On démarre dans une mine poussiéreuse d'Éthiopie. Un endroit qui sent l'exploitation, la fureur et le sang. Des entrailles de l'enfer, d'où l'on extrait pourtant les plus belles richesses de la Terre. Deux ouvriers en découvrent une pierre précieuse. Le regard s'immerge en elle, envoutante et psychédélique. Puis on dézoome progressivement et se retrouve dans le colon d'Howart Ratner. Comme transition, on peut difficilement faire plus bizarre. Néanmoins, la suite nous apprendra que le sieur redoute une forme de cancer qui a déjà mis en boîte une partie de sa famille. Hors, la seule maladie qui lui en fait baver c'est son irresponsabilité. Eh oui, l'opale qui traverse le film n'a pas valeur métaphorique mais plutôt de catalyseur de ce qui part en sucette dans la vie d'Howard. Où à New York, ville capitaliste par excellence... Pour le moment, concentrons-nous sur le bougre de bijoutier minable qui nous sert de personnage principal. Et plus spécifiquement de la manière avec laquelle les frères Sadfie orchestrent une cacophonie presque ininterrompue afin de rendre compte de l'énergie ahurissante déployée dans sa vie...et la ville. Et oui, rien à faire l'un et l'autre semblent intrinsèquement liés. Leur existence évoque celle d'une explosion en sons et en couleurs (la photographie de Darius Khondji est à se damner). Épuisante mais fascinante. Un mélange des genres (polar, chronique sociale, satire) instable, parfois divin parfois infernal. Pourtant, impossible de décrocher. La mise en scène à la puissance balistique dévastatrice (cette dernière demi-heure !) y est pour beaucoup. Mais tout cela perdrait beaucoup en force sans la présence d'Adam Sandler. Son Howard Ratner est une superbe et pitoyable créature, en boucle sur elle-même, simultanément produit et victime de son environnement. Dépouillé, le jeu de Sandler arrive ici à ébullition, ce qui constitue l'une de ses plus belles performances. Uncut Gems a le charme de ces travaux à la fois abouti mais imparfait. Le genre d'œuvre qui a de bonnes chances de conserver un pouvoir d'attraction pendant un bout de temps. Comme son opale en fin de compte.
C'est intéressant de voir Adam Sandler, acteur que j'apprécie pour ses comédies, dans un film plus sérieux. C'est d'ailleurs le rôle le plus sérieux où je l'ai vu. Je regrette juste la fin.
Bombe de film..innovant..Adam Sandler en 47th rue New York joaillier est méconnaissable..un plaisir qu'on peut faire encore des films de ce calibre aux États Unis en 2019..Les rôles secondaires comme celui De Éric Bogosian incroyable..On pense à Scarface on pense aux films de sport aussi ..Ça va vite , c'est rapide et réaliste..Un des meilleurs films de 2019..À voir absolument.
"Uncut Gems" est un film nerveux, très nerveux, trop nerveux. Ce personnage principal qui court partout, passe son temps à crier, à chercher le moyen de rembourser sa dette colossale est hautement anxiogène et stressant. De plus, étalé sur plus de deux heures, ce manège devient pénible à visionner. Beaucoup trop long et redondant pour ce qu'il a à raconter. On devine également facilement les tenants et aboutissants d'un tel scénario.
Pourtant, il y a de la qualité dans la mise en scène et dans le montage. Idem du côté du casting. Mais le traitement de l'intrigue et le style de ce long métrage me laisse de glace.
Les frères safdie n ont pas leur pareil pour scruter les galère de leur personnage. Cette fois ci, on suit caméra à la main dans un style nerveux et rythmé les combinés d' un bijoutier pas franchement très net. Et comme toujours chez les frères cinéastes, leur protagoniste récolte ce qu' il sème. Ce qu' il y à de très fort chez les safdie, c' est qu' il nous amènent à espérer pour un personnage pas franchement sympathique. Belle leçon de mise en scène que ne devraient pas boude les amateurs de Scorsese. Le choix d'Adam Sandler pour interpréter ce commerçant peu scrupuleux ne paraissait pas évident, c'est pourtant un excellent choix, l'acteur est tout simplement sidérant.
Après "Good Time" qui était déjà un film marquant, les frères Safdie reviennent avec "Uncut Gems", où nous suivons les péripéties d'un vendeur de pierres précieuses qui s'embourbe progressivement dans les problèmes, harcelé par ses créanciers et accablé par ses relations douteuses. Le personnage, bavard et agaçant, est interprété par un Adam Sandler brillant pour se rendre insupportable. On aime détester ce vendeur crapuleux autant qu'on a envie de le voir se relever à mesure que le destin semble s'acharner sur lui. A la succession d'emmerdes qu'il subit à un rythme effréné, et à son débit de parole rendant certaines scènes de dialogues quasiment hystériques, s'ajoute la réalisation hyper dynamique des frères Safdie et leurs plans aux couleurs désaturées. A l'instar de "Good Time", "Uncut Gems" est étouffant mais peut-être encore plus captivant. Si on ressort éreinté de cette expérience, c'est parce qu'on est totalement investi dans ce film qui est une réelle proposition de cinéma.
Un film étonnamment bon. Derrière l'apparente confusion, une musique improbable et un scénario retors se cache un diamant brut. Adam Sandler est excellent. On ne sait pas si c'est un thriller, une comédie ou un drame, mais peu importe, Uncut Gems porte très bien son titre. Brillant.
Hommage aux polars new-yorkais des années 70, Uncut gems nous embarque dans la vie du bijoutier Howard Ratner, génialement interprété par un Adam Sandler survolté, qui est de chaque plan et dont la présence verbeuse et physique accapare tout l’espace. Surendetté, impliqué dans des plans toujours plus foireux censés le tirer d’affaire, le personnage principal – à la fois attachant et consternant – déroule une fuite en avant perpétuelle, que le degré de menace grandissant de ses créanciers ne semble pas inquiéter outre mesure. Le danger est imminent, le crash jamais loin, et l’on se demande à quel moment l’impact fatal va se produire. Élégante, rythmée, cynique, désespérée, drôle : les frères Safdie nous offrent une production Netflix maîtrisée et référencée.
Plus de 2h d'embrouilles malaisantes avec des personnages insupportables et pourtant, c'est une dinguerie, un véritable tour de force. La réalisation rappelle Scorsese et les frères Coen mais avec sous meth. C'est une spirale éprouvante et cynique dans le milieu des joailliers et prêteurs sur gage new yorkais et cette buse d'Adam Sandler y trouve son meilleur rôle : bijoutier juif, baratineur, joueur compulsif, pourri jusqu'à l'os, rien ne le sauve mais le voir s'embourber dans des magouilles jusqu'au point de non retour a quelque chose d'hypnotique et jouissif.
J’ai trouvé ce thriller à très bon. J’ai bien aimé sa diversité car il mélange plusieurs styles. On peut trouver des tendances qui se complètent bien. Tout se résume avec le personnage d'Howard Ratner. Il est haut en couleur et j’adore ça. Grande gueule, il n’a pas la langue dans sa poche et va dynamiter les scènes. Ses interactions avec les autres sont géniales. À certains moments, ça devient un peu brouille et cacophonique, mais on lui pardonne car ça n’arrive qu’à deux ou trois reprises. Adam Sandler montre qu’il n’est pas bon qu’à faire des comédies potaches. Il prend parfaitement en mains ce bijoutier New-Yorkais, et son interprétation est parfaite. Ce n’est pas forcément évident de rentrer dedans, car dès les premières secondes ça va dans vif. On a l’impression d’avoir affaire à un OVNI qui va nous balader sans vraiment de ligne directrice, mais une fois qu’on a mieux cerné le protagoniste principal, c’est beaucoup plus facile. Il est tellement prenant, qu’on va s’attacher et suivre avec attention son histoire. Celle-ci va nous réserver quelques passages fort en émotion. Je ne m’attendais pas à vibrer autant et surtout être autant impliqué dans ce qui arrive. J’ai apprécié l’apport des personnages plus secondaire, notamment avec Julia Fox et Lakeith Stanfield (À COUTEAUX TIRÉS). Sans oublier l’apparition en guest de l’ancien joueur NBA Kevin Garnett.
C'est totalement improbable ce film en fait... Les frères Safdie, Adam Sandler et Martin Scorsese réunis pour ce chef d'œuvre. À l'arrivée le plus gros coup de poing dans la figure depuis longtemps, très longtemps. Depuis Robert de Niro dans Taxi Driver, personne n'avait autant dit "fuck" dans un film pour vous donner une référence ! Ça va très tres vite, on est littéralement scotché sur son canapé avec la certitude qu au fond rien ne peut lui arriver de grave...et pourtant (spoiler) Quelques trucs pour vous aider à mieux profiter du film : révisez votre géographie de Manhattan et visualiser le quartier des diamantaires, les fêtes juives ( pessah notamment) et le basket NBA : points, rebonds, contres, entre deux... Sinon vous voudrez souvent faire pause ou votre compagne vous demandera de le faire ! Mais surtout cinématographiquement c'est un bijou, sans mauvais jeu de mot: la mise en scène vous donne chaud, froid, faim, vous empêche de respirer, bref vous etes dans le film ! Alors faites le noir chez vous, débranchez les portables et préparez vous à l'immersion la plus réussie depuis longtemps !
Ce film est une souffrance du début jusqu'à la fin aucun intérêt on y est mal à l'aise parce que c'est bien joué ok par Adam Sandler mais à part ça le film est nul et on devine aisément dès le début comment ça va finir
Du dévubut jusqu'à la fin on restera dubitatif sur ce film...comédie ? sérieux ? clairement le cjoix d'adam sandler n'était absolument pas le bon. le scénario est bancal, les réactions des personnages pas du tout logique ou naturel...c'est décousu , c'est à oublié rapidement...une grosse déception.