Mon compte
    Green Book : Sur les routes du sud
    note moyenne
    4,5
    25363 notes dont 1180 critiques
    répartition des 1180 critiques par note
    452 critiques
    569 critiques
    116 critiques
    33 critiques
    7 critiques
    3 critiques
    Votre avis sur Green Book : Sur les routes du sud ?

    1180 critiques spectateurs

    bobmorane63
    bobmorane63

    Suivre son activité 107 abonnés Lire ses 1 593 critiques

    4,0
    Publiée le 25 février 2019
    Après avoir fait de nombreuses comédies avec son frère Bobby avec des hits comme "Mary à tout prix" par exemple puis ensuite voyant leur cinéma copiés par d'autres films, Peter Farrelly se fait en 2019 un long métrage en solo et nous revient à une comédie dramatique tirée d'une histoire vraie d'un Italo-Américain cherchant un poste a durés déterminé de chauffeur se voit conduire pour un Afro-Américain musicien pour une tournée dans le Sud des Etats-Unis, on est en 1962, période de l'apartheid. La première partie nous présente les personnages qui font connaissance sur les routes, le chauffeur mangeant des hots dogs et hamburgers discutant avec son chauffeur qui lui reproche souvent de regarder plutôt sa route et ce dernier musicien qui lui donne de bonnes résolutions comme ne pas voler par exemple. Ensuite, de temps en temps, c'est moins drole avec par exemple les lieux publics interdit aux noirs dont le musicien est victime mais les deux personnages principaux vont se tisser des liens d'amitié. J'ai beaucoup aimé ce film touchant, drole, un peu rageur des fois mais on sort de la salle de cinéma avec sourire comme quoi ètre solidaire, s'aider peuvent amener à de belles choses. Bonne mise en scène, musique d'époque sympathique, il y a aussi deux bons comédiens comme Viggo Mortensen qui a pris des kilos et demeurant crédible en Rital et Mahershala Ali excellent. Une belle oeuvre a découvrir.
    andika
    andika

    Suivre son activité 85 abonnés Lire ses 320 critiques

    4,5
    Publiée le 31 janvier 2019
    Green book, c'est l'histoire d'une rencontre, d'un voyage, d'une amitié. Une fantastique aventure humaine qui montre qu'avec l'art on peut réveiller les émotions de chacun et ainsi, révéler l'humanité dans toute sa splendeur. Ce film permet également une introspection de chaque personne qui le regardera, quelle que soit son origine, sa couleur, ses goûts, sa sensibilité. On teste ses limites et on se rend compte de ce qui est vraiment important dans la vie. Un film indispensable tant il suinte l'humanité.
    AM11
    AM11

    Suivre son activité 3614 abonnés Lire ses 6 212 critiques

    3,5
    Publiée le 4 mars 2019
    Un voyage sur la tolérance au cœur de l'intolérance. "Dumb and Dumber", "Mary à tout prix", "L'amour extra large", "Hall Pass". Quand on voit les précédents films de Peter Farrelly, on peut s'étonner de le retrouver à la tête d'un tel projet et pourtant c'est une réussite. Ce que je veux dire par là, c'est qu'il avait l'habitude des comédies sympathiques, mais plutôt basiques alors qu'ici, il nous propose un vrai feel good movie avec un beau message de fond. Tony et Doc sont deux personnes différentes qui vont apprendre à se découvrir durant ce trip au cœur de l'Amérique profonde. On pourrait croire que c'est un voyage à sens unique avec le cliché du raciste qui va voir ses préjuger évoluer, mais non, le voyage va profiter aux deux. Tony va se rendre compte qu'il a plus de choses en commun avec Doc une fois loin de son quartier tandis que ce musicien talentueux va enfin trouver sa place, lui qui n'était accepté par personne, car mal compris par les uns et rejeté par les autres en raison de sa réussite et de sa façon d'être. Une ode à la tolérance qui place les personnages face à des actes de racisme communs à une époque où la ségrégation était normale et autorisée. Le schéma du film est toujours le même avec le trajet, l'arrivée dans une nouvelle vie, l'hôtel, le concert et une nouvelle difficulté, ce qui est un peu dommage, mais heureusement, on ne ressent jamais de lassitude. Viggo Mortensen et Mahershala Ali sont excellents et portent tout le film. Leur duo fonctionne à merveille entre humour et leçons de vie. C'est ce qui fait le charme de "Green Book", un film au sujet fort avec un traitement léger, mais aussi intelligent. Si je ne suis peut-être pas aussi emballé que le grand public, il faut reconnaître que c'est un bon film avec de très beaux moments.
    Malevolent Reviews
    Malevolent Reviews

    Suivre son activité 676 abonnés Lire ses 3 207 critiques

    4,5
    Publiée le 21 mars 2019
    Alors habitué aux comédies loufoques avec son frère, Peter Farrelly se lance pourtant dans le biopic avec l'histoire vraie de Tony Lip, homme de main italo-américain raciste jusqu'à la moelle, qui va servir de chauffeur pour le grand musicien Don Shirley, dandy maniéré et noir de surcroit. D'abord réticent mais finalement d'accord car grassement payé, Tony va peu à peu apprendre à connaitre ce passager plein de mystères et l'aider à se tirer de mauvais pas dans une Amérique pas encore tolérante envers les afro-américains. L'histoire, on l'a vue des centaines de fois. Cette histoire de raciste qui change sa vision du monde et qui découvre de nouvelles valeurs. Et pourtant, non pas parce qu'elle tirée de faits réels, celle-ci nous va droit au cœur grâce à la mise en scène envolée de Peter Farrelly, aux touches d'humour omniprésentes, à la justesse du duo d'acteurs (tout simplement impressionnants Viggo Mortensen et Mahershala Ali) et au rythme soutenu de ce road-movie plein de péripéties aussi prévisibles que touchantes. Car oui, on pourra toujours critiquer la facilité du contenu et le déjà vu de la forme, mais il est de ces films qui font du bien et Green Book en fait indéniablement partie.
    Eselce
    Eselce

    Suivre son activité 591 abonnés Lire ses 4 215 critiques

    5,0
    Publiée le 3 avril 2019
    Tout aimé, du début à la fin ! L'accent et les intonnation de V. Mortensen, l'aspect élégant et courtois de M. ALI... Les acteur sont très haut de gamme, l'histoire est prenante et travaillée, l'ambiance est à la fois détendue et humoristique, simple. On appréciera les lettres et l'évolution des deux personnages avec un enrichissement réciproque et une amitié indéniable malgré les écarts de milieux, de langage, de mode de vie, de culture. J'ai eu l'impression de revoir "Intouchables", made in America. Un excellent road movie !
    Naughty Dog
    Naughty Dog

    Suivre son activité 469 abonnés Lire ses 303 critiques

    4,0
    Publiée le 12 janvier 2019
    Peter Farrelly, auteur de comédies cultes comme "Dumb & Dumber", "Mary à tout prix" ou "Fous d'Irène", revient cette fois-ci pour son premier film réalisé sans son frère.

    Basé sur une histoire vraie, "Green Book" nous conte l'histoire de Frank "Tony Lip" Villalonga, un agent de sécurité italo-américain, qui pour subvenir aux besoins de sa famille va escorter Don Shirley, un illustre pianiste afro-américain, pour une tournée jusqu'au Sud du pays, là où les ségrégationnistes Lois Jim Crow sont appliquées.

    Partant d'un postulat que l'on connait tous, à savoir deux personnes que tout oppose qui vont vivre un périple dont une réelle amitié va naître ainsi qu'une profonde remise en question de chacun pour en sortir grandit.

    Prenant place dans une Amérique de 1962 à l'aube de profonds changements, où le racisme ambiant suit encore un gradient géographique, la trame nous invite donc à suivre ce Tony du Bronx, ordurier, gastronome et bon vivant évoluer dans un monde clinquant, superficiel et où l'hypocrisie règne, en rencontrant ce virtuose de la musique s'étant renfermé sur lui-même et sa passion car n'appartenant réellement à aucun milieu social.

    Dénonçant forcément les inégalités, le racisme et l'intolérance via plusieurs scènes, de manière frontale, humoristiques ou sous forme d'allusions implicites (à l'image du l'usage du "Negro Motorist Green Book", guide éponyme indiquent les lieux acceptant les gens de couleur), le film traite également de l'amitié, la famille ou l'amour de la musique, au moyen d'une écriture brillante, nous gratifiant de dialogues complètement savoureux.

    Hilarant, Green Book l'est, preuve du savoir-faire non perdu de son réalisateur : l'humour fait mouche, jamais dans la surenchère et toujours au service de la narration, du propos ou des personnages.

    En parlant d'eux, impossible de ne pas parler du duo d'acteur impérial qui justifie à lui seul le visionnage.

    Viggo Mortensen est excellent dans ce rôle pour lequel il a pris 10 kg, agrémenté d'un accent italien et de toute la gestuelle que cela implique, tout simplement parfaits.

    En face, on retrouve un Mahershala Ali tout en nuances et proposant une prestation de maître encore une fois (il n'y a qu'à le voir jouer du piano) dans ce rôle pleine de dignité, de retenue et de colère enfouie.

    Sorte de mix entre Intouchables et Philadelphia, le duo fonctionne du tonnerre, cela faisait longtemps qu'on avait pas eu une telle alchimie de ce genre (à noter la présence de Linda Cardellini, mon premier amour de jeunesse dans Freaks & Geeks, qui bien que peu présente, est excellente et pleine de douceur).

    A noter une photographie de Sean Porter (Green Room) avec du cachet, une réalisation maîtrisée et une musique de Kris Bowers certes discrète, mais utilisée avec effet intelligemment.

    Touchant, humain, respectueux de ses personnages et de son contexte historique, Green Book n'est ni plus ni moins qu'un très bon feel-good movie, lemeilleur depuis un bon moment, et une excellente comédie avec du cœur qui fait du bien à l'âme et l'esprit, dont on ressort avec un très grand sourire.

    Une vraie ode à la fraternité.
    titicaca120
    titicaca120

    Suivre son activité 273 abonnés Lire ses 2 179 critiques

    4,0
    Publiée le 23 janvier 2019
    ce pianiste noir magnifiquement interprété par Ali Mahershala décide de faire une tournée
    avec son groupe dans le sud des états unis en pleine ségrégation raciale.
    il embauche une sorte de majordome pour le conduire et le protéger
    Viggo Mortensen est exceptionnel en videur de boite nuit immigré italien.
    cette rencontre entre deux hommes que tout oppose est magnifique.
    et une fois de plus tous ces racistes primaires nous font honte.
    Roub E.
    Roub E.

    Suivre son activité 271 abonnés Lire ses 3 919 critiques

    2,5
    Publiée le 27 avril 2020
    Au début des années 60 un italo-américain du Bronx est embauché pour servir de chauffeur à un afro américain pianiste de génie pour une tournée dans les états du sud ségrégationnistes. Voila comment démarre The Green Book qui autant le dire tout de suite est un film trop lisse pour moi. C’est un film que j’ai trouvé beaucoup trop gentil et sympathique par rapport à ce qu’il est censé évoquer. Son côté tellement calibré pour les oscars le rend presque malhonnête. Heureusement il y a deux immenses acteurs dans les rôles principaux qui arrivent à rendre crédible la complicité naissante entre les deux personnages. Les dialogues sont eux aussi très réussis, mais ils sont trop légers là encore par rapport au sujet traité.
    elriad
    elriad

    Suivre son activité 206 abonnés Lire ses 1 511 critiques

    3,5
    Publiée le 10 mars 2019
    cette histoire factuelle a de quoi séduire sur le papier. L'époque ségrégationniste des années 60 dans le sud, un chauffeur blanc italien mal dégrossi travaillant comme chauffeur pour un pianiste noir virtuose et précieux sur une tournée... De quoi offrir des moments intenses de relation entre les deux hommes ainsi qu'un constat sur le racisme ambiant. Les deux comédiens sont d'ailleurs excellents dans leurs rôles respectifs. Hélas, la réalisation trop prévisible et souvent cousue de fil blanc rend le propos trop schématique et finit par alourdir l'émotion. "Green Book", bien calibré pour la case "Oscars" respecte son cahier des charges mais manque de subtilité et de nuances. Un joli film qui aurait pu être un grand film...
    conrad7893
    conrad7893

    Suivre son activité 192 abonnés Lire ses 1 678 critiques

    4,0
    Publiée le 8 février 2020
    Un road movie qui nous plonge dans l'Amérique des années 60 où la ségrégation battait son plein.
    Une amitié improbable entre un italo américain petit mafieux et un virtuose du pianiste noir.
    Les 2 acteurs sont en symbiose ce qui donne une force à ce duo d'acteurs. Des moments drôles et d'émotions jalonnent ce film .
    J'ai bien aimé cette histoire vraie .
    nicothrash60
    nicothrash60

    Suivre son activité 160 abonnés Lire ses 2 028 critiques

    4,5
    Publiée le 17 février 2019
    Superbe road movie que ce Green Book ! Prenant sa source dans les 60's en pleine ségrégation, le duo antinomique tranche complétement avec l'époque et s'avère d'une fraicheur inouïe, Mortensen et Ali sont simplement géniaux ici, leur complicité transpire à l'écran et ils représentent sans doute très bien les véritables protagonistes. Car oui, l'histoire est vraie et donc d'autant plus touchante. Ce que l'on pourrait prendre pour des clichés ne l'étaient pas à l'époque et Peter Ferrelly a en plus eu l'intelligence de ne pas en abuser, à aucun moment son métrage ne cherche à faire pleurer dans les chaumières comme on dit, c'est souvent très sobre et les actes se suffisent à eux mêmes ici, nul besoin d'en rajouter pour imaginer l'existence des noirs américains en cette période troublée. Et malgré ce climat chargé et plutôt lourd, Farrelly réussit avec talent à implanter un humour qui fait mouche et nous fait régulièrement passer du rire aux larmes. Un grand film, qui réussit parfaitement à toucher là il le souhaite et surtout porté par d'excellents acteurs, un très bon moment !
    Ricco92
    Ricco92

    Suivre son activité 107 abonnés Lire ses 1 703 critiques

    3,5
    Publiée le 21 mars 2020
    Green Book : Sur les routes du Sud est l’exemple même du film à Oscars. En effet, il traite un thème social important avec un regard humaniste sans être trop militant (on est loin de BlacKkKlansman : J’ai infiltré le Ku Klux Klan de Spike Lee qu’il battra pour l’Oscar du meilleur film) : un bon moyen de s’acheter une bonne conscience pour l’Académie ! Cependant, le premier film dramatique de Peter Farrelly (travaillant pour une fois sans son frère Bobby) reste un bon film réalisé sans grande originalité mais racontant une belle histoire et servi par un excellent duo d’acteurs (Viggo Mortensen et Mahershala Ali). Cependant, s’il est dur de ne pas apprécier le long métrage et si on peut trouver que Mahershala Ali n’a pas volé son Oscar du meilleur acteur dans un second rôle, on peut estimer que le récompenser des Oscars du meilleur scénario original et du meilleur film était peut-être un peu exagéré.
    Cinememories
    Cinememories

    Suivre son activité 107 abonnés Lire ses 1 095 critiques

    4,0
    Publiée le 6 février 2019
    Les frères Farrelly constituent un duo de comédies souvent lourdes dans l’approche, on pensera à « Dumb & Dumber », mais qui peuvent également démontrer un peu de justesse avec « Mary à tout prix ». Or, l’aîné Peter sort enfin de cette boucle qui lui valait un retour correct du grand public, en échange d’un exploit qui vaut le détour. Nick Vallelonga, fils d’un personnage phare, rend alors hommage à son père et son employeur, dont le périple au cœur d’un Sud ségrégationniste leur a bien valu des complications, mais également du bon temps. Sur ce coup-là, le réalisateur sait mettre en scène des duos fort sympathiques afin d’exposer le pamphlet d’une lutte contre les divisions raciales, sociales et culturelles.

    Le décor est planté d’entrée de jeu. La communauté ritale et bien sûr le videur un peu trop engagé, Tony Vallelonga, nous dévoile subtilement les facettes d’un monde qui renie les hommes de couleurs. C’est à Viggo Mortensen qu’il revient de caper ce personnage pourtant ouvert à tant de choses, car l’esprit de famille et du partage, il le possède indéniablement. Le baratineur qu’il est, d’où le surnom de lip ou la tchatche, lui vaut bien des ristournes agréables et saisit bien l’essence du carpe diem. Cependant, une part d’ombre l’habite, tout comme chacun et le contexte induit une position triviale du côté des extrémistes ethniques. Les préjugés font ainsi l’objet d’une nouvelle relecture sociale, qui se transforme peu à peu en un road-trip divertissant. Mais attention, la lutte de la tolérance ne prend pas position vis-à-vis de l’opinion public. Il est important de différencier ce buddy-movie isolé, qui malgré sa tendresse et sa sincérité, ne peut rattraper le mal causé lors de la ségrégation, dont quelques trainées sont encore perceptibles aujourd’hui. L’intrigue se contente d’explorer des États primitifs du Sud, à travers une partition musicale bien amené, là où l’âme blanchie ne peut substituer une enveloppe noire et donc différente des autochtones esclavagistes.

    L’intelligence d’écriture est d’avoir replacé le contexte dans une époque sinistre, afin de mieux faire écho à se qu’il reste aujourd’hui. On y identifie mieux le comportement des personnages que l’on côtoie dans le but d’en apprendre plus sur cet héritage qui nuit encore des individus dans un cadre contemporain. D’un autre côté, le récit souligne la complicité entre le chauffeur et l’employeur comme une satire des classes sociales. Sans trop entré dans les détails, on y aborde avec justesse la peine de Don Shirley. Mahershala Ali lui rend justice, par son discours noble face à l’adversité. Bien que l’on veuille pousser l’adaptation à ses derniers retranchements, il est possible de concevoir la souffrance qui se dégage de ce voyage. L’âme musicale de Shirley est intouchable dans le fond, mais c’est en tant que détenteur d’un talent peu accessible qu’il se fait manipuler. Il en a conscience, bien évidemment. De son point de vue, le guide du routier noir n’est qu’une excuse afin de purifier son âme et de porter la responsabilité d’un deuil inconfortable qu’il cherche à se débarrasser dans un Sud tantôt acceptable, tantôt hostile. Shirley fait donc office de contrepied dans cette aventure, car il y incarne la splendeur et la virtuosité, rien que dans sa démarche, son élocution ou sa manière d’aborder un repas au quotidien. Il a de la retenue et du recul, mais il y a toujours beaucoup à apprendre et le reste sera partagé avec Tony, fidèle et rigoureux aussi bien sur le plan professionnel que privé.

    Il est possible de rire de tout, mais attention à la manière et avec qui nous devons partager ces moments de distraction. « Green Book » cristallise ainsi un passage clé dans une amitié hors du commun. L’œuvre joue énormément sur cette complicité qui multiplient les échanges obsolètes, répétitifs et humoristiques. Ce mariage n’a rien d’impressionnant, tout comme le classique et le jazz qui ont peu en commun dans leur tonalité. Pourtant, on en ressort victorieux, tel le feel good movie qui nous est donné de contempler et d’apprécier. Il s’agit avant d’une lettre d’amour aux défunts pour leur talent, avant même de brosser le portrait d’une Amérique qui a longtemps humilier les noirs. L’humanité a bien eu des occasions de se racheter une conduite. Ce film évoque alors ce beau monde, plein de personnes qui ont peur de faire le premier pas…
    jcguerrero
    jcguerrero

    Suivre son activité 100 abonnés Lire ses 69 critiques

    5,0
    Publiée le 23 janvier 2019
    The Negro Motorist Green Book (soit, "Le livre de l'automobiliste nègre" par Victor H. Green) est un guide qui fut publié de 1936 à 1966 par un postier de New York.
    En pleine ségrégation raciale aux Etats-Unis, il s'adressait aux Afro-Américains pour, selon les propres mots de l'auteur, "donner au voyageur noir une information le mettant à l'abri des difficultés et tracas, rendant son voyage plus agréable"…
    Nous sommes en 1962 et cette histoire, VRAIE, va se dérouler précisément dans ce contexte-là.
    Tony Lip, un videur italo-américain du Bronx, baraqué, inculte, raciste, spécialiste de l'embrouille, est engagé pour conduire et protéger le Dr Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale, précieux, cultivé, raffiné, esthète, lors d’une tournée de concerts qu'il doit donner dans le Sud profond…
    Durant leur périple, ils vont s'appuyer sur le fameux "Green Book" pour dénicher les établissements où l’on ne refusera pas de servir Shirley et où il ne sera ni humilié ni maltraité.
    Ce film absolument magnifique, où les stéréotypes sont inversés de manière réjouissante, est profondément drôle et émouvant.
    La jubilation du spectateur, comme dans tous grands films qui se respectent, provient d'abord de l'évolution des personnages entre le début et la fin du récit. Et là c'est un festival que de voir la complicité puis l'amitié grandir entre ce gros lourdaud de Tony et ce précieux snob de Don Shirley.
    Mais "Green Book" offre encore plus : il y a du Pygmalion et du Cyrano chez ces deux humains, il y a du road-movie et du western violent dans ces grands espaces, il y a des lettres d'amour attendrissantes et des riffs de jazz ravageurs dans ces images et ces sons si incroyablement agencés.
    Green Book est un film costaud, noble, mémorable et DRÔLE de surcroît, autant dire un film complet à qui nous sommes fiers de décerner le titre de Grand Film Bonheur 2019.
    Dernière minute : "Green Book" a obtenu hier 5 Nominations aux Oscars et pas des moindres : Meilleur Film, Meilleur Acteur, - Meilleur Acteur dans un Second Rôle, Meilleur Scénario, Meilleur Montage, mais vous, vous n'allez pas attendre qu'il en ait ou qu'il n'en ait pas ! Parce que c'est juste un beau film, fort et généreux. Juste un Grand Film Bonheur ! Alors n'attendez pas !
    Ewen Blake
    Ewen Blake

    Suivre son activité 90 abonnés Lire ses 960 critiques

    4,5
    Publiée le 2 avril 2019
    Green Book est certes un plaidoyer pour la tolérance consensuel et prévisible dont l'évolution psychologique des personnages est attendue. Mais il n'empêche, spoiler: j'ai adoré ce road trip de deux heures avec un héro voleur, inculte et raciste et un black homo sophistiqué. Un beau moment de cinéma avec un excellent Mortensen.
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top