Bergman Island
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Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juin 2026
Il est appréciable que tout en investissant les lieux et la « persona » du cinéaste Ingmar Bergman, Bergman Island ne cherche aucunement à se faire film d’Ingmar Bergman ; il s’agit davantage d’une traversée, en témoignent ouverture et clausule sur le ferry que l’on doit prendre, vectrice d’une quête artistique et humaine aimantée par les contraires. Tout ici est double et antinomique et pourtant complémentaire : le passage de la réalité à la fiction qui vient la redoubler, la beauté des paysages, jugée « apaisante » par le mari, qui se heurte à la froideur de leur captation par le cinéaste suédois, spoiler: l’austérité voire la cruauté de ce dernier qui intègre une stratégie commerciale avec « safari », visites touristiques et conférences pour amateurs fétichistes
. Mia Hansen-Løve aborde Bergman de manière tout aussi antithétique, figure d’inspiration et repoussoir évident contre lequel aller, tendue entre le délitement des couples et l’acte de foi placé en un bonheur perceptible par instants, par secousses.
La mise en scène saisit bien les déplacements, qu’ils recourent au vélo, à la marche à pied ou aux véhicules motorisés, de façon à sillonner, tel un documentaire, une île porteuse des transports intérieurs, phénomène insulaire oblige. Dès lors, le questionnement bien connu, « tout homme est-il une île ? », évolue-t-il vers son inverse, « une île est-elle à l’image d’un homme ? », ce qui décline la thèse selon laquelle un artiste donne vie à une œuvre d’art pour sauver sa propre vie, contraint aussitôt d’en renier la paternité. Le long métrage s’engage dans une réflexion sur nos représentations, et sur les sentiments que l’on projette sur l’ailleurs et sur autrui, comme l’expose clairement le manuscrit parcouru clandestinement par Chris ; il raconte sa propre histoire par un double geste de subordination et d’affranchissement à l’égard du maître suédois, preuve qu’un premier amour ne disparaît jamais vraiment. Cœur et île palimpsestes, pour un film réussi au dernier tiers cependant inégal.
CloakBack
CloakBack

6 abonnés 347 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 janvier 2026
Bergman Island observe la création et le couple à distance, dans un cadre saturé de mémoire cinéphile. Une proposition feutrée et contemplative qui, malgré ses intentions, m’a laissé largement en retrait.

Il faut accepter d’emblée un film très dépouillé, tenu à distance du récit et de l’émotion frontale. Bergman Island n’est ni un biopic ni un hommage appuyé à Ingmar Bergman, mais une réflexion abstraite sur la création et l’héritage artistique. Le cinéma de Mia Hansen-Løve privilégie les silences, les flottements et une narration fragmentée, au risque de diluer l’engagement. Le tournage sur l’île de Fårö apporte une authenticité évidente, mais renforce aussi une impression de distance, le film semblant plus attentif à son atmosphère qu’à sa nécessité.

Sur le fond, le film aborde la création artistique comme un espace intime et fragile, marqué par le doute et le décalage. Il interroge la place de l’artiste face à un héritage écrasant, ainsi que les déséquilibres possibles au sein d’un couple de créateurs. La fiction devient alors un lieu de projection, un moyen détourné d’exprimer ce qui ne trouve pas sa place dans le réel. Des thématiques claires et cohérentes, mais qui restent souvent à l’état d’esquisses, sans véritable approfondissement.

Le couple est pensé à travers une forme de désynchronisation douce, sans conflit ni rupture franche. L’île fonctionne comme un espace mental où les émotions circulent sans jamais vraiment s’incarner. Cette pudeur constante, assumée, finit par neutraliser l’impact émotionnel du film, qui observe plus qu’il n’implique.

De mon côté, je n’ai jamais réellement réussi à entrer dans Bergman Island. Malgré quelques idées intéressantes et un usage du lieu parfois stimulant, l’ensemble m’a laissé une impression de détachement prolongé, presque sans enjeu, comme si le film refusait toute forme d’engagement affectif.

Ce désengagement tient en grande partie à la retenue excessive du dispositif. La narration très flottante, le rythme monotone et l’accumulation de silences émoussent progressivement l’attention. À force de délicatesse et de pudeur, le film reste élégant mais trop sage, laissant une impression de creux là où une implication plus affirmée aurait pu donner davantage de poids à ses intuitions.

Bergman Island demeure ainsi une œuvre soignée et cohérente dans ses intentions, mais trop éthérée pour susciter une réelle adhésion, préférant la contemplation à l’engagement.
Lucas Bachelier
Lucas Bachelier

4 abonnés 1 352 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 juillet 2025
Atmosphère poétique sur l’île de Fårö, image soignée et jeu subtil de Vicky Krieps et Tim Roth. Le film séduit par son exploration du processus créatif, mais sa lenteur et son récit fragmenté limitent l’émotion. Un beau voyage visuel, mais peu captivant dans son ensemble.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 054 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juillet 2025
Première incursion dans l univers de mia hansen love, en effet c est le 1 er film que je vois de cette auteur. Bergman island comme son nom l indique est un immense hommage au grand réalisateur bergman, en mettant en scène ce couple de réalisateur formés se tim roth célèbre réalisateur de film d horreur et de vicky krieps auteure plus confidentiel en adoration de bergman.
Ce couple se dirige à faro l île où habitait cet immense metteur en scène, car vicky krieps travaille dans un projet de film ou une jeune fille revoit par inadvertance un amour de jeunesse qui va la déboussolé.
Film mêlant fiction et réalité qui s entrelacent efficacement malgré un rythme parfois lent,mais agrémenté de plan fabuleux de cette île fabuleuse.
Lacroixjean Lacroix
Lacroixjean Lacroix

4 abonnés 128 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2024
J'ai aimé ce film pour deux raisons
1) la beauté des paysages
2) les "deux histoires en une"
J'apprécie ce scénario qui raconte une histoire dans l'histoire.
Je recommande ce film
kingbee49
kingbee49

53 abonnés 642 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 août 2023
Décidemment, le cinéma de Mia Hansen Love a du mal à me toucher. Dans "Bergman Island", pas l'once d'un enjeu dramatique fort, d'une réflexion puissante sur le cinéma ou d'une passion vibrante. Non. On est dans dispositif contemplatif vaguement cérébral ou les personnages se promènent sur l'Ile de feu Ingmar, prennent des photos, se baignent, dansent ou digressent sur leurs petits soucis existentialo-cinématographiques. Et l'opération de mise en abyme avec le film dans le film nous sort à peine de notre torpeur Les actrices, cependant, amènent une peu de fraîcheur et de grâce, Vicky Krieps et surtout la sublime Mia Wasikowska, elles sont sans doute les doubles de la cinéaste. Et puis la photo, la fluidité des plans mais ça ne suffit pas pour être vraiment emporté par le projet de mademoiselle Love...Mais au fait, quel est le sujet du film ? Le cinéma ? L'amour ? Le couple ? Bergman ? la bibliothèque de Bergman ? la vidéothèque de Bergman ? Un peu tout ça. Et l'ennui.
C'est un film sur l'ennui. Du spectateur.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 juin 2023
Bergman Island ressuscite très vite des images d'Eden, à ce jour le seul et l'unique film que je connaissais de cette réalisatrice, qui de par cet unique long-métrage avait su me surprendre. Des images donc, mais un effet aussi similaire, après découverte de ce dernier.

Mia Hansen-Løve entrouvre une introspection sur comment être - une - Artiste. La réflexion qui s'articule autour de cet état de fait est d'ailleurs une de ses caractéristique première, sa mouture originelle. Elle tente, en filigrane, une approche somme toute assez particulière. En expérimentant la découpe assez originale de son film, elle en assume un risque, et bouge de surcroit une ligne qui confond réalité et fiction comme un geste d'une authentique conception en lien avec l'idée qu'elle développe. Une expérience en elle même à saluer.

Dès son entrée en matière, Bergman Island dresse deux portraits. Celui d'un couple, cinéaste, comme on le découvre, le tout, dans un champ lexical qui tourne autour de la découverte. Le voyage, qui à d'office des airs de pèlerinage se bâtit sur les détails de situation. Transports, environnement nouveau, petites anecdotes de parcours trustent cet endroit peu commun, et qui l'est tout en même temps de par ce point de vue-ci. Néanmoins, pas de vacances, pas vraiment du moins. Le mot " travail " est vite mis en évidence. La question de celui-ci, des rapports, méthodes, et appliques sera de la partie dès lors.

Un autre mot, cette fois de sa bouche à elle viens changé la donne, " Angoisse ". La mise en parallèle avec le calme et la beauté du décors est un autre jeu de miroir qui désarçonne, implique un bruit que l'on ne nomme pas, lui. Il est vrai d'ailleurs que tout ici fait office de toile. De sa maison, en passant par sa mer, de ses murs en pierre sèche qui vraiment illumine le cadre, et qui me file des complexes ... Sérieusement, il y'a là une forme de beauté étrange, intrinsèque à sa composante.

La scène de réunion qui débute en extérieur avant de rentré à la nuit tombé sur Bergman en lui-même et l'échange des savoirs autour m'a fait tilté sur le rôle tenu par Chris dans le déroulé de cette soirée. Elle, plus jeune, moins expérimenté, un peu à la traine, qui pose les questions, qui retourne cherché son verre non pas car distraite, mais plutôt comme largué par cette attention en particulier configure ses évasions à venir. La figure du génie, absolument présente partout, que l'on fuit, que l'on cherche, va aussi dans la bascule s'invité au processus de création initié par cette dernière. Une émancipation par une fixation différente, qui nait d'une difficulté à crée et en cela gagne encore davantage d'estime.

Le scénario qu'elle entame, qui prend vie devant nos yeux, avec notre complicité presque dresse aussi le portrait d'un couple, plus jeune, un miroir encore. Pas tout à fait identique toutefois. J'y reviendrai. Il se boutique devant nous le vrai risque du film, une incursion dans une autre cellule à même celle-ci. Elle raconte son déroulée, et nous attrape dans le micmac. Mia Wasikowska, elle aussi, beauté étrange, n'y est pas pour rien.

Sans me plaire, ni me déplaire, tout du moins, rien en moi fut éveillé par la contorsion mis en exergue pour ainsi dire mais dont je relève la diversification. J'aime aussi l'idée pour le croissement avec la finalité de cette histoire. On termine sur un tournage, qui confond ses deux mondes, là ou deux mains se touchent et se disent aurevoirs. La parabole des segments de cette femme qui de suite retrouve son mari et son enfant entre en collision avec la nuit du film en préambule. Une bien jolie manière de conclure.

Bergman Island dans son bien jolie projet est exécuté par une réalisatrice qui emploi sa correspondance pour conduire une Vicky Krieps sur des chemins incroyables. Simple, mais sublime.

Mia Hansen-Løve, m'a cependant perdu avec sa longueur, son sens de l'épure, une froideur que je n'ai pas vécu comme telle. Une moiteur se niche dans l'essai, dans une conjugaison à la Woody Allen lorsqu'il oscille lui aussi dans le même film entre comédie et drame, avec plus de réussite pour la française. Il faut encore être juste ! D'ailleurs, je me permet d'insisté sur la beauté de son métrage, dont je n'ai pas su prendre la pleine mesure de son exercice mais que je salue encore ... Quitte à me répéter.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mai 2023
Un bon film, lumineux, dans les deux sens du terme: une qualité d'image irréprochable qui capte si bien la lumière spécifique de cette Île suédoise, lieu de résidence de Ingmar Bergman, mais surtout une fluidité du récit des dialogues, on a l'impression d'être dans un film d' Eric Rohmer, . le scénrio n'a rien d'excepitonnel, ma
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2023
À mes débuts de "cinéphile éclairé" , Bergman était l'un des symboles du cinéma intellectuel...et "chiant" !!!
Pour moi, c'était aussi, l'accès à la culture...
Quel plaisir 60 ans plus tard, de retrouver son lieu de vie, son esprit, même si son prestige et son image sont écornés et démystifiés.
Vicky Krieps, irréprochable encore; on voit aussi Anders Danielsen que j'avais apprécié dans "Oslo 31 août"
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 novembre 2022
Sublime.

Un couple qui admire Bergman sur l’île de Bergman c’est bancal comme point de départ mais c’est tellement réussi.

Ça passe énormément par les comédiens : ils sont le film. C’est pas tape à l’œil mais ils jouent tellement tellement bien sans en faire beaucoup.

Le montage fond les frontières avec beaucoup d’idées.

L’ensemble est tellement cohérent, tellement frais, tellement agréable. Je peux juste lui faire l’unique reproche d’être un peu long mais en vrai on s’en fout.

Ça donne envie de partir en vacances en plus.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 210 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 novembre 2022
Un film réalisé par la cinéaste Mia Hansen-Love qui m'a laissé un gout tiède, entre le chaud et le froid pour tout dire !!
L'accroche et le début me plaisait bien, un long métrage pour les cinéphiles ou un metteur en scène et sa femme écrivain partent sur l'ile ou a vécu le cinéaste Ingmar Bergman , adulé dans le monde du cinéma dont je n'ai malheureusement pas vu une œuvre. La maison est louée pour s'inspirer , lui un film a présenter et elle pour l'écriture, malheureusement, l'histoire de "Bergman Island" se penche sur cette dernière ou les personnages fictifs sont sur les lieux pour une histoire d'amour mais qu'est-ce que c'est chiant !! Moi mème, je n'achèterais pas ce bouquin qui sent l'ennui. "Bergman Island" est un long métrage écrit et réalisé par Mia Hansen-Love qui a était discret lors de sa sortie en salles et ça se comprend comme je l'ai dit plus haut. Les comédiens jouent bien comme en tète Vicky Krieps, Tim Roth ou Mia Wasikowska. Une expérience originale qui s'avère mitigée à mon gout.
Julien L.1976
Julien L.1976

1 abonné 22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 octobre 2022
Pour ce long-métrage intitulé "Bergman Island", la réalisatrice française Mia Hansen-Løve a fait appel au charismatique Tim Roth, notamment célèbre pour ses apparitions dans "Reservoir Dogs" en 1992 et "Pulp Fiction" en 1994, ainsi qu'à l'actrice luxembourgeoise Vicky Krieps (que nous avions eu l'occasion de voir dans "Möbius" en 2013 et le remarquable "Phantom Thread" de 2017), sans oublier l'excellente Mia Wasikowska qui fait son apparition un peu plus tard au cours du film. Cette œuvre s'intéresse en réalité au parcours et à la biographie du metteur en scène, scénariste et réalisateur suédois Ingmar Bergman ; autant dire que le sujet concerné n'était pas aisé, même si paradoxalement, le scénario est simple dans la mesure où il tourne essentiellement autour des deux personnages principaux (Tony et Chris), qui incarnent un couple de deux cinéastes à la recherche d'inspiration. À l'instar du célèbre scénariste suédois, Tony et Chris s'installent sur la superbe île de Fårö (mer Baltique), afin de s'imprégner, entre autres, du passé de Bergman, leurs conversations sont brèves, mais intéressantes. "Bergman Island" est un film plaisant et agréable, il lui manque cependant ce petit quelque chose qui aurait pu en faire un très grand film, voire une référence cinématographique, mais ce n'est pas le cas, étant donné que le sujet principal est légèrement survolé (cette interprétation n'engage que moi), car quitte à réaliser un "film intellectuel", la réalisatrice aurait dû aller jusqu'au bout de ses idées (d'où un léger sentiment d'inachevé et un manque de consistance évident dans les dialogues qui concernent Tony et Chris). Qu'importe, "Bergman Island" est marqué par la beauté, l'intelligence et le raffinement, nous sommes bercés par cette atmosphère idyllique, la qualité des acteurs et les magnifiques paysages scandinaves ; pour toutes ces raisons et à défaut d'être inoubliable, "Bergman Island" reste un très beau moment de cinéma.
Therese S.
Therese S.

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 octobre 2022
pas aimé du tout; le titre est une imposture: il s'agit bien de l'île bergmanienne de Farö; les lieux sont authentiques, mais Bergman est absent, à part les quelques minutes qui lui sont accordées à la fin du film, où l'on peut voir des plans magnifiques de sa maison sur la mer. La mer est bien là, mais on peut bénéficier surtout de l'omniprésence de Mia Hansen-Love, scénariste, réalisatrice et actrice de ce projet décevant par sa prétention plutôt niaise. Dommage, un beau sujet gâché...
Brol le chat
Brol le chat

11 abonnés 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juillet 2022
Une belle réflexion sur la vie et le cinéma, où le scénario que Chris (Vicky) raconte à Tony, son mari (Tim Roth) s'entremêle harmonieusement avec leur relation.
FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juillet 2022
L'île de Fårö est principalement connue pour être le dernier lieu de résidence d'Ingmar Bergman où le réalisateur y a également tourné plusieurs films. Mia Hansen-Løve nous emmène sur place pour nous faire découvrir le processus de création d'un couple de cinéastes. Pour ces deux fans du réalisateur, c'est une façon de se rapprocher de lui et d'en apprendre plus sur sa vie et son art afin de trouver l'inspiration pour leurs projets en cours d'écriture. Si l'on ne découvre pas beaucoup Tony, qui est un réalisateur apparemment accompli et célèbre, on apprend à connaître Chris que ce soit en tant que femme et en tant que scénariste. Ce dernier point permet d'introduire une seconde histoire sur Amy, une jeune femme se rendant à un mariage. Une mise en abîme avec pour ma part deux histoires qui se valent. Elles sont différentes, mais elles ont chacune leurs qualités. Ce que j'ai aimé dans la première, c'est ce rapport au cinéma et au réalisateur qui nous donne l'impression d'être dans un endroit mythique rempli d'histoires. Je ne suis pas un fin connaisseur de la filmographie d'Ingmar Bergman, mais ça m'a donné envie de m'y intéresser. Pour la seconde histoire, on y retrouve tout le charme d'un amour de vacances qui est aussi intense que frustrant. Un amour qui se vit intensément, mais qui laisse un goût amer lorsqu'il faut retourner à la vie réelle. "Bergman Island" n'est pas un grand film, mais il est agréable à suivre de bout en bout grâce à un très bon quatuor d'acteurs surtout Vicky Krieps et Mia Wasikowska, et au cadre qui est vraiment magnifique. En somme, c'est pas mal malgré une conclusion peu satisfaisante.
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