Réunir un ancien imprimeur , soldat humaniste mais marqué bien sur par les horreurs de la guerre, qui gagne sa vie en faisant des lectures de journaux et une petite fille d’origine allemande, enlevée et éduquée par les indiens apporte un cachet particulier à ce western dont le titre original « News of the world » moins parlant que le titre français, est peut-être plus cohérent.
Un film d une rare beauté visuelle. Tom Hanks y est une nouvelle fois impeccable. Bien sûr il ne se passe pas grand-chose mais on est vite attaché aux personnages et à leurs destins . Un film à découvrir.
La mission est un film âpre. Le duo Tom Hanks - Helena Zengel fait songer au duo que forment Jeff Bridges et Hailee Steinfeld dans "True Grit". La force de ce film tient dans son réalisme. Paul Greengrass utilise cette histoire pour dépeindre la violence sociale de cette Amérique en construction. A l'instar du brillant "Homesman" de Tommy Lee Jones, c'est un anti-western qui déconstruit le mythe héroïque des premiers colons, préférant raconter la vraie histoire des hommes et des peuples que la rigueur de l'Ouest abandonnait à leur propre sort. Sombre mais efficace.
superbe road trip dans le far ouest , un binôme improbable , Tom Hanks et une jeune fille , dans un monde implacable où les armes parlent , beau paysage et magnifique scénario
dernier rôle mais 2ème pour une plateforme numérique, Tom Hanks nous emmène tous droit pour le Far-West aride et chaud dans un Texas ou la vie de ses nombreux habitants nous est parfaitement bien montrer. Une vie personnelle qu'il mène avec quiétude en comptant pour peu les nouvelles locales et nationale à des habitants non pas illettrés mais pas très loin non plus à mon avis. spoiler: Un récit devenant réel puisqu'en nous montrant ce quotidien du 19ème, le scénario adapte la vrai vie de ce compteur voyageant à travers les terres désertes et qui voir sa vie chamboulée par la rencontre accidentelle avec cette jeune indienne totalement abandonnée, victime mais survivante des massacres perpétrés par les bandits et voleurs en quêtes de peaux et de richesses d'autochtones. Une rencontre qui va révéler le côté paternel inconnu de cet homme jusqu'à solitaire qui se contentait jusque là, d'exercer son travail. Une rencontre humaine, un choc culturel, un choc générationnel qui va néanmoins donner naissance à une vraie amitié et donner pour souhait au personnage d'Hanks, retrouver la famille de cet enfant. Un récit d'une simplicité énorme mais à cette époque et dans cet environnement, difficile de faire compliquer... A si, scénariser à la même époque mais dans la capitale ou ville construites avec rebondissement politiques et autres éléments bien complexes. spoiler: Mais nul besoin ici puisque les seuls violences sont données par les hommes, mercenaires en quêtes de rançons et qui montre leur ténacités en ne lâcheraient rien pour parvenir à leurs fins, c'est d'ailleurs l'affrontement entre notre duo et ce trio de barbares dans le désert qui prouvera cette stupidité bien humaine. La moralité, ou plutôt la chose énorme reste que lorsque l'on dit non à quelqu'un, ce quelqu'un ne veut rien savoir et devient automatiquement virulent et s'obstine. Un récit d'aventure familiale qui vaut une belle performance à Hanks, également à sa jeune partenaire allemande, le tous pour un grand voyage dans le désert texan.
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4,0
Publiée le 14 février 2021
Je me suis retrouvé émotionnellement dévasté après avoir vu ce film. La Mission est percutant par son contraste entre la beauté de la nature et l'abnégation humaine d'une part et les profondeurs de l'intérêt personnel de l'impitoyable être humain. Son thème est aussi pertinent aujourd'hui qu'il l'était dans les années 1600. Quelles sont les conséquences de mes actes et quel prix dois-je payer en conséquence pour moi et pour les autres. Il met en scène plusieurs personnages aux choix auxquels le spectateur peut s'identifier. Le missionnaire, le tueur repenti et ne donne pas de réponses faciles aux choix auxquels ils sont confrontés. Mais le fait qu'il n'y ait pas de réponses faciles ne leur permet pas de s'en tirer à bon compte. En fin de compte ils doivent tous assumer la responsabilité de ce qu'ils font ou ne font pas. Les magnifiques images des chutes d'Iguassu et la musique émouvante de James Newton Howard contribuent à créer un film inoubliable...
Qu'est-ce qui différencie un film américain d'un film français ? : les grandes étendues désertes, les paysages plein écran. Et là vous allez être servis. Le métier de Tom : lecteur itinérant de "nouvelles" pour tous les villageois retirés du Texas (nous sommes en 1870). Il rencontre une jeune blonde amérindienne et la prend sous son aile et ils apprendront à vivre ensemble en dépit de leurs différences. De belles lumières, de belles musiques, de beaux paysages, de beaux sentiments humanistes, mais ce ne suffit pas pour nous intéresser plus que ça...
J’aime beaucoup ce film d’itinérance qui développe une histoire assez simple, la rencontre entre une fillette d’origine allemande capturée par des Indiens puis récupérée par un liseur de journaux itinérant (Tom Hanks). Film intéressant qui s’intéresse à la notion psychanalytique d’abandon où les deux protagonistes que tout oppose (le sexe, l’âge, la langue…) vont réussir à créer un fragile noyau familial recomposé à force d’être confrontés à la médiocrité humaine. La séquence chez les parents proches de la fillette étant le comble du cynisme. Peu d’action, bien sûr, ce n’est pas le propos du film, mais une histoire qui se resserre autour des liens entre Tom Hanks (prodigieux acteur) et Helena Zengel qui lui donne le change et du fil à retordre. Un western contemplatif plutôt atypique dans l’univers Netflix et qui donne la part belle aux affects et à l’émotion. Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
Très bon westerns avec une bonne ambiance et une bonne morale ! Tom hanks très fort en cow-boy, et la petite fille attachante .. on passe un bon moment ;)
Je mets un 5 pour remonter la note, un très bon western, très touchant, tom Hanks qui joue l'émotion à la perfection, la petite johana la cigale, ça fesait vraiment longtemps un beau film inédit,depuis que l'état dictateur nous prive de ce simple plaisir qu'est le cinéma qui même durant les guerres mondiales était permis.
Pour une fois qu'un western n'est pas la énième resucée d'un classique (malgré une référence discrète à la prisonnière du désert), ne boudons pas notre plaisir ! Hiératique, Tom Hanks sort enfin de ses récents navets pour apporter à sa carrière déclinante le beau rôle qu'elle mérite. Quelques scènes contemplatives impriment la rétine et persistent après visionnage ce qui est loin d'être le cas dans les productions contemporaines... Une mention particulière pour la jeune actrice bouleversante dans sa partition quasi muette. Dans l'actuelle thèse du grand remplacement du cinéma par les séries TV, on constate avec ce film que certains récits se passent parfaitement d'une narration diluée en plusieurs saisons jusqu'à la nausée... Sobre, juste, sans concessions : une réussite.
Raconter des histoires serait un fait à remettre dans son contexte, surtout dans une période rongée par la culture de la guerre civile, dont les locaux sont fraîchement sortis. Paul Greengrass quitte l’Europe pour embrasser un Far West qui dégage des perspectives modernes et de modération. Son adaptation du roman éponyme de Paulette Jiles suggère ainsi toute une traversée des plus onirique et des plus mélancolique. Ce point fixe de l’histoire des Etats-Unis, nous ramène justement à sa définition la plus primaire, alors que les territoires du sud cessent peu à peu de s’embraser. L’intérêt vient donc de là, de toute cette mentalité que l’on décrit et qui évolue à travers la patience et l’ingéniosité d’un conteur, accompagné d’un espoir aux cheveux blonds.
Il n’est plus le capitaine à la barre d’un cargo, mais il sait toujours comment trouver les mots et motiver non pas des troupes qui se débattent pour que la cause d’autrui cesse enfin, mais bien des survivants en quête de liberté. Tom Hanks campe ainsi l’ex-capitaine Kyle Kidd, dont il partagera la délivrance avec un public qui réclame du concret, du merveilleux et d’une véritable transition, à l’image des pages de journaux qui se succèdent. Cette bienveillance appelle évidemment à une réconciliation que l’on apprendra à ressentir, dès l’arrivée d’une jeune Johanna (Helena Zengel), qui ne cherche qu’un bon toit où vivre et dormir. Une complicité ne tardera pas à justifier la vitalité de l’œuvre, qui se laisse autant bercer par son choix esthétique moins nerveux qu’autrefois que par la partition d’un James Newton Howard admiratif. Tandis que ces deux âmes errent dans un ultime voyager vers le foyer qu’ils souhaitent, c’est avec une grande fluidité que l’activité nomade, voire vagabonde, de Kidd apaise les maux et éveille des consciences.
Nous avons ici une nation, qui se déchire tout autant qu’aujourd’hui. Bien que les nouvelles du monde n’atteignent pas chaque individu, la plupart se regroupent autour de cette échappée, au lieu de scruter un nombril qui sert de modèle aux résistants conservateurs. Entre un racisme mal placé et du sexisme remis au goût du jour, la donne peut toutefois changer si l’on se donne les moyens d’écouter et d’interpréter à long terme. La femme comme les jeunes filles voient donc leur condition compromise, si bien que la société chercher à les enchaîner à des fonctions. Mais ce rapport à l’environnement qui entoure nos protagonistes ne colle pas et fait donc réagir. Il existe encore un laxisme à mater et ce n’est pas du côté de la loi que l’on parviendra à le transformer. Toutes les épreuves qu’endure le duo, à travers des tempêtes, des plateaux rocheux et des hommes, qui troquent leur humanité pour des intérêt plus primaires, les aident à surmonter cette terreur qui s’est longtemps greffée à l’esprit es impulsifs. De même, cela donne un sens à la relation du veuf et de l’orpheline, qui ne redoutent plus d’arriver à bon port, car ils auront déjà bâti les meilleures fondations pour leur foyer. Ces derniers chercheraient simplement à communiquer et à se comprendre.
L’opportunité est donc précieuse, afin de reconnecter les contrées du sud entre-elles, puis d’enfin unifier deux pôles, aux idéaux plus clairs. « La Mission » (News to the world) consiste alors à déguiser les discours du stand-up dans un but, non seulement thérapeutique, mais également divertissant pour nous autres spectateurs qui avons droit à un récit des plus envoutant et tendrement contemplatif. Bien entendu, Greengrass manque parfois de subtilité, de rythme et accentue chaque étape dans la narration, mais il reste néanmoins honnête dans la manière de présenter des personnages, convaincus de leur liberté d’expression et de ce qu’elle inspire.
Comme on a Tom Hanks, le bankable des plus de 50 ans, le bon père de famille, et comme on est sur Netflix, alors on fait des choix convenus, on ne montre pas l’horreur tout en peinant à vouloir retranscrire la rudesse de l’époque... pas évident.