Bergman Island
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Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2021
Suis-je le seul à trouver que le cinéma de Mia Hansen-Love est froid ? Mais attention, rien de péjoratif là-dedans ! Elle a cet extrême recul sur le déroulé de son histoire, qu'à la moindre touche de délicatesse, cela nous emporte totalement. A l'image du "père de mes enfants", elle nous domine par une histoire d'amour qui vacille sous nos yeux sans qu'on puisse faire quoi que ce soit. L'idée du récit dans le récit, jouer avec le spectateur entre fictif, réalité et imaginaire du cinéaste, c'est brillant. Introspection intimiste de son couple que fut jadis à la ville avec Olivier Assayas ? Qu'importe, elle agrémente le tout par un casting délicieux. Ce film m'a fait me souvenir à quel point on était tous tombé amoureux de Vicky Krieps dans Phantom Thread, et que le duo Mia Wasikowska / Anders Danielsen Lie ont ce quelque chose de poétique dans leur façon d'exposer leur fêlure à l'écran. Quand on est prêt à suivre des personnages pour une heure encore, c'est que la machine a bien fonctionné.
mat niro

462 abonnés 2 158 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 août 2021
Sentiment mitigé après la projection de ce film pour qui (comme moi) ne connait que très peu l'oeuvre du réalisateur suédois Ingmar Bergman. Mia Hansen-Love met ici en scène un couple d'auteurs amoureux de l'oeuvre du cinéaste et cherchant l'inspiration. Le film prévaut surtout par l'élégance de la réalisation et le jeu des acteurs. Seulement, la première partie est ronronnante à souhait et il faut l'apparition de la ravissante Mia Wasikowska pour donner un peu de sel à cette oeuvre. Entre réalité et fiction, la réalisatrice a du mal à convaincre.
Caton le Censeur
Caton le Censeur

1 abonné 14 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 septembre 2021
Navré trop intello pour moi... j'ai tenu une heure et suis sorti.
Discours platoniques auxquels je reste étranger. D'un ennui à mourir.
Peut-être réservé aux spécialistes de Ingmar Bergman.
Hélène D.
Hélène D.

37 abonnés 100 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 août 2021
Un film bien ennuyeux , dommage ! Bergman aurait mérité un plus bel hommage! Les seconds rôles sont sans intérêt!
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 13 août 2021
J'ai bien aimé ce cinéma tout en délicatesse et en références de Mia Hansen-Love. De beaux paysages sur l'île de Faro, sauvage et préservée. Le style est plutôt rohmerien je dirais, avec des marivaudages un peu mélancoliques...

J'espère que de tels films sans poursuites, sans meurtres, sans explosions, bref ce que vit tout à chacun, pourront continuer à exister !
rvrichou
rvrichou

118 abonnés 584 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 août 2021
Je ne connais pas le cinéma de Bergman et ne suis pas capable d'apprécier l'hommage rendu à ce cinéaste. J'ai donc vu un film où les personnages écrivent à la main mais doivent changer la cartouche du stylo. Ils recopient ensuite leur texte sur un ordinateur. Ils se lavent les dents avant de se coucher. La voiture de location est une Opel et la voiture des habitants de l'ile est une Volvo. Après le sauna, ils se baignent, certains nus d'autre pas et quand ils jouent aux petits chevaux ils finissent ivres. Pas très intéressant tout ça. En revanche l'expression du désir, de la frustration est filmé avec justesse et sensibilité. Les îles sont des huis clos qui se prêtent à l'intimité des sentiments qui se moquent bien du temps qui passe.
MIRALB
MIRALB

2 abonnés 84 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 novembre 2025
J'ai été saisie d'une grande torpeur sur la première partie du film et la seconde m'a paru assez vaine...
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 344 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 août 2021
L’idée de départ est intéressante : 2 cinéastes, mari et femme, Tony (le britannique Tim ROTH, 60 ans), anglophone et Chris, anglophone et germanophone (la luxembourgeoise Vicky KRIEPS, 38 ans) viennent passer l’été sur l’île de Fårö pour écrire, chacun, leur prochain film. La réalisatrice qui admire Ingmar Bergman y glisse des références cinématographiques, montre les lieux imprégnés par le metteur en scène et donne au film un côté documentaire sans être une hagiographie (distinction de l’artiste reconnu mondialement mais homme qui a eu 9 enfants avec 6 femmes différentes, certains habitants de l’île voyant d’un mauvais œil l’afflux des cinéphiles maniaques et du « Bergman Safari » et prétextant d’être non anglophones). Cela se gâte quand Chris, en mal d’inspiration, décide de raconter son projet de scénario à son mari (allusion probablement autobiographique puisque Mia Hansen-Løve a vécu 15 ans avec le réalisateur Olivier Assayas, de 26 ans son ainé) et qui est illustré, non pas par un dialogue mais par un film dans le film (où jouent l’australienne Mia WASIKOWSKA, 32 ans et le norvégien Anders DANIELSEN LIE, 42 ans) au scénario plein de platitude et de mièvrerie (son titre est « La robe blanche ») et fait penser aux films d’Éric Rohmer ou Hong Sang-soo mais en moins bavard : spoiler: à l’occasion du mariage d’une amie, sur 3 jours, Amy (qui a des doutes métaphysiques sur la bienséance de porter une robe blanche lors de la cérémonie religieuse) retrouve Joseph, ancien amant avec qui elle a rompu il y a quelques années, chacun ayant refait sa vie, elle, cinéaste et une fille de 4 ans et lui, en couple
. Malheureusement, on est très loin de « La femme d’à côté » (1981) de François Truffaut avec Gérard Depardieu et Fanny Ardant. En plus, Mia Hansen-Løve, comme son double de cinéma, Chris, a du mal à finir le film et choisit la solution de facilité spoiler: en faisant revenir la fillette du couple de cinéastes, June à qui sa Maman manquait !
Tout ça pour ça !
Isabel I.
Isabel I.

50 abonnés 317 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 juillet 2021
Film hommage aux "2 Bergman".
Presque un côté docu. d'où (surtout au début)  un " côté intello. " , un peu gênant, surtout quand on n'est pas des fins connaisseurs de ce réalisateur, il nous manque des clefs ; puis le film dans le film et là on y est nous aussi. Des comédiens ou  des personnages on ne sait plus. L'imaginaire réaliste ou une réalité imaginée ? fiction ou vraie vie ?
La confusion s'installe mais le film n'est pas confus , il est bien au contraire très construit.
Tout prend place lentement , on vit
doucement nous aussi à Faró.
On va y aller un de ces jours c'est certain et on y  "fera notre cinéma ".
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 juillet 2021
Je ne sais pas trop quoi penser de ce nouveau film de Mia Hansen-Love, pas désagréable, mais qui respire l'entre-soi chichiteux. Malgré ses qualités (bonne photo, bons acteurs, mise en scène correcte), c'est le sujet du film qui ne me semble pas mériter l'honneur d'un long-métrage.

Un vieux réalisateur en couple avec une jeune : classique. Ils discutent, échangent des idées de films, lisent leurs notes tout en parlant de Bergman, dont il occupent la maison sur l'île de Fårö, où ils sont en résidence.

L'idée de scénario de la réalisatrice se transforme sous nos yeux en film dans le film, puis en tournage de film dans le film. Même lieux, sujet différent, mais tout aussi anecdotique : tout cela est peu intéressant, et sent le film "meta" à plein nez, bourré de référence et d'allusions pour initiés.

Tout est donc fin et maîtrisé, sans provoquer chez moi un véritable intérêt, si ce n'est celui de découvrir les jolis paysages de l'île, et le culte de Bergman qui y règne.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 juillet 2021
spoiler: « Avant-hier soir, je suis allée voir Bergman Island de Mia Hansen-Løve au cinéma. » Que s’est-il passé, ma D…, pour que tu résistes si longtemps et que tu cèdes avant-hier soir ? Moi j’ai vu le film hier soir et maintenant je veux bien croire que ça a suffit (en plus du retour de l’été à Paris). Évidemment, « après 3 ans sans nouvelles » de moi (quelles nouvelles ? nouvelles péripéties ?) (ta mère a dû filtrer celles que je lui ai données pour ton bien), toi tu n’en donnes pas. (Si ça se trouve, tu restes à Paris, et c’est une raison encore plus forte de ton message : et si on recommençait sans la distance ?) Comment j’interprète ton message ? – Salut P..., je suis prête à retenter quelque chose ! – Salut P…, j’ai assez récupéré ou je me sens assez solide avec mon copain pour juste te dire 2 mots ! – Salut P…, à mon tour de te perturber, de prendre les choses en main, de te montrer que mon amour fait encore des ravages… en toi ! (ce que tu ne savais pas puisque tu ne m’as jamais écrit). En tout cas, qu’on le veuille ou pas, la relation est repartie, le pont est reconstruit, et surtout ce film c’est comme si on l’avait vu ensemble ! Toi te sentir si amoureuse en amour, moi si incompris des autres. Je me souviens bien : tu savais que je t’aimais mais tu me provoquais et tu avais raison car mon amour a toujours été un peu mou face au tien – moins mou que fuyant ? Peut-être que je suis un vrai solitaire qui préfère travailler à m’aimer plutôt que les autres… C’était ta façon de me retenir : tu me faisais douter de mon amour dans l’espoir que ça me ramène à toi, au risque que je m’éloigne. C’était un piège pour nous 2, ce film (et pour tous les « amours de jeunesse », et donc pour tous les couples actuels… donc pour encore plus de personnes que le film de Bergman sur le divorce !). Tu as besoin de moi pour t’en démêler. Je te retrouve dans l’héroïne du film car, comme qui aime profondément le ciné et la littérature, toi non plus tu ne distingues pas Vie et Fiction. Comme Madame Bovary. Comment l’écriture émerge de la vie de la réalisatrice ? Par rapport à son « maître » et à son compagnon (2 hommes), qui lui comme l’autre écrivent des histoires effrayantes, qui ont à voir avec la Vie (la peur, l’angoisse, la mort), mais pas avec leur vie (Fårö, l’ulcère) [Répondre sur Allociné ? Elle lit les critiques amatrices], pour faire peur aux gens qui n’ont pas assez d’occasions d’avoir peur, avec du noir et blanc fantomatique et des zombies qui « oui mais non » n’existent pas. Je viens de comprendre : c’est la fille de la fille du film qui joue dans le film dans le film. Le film du personnage et le tournage de ce film se confondent avec le moment et le lieu de l’écriture, alors que le personnage elle-même est venue se confronter à Ingmar Bergman. « My love » : son vrai amour (pas le cinéma, comme ces pervers inconséquents), c’est sa fille (June : jeune, joue, Junon la fertile, Juin qui prépare l’été), et c’est elle (Løve). C’est la vie, l’amour comme on le vit vraiment… [« Je t’ai répondu quelque part ! » je vais lui dire, elle qui n’aime pas les devinettes !] On n’a pas appris à aimer plusieurs personnes en même temps, à gérer un amour qui nous a formé avec un amour qui nous soutient aujourd’hui. Le problème, à communiquer à travers ces films, c’est qu’on interprète tout pour soi ; en fait, on ne sait plus si on interprète ou si c’est dans le film. Lui est parti à 18 ans, mais c’est elle qui a eu l’enfant (dans le couple des personnages principaux, ils l’ont eue ensemble, c’est souligné) et lui des galères en amour. [J’espère que tu ne m’en voudras pas de mêler nos vies à celles du film et de son public] Ou : elle a dû le remplacer, lui n’a pas eu besoin. Une qui est triste et l’autre qui est juste contrarié. Et le perso de l’étudiant ? Est-ce qu’il rappelle à l’héroïne un amour enfoui, qui est le vrai sujet du film qu’elle écrit ? Elle, en tout cas, elle ne fait rien avec lui et reste avec le père de sa fille. Contrairement à Bergman, elle ramène le ciné à sa vie… et notre vie au ciné ! N’est-ce pas, D… ?
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 251 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 septembre 2021
Le coté "dysneyland Bergamien" de la 1ere partie du film est amusant, ironique et remet un peu les choses au point: il n'y a pas que Bergmann ds la vie! Puis les etats d'ame des 2 cineastes nous laissent un peu de marbre, jusqu'a ce qu'on rentre ds l'histoire, donc le film, imaginée par la cineaste, et on se laisse doucement bercer par cette histoire d'amour mal partagée. On oublie un peu Bergmann,, et c'est tant mieux! Au final un reflexion un peu vaine sur la creation cinématografique. C'est joli, sympathique, mais on reste un peu sur les rives de l'ile...
Sven E
Sven E

5 abonnés 7 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 juillet 2021
A l'exception des paysages du Gotland, ce film n'a aucun intérêt. A-t-il commencé ? On ne comprend pas grand chose. A moins d'avoir lu préalablement la biographie de Bergman...
Encore une fois, seuls les paysages sauvent ce film.
Larbin D
Larbin D

16 abonnés 30 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 juillet 2021
Bergman Island oscille entre le bon et l'ennuyeux. Le film dans le film semble être la seule partie réellement intéressante de ce film qui ressemble dans les premières 30 minutes à un documentaire sur Bergman pour initiés (Si l'on ne connait pas on te laisse sur le bord de la route) qui, personnellement, ne m'intéresse absolument pas. On ne comprend pas vraiment où le film veut nous amener jusqu'à ce qu'il soit terminé. Tim Roth n'est pas très éclatant dans ce rôle et ne permet pas de relever un film assez ennuyant dans sa globalité.
selenie

7 446 abonnés 6 656 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juillet 2021
Le scénario de Mia Hansen-Love manque de chair et de corps, et l'idée principale s'avère de montrer à l'image l'histoire de ce "peut-être futur" film façon film dans un film. Le plus embêtant est que le film n'offre jamais ce que la réalisatrice nous promet, à savoir deux récits qui s'entremêlent entre réalité et rêve. Malheureusement jamais on n'a de doute, jamais on hésite entre la réalité et le fantasme tant le film est limpide sur l'histoire du couple et l'histoire du scénario en cours. Finalement il ne se passe donc pas grand chose à part un grand sentiment d'ennui. On se raccroche alors à deux autres paramètres : le jeu des acteurs et les infos sur Ingmar Bergman. Le quator d'acteurs sont impeccables même si l'amour entre Chris/Krieps et Tony/Roth manque d'étincelle, et mention spéciale à Mia Wasikowska. Pour Ingmar Bergman c'est forcément intéressant d'en apprendre davantage avec une certaine intimité mais ça reste assez superficiel. Dommage...
Site : Selenie
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