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Green Book : Sur les routes du sud
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Un visiteur
4,0
Publiée le 28 mai 2022
De la subtilité dans un monde de brutes
Green Book nous embarquedans une voiture américaine pour tout un film. Hasard de la programmation ou preuve sur écrans de la consommation de l'équivalent de cinq planètes annuelles par les américains du nord. Là n'était pas le débat dans les trente qui n'ont de glorieuses que le nom : le gaspillage devient un mode de vie, alors que le combat essentiel de l'époque est dans la lutte des droits civiques.
Ce film se déroule en 1962, et joue de l'alliance assez classique entre deux improbables contraires : Tony Lip, un italo du bronx, peu raffiné, vaguement magouilleur, qui cogne avant de discuter, et le Dr. Don Shirley, un presque dandy noir, pianiste virtuose qui vit dans les étages du Carnegie Hall. Le premier est recruté pour conduire le second pour une tournée dans le sud des États-Unis, encore sous ségrégation raciale.
Dans ce sud-là, avant d'être un musicien reconnu et attendu sur des scènes de prestige, Don Shirley est un homme noir. Contrairement aux musiciens blancs qui l'accompagnent, il doit dormir dans des motels miteux, répertoriés dans le green book, sorte de guide des hébergements réservés aux coloured people. Ils enchaînent les kilomètres les villes, les galères, dont il ne serait pas aimable de dévoiler la teneur.
Allez voir ce film pour la finesse des regards, des différences d'accents (privilégiez si possible la version originale), des doigts qui courent sur le piano. Et pour le propos. Il écrabouille tous les discours fascisants, pourvoyeurs de murs à construire et de bêtise xénophobe. Les différences des hommes entre eux sont plus subtiles qu'il n'y paraît, n'en déplaise au grossier Donald Trump.
Quel plaisir de regarder un film de ce statut, un film qui nous montre qu'à l'époque des années 60, rôdait un racisme extravagant, honteux, et persécutent .
On ne peut s'empêcher de remarquer certaines similitudes avec notre époque, très différente bien sûre, mais certaines choses nous le rappelle.
Un film a voir absolument, si l'on veut passer un excellent moment, à avoir de la compassion, à rire, et apprendre certaines claques à certains moments. Touty est parfait, du scénario, à la photographie, en passant par les acteurs qui remplissent leurs rôles de façon excellente voir époustouflante, concernant la réalisation, celle-ci est soigné au millimètre, pour moi ce film n'a aucun défaut.
SPOILER:
Pour moi Green book, est un chef-d'œuvre, car il sait très bien nous embarquer dans son aventure, nous faire comprendre le point de vue d'un italien, qui a une vision raciste au niveau des noirs, et qui au fur et à mesure va s'apaiser en se rendant compte que derrière la couleur de peau il y a tout juste un homme, avec qui on peut être ami
Elle nous fait aussi comprendre, tiens noir à cette époque était persécuté, tous les jours, à tout instant, et en toute circonstance et que peu importe sa classe sociale, ou sa couleur de peau il n'était pas accepté, mais en dépit de toute circonstance a réussi à se rendre compte, qu'une personne très différente de sa classe pouvait devenir quelqu'un qui avait énormément compté pour lui.
Ce film est tout simplement, une leçon de vie, on rigole, on a mal au cœur, on a de la pitié, on a de l'énervement, et il y a de la beauté aussi dans ce film qui nous montre qu'une amitié peut exister entre deux personnes qui n'ont strictement rien à voir
Pour moi c'est un film magistral qui nous apprend énormément de choses sur la vie, et que tout le monde devrait regarder pour apaiser sa conscience.
Un film sympathique et plein de bons sentiments surfant sur la vague de l'antiracisme contemporain. Le contexte est dommageable car il provoque sur moi une expiration de ras-le-bol rien qu'en regardant le sujet et le synopsis. Mais bon, il était bien, paraît-il. Evidemment, dans l'incapacité de montrer que le racisme actuel existe, Hollywood se contente une fois de plus de ressasser les époques d'un racisme systémique d'un autre temps désormais révolu : ségrégation, apartheid, esclavage... De Django Unchained à 12 Years a Slave, après la Couleur Pourpre, nous avons droit cette fois à une illustration de l'Amérique sudiste des années soixante dans son aspect des plus répugnant. Film émouvant qui nous provoque une larmichette quelque peu facile compte tenu de l'injustice qui nous est contée, il est difficile pour autant d'en tirer des leçons moralisatrices. Au contraire, quand je vois ça, je me dis qu'on a bien progressé et que les plaignants actuels devraient apprendre à relativiser.
Excellent film. Peter Farelly parvient habilement a croiser comedie et drame pour former une pépite cinématographique. Des interprétations MAGISTRALES de Viggo Mortensen et Mahershala Ali ! Un film vraiment touchant, une photographie superbe, idem pour les décors. Un film à ne pas rater !
On se plonge dans l'Amérique des années 60 avec ses musiques country, ses voitures (aujourd'hui) de collection, son goût de la vie ! Mais on se retrouve dans une Amérique dans laquelle l'Homme noir n'a pas sa place... ou plutôt si, uniquement là où il est autorisé à aller. Ce magnifique film est une véritable leçon de vie pour les deux héros, mais également pour le spectateur qui alterne entre rires et frustration du début à la fin. Les péripéties sont parfaitement menées, et la psychologie du spectateur est parfaitement manipulée pour que malgré les injustices, on parvienne, comme le Doc, à les surmonter.
"Green Book" est un agréable road trip et une leçon sur la racisme anti-noir très présent aux Etats-Unis. Viggo Mortensen est présent en acteur principal et joue très bien son rôle. Ce film léger de Farrelly est un plaisir à visionner.
Film (très) grand public. Le sujet est intéressant mais le traitement est malheureusement trop holywoodien : personnages et stéréotypés qui surjouent à tout bout de champs. C'est vraiment dommage car avec un peu plus de finesse et un scenario un peu plus travaillé, ce film aurait pu être une pépite.
Green Book est un film qui appuie, force, grossit le trait. Pendant une heure, le film est plus ou moins drôle, s'autorise des sorties de routes franchement un peu lourdingue mais qui prête à sourire. Après une heure on se dit que c'est quand même un peu mince. Puis viens un point culminant de ce film, la scène du KFC ! Viggo Mortensen et Mahershala Ali, à ce moment précis tutoient des sommets. N'en déplaise à certain. Selon moi, c'est la que le long métrage bascule ...
Je reviens sur les débuts pataud de Green Book. Peter Farrelly est un habitué du gras, il en fait très souvent son atout et relève ses mixtures en trouvant la petite émotion là ou elle se trouve. Pendant une heure, je cherche ce point. Je vois ou cela veut en venir, comme je l'ai déjà écris, c'est plus moins marrant, on creuse le sillon du décalage entre ces deux hommes radicalement opposés, mais voilà ... J'ai revu il y'a deux jours un film qui pour moi est culte, Sister Act, le choc à lieu de manière frontale dans ce bijou des 90's et carbure à plein régime. Pour moi, à ce moment, Green Book ne parviens pas à prendre l'ampleur que j'en attendais au vue des attentes placés ... Je le dis ici, Viggo Mortensen n'est d'ailleurs pas très bon dans cette allumage. Il est plein d'envie, on sent l'implication du type, mais il fait pschitt. Puis viens la seconde moitié du film ...
Crescendo, les envolées se pointent. C'est là que ces deux acteurs deviennent exceptionnels. Mahershala Ali et Viggo Mortensen sont meilleurs dans la subtilité, dans le rapprochement qui les lient. Les pieds de nez sont aussi de ce fait bien plus drôle. La violence qui les entourent saisit également davantage. Le discours sur la Dignité de Don Shirley fait corps et écho avec le combat pour la fraternité de ce film.
Green Book est un FeelGood Movie, veut pousser à l'embrassade tout le monde, cherche à réconcilié les fâchés et le fait s'en vouloir faire pleurer dans les chaumières à grands coups de guimauves. Le coup de force de cette création, faire dans le gras et dans le fin. L'alliage se fait, la magie marche, dans ces temps un poil tendu, çà fais du bien.
A quelques jours de Noel, aller voir Green Book et aimez vous, au moins un peu, B***** !
Voilà un duo qui va super bien ensemble. Il s'agit bien d'une vraie confrontation entre deux personnages haut en couleurs ! Viggo Mortensen est tout à fait crédible dans son rôle de gros balourd. Et Mahershala Ali, met lui aussi un peu d'eau dans son vin, surtout au moment de Noël. Enfin, ce film nous replonge dans les affres de la ségrégation raciale des années soixante. Est ce que cela peut revenir, quand on voit l'emmergence des mouvements suprémasistes blancs ? (CF la prise du Capitole) On peut se poser la question !
Chef d’œuvre! Bonne histoire, bonne real, excellents acteurs, tout est là pour un film qui traite de la ségrégation avec force et pointé d’humour. Film génial!
Mon coup de coeur de ce début d'année 2019!! Green book nous parle de cette viré entre un chauffeur italien (d'origine) et un génie du piano afro dans le sud des USA pendant les années 60 avec tout ce que cela comporte niveau comportement raciaux. Le film est un savant mélange d'humour et de drame pur...humour entre ses deux hommes que tout opposent avec des scènes simple mais tellement marante et le côté dramatique avec ce que dois subir ce pianiste au travers les villes de raciste de m...!!!!!! Bref un vrai délice que voilà!!! NOTE: 9/10