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Green Book : Sur les routes du sud
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Connor31
2 abonnés
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4,5
Publiée le 14 avril 2020
Un film beau, juste, drôle, et émouvant sur l'amitié entre deux hommes ayant réellement existé. On s'attache aux personnages, entre le côté bourru de l'italien Tony "La Tchatche" et la complexité du personnage du Docteur Shirley. C'est plein de justesse, et reflète le portrait d'une Amérique pas toujours si accueillante. Un très bon film.
Quel plaisir ce fut de regarder ce film! D'une part, il est émouvant, par la ségrégation raciale et le traitement ignoble que subit le Dr Don Shirley. Il fait réfléchir. D'autre part, drôle par l'opposition des mondes entre Tony, simple, populaire et authentique et le Dr Don Shirley, cultivé, habitué des grandes réceptions et attaché à la bienséance. Le parfait jeu d'acteur renforce la qualité du film. A VOIR ABSOLUMENT.
Ce film, c'est d'abord la rencontre entre deux mondes. Un américain, pas très fin, raciste, enchaînant les petits boulots pour s'en sortir qui est chargé d'escorter un musicien noir. A cette époque les personnes de couleur ne sont pas les bienvenues dans certains états et il vaut même se munir du Green book donnant les établissements hôtelier ou restaurants susceptibles de les accueillir.
Une drôle de relation va se former entre ces deux personnes diamétralement opposées. La différence de culture est bien exploitée et va donner des scènes particulièrement drôles sans jamais tomber dans la lourdeur qui est le piège facile pour ce genre de thème.
Le film comporte aussi des passages très émouvant, l'ensemble étant bien équilibré.
J'ai donc passé un excellent moment en visionnant ce film qui fait réfléchir. On rit, on est triste, on est révolté, toutes ces émotions se bousculent dans ce film qui met en lumière un aspect peu reluisant de la société américaine.
Surprenante incursion dans le registre dramatique de la part de Peter Farrelly, qui exploite ici un sujet en or sur un aspect pas forcément connu de la ségrégation raciale aux USA. Avec des interprètes de talent, une bonne dose de réalisme sans fard et un soupçon d'humour par endroits, Green Book nous donne à voir une histoire d'amitié improbable (mécanique peu originale il est vrai) en réussissant à embrasser largement le contexte social de l'époque, par une foule de détails judicieusement amenés. Indéniablement, c'est du très beau travail.
C’est avec une ambiance jazzy ! Ségrégation, préjugés et foi en l’humanité : ce road movie enchanté, un brin académique, mais surtout bien pensé, arrive à aborder ces thèmes avec équilibre.
Au-delà de l'interprétation remarquable de Mahershala Ali, "Green Book" évoque avec réalisme l'amitié naissante d'un Italien du Bronx, rustre et hâbleur, et d'un concertiste virtuose, noir et homosexuel, dans l'Amérique du début des années 60. Si le film ne nous épargne pas les passages obligés où le musicien noir est humilié dans le sud ségrégationniste, défendu par son chauffeur, lui-même bourré de préjugés sur la communauté afro-américaine (censée adorer le poulet frit et le r'n'b de Little Richard), il nous réserve quelques moments réussis pendant lesquels la complicité entre les deux comédiens principaux apparaît totale (dans le bar fréquenté par les noirs à Birmingham ou dans la chambre partagée le temps d'une nuit). Nonobstant, le long-métrage aurait gagné à être resserré sur une heure et demi, les redites étant abondantes et n'amenant rien au récit (notamment, plusieurs séquences dans la voiture). Enfin, soulignons la présence chaleureuse de Linda Cardellini, qui rend le personnage de Dolores particulièrement attachant.
Une brillante histoire qui renverse les codes, porté par un super duo d'acteurs et teinté d'humour. La frontière entre la réalité et l'histoire romancée est difficile à évaluer, la limite est clairement que ca ressemble à la vision des années 60 dans le contexte des années 2010. Ca n'en est pas moins un film exceptionnel qui mérite ses récompenses, notamment pour Mahershala Ali, brillant dans son rôle de pianiste qui veut faire bouger les choses et refuse de se faire marcher sur les pieds.
Souvent drôle, parfaitement joué, le film nous replonge dans l’Amérique des années 60 grâce à une très belle réalisation. Dommage que le scénario manque de rebondissements.
Green Book est un film qui m’a enchanté et je n’exagère pas mon ressenti.
Deux individus que tout ,au départ , oppose vont peu à peu s'apprivoiser et apprendre à se connaître, sur un trajet partant du Bronx jusqu’en Alabama, et vont finir par devenir amis.
Donald Shirley est noir, couleur de peau impardonnable dans la société américaine des années 60 , mais il est riche, très bien éduqué, raffiné, sophistiqué même , cultivé, homosexuel et musicien talentueux..
Tony, lui, va être son chauffeur (et garde du corps) ; il est d’origine italienne, blanc, plutôt raciste, béotien et "brut de décoffrage". Même physiquement ils sont opposés, l’un étant plutôt trapu et bedonnant, l’autre grand et élancé.
Certes, le film (adaptation d’une histoire vraie) peut être jugé assez académique dans sa forme mais il n’y a aucun pathos alors qu’il aborde tout de même des sujets qui s’y prêtent souvent volontiers (ségrégation l' action se situant dans les années 1960).
Ces deux hommes que tout semblait séparer vont devoir dépasser leurs préjugés, leurs opinions préconçues de l'un et de l'autre, oublier ce qu’ils considéraient comme des différences infranchissables, pour finalement ne découvrir que leur humanité commune.
Une réalisation somptueuse, une histoire attachante, une interprétation irréprochable : ce film est , pour moi ,un petit bijou.
Green book fait partie de ce genre de film qu'on aime voir et revoir plusieurs fois dans une vie.Basée sur un fait réel nous spectateurs prenons un véritable plaisir à voir ces deux hommes (que tout différencie pour tant...)évoluer,apprendre l'un de l'autre pour finir par devenir des amis pour la vie.une très belle histoire "vraie",un très bon film (3 Oscars )un peu road movie sur les bords même si celui-ci est catalogué dans le genre comédie dramatique!un film qui fait du bien.
Le sujet n'est pas si facile à traiter car la bien pensante idéologique qui nous rabâche que tout ce vaut, que la tolérance doit faire tout accepter, qu'on a une dette éternelle envers les opprimés du passé... aurait pu faire sombrer ce film dans les clichés manichéens. Et bien le sujet est adressé avec tant d'humanité (pas niaise mais réelle) et de finesse que tous en sortent grandis. La question de fond à laquelle chacun est renvoyé est "Qui est mon frère ?". Dans la culture Judéo-Chrétienne elle fut adressée ainsi "Qu'as-tu fait de ton frère ?" Genèse 4,9-10 et "Qui est mon prochain ?"
Très beau film. Tirée d'une histoire vraie, les acteurs ont su retransmettre cette relation grandissante et ces émotions. Mahershala Ali qui interpréte Don Shirley vit le personnage: sa froideur, sa solitude, sa souffrance et pourtant sa chaleur dans les moments de joie. Ce duo, avec Viggo Mortensen nous emmène aux éclats de rire mais aussi à un certain attendrissement due à cette complicité dans les moments plus sombres. Cependant, petit bémol. Il aurait fallu donner plus de volume, de profondeur peut-être en développant le personnage de don shirley, son passé, sa famille.. Peut-être un peu trop monotone à certains passages, survolant seulement les problèmes de ségrégation sans remettre un contexte plus historique (évocation très rapide de la relation de don Shirley avec Kennedy par exemple).
Malgré tout, cela reste un magnifique film, concentré sur les émotions, il donne un goût de révolte et d'injustice, qui nous fait vivre ces moments à leur coté et s'attacher à eux. Le film est alors très bien ficellé, relevant avec brio le défi de le ne pas tomber dans un jeu d'acteur trop simplet, d'émotions surjouées.