Derniers Avis : Green Book : Sur les routes du sud - Page 27
Green Book : Sur les routes du sud
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joevebulle
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4,5
Publiée le 20 août 2019
Road movie ou biopic ? Simplement les deux. Inspiré d'une histoire vraie, une aventure sociale, raciale et artistique qui se transformera en amitié et durera longtemps encore après la fin de la route.Une peinture de la société Américaine des années 60 faite avec humour et tendresse. Viggo Mortensen, le dur et tendre italien du Bronx avec un appétit inégalable et Ali Mahershala, le pianiste virtuose noir et homosexuel dans une Amérique puritaine blanche, un duo qui fonctionne à merveille. Un film tout en nuance.
Que dire sur ce film, simplement réalisé, sans chichi, et qui réussit pourtant à nous faire ressentir tout un tas d'émotions pendant les deux heures qu'il dure et qu'on ne voit pas passer ? On part pourtant sur deux personnages très clichés, l'un blanc, un peu rustre, raciste, à l'éducation plus que moyenne, mais entouré d'une famille aimante, bon vivant et prenant la vie comme elle vient ; l'autre noir, guindé, presque arrogant, esseulé, mais virtuose du piano et doté d'une bonne éducation. Deux personnages que tout oppose, et encore plus dans une Amérique où la ségrégation est encore de mise, où les Noirs qui voyagent doivent s'orienter au fameux livre vert (Green Book donc) pour savoir où loger sans heurts. Tout au long du périple des deux personnages dans le Sud ségrégationniste des Etats-Unis, le film nous illustre ces choses de la vie quotidienne, ces petites choses à priori tout à fait normales (aller aux toilettes, manger au restaurant, passer la soirée dans un bar, essayer un costume, etc.) qui étaient pourtant sources d'humiliation quotidienne pour les Noirs. On a beaucoup de peine, mais le film sait aussi nous faire rire, notamment lorsque les manières rustres de Tony Vallelonga rencontrent avec fracas celles du raffiné Don Shirley. Et pour finir, c'est un message intemporel que le film nous délivre : changer les choses nécessite du courage et ce sont ceux qui en font preuve qui sont à même de le faire.
Pendant 30 bonnes minutes, on ne voit que le squelette du scénario et le programme très prévisible qu’il va dérouler. L’ambiance sixties, toujours efficace, donne un peu de chair au film, mais c’est surtout Viggo Mortensen, exceptionnel, qui porte tout sur ses épaules. Ensuite, le charme léger du road movie et l’alchimie entre les deux héros opèrent, et on se laisse bercer par ce cinéma familier, entre le buddy movie des années 80 et le mélo à la Capra. Finalement, ce sont les écarts avec le scénario traditionnel qui finissent par gêner, comme ces climax à répétition qui font durer le film 20-30 minutes de trop. Il y a des facilités de réalisation, mais suffisamment de petits gimmicks d’écriture (Farrelly est quand même un peu reconnaissable) pour rattraper les lourdeurs avec une certaine élégance. Très bon moment.
Deux personnes que tout oppose et pourtant vont vivre une épopée riche en enseignements. On voyage avec eux à travers l'Amérique profonde pour mieux comprendre l'ampleur de la ségrégation dans les moeurs, et ressentir ainsi au fur et à mesure ce que c'est que d'être rejeté par la société. Dans sa quête vers le succès au milieu des sphères bourgeoises, le pianiste tient à donner la meilleure image possible de "sa communauté", en perfectionnant sans cesse son talent artistique et démontrant un exemple de vertu, d'élégance et de raffinement. Paradoxalement, il n'en sera pas du spécialement adullé par cette dernière pour ses prouesses car elle ne le connaît, ni non plus humainement apprécié par la société au fond raciste dans laquelle il a décidé de s'immiscer, qui le connaît bien mais n'a d'estime que pour son talent. C'est entre ces deux paradoxes que le récit va se dérouler, en compagnie d'un acolyte merveilleusement bien interprété par Viggo Mortensen qui par sa nature je-m'en-foutiste l'aidera à appréhender son combat autrement, avec moins de rigueur et plus de relâchement. Pour une fois dans un film traitant du sujet, les rôles des personnages principaux sont inversés, avec des personnalités finement étudiées et c'est là la force du scénario, qui réussit avec brio à dénoncer l'hypocrisie d'un monde opportuniste et inhumain.
Une petite pépite d'intelligence, qui parlera à tous. De grands acteurs, à la fois drôles et touchants, pour une belle histoire qui vous arrachera votre petite larme. Bref : une réussite.
Portés par deux grands acteurs, une histoire vraie certes, mais une mise en scène où l'humour et les personnages, dont les traits de caractères semblent grossis pour être facilement compris, rendent le film léger. Un bon moment de détente, mais qui au final n'a pas la force de porter un message fort sur la discrimination (racisme, homophobie, aporophobie ...). Je m'en retrouve gêné, de passer un bon moment devant un film qui arrive à éviter les clichés, sans être soufflé par un discours militantiste comme pouvait l'avoir Mandela, American History X, Je ne suis pas votre nègre... BlacKKKlansman semblait avoir trouvé cette équilibre, entre de l'humour et choc.
Oscar du meilleur film (entre autre) en 2018, Green Book Sur Les Routes Du Sud est une vraie perle. L'histoire, inspiré d'une histoire vraie nous plonge dans les années soixante durant la ségrégation et nous raconte comment un homme blanc d'un statue social faible, gros mangeur et qui se moque des codes et un homme noir avec une bonne situation, pleins de valeurs et de principes vont se liés d'amitié à travers un road movie touchant. C'est un plaisir de suivre cette aventure durant ces plus de deux heures pendant lequel j'ai vécu toutes les émotions. On rit, on est touché, souvent révolté, les scènes alternes entre moments doux et moments de tension rempli de tristesse. C'est dingue de se dire que ce carnet a existé et c'est toujours fou de se dire que tout ça n'est pas très loin derrière nous. La relation entre ces deux hommes est somptueuse. Viggo Mortensen et Mahershala Ali sont exceptionnel et portent sur leurs épaules le film. Les personnages qu'ils campent qui sont à l'opposé sont hauts en couleurs. Les dialogues qu'ils échangent sont sincères et d'une justesse folle pour nous offrir de merveilleux moments. Les autres acteurs sont tous aussi au niveau notamment Linda Cardellini qui interprète la femme de Tony. L'ambiance des années 60 elle est très bien retranscrite avec des voitures très classe et des costumes élégants et nous offre une superbe b.o. La réalisation pour sa part est classique mais efficace. La fin qui arrive trop vite tant le temps passe vite, est à la hauteur de ce que j'attendais et m'a donc ravi. Peter Farelly lui l'habitué des comédies à pris un grand virage avec Green Book Sur Les Routes Du Sud et c'est une pure réussite du début à la fin. L'émotion est grande et cette histoire vous marquera pour longtemps. Un magnifique film à voir absolument.
Des acteurs de premier choix pour un film sincère et humble. La réalisation est excellente et le film comporte quelques moments d'émotions très authentiques. Dommage que le traitement musical n'ai pas été plus approfondie car il y avait pourtant matière a faire de Green Book un monument du genre.
Il manque un je ne sais quoi pour rendre le film incontournable. Peut-être un peu trop du coté des personnages ou du pas assez dans leurs caractéristiques. On en ressort avec un certain détachement.