Bergman Island
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Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juillet 2021
Mia Hansen-Love est repartie bredouille de Cannes, mais son film Bergman Island est plaisant à voir, mélange de comédie et de réflexion sur la création cinématographique. En tout cas, il m'a plus convaincu que son précédent L'avenir auquel je n'avais pas prédit un grand futur. Bien sur, pour apprécier, et pas que beauté rude nordique du lieu, il vaut mieux avoir entendu parler de Bergman, vu même il y a longtemps quelques uns de ses films, mais il n'y a aucune nécessité de connaitre ses films en détail. Le propos est vite universel, et plus profond qu'il n'y parait. cinéma juillet 21
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juillet 2021
Tony (Tim Roth) et Chris (Vicky Krieps) laissent derrière eux leur fille, June, pour s'installer quelques jours d'été sur l'île de Fårö en Suède, où vécut Bergman et où le grand réalisateur suédois tourna quelques uns de ses films. Tony est un cinéaste réputé, invité à Fårö pour y animer une master class. Chris, beaucoup plus jeune, réalisatrice elle aussi, peine à écrire son prochain film. Elle en raconte la trame à son conjoint qui l'écoute d'une oreille distraite : il y sera question de deux anciens amants, Amy (Mia Wasikowska) et Joseph (Anders Danielsen Lie), réunis par hasard sur une île suédoise pour le mariage d'un ami commun, qui, à l'occasion de la noce, renoue leur liaison.

La jeune Mia Hansen-Løve poursuit une oeuvre décidément originale, à cheval sur les pays ("Bergman Island" se déroule en Suède, "Maya" prenait la tangente dans le sud de l'Inde, "Tout est pardonné" commençait à Vienne) et sur les registres, puisant son inspiration dans un fonds qu'on imagine volontiers autobiographique : le couple que forme Tim Roth et Vicky Krieps, sa cadette de vingt-deux ans, n'est pas sans rappeler celui que forma longtemps Mia Hansen-Løve elle-même avec Olivier Assayas, son aîné de vingt-six ans. Pour une réalisatrice de son âge, elle démontre une étonnante maîtrise à diriger un casting international impressionnant et à organiser un récit dans lequel beaucoup d'autres se seraient égarés.

Car "Bergman Island" est constamment menacé part le narcissisme et l'insignifiance. Le narcissisme : n'y a-t-il pas un certain nombrilisme à vouloir raconter le travail d'un couple de cinéastes en atelier sur l'île du grand Bergman ? à qui ce genre d'histoires là va-t-il parler ? L'insignifiance : le récit prend son temps à s'installer, au rythme languide de vacances d'été en espadrilles. On se croirait presque dans un clip video de l'office de tourisme de Suède où on filme des paysages marins battus par le vent et des touristes heureux et bronzés festoyant au crépuscule un verre d'aquavit à la main.

Ce genre de cocktail pourrait être calamiteux. Et il manque bien l'être. Au bout d'une heure, on accroche ou on décroche. J'ai eu la chance de ne pas décrocher. Bien m'en a pris. Car la seconde moitié du film se révèle beaucoup plus riche que la première. Une mise en abyme un peu artificielle - Chris raconte à son conjoint le sujet de son scénario - conduit à un troublant jeu de miroirs : au couple bien réel de Chris et Tony répond celui, imaginé par Chris, de Amy et Joseph. Pour fantasmé qu'il soit, ce couple là n'est pas moins épanoui que celui que Chris et Tony forment. Car, même si Amy et Joseph ont fait leur vie avec leur conjoint respectif, Amy reste rongée du désir de retrouver son ancien amant et de renouer la chaîne des temps.

L'air de rien, comme un comte de Rohmer ou un film cérébral de Woody Allen, "Bergman Island" distille sa petite musique mélancolique. Seul bémol : son dernier plan inutilement moralisateur. En compétition à Cannes, "Bergman Island" n'en a ramené aucune récompense. Un oubli injuste.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 juillet 2021
Un couple de cinéastes s'installe pour écrire, le temps d'un été, sur l’île suédoise de Fårö, où vécut Bergman.

C’est une réalisation de la Française Mia Hansen-Løve, dont les précédents films Le Père de mes enfants (2009) et L'Avenir (2019) avaient été remarqué à la Cannes et à la Berlinale. Ce nouveau a été présenté en compétition au Festival de Cannes 2021.

On peut voir ce drame comme un clin d'œil au réalisateur Suédois Ingmar Bergman, tombé sous le charme de l'île de Fårö en 1960. Mia Hansen-Løve, grande amatrice de Bergman, a été fascinée par cette ile. J'aurais aimé avoir autant d'enthousiasme qu'elle bien que j'aie tout de même trouvé l'ensemble pas mal.

Je ne connais pas ce réalisateur Suédois, et ce n'est pas ce film qui m'a donné envie d'en savoir plus sur lui. En effet, finalement on ne découvre rien de son œuvre. On sent la déclaration d'amour à travers différents éléments, mais rien de concret si celui-ci vous est inconnu. Par contre, j'ai bien aimé l'atmosphère qui règne sur cette ile. La femme est là afin de trouver l'inspiration pour son film, et son mari, lui aussi cinéaste, pour l'accompagner et présenter ses œuvres.

J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié les deux acteurs Mia Wasikowska et Tim Roth. Ils sont ce qu'on peut appeler simple et efficace. Ce ne seront pas les seuls à l'affiche car on va aussi y voir Vicky Krieps et Anders Danielsen Lie. Plus jeune, on sent plus d'énergie dans leur jeu.

Ces deux-là vont venir dynamiter une histoire qui était un peu mollassonne. En effet, le concept d'écrire un film est sympathique mais on ronronne rapidement. Quand l'élément de l'histoire imbriqué arrive, cela redonne de l'intérêt. J'ai apprécié ce souffle de tonus, certes plus classique dans son dérouler, mais avec plus de passion.

Cette ouverture va ouvrir les portes à une espèce de mélange des deux mondes. Tout est normal jusqu'à ce qu'on remarque un protagoniste présent dans les deux récits. Le temps va passer et des éléments troublants vont venir perturber le court de la réalité. Quelle histoire est réelle, et laquelle est une fiction ? On se dit peut-être que les deux ont une part d'imaginaire. J'aime ce flou car il n'est pas désagréable. Il ouvre des possibilités intéressantes sur l'interprétation.
Marie B
Marie B

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 juillet 2021
Mains dans les poches, fesses sur une selle de vélo... Réalité qui rejoint la fiction... ou l'inverse. Mise en abyme... mais qu'est-ce qu'on s'ennuie.
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juillet 2021
C'est un film très agréable à regarder. Donc, au départ, l'idée est plutôt ennuyeuse : le couple de réalisateur et d'une scénariste sur une île où Bergman a vécu.
Le film s'échappe rapidement des sentiers battus : c'est plutôt le point de vue féminin qui domine largement.
Ufuk K

617 abonnés 1 723 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 juillet 2021
" Bergman Island" de Mia Hansen-Løve , sélectionné cette année au Festival de Cannes est un drame romantique qui m'a laisse de marbre . En effet j'ai trouvé que l'histoire manque d'émotions, je n'ai pas assez ressenti d'amour dans ce film pourtant thème principal de cette histoire, la première partie est assez ennuyante pour devenir un peu plus intéressante par la suite avec des séquences emprunte de finesse et de romantisme mais trop rare à mon goût avec malgré tout un casting de choix et une superbe photographie.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 juillet 2021
Déjà de belles images de la Suède où l’on prend sans arrêt les ferries et la magnifique île où vivait le cinéaste Bergman. Un bon film pour les cinéphiles qui le connaissent bien avec des références sinon c’est aussi un film sur les relations homme femme puisque les deux protagonistes sont aussi des cinéastes
Aymeric L.
Aymeric L.

22 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 juillet 2021
Très beau film sur un couple d'artistes en quête d'inspiration et dont la vie se confond avec leurs personnages. Les paysages suédois sont magnifiques. Les acteurs sont excellents. Un bon moment d'évasion.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 juillet 2021
Un chef-d’œuvre de délicatesse ! Bergman island est bien plus qu’une petite comédie amoureuse sur l’île de Faro, comme je l’ai bêtement cru pendant 100 bonnes minutes lors de ma première découverte. Le dernier quart d’heure magistral et une seconde projection complète m’ont convaincu de l’importance de ce film. Mais la chose est tellement subtile qu’il est bien difficile d’en témoigner. Bergman island, c’est d’abord des récits de couples, plus exactement deux récits imbriqués l’un dans l’autre, et qui dialoguent. Deux femmes, trois hommes. Chris (prénom féminin ici) et Anthony semblent être une duplication du couple Mia Hansen-Love / Olivier Assayas (deux cinéastes, 26 ans d’écart, quinze ans de vie commune, une fille). L’ascendant paternaliste de la figure mâle apparaît dès le deuxième plan du film, dans un avion, et sera constant ensuite. La grâce de Vicky Krieps contrebalance le spectacle un peu pathétique de cet homme égocentrique, tout comme la rencontre fortuite d’un étudiant suédois en cinéma dont on aurait tort de croire que ce n’est qu’un second rôle… Dans ce premier récit est imbriqué un second où Amy souffre elle aussi de sa relation aux hommes incarnée par Joseph, tandis que le même étudiant suédois débarque de nulle part pour une partie de petits chevaux alcoolisée. Et puis arrivent les inénarrables quinze dernières minutes du film dont on ne dira rien tant elles portent cet opus dans une autre dimension cinématographique… Toute la complexité des relations de couple est signifiée par la précision des situations, des dialogues et du jeu des quatre comédiens. Les femmes survolent tout, même si en apparence elles semblent ballotées par leurs mâles dominants. Les hommes se débattent face à leur impuissance à rassurer une artiste en mal d’inspiration (Anthony) ou face à l’incandescence de l’amour de l’autre qu’il n’arrive pas à affronter (Joseph). spoiler: Joseph fuit quand Anthony revient, en un double mouvement plus complexe qu’on ne croit. La lâcheté du premier, qui inflige à Amy l’une des pires nuits de sa vie, semble comme traversée par la nécessité pour lui de casser brutalement et définitivement une relation trop dangereuse à ses yeux.
La fidélité du second réservera mécaniquement une nouvelle pelleté de condescendance et de surplomb viril. spoiler: Mais ça, on ne le verra pas, car le dernier plan se concentre sur la relation mère/fille et sur le regard distancié et critique de Chris sur les hommes, sur son homme…
Le film vaut aussi par l’ampleur du dispositif mis en œuvre pour rendre hommage à Ingmar Bergman. Mia Hansen-Love n’est jamais dupe de l’exploitation touristique ridicule du maître suédois, drainant son lot de nerds cinéphiles qui gagnent à tous les coups le quiz Bergman, avant de monter dans le bus du Safari Bergman garé devant le Bergman Center. Elle met en doute la figure du cinéaste par un premier échange sur son rapport aux femmes et à ses enfants, puis par une tirade vilipendant son rapport au père et aux figures d’autorité. Mais cette première ligne de discours cynique est tissée d’une seconde, sincère et admirative. Chris et Amy révèrent le réalisateur de Persona. La première trouve en son jeune étudiant suédois un relais pour entretenir cet attachement cinéphilique. Et là encore, on ne dira rien des quinze dernières minutes qui annihilent tout le cynisme du cirque Bergman pour laisser place à un vibrant hommage. Franchement, c’est à pleurer… Enfin, quelle mise en scène ! Trop empêtré dans ma lecture critique de relations trop phallocentrées, je n’y avais prêté aucune attention lors de la première séance. Mais la seconde m’a permis de saisir ce trésor de subtilité et de délicatesse, qui use de travellings élégants, d’effets de flou, de décadrages, etc. pour traduire les situations et nous imprégner des ambiances de cette île scandinave, le tout accompagné par une musique parfaitement appropriée. Bref, j’ai cru que c’était un petit film, mais là, je me demande si ce n’est pas un chef-d’œuvre !
Kiberen
Kiberen

27 abonnés 91 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 juillet 2021
Réflexion douce sur le culte de l'auteur, les conditions de la création artistique et la frontière entre réalité et fiction, tout fonctionne à merveille dans ce film

Chaque dialogue, chaque situation est remplie de clefs de compréhension qu'on peut interpréter de bien des façons, le tout fonctionnant grâce à un acting absolument impeccable et une réalisation douce et emportée qui ne rend jamais le film lourd

Réel où non, chaque personnage nous touche par leurs dilemmes, leurs choix moraux, leur rapport l'existence et à sa valeur


"Bergman Island" est un film complexe sans jamais devenir inaccessible, poétique et terre à terre à juste dose, doux amer, beau et parfois cruel. Une merveille.
Topazine23
Topazine23

43 abonnés 93 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 juillet 2021
Le sanglot long des violons de l'Ennui berce mon départ de cette heure monotone...
Le vent souffle en Suède, comme sur ces sympathiques acteurs défiant finalement l'insignifiant nombre de spectateurs...
Deux, et vraiment pas plus...
velocio

1 538 abonnés 3 500 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juillet 2021
Il y a sans doute une bonne part d'autobiographie dans ce film racontant le séjour d'un couple sur l'île suédoise de Fårö, île où vécut Bergman, lui, réalisateur de cinéma, plus âgé que sa compagne, réalisatrice de cinéma : une situation similaire à celle qu'a vécue Mia Hansen-Løve auprès d'Olivier Assayas. "Bergman Island" est un film sur l'amour et sur la création, avec, bien sûr, les effets de l'amour sur la création et de la création sur l'amour. Un film poupée gigogne, avec un film à venir qui se raconte en images dans le film, et, petit à petit, les 2 films qui fusionnent. Très belle utilisation du scope, et, comme toujours chez Mia Hansen-Løve, un beau choix de chansons pour la BO (En particulier Robin Williamson, ex Incredible String Band). Quant à la distribution, elle est de très haut niveau : Ton Roth, Vicky Krieps, Mia Wasikowska, Anders Danielsen Lie. Peut-être pas le meilleur film de Mia Hansen-Løve mais très bon film quand-même.
Christophe Le Jeune
Christophe Le Jeune

3 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 juillet 2021
Franchement decevant, d autant plus que j avais bcp aime Le pere de mes enfants et L avenir.
Mais la franchement, cette histoire de couple de cineastes sur l ile de Bergman, ne tient pas la route, il n y a pas de rythme, cela tourne en rond...
Dommage, car les acteurs sont bien choisis et tres bons, c est bien filme.
Une erreur de parcours probablement.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juillet 2021
Si connaître l'œuvre d’Ingmar Bergman apportera une touche nostalgique à cet hommage que lui rend Mia Hansen-Løve, “Bergman Island” peut tout à fait se découvrir sans avoir vu les longs-métrages du réalisateur suédois. C’est sur l’île de Fårö où vécut l’auteur que la réalisatrice emmène son couple de cinéastes, le temps d’un été, pour écrire et s’inspirer de leur idole. Chacun va marcher sur les pas de Bergman à sa manière. Tandis que l’un suit un programme préétabli, l’autre se laisse porter au gré des rencontres. Arrive l’instant où le personnage de Vicky Krieps se remémore l’histoire de son film afin d’y trouver un épilogue. Un film s’imbrique ainsi dans le principal film et nous suivons les retrouvailles d’Amy et Josep au mariage d’une amie. Quelques indices viendront volontairement brouiller les pistes entre la fiction et la réalité, mais Mia Hansen-Løve ne cherche en aucun cas la confusion. Sans véritable enjeu dramatique, “Bergman Island” est une parenthèse d’été où le spectateur pourra se ressourcer au rythme des vagues apaisantes de l’île.
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Yann R
Yann R

6 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juillet 2021
très beau décors de l'île de Faro lieu de vie et de tournage de igman Bergman. ce film est une sorte de poupée russe cinématographique : un film dans un film dans un film...ça pourrait paraître compliqué, mais c'est très fluide et bien réalisé.
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