Un film subtil et doucereux illustrant le déphasage de personnages, trop en avance ou en retard sur le monde qui les entoure, et qui doivent en un sens se resynchroniser avec leur vie. Avec beaucoup d'à-propos et sans chercher à en rajouter, Fabrice Luchini livre une composition touchante face à une Leila Bekhti dont la sobriété fait merveille, dans un récit linéaire assez évident mais plutôt joliment mis en scène.
Si c'est une comédie, je me demande quand il faut rire.... La partie drame est effectivement triste mais qu'est-ce qu'on s'ennuie.... Les personnages ne sont pas intéressants (surtout l'infirmier qui parle aux objets.......). L'intrigue principale est inintéressante et répétitive... L'intrigue secondaire de l'orthophoniste est amenée telle un cheveux sur la soupe et n'apporte rien au film. On dirait presque qu'ils ont ajouté ça après coup. Et le truc de l'infirmier dragueur est d'une lourdeur a la limite du vomitif.... Bref.... Film sans intérêt...
De prime abord, on aurait du mal à voir ce qui différencie ‘Un homme pressé” de tant d’autres comédies dramatiques françaises : on y découvre un homme obligé de changer son regard sur le monde suite à un accident de la vie, et qui comprend, au fur et à mesure de sa reconstruction, qu’il est peut-être passé à côté de quelque chose d’essentiel, la petite touche socio-économique provenant du constat que le bonheur est à trouver dans les choses simples et non dans l’ambition et le pouvoir : un éloge de la “lenteur” qui trouve tout son sens dans l’histoire qui est racontée ici. Voilà pour la facture dramatique. L’homme, c’est Alain Wapler, un concepteur automobile impitoyable et distant, toujours sur la brèche comme l’indique le titre du film, et l’incident, c’est un AVC qui le laisse diminué, victime de graves troubles de la parole et de la mémoire. Ca, c’est pour le côté comédie, avec toutes les méprises et les quiproquos qui peuvent naître d’une syntaxe défaillante. Ni l'arriviste prêt à bondir sur le trône vacant, ni la logopède bienveillante au caractère bien trempé, qui poursuit ses propres démons, ne sont oubliés, mais il ne sont là que pour laisser un peu le scénario respirer. Car l’homme réel derrière l’homme fictionnel, c’est Fabrice Luchini, éternel histrion du cinéma français abonné depuis quelques années aux rôles plus “intérieurs”. Voir cet acteur pour qui les mots et la diction sont si essentiels trébucher à répétition sur la langue française est réjouissant, et il a l’air de beaucoup s’amuser. Du coup, dans une certaine mesure, le spectateur aussi.
Fabrice Luchini et Leila Bekhti font surnager un film prévisible et mielleux. L’humour repose sur un seul artifice efficace dans un 1er temps mais qui finit par s’essouffler. De la gentille comédie qui ne restera pas dans les mémoires.
J’ai trouvé le début assez amusant : un homme d’affaires renommé - et surmené - fait un AVC, à son réveil il s’exprime en mettant un mot à la place d’un autre. Je pense que seul Fabrice Luchini pouvait interpréter ce rôle en étant amusant sans être ridicule. Néanmoins, j’ai trouvé que l’histoire s'essouffle un peu vite. Passée la surprise de ce handicap et les situations amusantes qu’il peut amener, on sait d’avance tout ce qui va se passer que ce soit dans ses relations avec son orthophoniste (Leïla Bekhti) ou sa fille (Rebecca Marder). C’est plein de bons sentiments prévisibles. Je n’ai pas trouvé beaucoup d’intérêt à ce film, une fois la première demie heure passée car on retombe toujours sur les mêmes situations d’erreurs de langage qui peuvent faire sourire au début mais qui lassent assez rapidement car elles ne se renouvellent pas.
Avant de commencer par parler du film en lui-même qui n’est pas mauvais du tout, je vais vous faire part de ce que j’ai ressenti du message issu du livre dont il est adapté, J'étais un homme pressé de Christian Streiff. Il ne faut pas nous faire croire que la guérison se joue uniquement à la motivation en occultant l’importance qu’à l’aspect financier pour les malades. Le même AVC pour un simple employé qui n’a pas de chauffeur ou de femmes à tout faire, la seule volonté ne suffira pas. Surtout que le simple salarié s’il se fait licencier, il n’aura pas la largesse financière pour faire comme si de rien était et n’aura pas le réseau pour rebondir dans sa vie. Voilà je voulais juste pousser un petit coup de gueule sur la morale de tout cela. Parlons maintenant du film ! Le duo Fabrice Luchini & Leïla Bekhti sont génialissimes. Fabrice Luchini reste un ténor qui à mon goût donne toute sa valeur à cette comédie dramatique. C’est le deuxième film de suite que j’apprécie de Leïla Bekhti. Son sens de la répartie fait encore une fois mouche. Moi qui ne la supportais pas, on est en bonne voie. Un mélange expérience et fougue de la jeunesse efficace. Sans oublier Igor Gotesman que je n’avais jamais vu auparavant et qui sonne comme une révélation. Tous ces acteurs vont réussir à créer de l’émotion. On va se laisser porter par l’histoire qui jongle bien entre moments joyeux, d'autres plus triste sans oublier le brin d’humour. Il ne faudra pas se sentir coupable de rire de ce pauvre homme qui sort des phrases qui n’ont ni queue ni tête. Grâce à son casting impeccable qui sublime le récit, UN HOMME PRESSÉ ce regard agréablement.
La reconstruction d’un homme puissant victime d’un AVC. Une comédie tendre et sympathique mais beaucoup trop mièvre malgré la présence de Luchini et de la lumineuse Leïla Bekhti.
Le mal du cinéma français, c'est que l'on regorge de bon acteur, mais qu'on simplifie nos scénarios en situation convenue et comédie sans âme. J'admets faire une généralité facile, mais ce manque criant d'ambition de jeu et de texte me manque. Et avec les immenses Luchini & Bekhti, on a pas le droit de finir par voir çà !
Un bon Luchini qui, par sa diction naturelle, maîtrise à merveille le langage de Jean Tardieu « Un mot pour un autre ». Un récit inspiré d’une histoire vraie, et même si le film emploie des violons en pleurs, je suis admiratif pour le personnage auquel Fabrice Luchini rend hommage : Christian Streiff, ancien PDG de Peugeot, victime d’un AVC. Il lui a fallu trois longues années pour se reconstruire. Même s’il dit que le personnage interprété par Fabrice Luchini est loin de lui, il reste que son épouse, dans un article du Monde, a déclaré que ses enfants devaient prendre rendez-vous avec leur père ! Après réflexion, le personnage Alain, incarné par Fabrice Luchini, n’était pas si éloigné de Christian Streiff. A part la charge émotionnelle appuyée par une bande musicale larmoyante, "Un homme pressé", d'une facture classique, est instructif sur cet accident vasculaire cérébral, sur les dégâts cognitifs et sur le combat mené pour se reconstruire.
L'image qu'on a de Fabrice Luchini, c'est celle d'un artiste volubile, passionné par la littérature, le verbe, la langue française. Alors, là, le voir incapable de parler correctement suite à un AVC, on pourrait trouver ça savoureux si la maladie n'était pas aussi grave. Non seulement la maladie mais tout ce qu'elle va entraîner pour lui derrière : convalescence, reprise du travail, lien avec sa fille. Comme pour Le Mystère Henri Pick, cette épreuve va lui permettre de se retrouver. Quelque part, il fallait peut-être qu'il en passe par là pour retrouver son humanité que sa fonction de grand patron lui avait fait perdre. C'est-à-dire passer du temps avec sa fille. Être moins speed. Plus attentif aux autres. La présence de sa fille, de son chien et de l’orthophoniste seront très importantes. Sans eux, il serait mort. J'aime ces gens au bord du gouffre, voire même un peu dedans, et qui décident de prendre leur destin en main, de prendre du plaisir, de changer de vie, d'avoir des projets. Même s'il a été jeté de son entreprise comme une vieille chaussette et qu'il y aurait matière à se révolter, je préfère voir le côté positif que la violence du monde de l'entreprise. Faire de la randonnée avec sa fille et son chien, ça n'a pas de prix.