Green Book : Sur les routes du sud
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DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 376 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mai 2019
INTOUCHABLES. On ne gagne jamais avec la violence, on gagne en restant digne. Dialogue avec son chauffeur. Allons cherchez la paix au fin fond de l'Amérique raciste. Le noir et le blanc, sans fausses notes sur le piano mais 100 fausses notes en réalité. Les grosses ficelles du cinéma passe partout, ou le terrain d'entente est bien détourné par l'humour.
Redzing
Redzing

1 451 abonnés 4 915 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mars 2020
En 2019, on a eu droit à "Joker" réalisé par Todd Phillips, la série "Chernobyl" scénarisée par Craig Mazin, et "Green Book" réalisé par Peter Farrelly. Cette année semble donc avoir provoqué chez les spécialistes de la comédie US pas finaude, une vocation vers le drame sérieux, et qui plus est avec une certaine réussite ! Pour "Green Book", c'est finalement à moitié étonnant, Peter Farrelly ayant été habitué à mettre les minorités en valeur dans plusieurs de ses films. Ici, on s'intéresse à l'histoire vraie d'un pianiste virtuose afro-américain qui décide de faire une tournée dans le Sud, et qui engage comme chauffeur (et garde du corps) un italo-américain. L'un est hautain et précieux, mais digne et intelligent, l'autre est grossier et violent, mais à bon fond et débrouillard. C'est la relation entre ces deux hommes qui sera le fil rouge du film, plus que la trame de fond qui délivre une peinture du Sud déjà-vue et un message anti-racisme assez primaire et consensuel. Ces deux protagonistes (interprétés par un étonnant Mahershala Ali et un Viggo Mortensen à contre-emploi) s'avèreront en effet complémentaire, et de rebondissement en problèmes à gérer, ils apprendront chacun de l'autre. Le tout est servi avec une pointe d'humour, un certain optimisme, et une réalisation professionnelle. Un bon feel-good movie.
norman06
norman06

425 abonnés 1 826 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 avril 2019
L’archétype du film oscarisé lorsqu’il n’est pas du grand cinéma : académique, compassé, politiquement correct, mais également soigné, bien joué et efficace. Celui-ci qui reprend les poncifs de « Driving Miss Daisy » se voit donc sans jubilation mais aussi sans ennui.
Gentilbordelais
Gentilbordelais

402 abonnés 3 544 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mars 2019
une sorte de road movie dans le sud des états unis, en pleine période de ségrégation raciale. ponctué de préjugés, chaque évènement ou humiliation va révéler la nature profonde des personnages, ils vont ainsi s'ouvrir, grandir au contact de l'autre avec humanité, développant une puissante amitié. appuyés par des dialogues forts, sans morale mais avec authenticité et simplicité, M. Ali et V. Mortensen sont formidables.
Math719
Math719

229 abonnés 894 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 février 2021
Une jolie rencontre entre ces 2 hommes, une jolie histoire pleine d'humanité, d'humour et joie ! Une histoire vrai qui méritait d'être racontée..
carbone144
carbone144

115 abonnés 845 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 avril 2022
Un film sympathique et plein de bons sentiments surfant sur la vague de l'antiracisme contemporain. Le contexte est dommageable car il provoque sur moi une expiration de ras-le-bol rien qu'en regardant le sujet et le synopsis. Mais bon, il était bien, paraît-il. Evidemment, dans l'incapacité de montrer que le racisme actuel existe, Hollywood se contente une fois de plus de ressasser les époques d'un racisme systémique d'un autre temps désormais révolu : ségrégation, apartheid, esclavage... De Django Unchained à 12 Years a Slave, après la Couleur Pourpre, nous avons droit cette fois à une illustration de l'Amérique sudiste des années soixante dans son aspect des plus répugnant. Film émouvant qui nous provoque une larmichette quelque peu facile compte tenu de l'injustice qui nous est contée, il est difficile pour autant d'en tirer des leçons moralisatrices. Au contraire, quand je vois ça, je me dis qu'on a bien progressé et que les plaignants actuels devraient apprendre à relativiser.
Jean-luc G
Jean-luc G

89 abonnés 897 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 février 2019
Tout le film est à l'image de la première scène: un crooner agréable accompagné d'un band à la rythmique huilée et bien balancée anime avec entrain une soirée dans un club où arrivent des gens biens sapés, bourré aux as. Un début de bagarre est vite étouffé, l'honneur est sauf, les petites gens magouillent dans leur coin pour grappiller quelques "bucks" supplémentaires. L'histoire à la base du scénario est véridique, le scénario - qui ne méritait pas un oscar- l'a transformé en un road trip à rebondissements, alternant moments dramatiques, et épisodes comiques. Mortesen est méconnaissable- tout le monde l'a dit- et parle italien comme De Niro chez Scorcese, Mahershala Ali est imperturbable et très propre sur lui. Bref un spectacle agréable à voir et bien mené. Le happy end est standardisé, attendu. Puis quand le rideau retombe, on se dit que au final l'industrie hollywoodienne récupère et met un scène une réalité qu'elle ne connait pas, voire qu'elle voudrait minimiser: donner l'oscar du meilleur film à Green book est symptomatique de cet état d'esprit. On vous montre que nous sommes des gens bien. Mais en fait, l'Amérique des années 60 était profondément raciste dans ses comportements, ses lois ségrégationnistes. Pour se tirer d'un mauvais pas, seul un piston de premier ordre pouvait venir en secours à un nègre. Au passage, les ritals étaient à peine mieux vu dès qu'ils s'aventuraient dans le sud… Regardez donc nous avons élu Obama comme président. OK, mais le retour de bâton n'en a été que plus brutal, Donald est arrivé. La fêlure profonde qui divise les Etat-Unis, est finalement est plus visible que jamais derrière les beaux habits et l'amitié improbable entre Tony et le Dr Shirley. Cinéma 1 - février 2019
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 février 2019
Green book part de l'idée originale d'inversion des rôles ; soient un boss black fin, racé et cultivé et son chauffeur blanc lourdaud et en partie inculte. Le mélange fonctionne très bien, les deux personnages principaux jouant en parfaite symbiose. L'humanité, la tendresse et la gentillesse passent bien et font chaud au coeur. Le film est d'une structure narrative très classique, conventionnel, flirtant souvent avec l'académisme à l'eau rose mais grâce à son humour, Green book accroche l'attention. La mise en scène, belle photographie sans chromo de l'époque, la musique, diversifiée, booste les quelques deux heures de projection, malgré une certaine réitération des éléments du discours. La performance d'acteurs de Vigo Mortensen est exceptionnelle, un acteur physique capable de remettre en cause son jeu naturel. On reprochera à juste titre le côté caricatural sur les personnages, qui insiste trop sur la vulgarité alimentaire du chauffeur ou sur la différences de comportement des policiers selon les états des USA. Ceci alourdit un film, très course aux Oscars et qui partage avec le supérieur La Mule, le prototype classique du film américain. Les deux films, qui possèdent des liens, fonctionnent sur la notion de trajectoire. Circulaire pour Green Book, en aller retour incessants pour le film de Clint Eastwood. Il est regrettable que certains aspects de la relation entre ces deux êtres soient répétées mais la conclusion hivernale de Green Book, ultime fin d'un cycle d'aventure, avec la neige et les retrouvailles familiales est une grande réussite émotionnelle. Un bon film de ce début d'année.
Cineseba
Cineseba

49 abonnés 632 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 février 2019
"Inspiré d'une histoire vraie, le film "Green Book, Sur les routes du Sud " est un beau road movie avec le chauffeur Tony Lip, un italo-américain du Bronx, embauché pour conduire et protéger le Dr Don Shirley, un pianiste noir de renomméé internationale pour une tournée dans le Sud ségrégationniste dans les années 60. C'est vrai que l'affiche de ce film est très belle et douce ... Une superbe harmonie des couleurs et on lit : " 5 nominations pour Oscars dont meilleur film, meilleurs acteurs " ... Bon, bon, je vais être honnête ... Il est beau et touchant, ce film mais pas si excellent, au point de m'agenouiller les genoux devant un chef d'oeuvre et de m'exclamer "Wouah !" ... Ce qui m'a surtout intéressé dans le film, c'est la contradiction bien évidente entre les deux personnages joués par les grands acteurs Viggo Mortensen (Saga de "Le seigneur des Agneaux", "Sur la route") et Mahershala Ali (Moonlight), le chauffeur bourru, bon vivant mais raciste et le pianiste noir cultivé et raffiné. Quelle métamorphose physique de Viggo Mortensen qui a pris beaucoup de poids pour son rôle ! En le découvrant, il m'a fait tout de suite penser à Robert de Niro qui a du prendre des kilos pour le film "Racing Bull" ! Son personnage est fan des burgers, vulgaire et maladroit. Avec son aspect raffiné, son talent musical, sa célébrité mondiale, Dr Don Shirley, s'efforce à se faire accepter et changer de regard grâce à son talent musical, ce qui n'est pas le cas en Amérique hautement raciste ! Sa solitude est à la fois touchante et délicate. Cette contradiction est pour moi, une sorte d'injustice humaine, une leçon interessante sur la tolérance ... Elle m'a fait penser aussi à la souffrance silencieuse des Sourds dans leurs rapports avec certains entendants insouciants car souvent patients, ils s'efforcent à bien faire, travailler, bien intégrer dans le monde de travail, par exemple, mais que leur intégration est toujours complexe et délicate. Bref, les personnages du film, où tout les oppose, vont apprendre à se connaitre grâce à la générosité du pianiste et à l'humour grinçant du chauffeur, au cours du voyage ! Une belle réflexion sur l'empathie, aussi ! Enfin, le concept du "Green Book" est stupéfiant, voire choquant, je n'en reviens pas ... qu'un manuel indiquant les hotels qui peuvent accueillir des personnes de couleur, ait pu exister ! Je peux comprendre la nécessité de ce manuel pour la tranquilité des personnes de couleur mais c'est honteux, révoltant de la part des Américains racistes ! Malgré de belles reconstitutions surprenantes des années 60, une reproche plane autour de ce film, le scénario est assez prévisible ... MMhhh, pourtant, j'ai bien aimé ce film par son côté humaniste ... "
ferdinand75
ferdinand75

723 abonnés 4 467 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 février 2019
Une réussite pour ce film sobre , élégant et humaniste . Farelly nous prouve toutes ses qualités, lui qui était plutôt spécialiste talentueux de comédies potaches , corrosives et efficaces. Mais il démontre sutout une excellente capacité de directeur d'acteurs , car l'intreprétation est impeccable.Les deux acteurs principaux sont excellents , mais tous les seconds rôles sont superbes, que ce soit la famille italienne de Brooklin, où les blancs racistes, avec tant de gentillesse, du grand sud . Le film est très politiquement correct , mais avec sobriété et finesse.
ConFucAmuS
ConFucAmuS

650 abonnés 1 040 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 janvier 2019
Pour son premier film en solo, Peter Farrelly prend un peu de court avec Green Book. Autrefois érigé (avec son frère Bobby) en pape de la comédie burlesque aux accents trash, le réalisateur a jeté son dévolu sur une histoire d'amitié contrariée par les divers outrages perpétrés contre les gens de couleurs dans les années 60 aux États-Unis. Difficilement conciliable avec l'humour graveleux du cinéaste? Oui, on ne va pas se mentir.
Mais il n'empêche que Peter Farrelly parvient à faire passer quelques scènes assez cocasses entre ses deux stars (Viggo Mortensen et Mahershala Ali). Évidemment, le thème du duo "mal assorti" s'y prête idéalement. Mais ce qui surprend ici, c'est la capacité de Farrelly à mêler la douceur d'une amitié naissante à une époque âpre où les rapports humains étaient conditionnés par le rejet et l'ignorance.
Si Green Room parvient à éviter certains écueils inhérent à une histoire qu'on pense connaître par cœur (et ce n'est pas faux), c'est dans cet équilibre entre séquences comiques et moments introspectifs. Il n'est pas toujours tenu (le film accuse un léger ventre mou à mi-parcours), mais le talent de ses deux interprètes principaux rend contribue à rendre le voyage agréable. Mahershala Ali impose une présence solide dans le rôle de Don Shirley. Un monument d'élégance dont la force mentale masque une âme accablée par la mélancolie et le découragement. Dans un rôle aux antipodes de ses prestations habituelles, son compagnon de route Viggo Mortensen dévoile une facette comique inédite. Une incarnation d'ogre qui explose petit à petit ses oripeaux rustres pour révéler un homme tendre sous ses aspects rugueux.
Green Book se montre sensible et honnête jusque dans ses faiblesses. Avec ce premier long seul à la barre, Farrelly tape là où ça fait mal. Curieusement, ça fait aussi beaucoup de bien.
tupper
tupper

191 abonnés 1 573 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2019
Un road movie qui surfe avec habileté sur l’humour et l’émotion. De la veine des Forest Gump et autre Ligne Verte, on prend un réel plaisir devant ce duo et ses échanges ciselés et savoureux. Tout cela est donc très plaisant mais manque un peu de surprise.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 mars 2020
Green book, petit manuel à l’usage des Noirs, sorte de guide du routard pour savoir où dormir sans déranger les Blancs. "Green book" : sur les routes du sud" est un savant mélange de gravité et d’humour animé par deux grands acteurs : Viggo Mortensen et Mahershala Ali. Un road-buddy movie dans une Amérique ségrégationniste, une ségrégation institutionnalisée ! Un musicien prodige, Don Shirley, fait appel à un chauffeur pour l’accompagner dans sa tournée dans le sud confédéré des Etats-Unis. Il fallait avoir un sacré culot ou faim pour accepter une tournée dans des Etats racistes. Comme « 42 », biopic sur Jackie Robinson, premier joueur de baseball afro-américain à évoluer en Ligue Majeure, comme « La couleur de la victoire », biopic sur Jesse Owens, champion Olympique dans l’Allemagne Nazie, c’est l’Amérique perpétuellement contradictoire et bourrée d’incohérences qui nous est donné à voir encore une fois ; pour une notoriété de couleur, le Blanc peut se mettre en trois pour l’accueillir, l’applaudir, créer des moments privilégiés, dérouler le tapis rouge mais pas au point de partager ses W.C et la salle d’un restaurant fréquentée que par des Blancs. Plier en trois à la rigueur, en quatre, faut pas pousser ! Une barrière infranchissable comme celle qui sépare ce champ de paysans Noirs de la route où Don Shirley s’évente le temps que son chauffeur désaltère le moteur de la voiture ! Une double barrière pour le coup, car cette séquence montre aussi la séparation sociale entre Noirs et Noirs, il n’est pas certain que ceux qui croulent sous l’exploitation des Blancs se reconnaissent dans ceux qui tentent de jouer d’égal à égal dans la cour des Blancs. Et vice-versa. Dans la série « The Knick », le docteur Algernon Edward subissait aussi des réflexions désobligeantes, voire racistes, de "ses semblables" parce qu’il portait des chaussures vernies. Quelle que soit sa condition sociale, le Noir demeure seul et discriminé. Peter Farelly, Mahershala Ali et Viggo Mortensen composent un trio gagnant. Une belle histoire d'amitié à découvrir en V.O si possible.
VILLE.G
VILLE.G

77 abonnés 805 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 janvier 2019
Intéressant. Bien reconstitué, bien filmé et bien joué. Peu être un "chouia" caricatural dans les personnages mais il fallait sûrement ça pour faire sourire.
Alexandre Cacheux
Alexandre Cacheux

76 abonnés 631 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2019
Très bien mais…
Une très belle histoire vraie portée sur le Grand Ecran. Globalement le film est intéressant et réussi. Il permet au spectateur de se replonger dans cette Amérique des années 60 et de ressentir le poids et l'injustice du racisme quotidien. Réaliste, le film n'est toutefois pas pleurnichard et c'est l'une de ses forces principales. Mais une réalisation poussive et surtout ultra prévisible finit par atténuer le propos. Et l'émotion s'échappe...
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