Pas d'histoire mais plutôt une chronique chorale des années 1930-1940 avec pour cadre la famille de Woody et ses souvenirs radiophoniques. Décousu mais agréable avec des moments déjantés et parfois même de franche rigolade. Mia Farrow est superbe (comme d'habitude), la direction d'acteurs est sans faute, les décors très travaillés et la bande son extraordinaire. Un grand film même si on a l'impression qu'il y manque un petit quelque chose.
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1,0
Publiée le 21 juin 2021
Radio Days offre au public une fausse nostalgie et ce confort rend ironiquement le film peu mémorable. Il y a trop d'intrigues secondaires et de personnages secondaires qui peuvent être l'autre cause de cette faiblesse. Radio Days s'adresse aux personnes âgées celles qui sont plus âgées que les baby-boomers. Si c'est un film humoristique cet humour m'échappe car dans la plupart des cas l'humour est de mauvais goût. Si c'était ça la vie au bon vieux temps de la radio alors je suis content d'avoir raté ça car j'ai trouvé le film ennuyeux. Peut-être que si j'avais vécu cette époque j'aurais pu apprécier le film. Dans l'ensemble les costumes et les accessoires étaient fidèles à l'époque (je suppose). Mais ce film m'a endormi et j'ai eu du mal à rester éveillé...
Il est de coutume quun film de Woody Allen sans Woody Allen possède une certaine fadeur sinon une singularité dans son cinéma. Or ce «Radio Days» (USA, 1987) est pétri dune patte autre que celle coutumière de la vision dAllen. Retraçant la vie américaine dans les années 30-40 dun voisinage autour de la radio, ce quinzième film dAllen expire la nostalgie par des musiques de jazz rythmant les aléas du quotidien des protagonistes. Tout sarticule autour de la radio, lobsession des individus sur un objet sont dailleurs, à laccoutumé des films dAllen, les causes principales des situations ironiques. Et cest ici vers la radio que converge toutes les histoires. Afin de capturer les agencements des histoires, Allen soctroie, le temps de certaines séquences voire uniquement de plans, la mise en scène de Martin Scorsese en faisant des plans séquences, moins prestigieux certes mais semblables en de nombreux points. Le regroupement, insignifiant mais qui veut dire beaucoup, de Mia Farrow et Diane Keaton dans ce même film fait déjà de «Radio Days», une uvre alleniene hors norme. Abordant lhumour en biais, avec une pudeur quon ne connaît pas à Woody Allen, il réalise une uvre aux allures timorées mais à lambition feutrée et grande. Cest avec ce simple témoignage dun passé révolu, tourné vers la seule appréciation commune de la musique que Woody Allen livre une uvre relativement autobiographique et pourtant truffé des thématiques fétiches du cinéaste (son obsession pour le beau sexe, sa facétie naturelle) abordées au travers de lenfant Joe. La nostalgie diluée dans ce film nest que leffet dun témoignage savamment poétique sur les beautés de lancien New-York et sur lenfance dAllen rythmé par le son du jazz à travers les ondes de la radio. Et cest à travers ce regard a posteriori, clos sur une fin contemplative que lon perçoit peut-être le plus subtilement les douces relations amères que le cinéaste entretient avec la vie.
La construction du film, le parti pris clairement nostalgique et sans doute autobiographique, m'a rappelé Amarcord de Fellini, mais en bien mieux. Là où le film italien péchait par sa lourdeur, celui-ci n'est que grâce et légèreté. Mineur ce Woody Allen ? allons donc, c'est au contraire un de ses sommets.
Avec Radio Days Woody Allen se fait messager nostalgique d’une époque, une époque sans internet ni télévision où la radio était le média le plus important de la société. Allen choisit de raconter son histoire au travers de celle d’une famille et de quelques célébrités dans une suite d’anecdotes filmées. L’idée du film me paraît intéressante mais le résultat beaucoup moins, on entre jamais vraiment dans le film qui peine à être passionnant et l’humour habituel d’Allen est beaucoup moins présent si bien que les quelques instants drôles se comptent sur les doigts d’une main. Bref, pas vraiment emballé par se film qui cependant se laisse regardé grâce à sa bande-originale remplie de tubes d’époque.
Après avoir signé un chef d'oeuvre sur la magie du cinéma avec "La Rose Pourpre du Caire" (son meilleur film), Allen a entrepris de faire de même avec la radio des années 40, et par conséquent, sur certains aspects de son enfance. Narrateur bavard de "Radio Days" mais n’apparaissant pas à l'écran, Woody Allen prête sa voix à Jo, un homme qui se souvient de son enfance, et joué par un tout jeune Seth Green. On y retrouve bon nombre d'acteurs favoris d'Allen, de Mia Farrow (absolument insupportable dans ce film, probablement celui de leur collaboration où sa présence au casting est la plus aberrante) à Dianne Wiest (excellente en tante Bea) en passant par Julie Kavner ou un caméo de Diane Keaton. Malgré le plaisir évident qu'Allen a pris à faire ce film (c'est selon lui un de ses meilleurs, comme quoi on est rarement bons pour se juger soi-même), "Radio Days" est totalement décousu et n'est qu'un enchaînement de saynètes sans lien entre elles et qui reviennent au narrateur/réalisateur (qui sont ici très proches) au bon vouloir de sa mémoire et de son envie. Le film est enlevé, énergique, parfois drôle, souvent nostalgique, confus et anecdotique car construit sous forme d'anecdotes. Sympathique mais pas inoubliable.
L’un des meilleurs films de Woody Allen. Très drôle et qui ne se prend pas la tête. Des souvenirs de Woody qui sont une succession de sketchs mais ayant comme fil conducteur la famille du narrateur. Et justement, le narrateur est vraiment le bienvenue dans ce film qui grâce a lui devient comme un film souvenir.
Après l'hommage à la magie du cinéma de sa Rose pourpre du Caire, Woody Allen y allait de sa révérence au monde de la radio, dans un histoire attachée au quotidien de sa famille et de son enfance, situé au coeur des années 30 ou petites joies et vrais peines sont (aussi) ponctués par le transistor. Le fil conducteur est parfois fragile pour passionner auquel s'ajoute une voix off trop envahissante et la présence du boulet de Allen, Mia Farrow, catastrophique. Cependant, en plus de l'écriture, la mise en scène, on ne le souligne jamais assez chez Allen, s'avère élégante et légère et permet au spectateur de passer un bon moment. Nostalgique, mélancolique (trop) et fantaisiste.
Radio Days (1987) fait partie de ces films considérés comme le sommet de la période Woody Allen-Mia Farrow avec La Rose Pourpre du Caire ou Hannah et ses Soeurs. Et pourtant, je dois avouer que Mia Farrow n'est pas la muse de Woody Allen que je préfère. Sa voix aigrelette me fait parfois regretter la douceur de Diane Keaton ou me fait dire que Scarlett Johansson est bien plus "inspirante", bien que je reconnaisse qu'elle est une grande actrice. C'est donc pourquoi je pense que la période 1982-1992 (de Comédie érotique d'une nuit d'été à Maris et Femmes) n'égale pas celle de 1972-1979. Pour autant, Radio Days reste un très bon film, empreint d'une certaine mélancolie, inscrit dans une période nostalgique (celle de Broadway Danny Rose ou de La Rose Pourpre du Caire) du cinéaste qui semble avoir pris une certaine distance avec la folie de ses débuts. Cette maturité trouve sa consécration dans cette évocation (fictive certes mais aux relents autobiographiques) de l'enfance du cinéaste en 1943. Le film offre également une peinture de la société américaine de l'époque, où la radio était alors ce qu'est la télévision aujourd'hui. En 1943, la guerre n'est pas encore tout à fait dans la tête de l'Américain moyen qui préfère entendre les crooners, les sagas fictives et les canulars (celui du film rappelle étrangement celui d'Orson Welles). Film à sketchs avec un fil conducteur comme les aime Woody Allen, Radio Days évoque une autre époque, celle du star-system, des prémisses de la consommation de masse et de l'émergence du communisme. Cette peinture d'une famille juive modeste, tendre, drôle et délicieusement surannée offre une vision plus aigre-douce du cinéma d'un cinéaste juif qui ne s'assagit pas mais qui commence à jeter un regard plus profond encore sur son passé. Robert Altman semble s'en être inspiré pour son ultime film, The Last Show. Quoiqu'il en soit, même si c'est un film mineur dans son immense filmographie, Radio Days reste un moment de cinéma très agréable.
Une comédie trés sympathique et légére qui nous plonge de la qutidien d'une famille juif américaine pendant les années 40. Le parallel fait entre les moeurs de l'époque et la radio est trés sympa et contribu à l'atmosphére du film.
Un hommage autobiographique aux beaux jours de la radio dans les années 30. Woody Allen raconte son enfance bercée par la radio avec un scénario riche en détails et une mise en scène parfaite. La voie-off qui accompagne tout le film ainsi que les superbes décors donnent un ton touchant et nostalgique à "Radio Days" qui ferait presque passer le film pour un conte. Un hommage touchant à une époque révolue, un des meilleurs films de Woody Allen.
Un Woody Allen mineur, bien que parfois très drôle et surtout rythmé par la présence quasiment constante de la musique. Radio Days est donc avant tout un film musical, mais aussi quelque peu bancal ( je veux parler de la structure diégétique du film: on passe de façon incohérente des souvenirs d'enfance du réalisateur aux incidents de Mia Farrow. Ainsi, Radio Days est un film un tantinet mal construit, ou du moins bizarrement construit ). En revanche, l'interprétation est excellente et le film est plutôt bien réalisé ( mais un brin convenu ). L'idée de départ est très intéressante: faire d'une radio le personnage principal d'un film est une idée plutôt incomparable et atypique, et la musique ( que ce soit In The Mood de Glen Miller, un morceau de tango ou encore une chanson d'avant-guerre... ) joue un rôle à part entière dans la famille juive de Woody Allen. Au bout du compte, Radio Days déroute plus qu'il n'impressionne, et l'on n'a parfois du mal à suivre les différentes histoires ( faute d'un montage baclé ? ). Allez Woody, on ne t'en veut pas, car tu t'es bien rattrapé avec Alice et Crimes et Délits...
Encore un film excellent de la part de Woody Allen dans lequel on retrouve une fois de plus Mia Farrow, absolument épatante dans ce rôle ... Une ambiance légère et envoutante, avec un petit air nostalgique absolument charmant, tout cela au rythme d'une bande-originale très agréable et d'une mise en scène de grande qualité...
Des anecdotes autour de la radio. Cet objet du quotidien de New York des années trente. Amusant et sans prétention comme cette dame qui écoute un ventriloque à la radio !!!!!! C'est un film plutôt réjouissant et qui dresse un portrait nostalgique d'une époque où enfant (Woody Allen lui-même je suppose), les émotions sont avant-tout sensorielles et en cela la radio qui véhicule toutes sortes sorte de fantasmes car s'adressant purement à l'imagination est une invention formidable. Un bon moment
Radio Days est un film léger de la filmographie de Woody Allen. Peu connu ou peu mis en valeur, il mérite tout de même, une meilleure reconnaissance.
Entre anecdotes racontés, et récits racontant l'évolution de la radio, c'est un film drôle, touchant et sensible à la période ciblé. Le film a tout pour rassembler comme un film qu'on pourrait ressentir durant des fêtes de fin d'années. Sa légèreté rend le film souriant et divertissant.