Avis : Green Book : Sur les routes du sud - Page 10
Green Book : Sur les routes du sud
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ATHMOS.ONER
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4,5
Publiée le 14 février 2019
Dans l’Amérique ségrégationniste des années 60, les afro-américains disposaient d’un guide pour trouver des hôtels et restaurants réservés aux « gens de couleurs ». Ce livre s’intitulait « The N***o Motorist Green-Book ». On comprend alors la portée du dernier film de Peter Farrelly, « Green Book », biopic qui relate les débuts de la relation entre Tony Lip et Don Shirley. Au départ, tout les oppose, l’un est Italo-Américain, tchatcheur un peu beauf, élevé dans le Bronx, l’autre est un pianiste de renommée mondiale, maniéré et bien éduqué, dont Stravinsky disait de lui que « sa virtuosité est digne des dieux ». L’unique raison qui les oblige à partir en tournée ensemble est toute simple, Tony a besoin d’argent, Dr Don Shirley a besoin d’un homme débrouillard pour assurer sa sécurité dans le sud des USA réputé pour son racisme et son manque de tolérance. C’est ainsi que commence un long voyage, confiné dans une Cadillac DeVille, qui, bien qu’immense, montre vite des limites pour préserver l’intimité. Tony, le bien nommé « The Lip », est toujours partant pour parler, clope au bec ou la bouche pleine, Shirley ne supporte pas la fumée, le bruit et la grossièreté. Contraint de travailler ensemble, ils finissent par arrondir les angles et surtout, prennent le temps de se connaitre durant ces longues heures passées le long de routes emblématiques, empruntes d’une belle mélancolie des sixties. Une fois que les supposées frontières et préjugés liés à leurs couleurs de peaux sont dépassés, le duo se surprend à apprécier les nuances perçues chez l’autre et commence à se respecter et à s’attacher, entre deux joutes verbales ! L’excellent scénario, co-écrit par Nick Vallelonga (qui n'est autre que le fils aîné de Tony Lip) est magnifiquement filmé, paré de couleurs chaudes et dispose d’une reconstitution d’époque à faire pâlir d’envie n’importe quel musée et chef costumier. L’interprétation est excellente même dans les seconds rôles, mais c’est clairement la paire Viggo Mortensen et Mahershala Ali, dont l’alchimie fait des étincelles, qui porte le film. Ce road-movie, de facture classique en apparence, fourmille pourtant de belles réussites. Tout d’abord, même s’il frôle la caricature et les bons sentiments tout au long du film, sa finesse lui permet d’échapper au moindre faux pas et évite l’écueil de la niaiserie. Ensuite, il nous montre que les préjugés ont la dent dure mais qu’avec du temps et du courage il est possible de découvrir l’humanité chez celui que l’on rejetait. En total écho avec les déclarations de Trump, le racisme ordinaire et butté fait sentir le poids et la stupidité des injustices qu’il créé. La route de l’égalité totale entre les différentes communautés est longue et sinueuse, les obstacles et ralentissements sont encore bien présents, mais nous avons tous la possibilité de rendre le trajet meilleur.
Dans toutes les histoires voulant dégouliner de bons sentiments, on évoquait la traite des noirs pas le "dominateur" blanc. On avait toujours cette vision unilatérale. Mais pour une fois, on évoque l'histoire d'un homme noir qui a réussi grâce à son don, en montrant comment il est perçu par les autres noirs, qui eux, sont encore soumis à leur condition de l'époque. J'ai trouvé ce regard innovateur, bien pensé et bien traité. Quand Ali Mahershala, dans une prestation magistrale, l'évoque dans le film, on en a les poils qui s'irisent. Puis rappelons qui s'agit d'une histoire vraie ! Chapeau !
Rarement un film n’aura aussi bien abordé le racisme et l’apartheid américain que « Green Book ». Car contrairement à beaucoup d’autres il traite avec bonne humeur ce sujet si grave. Mais attention, bonne humeur ne veut pas dire bouffonneries. Car si la bonne humeur est quasi constante, elle laisse place à la gravité du propos traité quand il le faut, si bien que ce « Green Book » est un parfait alliage de rires (on rit vraiment beaucoup) et d’émotions. Alors parfois il y a de la colère, parfois du découragement, parfois de l’incompréhension, mais toujours toujours une réplique bien sentie, un petit évènement, une remarque viennent nous redonner le sourire. Et c’est le gros point fort du film, répondre à la bêtise la plus crasse par une bonne humeur parfaitement incarnée par Tony Lip, qui est magistralement porté par Viggo Mortensen qui prouve une nouvelle fois qui l’est un des très grands acteurs de ce début de siècle.
Mais il fallait bien quelqu’un à la hauteur pour lui donner la réplique et Mahershala Ali n’est pas en reste relevant haut la main le défi. Il convient de s’attarder sur ce duo, car tout (ou presque) repose sur lui. Et quel duo, dès les 1ers kilomètres passés avec eux on ne peut plus se passer de leurs incessantes chamailleries et peu à peu nous sommes témoin d’une complicité naissante, puis grandissante (toujours en ce chamaillant) qui plus elle croit, plus elle nous fait aimer ces 2 personnages haut en couleur que tout oppose au début. Une opposition jusque dans le langage et les mimiques, entre un Don Shirley bien trop guindé et emprunté et un Tony Lip mal dégrossi. Ces différences sont non seulement à l’origine de la plus part des moments de rires (vraiment nombreux), mais sont surtout toute la leçon du film, s’enrichir de l’autre au lieu de s’en défier. Car « Green Book » parle avant tout de tolérance, comme rarement un film n’en aura aussi bien parlé, et le tout sans angélisme, sans caricature, ni didactisme, ni morale, « Green Book » sonne incroyablement juste.
Et encore je ne fais qu’effleurer le duo Tony Lip, Don Shirley qui va, sous nos yeux, sacrément évoluer l’un grâce à l’autre, chacun rendant l’autre meilleur si bien qu’à la fin on a le sourire jusqu’aux oreilles et on a qu’une envie, repartir faire un tour des USA avec eux. A l’image de ce formidable duo (qui clairement va me marquer à l’instar des plus grands duos du cinéma, Django-Dr Schultz par exemple) « Green Book » est puissant, beau, amusant, un hymne vibrant et juste à la tolérance et à l'humanisme car avec un peu plus de Tony Lip et de Don Shilrley ce monde irait tellement mieux. Un grand moment de cinéma, à voir absolument.
"Green Book : Sur les routes du sud" est un des multiples films qui sort au moment des Oscars. De ce postulat de base, en lançant le visionnage du film, je n'en attendais vraiment pas grand-chose. J'avais rapidement lu le synopsis du projet, que j'avais trouvé sympathique sans pour autant être convaincu, et je n'avais regardé aucune bande-annonce. Me laissant influencer par les nombreuses critiques élogieuses envers ce long-métrage, je me suis donc lancé. Et ce fut une belle surprise. Comme quoi, les plus belles séances sont celles dont on n'en attend rien ! Ce long-métrage est un véritablement excellent et il mérite amplement ses récompenses. Et pourtant, la réussite du film est assez simple si on n'y pense bien. Nous ne sommes pas face à une mise en scène absolument dantesque, ni même face à une bande-son qui obligatoirement reste en tête (même si les partitions du pianiste sont excellentes). Mais tout tient par une chose essentielle : la qualité d'écriture et le talent des acteurs. Le film est beaucoup plus subtil que ce que laisse penser le synopsis. Nous ne sommes pas dans un film où le racisme n'est pas bien et où les blancs sont principalement des mauvaises personnes. Le long-métrage va beaucoup plus jouer avec cela, notamment grâce à nos deux personnages principaux. Tony est montré comme un homme arrogant et prétentieux, qui se veut finalement avoir un grand cœur. Quant à Don, il est montré comme un homme noble et intelligent, mais horriblement déconnecté de la réalité. Les deux personnages vont donc avoir un développement très intéressant et en parallèle, les rendant extrêmement attachants, tout en étant superbement bien joué par leurs interprètes. Leurs dialogues alternant entre grandes leçons de vie et humour bien assaisonné. Le tout est donc très agréable. Et bien que le film puisse être long en durée, on ne voit pas le temps passer. Moi qui suis un adepte des films parfaitement bien rythmé, j'avais un peu peur. Pourtant, je certifie que jamais le film ne m'a lassé. Le projet est donc une véritable réussite et il est vraiment à voir. Il mérite complètement ses récompenses et a été une véritable surprise pour moi. Pour conclure, un résultat inattendu.
Nick Vallelonga, Brian Hayes Currie et Peter Farrelly sont les coproducteurs et scénaristes de cette comédie dramatique biographique également réalisée par Peter Farrelly.
Une œuvre largement appréciée et récompensée par le monde du septième art doublée d'un succès public tout aussi conséquent.
Le film s'inspire de l'histoire vraie du pianiste et compositeur classique et jazz afro-américain Donald Walbridge Shirley (1927-2013) et du videur et plus tard acteur italo-américain Frank Anthony Vallelonga Sr. connu sous le nom de Tony Lip (1930-2013), qui a servi de chauffeur et garde du corps à Shirley lors d'une tournée dans le Sud Profond en 1962, spoiler: au cours de laquelle les deux sont devenus amis pour la vie .
Un « crowd-pleaser » qui ne laisse personne indifférent grâce à la finesse et à l'acuité de son analyse sociologique, qui démontre que spoiler: lorsque parlent l'éducation, l'expérience et la raison – mais avant tout l'intelligence émotionnelle et intellectuelle – de nombreuses tensions peuvent être apaisées et des conflits résolus .
Sauf, lorsque spoiler: persiste une absence chronique des vertus précitées, dans des zones qui refusent désespérément toute parole d’enseignement et de sagesse .
Le film est basé sur les performances phénoménales de Viggo Mortensen, Mahershala Ali et Linda Cardellini, respectivement dans les rôles de Don Shirley, Tony Lip et Dolores, son épouse décédée en 1999.
« Green Book » a été présenté en avant-première et distingué au Festival de Toronto avant d’être nommé pour cinq Oscars, remportant trois statuettes pour le Meilleur Film, le Meilleur Scénario Original et le Meilleur Second Rôle Masculin pour Mahershala Ali. Il a également été nommé cinq fois aux Golden Globe Awards, remportant le Prix du Meilleur Film Musical ou Comique. Finalement, le National Board of Review lui a décerné le Prix du Meilleur Film et il a également été reconnu comme l’un des 10 Meilleurs Films de l’Année par l’American Film Institute.
Une sacrée surprise de la part de Peter Farrelly, auteur des navets Mary à tout prix ou encore Dumb et Dumber (film considéré par un certain nombre comme culte, mais que j'ai trouvé nullissime) ; de délivrer avec brio un film touchant et très sérieux à la fois. L'histoire est plutôt intéressante et le pitch est plutôt original même si la thématique derrière ne l'est pas (la question du racisme aux États-Unis dans les années 60). Ironie du calendrier, le film est sorti à peu près en même temps que la série de bavure policière aux États-Unis à l'encontre des minorités noires et du mouvement Black Lives Matter et cela lui confère un certain écho. Le film a un côté un peu trop mélodramatique pour moi (et parfois très cliché de ce genre de comédie) : la dispute sous la pluie, le personnage central cumulant toutes les minorités (de couleur de peau, sexuelle, appartenant à une élité détesté par les rednecks au point que rappeler que le film est inspiré d'une histoire est bien la seule chose qui rend ce personnage crédible), les scènes de rire et celles de pleurs…. De la même manière, je l'ai trouvé assez longuet. Néanmoins, ça reste une comédie tout de même très plaisante à regarder. Viggo Mortensen est un parfait transformiste : il incarne ici à la perfection un Américain d'origine italienne en surpoids et à aucun moment, on ne doute de la crédibilité de sa performance. Quant à Mahershala Ali, il est parfaitement casté en gentleman droit et rigide et a une classe absolue. C'est un bon feel-good movie, même si son succès critique me semble un poil exagéré (ce n'est pas le seul film traitant de ce sujet, ni le plus marquant).
Histoire vraie avec une complicité extraordinaire entre ces deux personnages. Elle met en valeur l’absurdité du racisme qui persiste en Alabama, Mississipi, Louisiane, et autres régions du Sud. Les échanges entre Don et Tony sont magistraux.. Très bon film
On pourrait croire, qu'avec un tel titre, on va se plonger dans un livre vert le long d'une route du Midwest ou de l'Alabama... Et bien non, pas du tout, un livre ne servant qu'à nous indiquer les itinéraires pour population "noire". Une histoire vraie qui par moment est très crue mais reste "calme" dans tous ses aspect, du bar en soirée au restaurant à la même heure jusqu'au champ de récolte forcée, tous remet en cause la place de cet homme noir, d'apparence totalement banal mais qui pourtant, l'est, mais reste avant tous, un pianiste et le meilleur de son époque dans son domaine. Une complicité assez déroutante au départ, à se demander combien de temps nos 2 compères vont bien pouvoir se supporter étant donner que l'un est un "homme à tout faire" et recherche un nouveau job pour 2 mois, et l'autre en snobe très droit et classe ne voulant aucune familiarité en son saint espace. Les routes du sud se suivent et nous y voyons 2 hommes, au départ opposés, apprennent à se connaître et finalement, se pardonne mutuellement. spoiler: La scène des morceaux de poulet fris est juste une perle et montre comment cette simple virée américaine se transforme en film comique. Une Amérique justement profonde ou l'on côtoye très clairement spoiler: les racistes de l'apartheid qui invitent cet artiste mais veulent le faire manger et dormir en chambre de bonne ou limite, dans le placard à ballait. Un film qui montre la connerie démentielle de cette partie historique de l'Amérique, ou le seul blanc engager par un noir, ne va pas supporter très longtemps, cette non civilisation jusqu'à se laisser s'emporter. Une très bonne moral sur la fin, pour une épopée très bien faite. "Green Book" ? Non, "Black and White Road".
Green Book porte en son titre le périple à venir, cette somme de trajets et de haltes musicales qui suivent le planning de l’artiste et s’égrainent, la nuit tombée, dans deux hébergements que le fameux livre vert permet de distinguer. Il orchestre ainsi une rencontre, celle de deux cultures opposées qu’un espace clos – la Cadillac bleue avec, sur le siège de devant, des restes de nourriture tout près du paquet de cigarettes et du journal – va réunir : au volant, Tony, populaire et bon vivant qui peine à museler son franc-parler ; sur la banquette arrière, le docteur Don Shirley, musicien précieux et cultivé. Et ce qui devait arriver arriva : le conflit initial se mue peu à peu en découverte réciproque, en amitié enfin ; c’est dire que le récit suit une trajectoire similaire à celle d’un apprentissage au terme duquel chacun aura appris de l’autre et corrigé ses erreurs. Œuvre d’intégration qui chante l’humain dans son droit fondamental à la différence, Green Book se démarque néanmoins des stéréotypes ainsi mis en place par l’originalité de son ton et la beauté de sa mise en scène. Car Peter Farrelly réussit l’exploit de conjuguer ce qui fait l’essence de son cinéma – à savoir la grossièreté au service d’une peinture de l’amitié – avec l’âpreté d’une société américaine meurtrie par le racisme et la ségrégation. Or, l’Histoire n’apparaît jamais ici comme démonstrative ou artificielle ; non, nous la vivons avec les personnages, au gré des pauses, des altercations, des repas, des concerts, et de toutes les discussions qui scandent les voyages. Il y a une simplicité et une justesse d’écriture qui suffisent à ancrer notre duo dans leur époque : le langage fleuri de Tony dissone avec la poésie qui se dégage des propos de Shirley, et pourtant les deux niveaux de langue se rassemblent pour jouer à l’unisson l’un de l’autre une même partition. Les lettres adressées à Dolores en sont un bel exemple. Le langage et le corps vont de pair : la lourdeur des formules et des pensées du chauffeur traduisent son appétit et, au-delà des enfilades de cuisses de poulet et de hot-dogs, dont il remporte le concours du plus gros mangeur par vingt-six contre vingt-quatre (50 dollars !), son rapport au monde, un rapport lourd de préjugés. La préciosité de Shirley divulgue mal sa peur devant une violence qu’il ne parvient à contrôler ; elle résulte d’un isolement de sa personne en raison de sa couleur de peau pour les Blancs, de son niveau intellectuel et de sa réussite professionnelle pour les Noirs, deux critères qui l’empêchent de se rattacher à la communauté afro-américaine. Shirley est un exilé, contraint de sillonner des contrées qu’il ne connaît pas et qu’il se contente de traverser, de jour de préférence : descendre de la voiture, poser ses valises pour les rembarquer le lendemain. Encore et encore. L’itinérance est la traduction de son piétinement existentiel, accentué par une sexualité qu’il peine à accepter et ne peut révéler au grand jour. Pourtant, ces thèmes forts – racisme, homosexualité latente – imprègnent l’œuvre sans jamais l’envahir, y coulent de la manière la plus naturelle qui soit, aidés par des dialogues subtils et des acteurs au sommet de leur art. Car la relation qui unit Viggo Mortensen à Mahershala Ali a ce quelque chose de beau, cette pureté du geste où un simple regard en dit plus long que le plus long des discours, qui la rend magnifique, bouleversante, inoubliable. Et on vibre devant Green Book au volant de la Cadillac bleue : on aura rarement fait une aussi belle rencontre de cinéma, bercé par ce mélange de classique et de jazz, de poésie et de grossièretés, de salade et de pizza dévorée sur un lit d’hôtel (après l’avoir pliée en deux, type sandwich). L’une des œuvres les plus importantes de l’année 2019, et un passeport qui invite le spectateur à sillonner l’humain, aussi étroites en soient les routes.
Je n'aime pas le cinéma des frères Farrelly, alors là il n'y en a qu'un, mais rien ne change, je trouve toujours ça aussi stupide et vulgaire. Alors oui on passe de la comédie potache au road movie dramatique sur fond de discrimination raciale, mais ça ne change rien, c'est d'une vulgarité, d'une bêtise à toute épreuve.
Je ne sais même pas d'où viennent les critiques positives de ce truc, qui est d'un ennui profond... Ici tout y est cliché. La seule différence avec les autres productions du genre c'est que pour une fois le rôle du bourgeois est joué par un noir et le rôle du prolo par un blanc. Ce qui permet bien sûr de caricaturer encore plus le prolétaire.
Bon déjà la tronche de Mortensen m'énerve, pas que je n'aime pas cet acteur, mais là le mec bedonnant, grossier, vulgaire, qui parle avec un faux accent italien... je ne peux pas, c'est pas possible. Je n'y crois pas... Et pourquoi je n'y crois pas ? je l'ai vu dans tellement d'autres films où il est à l'opposé... je ne crois pas au contre emploi.
Je ne connais pas Mahershala Ali, donc je peux dire qu'il s'en sort mieux, même s'il n'est lui-même qu'une caricature du bourgeois maniéré. Tellement caricatural qu'il est en est ridicule. Sauf que moi ça ne me fait pas rire, je soupire et j'ai juste envie que ce trop long métrage se termine.
Donc l'histoire est connu c'est un mec raciste qui va devenir un peu moins raciste et un bourgeois qui va apprécier quelques trucs de prolos au fur et à mesure... Intouchables c'était pareil hein...
Le problème c'est que le film ne va s'éviter aucune grossièreté pour caractériser le personnage de Mortensen, que le réalisateur n'a aucune idée de comment raccorder les scènes entre elles, que tout ça n'est finalement qu'une juxtaposition de sketchs où ils s'aident l'un l'autre dans un milieu raciste et hostile. Par exemple les deux personnages sont dans la voiture, parlent d'un sujet, enchaînent sur un autre sans lien logique entre les deux. Il fallait juste passer, artificiellement, de la blague à l'information dont le spectateur avait besoin pour continuer le film. C'est du bricolage.
Bien sûr tout est cousu de fil blanc, rien ne surprend jamais, aucune blague, aucune remarque, aucune réflexion... même la fin est d'un cliché et d'un prévisible que je l'avais devinée dès le départ. Genre le mec demande à être rentré pour Noël... à ton avis ? qu'est ce qu'il va se passer ?
Ce n'est ni original, ni imaginatif et le pire dans tout ça c'est qu'à aucun moment on a quelque chose de bien filmé, un beau plan sur des acteurs qui jouent bien. C'est juste de néant... Et le film met deux heures à se rendre compte de ce que le spectateur a remarqué depuis le début, Mortensen a plus a voir avec la culture noir que Mahershala Ali, parce que la majorité des noirs sont des prolétaires comme lui. Et qu'a contrario l'autre a tous les codes de la grande bourgeoisie mais ne peut pas s'y intégrer à cause du racisme... Waouh... fallait vraiment un film pour cette trouvaille ?
En plus je déteste cette manière de filmer les lieux, ou plutôt devrais-je dire, de ne pas filmer les lieux, ils s'enchaînent on ne voit rien ou presque, on n'a pas l'impression d'être dans le sud des États-Unis ni rien... c'est principalement des lieux clos qui pourraient être n'importe où... Alors si le message du film c'est que nord ou sud ça ne change rien... pourquoi pas, mais à part dans un dialogue vite fait ça n'est jamais réellement évoqué et surtout ça n'excuse pas cette négation du décor et de la géographie.
Bref on a un gentil film qui va sans doute tout faire pour gagner des gentils oscar, qui est bien dans l'air du temps... qui ne dit rien de plus que des banalités, qui est laid, inintéressant, pas pensé, pas réalisé et d'un ennui cosmique.
C'est mignon. Esthétique. Intéressant. Parfois drôle. Mais c'est une caricature de film américain avec son déluge de bons sentiments. Ses rebondissements attendus et son happy end. Bref. Bon moment. Mais c'est pas non plus un chef d'œuvre.
phénoménal , cela sent les Oscars. Film plein d'humanité , la relation entre un chauffeur homme de main Tonny la Tchatche , et son patron musicien de talent et noir , avec les problèmes de ségrégations dans le Sud des USA , dans les années 60. magistral.
Green Book est un film qui a du coeur et ça se ressent ! Un film très drôle mais qui sait alterner les scènes comiques et les scènes dramatique de façon à ce que le sujet abordé et traité , assez puissant et poignant , ne tombe jamais dans la lourdeur . Deux grands acteurs pour deux interprétations exceptionnelle ; mention spéciale pour Viggo Mortensen grandiose dans son rôle . On passe un super moment devant ce road movie , touchant , sincère et humain , qui fait vraiment du bien . Merci ! Ma note : 9.5/10