La prise de vue et la photographie sont très soignées. Les longs travellings d'accompagnements -avants et arrières- sont très beaux. Ce road-movie se déroulant en 1962 aux Etats-Unis est réussi. La Cadillac, lieu essentiel de l'histoire, est magnifique. Une partie du film s'y joue en huit clos mais heureusement se permet souvent d'en sortir. La beauté de la voiture, un aspect de la culture américaine contraste avec d'autres aspects beaucoup plus déplaisants comme la ségrégation. Un contrepoint fondamental du film se joue dans la distribution des rôles : Le musicien s'avère par bien des aspects opposé à son chauffeur. spoiler: L'un joué par Mahershala Ali est noir, éduqué, riche, homosexuel et mal à l'aise avec les blancs comme les noirs;
L'autre joué par Viggo Mortensen, blanc, mal éduqué, pauvre, hétérosexuel, à l'aise et heureux ...
Le musicien s'avère profondément énigmatique et mystérieux.
Son chauffeur sympathique mais assez grossier dans ses traits ...
Ce contraste saisissant a probablement valu au film son oscar du meilleur scénario original. A cela, il faut ajouter les récompenses de meilleur second rôle et surtout meilleur film. Il est vrai que ce film vaut le détour : vraiment captivant. Ambiance envoûtante. A voir sans réserve.
Certes c’est plein de bons sentiments, certaines situations (notamment à la fin) sont prévisibles, on sait d’avance quelles vont être les évolutions des personnages... mais après tout, peu importe ! Les personnages sont hyper attachants (les acteurs au top) et le point de vue reste original : Tony, de classe populaire (à forte tendance raciste), est le chauffeur blanc au service de Don, célèbre musicien noir en pleine période de ségrégation raciale aux USA, qui a l’habitude de fréquenter la haute société, mais qui reste méprisé par ce milieu dès la fin des concerts en raison de sa couleur de peau. La relation qui se construit entre les deux est bien amenée, c’est progressif, chaque personnage apporte à l’autre, ce qui les fait évoluer. Le film est également dur car il dépeint une réalité de l’histoire des Etats-Unis. On est révolté plusieurs fois par un bon nombre de situations malheureusement réelles. Pour contrebalancer, c’est aussi bourré d’humour et on sourit volontiers à plusieurs reprises grâce aux dialogues et aux situations. Par exemple quand Don écrit les lettres de Tony à sa place pour faire rêver sa femme avec des mots doux romantiques et poétiques (que celle ci est fière de lire à ses amies), ou lors de certains échanges de points de vue entre les 2 personnages sur le bluff par exemple, que Tony est très fier de pratiquer alors que Don l’assimile à du mensonge. Le film est du coup très attachant, c’est bien fait, les messages importants sont passés, c’est un bon film utile.
Green book est un film très impressionnant. Il s’agit de deux personnes complètement différentes. L’un est blanc et l’autre est coloré. Le blanc c’est Tony. Il est italo-américain, et il va travailler comme chauffeur pour l’autre. Il s’appelle Don. Il est un pianiste afro-américain. Il se comporte très chic et il est raffiné, précieux et prétentieux. L’autre est plus simple et bon vivant. Au début, Tony ne veut pas travailler pour Don vu qu’il est très riche. Les deux sont les contraires. Mais finalement, il est le chauffeur pour lui et ils font un tournée dans le sud de l’Amérique. Alors, cela cause des problèmes. Mais en faisant le tournée, ils accepteraient les uns les autres. Ils s’aident et ils deviennent les meilleures amis. Pendant le film, on voit comment le racisme est encore un problème si grand. C’est émouvant. Mais grâce à ce film, on voit aussi comment les deux se soutenir et c’est merveilleux de voir. Les deux ensembles sont un vrai team. Don est un vrai pianiste mais à cause de son couleur de la peau, certaines personnes n’accepterai pas sa performance. C’est triste. Mais au contraire, c’est bon à voir comment ils traitent les situations. Le film est fortement recommandé. Le réalisateur a utilisé des scènes très drôles pour faire le film un peu plus aéré. C’est agréable à voir et c’est un film très magnifique.
Quel film magnifique ! J'ai adoré l'histoire, les personnages, les décors grandioses, l'humour, tout ! Et aussi Viggo Mortensen qui delivre une prestation eblouissante. Il aurait largement mérité l'Oscar du meilleur acteur. Un road movie comme les Américains savent si bien faire.
Green Book relate le parcours semé d’embuches d’un musicien virtuose noir dans le sud de l’Amérique ségrégationniste, escorté par un improbable gros bras newyorkais d’origine italienne, son garde du corps. Les joutes verbales et les épreuves humaines qu’affrontent Viggo Mortensen et Mahershala Ali, tous deux oscarisables pour leur rôle respectif, donnent naissance à une indéfectible amitié. Le livre vert du titre, petit guide de séjour du voyageur noir dans l’Amérique blanche a réellement existé, il donne son nom à ce buddy-movie décidément pas comme les autres et qui mérite le détour.
Un film poignant avec la segregation comme élément central du film. Viggo Mortensen, fidèle à lui même est impeccable dans ce rôle qui lui va comme un gant. Un plaisir à regarder
5,0 Un film à l'humour ravageur, véritable arme anti raciste. Un duo improbable parcourt le sud des États Unis ; un rustre foncièrement raciste, espèce de plouc qui ne fait pas dans la dentelle, qui pour gagner sa vie va servir de chauffeur à un pianiste noir homosexuel, élégant, raffiné et intellectuel. Ce road movie dans le sud étatsunien hyper raciste se révelè être un enchantement, très bien servi par deux acteurs excellents. Un manifeste pour la tolérance
L'idée est sympathique et les deux protagonistes vraiment complémentaires et attachants : un pianiste noir surdoué, plein de finesse, et un chauffeur blanc plus rustre, inculte, mais débrouillard et pouvant le protéger. Malheureusement, ce film qui dénonce la ségrégation des Noirs aux Etats unis dans les années 60, manque un peu de rebondissements, alors qu'on est pourtant dans un road-moovie, et vire un peu trop parfois au mièvre ou au manichéisme.