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Green Book : Sur les routes du sud
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Daniel Schettino
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4,0
Publiée le 5 novembre 2019
Green Book est surtout un film pour acteurs car la narration est assez classique. Viggo Mortensen a cessé enfin de jouer au vieux beau de ses précédents films, et a trouvé avec ce personnage de Tony Lip, le ton juste. Il a dû certainement beaucoup étudier le jeu de Robert de Niro dans les films de Scorsese. Quant à Mahershala Ali, il continue a bien choisir ses rôles, et à montrer toute l'étendue de son talent avec ce rôle à fleur de peau qui révèle la sensibilité indéniable de l'acteur. Green Book est un road movie touchant, mais on se demande si le scénariste du film, Nick Vallelonga (qui n'est autre que le fils de Tony Lip, le chauffeur) n'a pas trop tiré la couverture en faveur de son père, et changer quelque peu la réalité ? D'un autre côté, sans faire ombrage au talent de Don Shirley, était-il vraiment un des plus grands pianistes du XXe siècle (comme le laisse supposer le film) ? Je suis désolé pour la légende du personnage, mais tout mélomane s'accordera pour dire que des pianistes comme Arturo Benedetti Michelangeli, Vladimir Horowitz, Emil Gilels, Arthur Rubinstein, Sviatoslav Richter, Samson François, Claudio Arrau, Wilhelm Kempff, Rudolf Serkin et György Cziffra, sont eux les plus grands pianistes de cette partie du XXe siècle. Donc le film en rajoute. Mais ça c'est typiquement américain pour clamer qu'ils sont les meilleurs en tout, alors que ce n'est pas toujours le cas. Mais l'essentiel du film est ailleurs, quand il montre avec une grande simplicité, le racisme profondément enraciné dans les états du sud des Etats-Unis. Don Shirley doit supporter les motels miteux et la petitesse de ses clients blancs alors qu'il les vaut 1000 fois. Même son chauffeur est mieux traité que lui. Qui est Don Shirley pour pouvoir supporter cela ? Il pourrait rester à New-York, et ne pas subir ces comportements abjects. Don Shirley est avant tout un activiste qui veut faire changer les choses. Et de penser à cette tournée déroutante. Est-ce une tournée politique ? Une tournée pour faire changer les mentalités ? Une tournée pour faire comprendre à ces blancs racistes qu'ils sont ridicules, et que le temps jouera contre eux ? Shirley aime les défis puisqu'il engage aussi Tony Lip qui ne semble pas très ouvert à la cause des noirs, au début du film. Ce qui rajoute au baroque de cette incroyable tournée. Alors l'abnégation de Shirley est sa grande force. Le film est aussi un rite de passage mutuel entre les deux personnages qui trouvent une amitié improbable. Il reste aussi de très belles scènes comme celle des paysans noirs (quasiment esclaves) voyant médusés, cet homme noir élégant et son chauffeur blanc. Tout se passe dans les regards. C'est admirable.
J'ai particulièrement apprécié ce sublime récit engagé à propos de la ségrégation et du combat des hommes et femmes de couleurs pour se voir reconnaître les mêmes droits que les Hommes blancs. La touchante relation de cet homme texan à la mentalité assez arrêtée et d'un pianiste très dandy de couleur qui bataille pour s'intégrer et être reconnu pour son talent et non par rapport à sa couleur de peau . Cette relation , le touchant rapport dont chacun apprendra de l'autre vous amusera et vous fera qui sait verser une petite larme !
C'est un film parfait, les acteurs jouent très biens, et sont très charismatique, le traitement de l'époque et parfaite, et les différents messages sont bien traités, on pourrait reprocher au film, quelques longueur, et un film déjà vu.
La prise de vue et la photographie sont très soignées. Les longs travellings d'accompagnements -avants et arrières- sont très beaux. Ce road-movie se déroulant en 1962 aux Etats-Unis est réussi. La Cadillac, lieu essentiel de l'histoire, est magnifique. Une partie du film s'y joue en huit clos mais heureusement se permet souvent d'en sortir. La beauté de la voiture, un aspect de la culture américaine contraste avec d'autres aspects beaucoup plus déplaisants comme la ségrégation. Un contrepoint fondamental du film se joue dans la distribution des rôles : Le musicien s'avère par bien des aspects opposé à son chauffeur. spoiler: L'un joué par Mahershala Ali est noir, éduqué, riche, homosexuel et mal à l'aise avec les blancs comme les noirs;
L'autre joué par Viggo Mortensen, blanc, mal éduqué, pauvre, hétérosexuel, à l'aise et heureux ...
Le musicien s'avère profondément énigmatique et mystérieux.
Son chauffeur sympathique mais assez grossier dans ses traits ...
Ce contraste saisissant a probablement valu au film son oscar du meilleur scénario original. A cela, il faut ajouter les récompenses de meilleur second rôle et surtout meilleur film. Il est vrai que ce film vaut le détour : vraiment captivant. Ambiance envoûtante. A voir sans réserve.
Certes c’est plein de bons sentiments, certaines situations (notamment à la fin) sont prévisibles, on sait d’avance quelles vont être les évolutions des personnages... mais après tout, peu importe ! Les personnages sont hyper attachants (les acteurs au top) et le point de vue reste original : Tony, de classe populaire (à forte tendance raciste), est le chauffeur blanc au service de Don, célèbre musicien noir en pleine période de ségrégation raciale aux USA, qui a l’habitude de fréquenter la haute société, mais qui reste méprisé par ce milieu dès la fin des concerts en raison de sa couleur de peau. La relation qui se construit entre les deux est bien amenée, c’est progressif, chaque personnage apporte à l’autre, ce qui les fait évoluer. Le film est également dur car il dépeint une réalité de l’histoire des Etats-Unis. On est révolté plusieurs fois par un bon nombre de situations malheureusement réelles. Pour contrebalancer, c’est aussi bourré d’humour et on sourit volontiers à plusieurs reprises grâce aux dialogues et aux situations. Par exemple quand Don écrit les lettres de Tony à sa place pour faire rêver sa femme avec des mots doux romantiques et poétiques (que celle ci est fière de lire à ses amies), ou lors de certains échanges de points de vue entre les 2 personnages sur le bluff par exemple, que Tony est très fier de pratiquer alors que Don l’assimile à du mensonge. Le film est du coup très attachant, c’est bien fait, les messages importants sont passés, c’est un bon film utile.
Green book est un film très impressionnant. Il s’agit de deux personnes complètement différentes. L’un est blanc et l’autre est coloré. Le blanc c’est Tony. Il est italo-américain, et il va travailler comme chauffeur pour l’autre. Il s’appelle Don. Il est un pianiste afro-américain. Il se comporte très chic et il est raffiné, précieux et prétentieux. L’autre est plus simple et bon vivant. Au début, Tony ne veut pas travailler pour Don vu qu’il est très riche. Les deux sont les contraires. Mais finalement, il est le chauffeur pour lui et ils font un tournée dans le sud de l’Amérique. Alors, cela cause des problèmes. Mais en faisant le tournée, ils accepteraient les uns les autres. Ils s’aident et ils deviennent les meilleures amis. Pendant le film, on voit comment le racisme est encore un problème si grand. C’est émouvant. Mais grâce à ce film, on voit aussi comment les deux se soutenir et c’est merveilleux de voir. Les deux ensembles sont un vrai team. Don est un vrai pianiste mais à cause de son couleur de la peau, certaines personnes n’accepterai pas sa performance. C’est triste. Mais au contraire, c’est bon à voir comment ils traitent les situations. Le film est fortement recommandé. Le réalisateur a utilisé des scènes très drôles pour faire le film un peu plus aéré. C’est agréable à voir et c’est un film très magnifique.
Quel film magnifique ! J'ai adoré l'histoire, les personnages, les décors grandioses, l'humour, tout ! Et aussi Viggo Mortensen qui delivre une prestation eblouissante. Il aurait largement mérité l'Oscar du meilleur acteur. Un road movie comme les Américains savent si bien faire.
Green Book relate le parcours semé d’embuches d’un musicien virtuose noir dans le sud de l’Amérique ségrégationniste, escorté par un improbable gros bras newyorkais d’origine italienne, son garde du corps. Les joutes verbales et les épreuves humaines qu’affrontent Viggo Mortensen et Mahershala Ali, tous deux oscarisables pour leur rôle respectif, donnent naissance à une indéfectible amitié. Le livre vert du titre, petit guide de séjour du voyageur noir dans l’Amérique blanche a réellement existé, il donne son nom à ce buddy-movie décidément pas comme les autres et qui mérite le détour.
Un film poignant avec la segregation comme élément central du film. Viggo Mortensen, fidèle à lui même est impeccable dans ce rôle qui lui va comme un gant. Un plaisir à regarder