Un film très réussi, tout particulièrement grâce à la performance d'acteur de Viggo Mortensen qui manie l'italien du Bronx aussi bien que le sandwich à la pizza. La confrontation entre les deux hommes est autant sociale que raciale. Les répliques font mouche, le duo est attendrissant et l'objectif est atteint. Seuls bémols : cette fin très douce et la rapidité peu réaliste avec laquelle le chauffeur dépasse ses aversions. Un film cependant très efficace, à ne pas rater.
Deux cultures différentes, celle du Dr Shirley, pianiste renommé, et celle de Tony Vallelonga, un videur italo-américain venu du bronx. Le Dr Shirley est un homme distingué, applaudi pour ses qualités artistiques, mais en 1962, dans cette Amérique, pas très apprécié pour sa couleur de peau. Celui-ci va engager Tony pour être son chauffeur pendant deux mois, durant lesquelles ils devront apprendre à se connaitre. Pendant cette longue tournée de galas, Tony, gros dur au coeur tendre, va mettre à rude épreuve ses préjugés afro-américains, en découvrant cette politique ignoble qu'entretient la ségrégation sud américaine. VIGGO MORTENSEN (le seigneur des anneaux) bien enrobé, dans le role de Tony, une grande gueule qui dérape par ses attitudes, et par son vocabulaire pas très recherché, est irresistible par ses méthodes expéditives. MAHERSHALA, en Dr Shirley, personnage humaniste, d'une droiture irréprochable, devant des actes d'humiliations, stimule en nous une grande compassion. Grace à un total respect de l'un envers l'autre, qui est loin d'etre gagné d'avance, ce voyage agité, fera évoluer leur amitié. Un rode movie drole et émouvant sur fond de racisme. Un scénario élaboré avec la collaboration du fils de Tony Vallelonga, Nick, apportant à cette histoire vraie, un très joli message d'amitié et de tolérance.
Par son sujet et la leçon de tolérance véhiculée par les 2 personnages principaux, le film est évidemment touchant, mais son formatage bien-pensant, son scénario tout tracé, ses personnages légèrement caricaturaux en font plus un produit calibré (pour gagner des prix, toucher tout le monde...) qu'une oeuvre cinématographique. Mais passé cela, le film est très correct.
Un biopic de plus (c'est sans fin ) mais un biopic sur un personnage inconnu et un deuxième larron peu célèbre. Un biopic sur une magnifique amitié entre deux individus "que tout sépare" comme on dit.
Ce long métrage est encore une bonne surprise en ce début 2019. Un film où on se sent bien dès les premières minutes dans cette Amérique des sixties, reproduite avec soin et sans gros clichés. (les italiens pourront mieux s'exprimer...) On s'y sent bien aussi parce que le premier héros de l'histoire est éminemment sympathique. Il est rejoint par le personnage joué par Mahershala Ali qui pimente le duo.
On se plait à découvrir la construction de la relation solide de ces deux hommes francs de colliers et toujours sincères.
En toile de fonds les dernières heures de la ségrégation raciale (en tous les cas officielle et assumée) et ses conséquences inhumaines, désastreuses et contre-productives.
Un très beau film de Peter Farrelly. Viggo Mortensen et Mahershala Ali y forment un duo tendre et drôle. 2 personnages qui vont s'entraider pour s'améliorer. Une belle fresque contre l'indifférence avec une grosse dose de bonne humeur. Une œuvre qui donne vraiment la banane. Très bon film donc.
Seul bemol , le doublage et la traduction en francais. Pour le reste c'est une reussite. Presente comme un drame avec ce sujet pas facile , plein de petits moments ou repliques amusante mais qui reste harmonieux et donc pas de pathos. Les comediens sont tres bien , la realisation sobre mais efficace , tout est bien dose et donc tres grosse reussite.
Dès son pitch, tout est dit, et Green Book ne dévie pas d'une grande prévisibilité dans son déroulement de même que dans l'évolution psychologique de ses deux personnages principaux. Attendue et écrite dès le départ mais un peu difficile à véritablement avaler (cela a beau être une "histoire vraie"), cette amitié grandissante entre deux hommes aux antipodes l'un de l'autre. Au volant, un blanc, italien de souche, beauf, gros mangeur et père de famille ; sur le siège arrière, un noir, artiste, sophistiqué, rigide et solitaire. En les plongeant dans le sud ségrégationniste des années 60, sûr que ce duo avait des chances de ne pas passer inaperçu et de susciter les quolibets. Mais puisqu'il n'y a pas que dans la voiture qu'ils ne sont pas à leur place attitrée, le film de Peter Farrelly doit assumer son inversion des schémas du politiquement correct, vus à travers le prisme déformant de notre époque. Ce qui est fait avec une candeur désarmante, un humour permanent et une bienveillance de tous les instants, encore la meilleure arme contre l'intolérance, soeur de la bêtise. Noir et blanc, oui, Green Book l'est jusqu'à la caricature mais c'est pour la bonne cause et avec une simplicité dans la démonstration, totalement attendrissante. On attendait Green Book comme l'an dernier Three Billboards, avec l'espoir de voir (enfin ?) un bon film américain. Le premier n'est pas à la hauteur du second, c'est une certitude mais son caractère chaleureux emporte in fine l'adhésion. D'autant plus avec des interprètes aussi doués que Mahershala Ali et Viggo Mortensen, ce dernier parfois trop dans la "performance lorgnant l'Oscar" mais incroyablement talentueux.
Le réalisateur délaisse son frère Bobby et les comédies potaches (Mary à tout prix, etc.) avec ce film calibré pour les Oscars. Années 1960. Un musicien noir engage un chauffeur d'origine italienne, raciste, pour le conduire et le protéger, de concert en concert, dans le Sud profond des États-Unis. Le scénario déploie tout ce que l'on pouvait attendre du pitch : opposition des contraires, plaidoyer anti-raciste, humanisme feel-good. C'est gentiment prévisible mais plutôt bien fait et sympathique.
Difficile de ne pas apprécier ce long-métrage de Peter Farrelly tant il coche toutes les cases du contenu parfait. C’est d’ailleurs ce qui lui a permis de remporter l’Oscar du meilleur film en 2019. Inspiré d’une histoire vraie, ce road-movie retrace la rencontre entre un pianiste noir raffiné (Mahershala Ali) et son chauffeur blanc totalement rustre (Viggo Mortensen), durant une tournée effectuée dans le Sud des Etats-Unis en 1962 où règne encore la ségrégation. Dans ce contexte social et xénophobe, l’antagonisme des deux hommes rend le propos sur la tolérance encore plus poignant. A la fois cruel et rempli d’humour, le récit n’évite pas les clichés mais livre un beau message d’humanisme. Bref, une réflexion indispensable contre le racisme.
Orf… Allez… On va lui mettre trois étoiles à ce « Green Book ». C’est marrant parce que c’est en rédigeant une critique à deux étoiles que je me suis rendu compte qu’au final, j’avais quand même plus de bonnes choses à dire sur ce film que de mauvaises. Mais bon, vous révéler cela c’est aussi vous dire à quel point mon adhésion est loin d’être totale ! Parce que bon, factuellement, qu’avons-nous là ? Encore un film bien pensant. Un de ces films de la grande rédemption américaine. On va nous montrer encore une fois à quel point la ségrégation c’était vraiment pas très sympa. On va nous expliquer. On va disserter. Et bien évidemment, on va nous laisser avec cette petite note d’espoir qui nous rappellera au passage que, malgré tout, elle est quand même chouette cette société américaine… Rien que pour tout ça, ce film me gonfle un peu. J’en ai marre qu’on me fasse la morale. J’en ai marre qu’on me raconte ce que je sais déjà. Et surtout j’en ai marre de ces schémas habituels vissés sur les rails de la prévisibilité absolue. Donc oui, ne serait ce que pour son manque total d’originalité et de proposition cinématographique, ce film me laisse froid comme un glaçon… Mais bon… D’un autre côté, difficile de dire que je ne me suis pas laissé emmené tranquillou par la mécanique bien huilée de ce film. Le duo Mortensen / Ali est quand même sympathique et surtout il est habilement enrichi par des antagonismes qui vont au-delà de la simple question raciale. Le choc des personnalités s’opère sur plusieurs facettes, si bien que le film parvient à faire de cette rencontre une histoire d’enrichissement mutuel certes classique mais bien menée. Et ce caractère multiforme de l’écriture se retrouve un peu partout, notamment dans la manière de regarder la ségrégation. Au-delà de la simple condamnation, il questionne aussi la manière de mener les combats. Et si parfois ce film se fait très didactique – pour ne pas dire discursif (spoiler: je pense notamment au moment passé dans la prison ) – à d’autres moments il parvient à se poser assez astucieusement en simple spectateur, nous laissant avec des situations sur lesquelles aucun commentaire n’est fait ; où on se contente juste de constater, de ressentir, et de questionner (spoiler: le moment où la voiture s’arrête face aux champs de travailleurs noirs : une des très bonnes scènes du film ). Et puisque le film n’accomplit aucune fausse note en termes de forme, et parce qu’il sait être didactique sans être assommant pour autant, bon-an-mal-an, on se retrouve au final avec un film qui tient la route et qui, à défaut d’être original, peut s’avérer sympathique et touchant… Pas le grand coup de cœur me concernant donc, mais un film regardable quand même… Je ne sais pas vous, mais moi, rien que ça, des fois ça peut me suffire… Bon après, ce n’est que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
N'ayions pas peur des mots ce Green Book est un e pure merveille portée par deux acteurs extraordinaires : Viggo Mortensen et Mahershala Ali et aussi Linda Cardellini. Le film est prenant du début à la fin et franchement il faut aller le voir car c'est une grande histoire humaine et une sacré leçon aussi. C'est un des meilleurs films du moment avec le français Edmond...
Tout simplement magnifique tant l'histoire le scénario les acteurs avec un excellent Viggo qui joue un italien ainsi que l'autre acteur qui joie son rôle à la perfection.
" greenbook : sur les routes du sud" plébiscité par la critique et l'un des favoris pour les oscars est une bonne surprise .En effet même si le sujet reste classique ( la ségrégation des noires au États Unis ) l'histoire s'avère amusante et emprunt de beaucoup d'humanité qui invite à dépasser les préjugés sans oublier les fortes compositions de Viggo Mortensen et Mahershala Ali.
Voilà un film qui donne envie d’être revu l’histoire aurait pu ne pas suffire à donner matière à un film mais ce dernier est tellement attachant et intelligent que c’est tout le contraire. Duos d’acteurs sensationnels il y a dans ce film une poésie indéfinissable.