Uncut Gems
Note moyenne
3,5
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217 critiques spectateurs

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gregbutton
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42 abonnés 1 016 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juillet 2021
Plutôt sympa de voir Ben Stiller dans ce genre de rôle plutôt que l'idiot habituel. Sinon le film ne raconte pas grand chose mais saisit quand même par le personnage principal, sa pitoyable quête et la fin.
Luiz
Luiz

10 abonnés 149 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 juin 2021
Le film présente une succession de scènes telle qu'il n'y a pas de temps mort. On suit la vie très remplie de cet homme d'affaire plus ou moins douteux et "touche à tout" avec curiosité, humour et désolation.
L?c!s_H00d
L?c!s_H00d

223 abonnés 395 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juin 2021
Produisant et distribuant des films tels que Spring Breakers d’Harmony Korine, Under the Silver Lake de David Robert Mitchell ou encore A Ghost Story de David Lowery, A24 s’est consolidé comme l’un des producteurs majeurs au niveau international, devenant l’une des références du cinéma indépendant américain.

Le précédent film des frères Safdie, Good Time (2017), était remarquable par sa frénésie et Robert Pattinson y tenait sa meilleure performance. Joshua et Benny Safdie sont devenus les représentants inattendus d’un cinéma new-yorkais underground et indépendant, réalisant le clip de Marcy Me de Jay-Z en 2017 et captant la vie chaotique, interlope et sale de New York City, plus précisément de Manhattan avec Lenny and The Kids et d’Upper West Side dans Mad Love in New York. « Energie » et « intensité » sont dès lors apparus comme les maîtres-mots de leur cinéma. Chaque endroit investi, chaque quartier, chaque square, chaque vitrine, est un lieu de tension permanente, un parcours urbain accumulant les catastrophes.

Si l’écriture d’Uncut Gems par les frères Safdie a commencé en 2010, la genèse du film est bien plus ancienne. « Durant notre enfance, notre père nous racontait les histoires qui circulaient au sein du Diamond District, un quartier spécialisé dans le commerce de diamants, à Manhattan, où il a travaillé quelque temps. Ces mini-thrillers, d’une grande drôlerie, auraient très bien pu figurer dans un « pulp magazine » », confie Joshua au Monde le 31 Janvier 2020, date de la sortie de leur film en France, sur Netflix.

On suit donc dans Uncut Gems Howard Ratner, un bijoutier, au sein de Diamond District à New York, qui voit sa vie bouleversée lorsque son opale (son « uncut gem ») fraîchement arrivée est dérobée, l’entraînant dans une étourdissante course contre la montre.

Le scénario d’Uncut Gems n’a rien d’original, le film est un peu long, mais paradoxalement il parvient à allier modestie et ambition, virtuosité et agacement pour une belle proposition de cinéma. Uncut Gems questionne le ressenti du spectateur face à un travail de mise en scène pertinent, mais ô combien éprouvant. Ce film est une crise d’hystérie collective, et en ce sens, Uncut Gems peut être insupportable. Les personnages hurlent pour échapper à une bande originale trop forte et se débattent, serrés les uns les autres, dans un espace le plus souvent confiné et sans échappatoire pour le regard (bijouterie, bureau, escalier, vestiaire, rooftop). Comme pour Good Time, par une caméra constamment à l’épaule et un travail sur les gros plans (voire les très gros plans), les frères Safdie capturent chaque secret de ces micro-territoires voire de ces micro-univers (chaque lieu a son esthétique et introduit un rapport de force amenant à un échec) où s’amassent les micro-péripéties, favorisant alors un sentiment d’enfermement et d’étouffement pour nous et le personnage. New York est donc présenté comme un milieu morcelé où tous se connaissent, jamais envisagé à grande échelle (les plans vraiment larges sont inexistants), une succession d’espaces épuisants et galvanisants gouvernés par la fortune et le risque, et les deux metteurs en scène épousent ainsi le point de vue d’Howard Ratner. Howard fonce tête baissée et s’appuie sur la chance dans une course contre la montre de tous les instants. Il joue avec l’exaspération de ceux qu’il fréquente pour tenter des coups de plus en plus gros, il emprunte à l’un pour rendre à l’autre tout en en gardant pour lui et sa famille ; il est un loser magnifique qui donne le rythme du long-métrage, notamment dans l’euphorie quasi béatifique d’un évènement sportif qui tend à nous faire oublier les problèmes qui courent après lui, une illusion qui disparaitra rapidement.

Comme ce fut le cas pour Robert Pattinson, Adam Sandler tient, grâce aux frères Safdie, à son tour son meilleur rôle. Depuis Punch-Drunk Love (2002) de Paul Thomas Anderson, il n’avait plus retenu une telle attention. Dans Uncut Gems, il endosse avec virtuosité et charisme ce rôle mélangeant arrogance, roublardise, mythomanie et lâcheté qui font toute l’ambiguïté du personnage qui ne peut plus tenir compte des contingences entre le gain et la perte et qui s’est affranchi de toute morale. Adam Sandler a d’ailleurs remercié les frères Safdie aux Spirit Awards 2020 de lui avoir apporté pour la première fois une reconnaissance critique avec ce film. Les deux frères ont poussé le comédien dans les retranchements de sa bêtise et de son génie, de sa force et de sa faiblesse. « This is how I win », lance Howard à Kevin Garnett (le champion américain de basketball jouant son propre rôle) dans le dernier tiers du film, qui peut finalement sonner comme une réelle victoire pour Adam Sandler. Il fait l’unanimité.

Avec Howard se tient le chaos, une chute telle qu’elle peut apparaître pour un héros scorsesien. Cependant les frères Safdie n’iconisent aucunement le personnage, ils dépeignent un homme. En ce sens, Howard agit comme une déflagration qui peut parfois être pénible à suivre, démontrant alors un travail d’écriture réussi. Howard ne peut s’empêcher de se mettre en danger, c’en est à la limite du masochisme. Sa vie n’est que suspense et angoisse, stupidité et exaltation, nous amenant à croire en lui malgré l’antipathie qu’il dégage. Cette antipathie est due à sa névrose, mais également au fait que l’opale (l’« uncut gem ») est pourrie au plus profond : elle est le symbole d’un commerce égoïste et autolâtre aussi captivant qu’avilissant (la séquence d’ouverture se déroule dans une mine et nous montre la jambe cassée d’un ouvrier éthiopien, accompagné par une révolte, révélant les mauvaises conditions de ces travailleurs). Par l’accumulation abusive des humiliations et des obstructions dans une chute perpétuelle, cela tend même vers le comique, échos à l’After Hours (1985) de Martin Scorsese (producteur d’Uncut Gems), on se place entre deux eaux : d’un côté on espère qu’Howard retrouve cette pierre et que le vacarme finisse, d’un autre on condamne cette exploitation déconnectée du réel et la futilité d’une telle agitation dans une épuisante fuite en avant.

Cependant, une telle frénésie fatigue. Là où Good Time est plus onirique et sensoriel, jouissant d’une frénésie comparable certes mais avec des enjeux plus forts et évidents, Uncut Gems enchaîne ses péripéties pour faire d’Howard un homme rongé par le manque de temps et d’argent, un épicurien piégé par un système qu’il rêve pourtant d’animer. Epicure écrivait d'ailleurs dans Les lettres à Ménécée : « Gardez-vous de regarder la fortune comme une déesse. »

Uncut Gems nous emmène de force dans une spirale électrisante, à travers boutiques, clubs, trottoirs et hôtels, sans prendre le temps de respirer. Tout peut basculer, à chaque instant. Le visionnage devient parfois éreintant, car un peu long, par les engueulades incessantes et les constants allers-retours des personnages. Le film manque d’une pause, d’un moment de calme, permettant d’appuyer cette fougue du personnage et cette virtuosité de l’image (le chef opérateur Darius Khondji travaille superbement les couleurs pour une imagerie clinquante) et permettant de faire repartir de plus belle cette descente en enfer, comme d’un moment de lucidité pour Howard qui retrouverait alors notre empathie. La course constante empêche le film d’avoir un climax percutant et bouleversant, un point culminant où les émotions explosent. Si le plan-séquence dans la bijouterie est une maîtrise d’intensité, le film ne retrouve pas par la suite cette apothéose qui marquerait à plus grande ampleur l’esprit. On regrettera également de ne pas voir Uncut Gems sur grand écran en France, ce qui aurait donné lieu à une expérience plus forte.

Uncut Gems est pourtant une réussite, malgré un paradoxal essoufflement, car témoigne d’un aboutissement du cinéma des frères Safdie qui certes ressassent la même vitalité de leur précédent film mais égalent leur travail de mise en scène. Good Time est sur un personnage voué à chercher un « chez soi » qui n’existe pas, Uncut Gems poursuit cela avec un personnage qui n’a pas sa place au sein de son « chez soi », l’obligeant à courir après matérialité et succès tout en prenant du plaisir à se mettre en danger. Epicure écrivait également dans ses lettres : « Il n'y a pas moyen de vivre agréablement si l'on ne vit pas avec prudence.»
Shiwamada
Shiwamada

46 abonnés 559 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mai 2021
Les frères Safdie se la jouent Guy Ritchie avec cette histoire de bijoutier qui a des problèmes de jeu et profite d'une pierre incrustée de diamants pour essayer de se refaire. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ça fonctionne. Adam Sandler se montre beaucoup plus intéressant dans ce type de rôle qu'à faire des voix de débiles ou interpréter des personnages qui le sont. L'idée d'avoir brodé un scénario autour de Kevin Garnett et de chercher à mystifier la raison de son talent est très intéressante également. C'est un film bien écrit et bien rythmé, peut être pas le chef d'œuvre que l'on m'a vendu, mais un film qui a su trouver les bonnes inspirations et retranscrire cela d'une très belle manière.
TUTUR29
TUTUR29

48 abonnés 1 344 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 avril 2021
Uncut gems est une très bonne surprise pour moi ! Je n'avais pourtant pas trop apprécié Good Times, également réalisé par les frères Safdie, mais j'ai beaucoup aimé Uncut Gems. Il a juste un peu le même défaut que Good Times, à savoir d'avoir un rythme effréné et d'être vachement bruyant,ce qui rend le film un peu fatiguant à suivre durant 2h15. Mais c'est aussi sa plus grande force : il se passe tellement de choses en peu de temps qu'on est tout le temps accroché par le film et qu'on ne s'ennuie pas une seule seconde. Les personnages qu'on suit ont beau tous être des barratineurs insupportables, le film lui ne l'est pas du tout. Grâce au super rythme, à l'ambiance sonore, la mise en scène frénétique et le super jeu des acteurs (Adam Sandler est incroyable !), le film est super anxiogène et prenant, je n'ai pas décroché à un seul moment. [spoilers] De plus, je salue la superbe fin, qui est un peu brut de décoffrage, mais parfaitement cohérente avec le reste de l'œuvre. [spoilers]. 

Bref, je trouve que Uncut Gems est une franche réussite, je vous le conseille !
Hemisphere
Hemisphere

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 avril 2021
Ce qui était remarquable chez les Safdie dans "Good Time", c'est que la confusion, les dialogues entrecoupés et les scènes rythmées ajoutaient au suspense et nous tenait en haleine. Ici, ces mêmes procédés sont irritants, bruyants et inefficaces. Jamais on ne s'attache au personnage principal, ni aux autres d'ailleurs, ce qui laisse le spectateur indifférent au sort de ceux-ci. Adam Sandler y est bon, mais son personnage est insupportable. Et que dire de la présence de Kevin Garnett et de The Weeknd. On a l'impression que le scénario a été écrit que pour les intégrer dans le film. Leur présence n'apporte d'ailleurs rien de plus que leur nom et leur réputation. Bref, tout espoir étaient permis pour les Safdie après leur admirable "Good Time", mais clairement, Uncut gems n'est pas le chef d'œuvre que l'on espérait de leur part.
Adrien Bletton
Adrien Bletton

7 abonnés 70 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 mars 2021
L'amour de l'apnée longue durée. Les frères Safdie rivalisent encore une fois d'ingéniosité pour nous plonger dans l'univers irrespirable des magouilleurs vénaux new-yorkais.
Yves 4.
Yves 4.

123 abonnés 642 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 mars 2021
un tchatcheur , un loozer , beaucoup de blabla limite saoulant , grossier et injurieux , une vie dissolue et décomposé comme sa famille qui se dissout.
Dialectik
Dialectik

11 abonnés 16 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 mars 2021
Si je me sens obligé de mettre 5 étoiles à Uncut Gems c'est pour l'étonnant exploit réalisé par les frères Safdie qui consiste à avoir réussi à accoucher de l'un des plus gargantuesques étrons cinématographiques de ces derniers temps. Dommage que le cinéma olfactif ne soit encore qu'au stade expérimental, sinon on aurait pu bénéficier du spectacle "total" dont rêvait Wagner. L'allusion à cette mise bas est donnée dès le début du film lorsqu'on assiste à la coloscopie du personnage principal. Le toubib constate que le colon est libre de résidus ce qui signifie que les réalisateurs, une fois le film terminé, se sentent débarrassés de toute la fange, de toute la pourriture (au sens large du terme) qu'ils décrivent dans ce quasi documentaire. On reproche fréquemment à ce film de montrer des situations irréalistes voire outrées. Que nenni...S'il est une des rares choses qu'on peut mettre au crédit des ricains c'est précisément le fait de se montrer tels qu'ils sont. J'ajouterai même que, si l'on s'en réfère aux nombreux faits divers qui font régulièrement la une des médias, la réalité dépasse souvent la fiction la plus échevelée.
Bon, on aura compris que ces frères Safdie ont intégré tout le succès qu'on peut espérer de films totalement déjantés en posant leurs semelles sur les traces de 2 autres frères de race : les Cohen. L'ennui c'est que ce choix les oblige à faire mieux s'ils ne veulent pas être accusés de plagiat, mais hélas pour eux, le talent n'est pas la chose la mieux partagée.
Là où les Cohen réussissent à dénoncer avec une relative sobriété et un humour grinçant l'insondable connerie humaine, j'estime que les Safdie font dans la grossière surenchère ce qui a pour résultat que leurs pilules sont difficiles à avaler. Uncut gems pourrait se traduire par "brut de décoffrage". Certes les brutes de ce film sont particulièrement brutes de tout ce qu'on voudra, mais l'ennui c'est que les situations s'enchaînent à un rythme tellement hystérique que le spectateur se retrouve assommé par tant de gesticulations dont rares sont celles qui prêtent à sourire. Si bien que j'aurais du mal à qualifier ce spectacle de jubilatoire comme le font certains, à moins de s'identifier à ces racailles aussi laides que minables, ce que je me garderai bien de faire. J'admets que la critique sociale ne fait pas forcément bon ménage avec le divertissement mais là c'est vraiment lourd, très lourd même. "Glissez mortels n'appuyez pas..." écrivait Pierre Charles Roy. Je conseillerais donc aux Safdie de revoir leur copie s'ils veulent laisser une modeste trace dans le monde du 7ème art, mais pourquoi s'en donneraient-ils la peine ?
À en lire les critiques positives ils ont déjà leurs encomiastes qui leur sont tout acquis.
L'ignorance et le mauvais goût venant d'outre Atlantique étant de plus en plus prisés dans certains milieux notamment chez les bobos genre "cœur à gauche et portefeuille à droite" et, snobisme aidant, forcément amateurs éclairés d'art décadent, il est probable que ce genre de produits aura encore quelques beaux jours devant lui. Alcool, sexe, drogue, dépravation, vulgarité, fric facile etc. comme c'est fascinant de pouvoir s'y adonner par personnes virtuelles interposées quand on est top lâche pour s'y plonger et s'y perdre soi même. Bon visionnage !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 9 février 2021
J’ai rarement vu un film aussi inaudible, ça braille tout le long. Je parle même pas de la bande son du début.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 janvier 2021
Le joaillier juif avec le basketteur afro-americain a New York est d'un réalisme troublant, ce qui ce passe dans ce film s'est déjà produit dans la vraie vie, Kévin Garnet ce reconnecte avec sa terre d'origine et persuadé que la pierre lui donne la force de ces ancêtres afin de gagner la coupe NBA, Howard rathner vis la vie du péché a son apogée - argents, mensonges, relations extra-conjugale, matérialisme, pariant des sommes folles, la fin de ce film est un message destiné à l'humanité, un laser qui vous transperce la glande pinéale, les frères Safdie ont fais fort sur ce coup, Adam Sandler qui je pense joue sa meilleur performance, il incarne a la perfection ce que le diable veux nous pousser à devenir. La manière dont les frères Safdie ont intégré le faite que il y aurai une magie, une sorte de connections cosmique entre les pierre et les hommes et que cela ce passe au 21ème siècle, un siècle ou en commence a ce fier au matériel et au rationnelle pour diriger sa vie, est vraiment incroyable, je vais pas vous spolier la fin mais elle l'en dit long sur ce quoi on courent après tous et qu'au final peut être sa n'en vaux pas autant la peine.
Greg Or
Greg Or

9 abonnés 100 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 janvier 2021
Nul,nul,nul,ce film est d'un ennui total,des le début on devine déjà comment sa va se terminer.Adam a voulu montrer qu'il pouvait être un acteur performant dans un film dramatique,il en a capacité, mais il a très mal choisi son film pour prouver qu'il en était capable.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 janvier 2021
Uncut Gems est un film vraiment particulier, vous l’aurez vite remarqué si vous l’avez vu, et vous le remarquerez très vite si vous comptez le regarder. Les réalisateurs nous mettent dans la peau d’un pauvre type, obnubilé par l’argent, qui vit toujours à fond. Il n’a pas de temps pour lui, ni pour sa famille, et le spectateur ressent à la perfection ce rush constant qu’est la vie d’Howard Ratner (interprété à merveille par Adam Sandler). Tout va vite : les images, les dialogues, les relations entre les personnages etc... Uncut Gems vous emporte un instant dans le monde des magouilleurs New Yorkais et des revendeurs de contrefaçons.
Le personnage principal (inspiré selon moi de Lefty Ruggiero dans Donnie Brasco) est accro à l’argent. Toute sa vie, il essaye de toucher le jackpot au travers de fricotages et de paris. Au final, spoiler: il termine par atteindre son objectif, mais son destin le rattrape : il meurt aussitôt l’argent à ses pieds. Sa raison de vivre aura eu raison de lui.

J’ai vu au travers d’Uncut Gems une belle critique de l’argent dans notre société, régie par l’argent, ce qui n’apporte pas que du bon.
Rien à redire au niveau de la musique, la bande originale est top et colle parfaitement au film. On a même eu droit à un peu de Kendrick Lamar !
Ayant récemment vu Good Time, également réalisé par les frères Safdie, il ne m’aura pas fallu longtemps pour reconnaître leur travail, notamment les jeux de couleurs. On passe par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, et sans savoir expliquer pourquoi, tout est très bien maîtrisé et les plans en mettent plein la vue. Les deux frères ont leur propre marque de fabrique : certains plans m’ont immédiatement fait penser à Good Time.
J’ai donc passé un bon moment devant Uncut Gems, même si je dois admettre que le scénario n’apporte pas grand chose. Quelques longueurs se font ressentir du fait qu’Howard soit toujours en train de courir à droite et à gauche.
Si vous ne le regardez pas pour l’histoire et la morale, regardez-le au moins pour la réalisation, qui est superbe. Ce film offre une belle expérience, différente du cinéma auquel nous sommes habitué.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

254 abonnés 2 703 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 janvier 2021
Uncut Gems est un film qui ne m'a pas vraiment séduit. Je suis un peu surpris du succès de ce film (qui est sans doute dû à la forte baisse d'activité au cinéma).
Je n'ai jamais été un fan d'Adam Sandler (dont l'humour m'est beaucoup trop immature et imbécile) et ce n'est pas ce film qui va me réconcilier avec. Son personnage est absolument insupportable, sa tchatche inarrêtable agace dès les premières minutes et c'est bien difficile de s'attacher à ce personnage irritant qui se met tous les bâtons possibles dans les roues. Après, en tant qu'acteur, il se débrouille bien ici puisqu'il est particulièrement énervant.
A la décharge du film, je ne suis intéressé ni par le monde de la NBA, ni par le monde des paris, ni par le monde de la joailleries ; il y avait peu de chances que ce film me séduise.
Bon, comme beaucoup de films Netflix (à quelques exceptions près signées par de grands réalisateurs), c'est très moyen.
T-Tiff
T-Tiff

131 abonnés 1 247 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2021
Après "Good Time" qui était déjà un film marquant, les frères Safdie reviennent avec "Uncut Gems", où nous suivons les péripéties d'un vendeur de pierres précieuses qui s'embourbe progressivement dans les problèmes, harcelé par ses créanciers et accablé par ses relations douteuses. Le personnage, bavard et agaçant, est interprété par un Adam Sandler brillant pour se rendre insupportable. On aime détester ce vendeur crapuleux autant qu'on a envie de le voir se relever à mesure que le destin semble s'acharner sur lui. A la succession d'emmerdes qu'il subit à un rythme effréné, et à son débit de parole rendant certaines scènes de dialogues quasiment hystériques, s'ajoute la réalisation hyper dynamique des frères Safdie et leurs plans aux couleurs désaturées. A l'instar de "Good Time", "Uncut Gems" est étouffant mais peut-être encore plus captivant. Si on ressort éreinté de cette expérience, c'est parce qu'on est totalement investi dans ce film qui est une réelle proposition de cinéma.
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