Avis : Green Book : Sur les routes du sud - Page 8
Green Book : Sur les routes du sud
Note moyenne
4,5
36988 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
1 318 critiques spectateurs
5
492 critiques
4
645 critiques
3
134 critiques
2
37 critiques
1
7 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
gizmo129
133 abonnés
1 669 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 21 septembre 2020
Difficile de croire que ce film oscarisé est réalisé par l'un des frères Farrely dont les films graveleux ont fait la renommée. Toute en sobriété et porté par 2 comédiens merveilleux, ce Green Book nous parle d'un voyage entre un italien raciste et un noir de bonne famille dans une américaine sudiste hostile aux gens de couleurs. Ce thème fortement oscarisable joue de tous les clichés possibles pour obtenir le titre suprême. Même si nous ne sommes pas dupes sur les ambitions certaines du film, on se laisse embarquer dans ce road trip avec ces personnages attachants, touchants et drôles malgré eux.
Peter Farrelly, pour son premier film en solo, oublie les délires souvent irrésistibles concoctés avec son frère et décide d’adapter, de façon classique mais efficace, une histoire vraie sur la naissance d’une amitié entre un blanc et un noir sur fond de ségrégation. Sur une bande son impeccable, Peter Farrelly nous invite donc à un road movie à travers le sud profond de l’Amérique raciste dans années 60. Si le film est vraiment emballant, c’est qu’il bénéficie d’abord de savoureux dialogues et de seconds rôles formidablement croqués. Mais, le point fort du film reste sans contexte la rencontre entre Viggo Mortensen et de Mahershala Ali. On connait le talent de ces 2 acteurs, le premier un peu plus que le second, mais tous les deux livrent ici une de leurs meilleures prestations, oscillant entre humour et gravité avec une aisance déconcertante.
Viggo Mortensen et Mahershala Ali se réunissent sur grand écran pour retracer l'histoire vraie de l'amitié entre Tony Vallelonga et le pianiste Don Shirley. La première chose qui frappe est réellement la facilité avec laquelle les deux acteurs principaux rentrent dans leurs personnages et les font vivre tout au long du récit. A mon avis, Mahershala Ali est très injustement considéré comme un acteur secondaire alors qu'il rend une prestation équivalente et tout aussi importante que celle de Viggo Mortensen. Deux styles opposés mais habités avec une grande délicatesse qui rend l'entrée dans le long-métrage bien plus facile. Finalement à côté de ces deux acteurs magistraux, le reste du casting ne sait jamais se hisser à leur hauteur. Cependant, cela ne fait pas trop pâtir l'histoire. Les trois scénaristes ont réussi à donner à cette histoire des dimensions auxquelles on n'aurait pas forcément pensé. Mais là où elle réussit le mieux, c'est lorsqu'elle fait vivre ses personnages, explore leurs faiblesses, leurs forces, leurs doutes. Rien ne se prête dans cette histoire à des scènes grandiloquentes ou à des révélations extraordinaires, tout se joue dans l'évolution des personnages. C'est aussi là que se situe l'une des plus grandes qualités de ce film. Seule petit bémol dans ce scénario, la volonté des scénaristes d'avoir voulu dramatiser certaines scènes, avoir américanisé le film en quelques sens. Hormis cela, les personnages changent, se subliment, révèlent toutes leurs personnalités sous nos yeux et ce avec un grand talent dans l'écriture. Les décors sont toujours très appropriés au film, l'exploration du sud profond des Etats-Unis est faite avec soin et la reconstitution est sublime. La musique constitue une majeure partie du long-métrage et chaque partition, chaque instant nous fait vivre de nouvelles sensations. Que ce soit sur des morceaux bien connus du trio, du jazz ou encore cette scène avec l'étude de Chopin, chaque moment est travaillé avec attention pour nous faire vivre le film. La réalisation de Peter Farelly n'est pas au mieux mais elle sait créer une certaine ambiance, faire vivre son histoire sans jamais proposer une vision artistique ridicule. On pouvait craindre le pire pour Green Book quant à sa volonté d'explorer les visions raciales de l'époque, thème déjà maintes et maintes fois exploité, mais il faut avouer qu'il s'agit d'un long-métrage intéressant brillant réellement par ses deux acteurs principaux.
Loin des comédies qui l’ont fait connaître ("Mary a tout prix", "Fous d’Irene", "Dumb et Dumber"), Peter Farelly s’attaque à un postulat autrement plus sérieux en s’appuyant sur Viggo Mortensen et Mahershala Ali. Ce buddy movie improbable accouche d’un long métrage aussi subtil que remarquable mais moins percutant qu’annoncé ...
Un des frangins Farrelly qui délaisse la comédie pour un biopic dramatique, ça attise forcément la curiosité. Et c'est un pari réussi haut la main grâce à un road trip mené de main de maître par 2 acteurs convaincants au coeur de l'Amérique ségrégationniste. Une belle histoire avec des personnages qui évoluent au fil de l'intrigue pour un final attendu mais touchant.
La métamorphose d'un blanc raciste, bien beauf, au contact d'un pianiste de génie noir que tout oppose mais qui va pourtant devenir son ami. Le scénario est un peu cousu de fil blanc, les caricatures présentes et pourtant... ça fonctionne à merveille. Souvent drôle (Farrelly est un spécialiste des bonnes comédies), cette belle aventure humaine et avant tout porté par un excellent duo d'acteurs dont l'alchimie à l'écran est évidente.
De Peter Farrelly (2019) . A ce jour certaiement le film le plus généreux, le plus humai de ce début d'année 2019. Basée sur (encore) une histoire vraie . La première grande qualité du film est cette plongée dans cette amérique profonde , ce dans une époque pas si lointaine de forte ségrégation où les mouvements des droits civiques commencaient à se développer . Le personnage de Tony Lip est trucculent avec toutes ces contradictions d'un américain au début plus-tôt réactionnaire et raciste. Joué avec force et humour par Viggo Mortensen, qui excelle dans ce rôle. Mahershala Ali est vraiement habité par le rôle de Don Shirley , Artiste vraiement attachant dans ces contradictions et ses faibleesses . A pllus d'un titre, le film est un ôde à la compréhension, au vivre ensemble et au rejet de tout ce qui isole l'autre parce que différent. Le cheminement du film des préjugés à la compréhension, du rejet à l'acceptation , de l'indifférence à l'amitié , tout ceci se déroule lentement au gré du voyage en voiture à travers le sud. La transformation des personnages comme de leurs sentiments est à la fois forte et paisible . Comme une évidence. Le message du film étant que la bêtise nait surtout (avant tout) de l'ignorance. Cette même ignorance étant (souvent) à l'origine de la peur et du rejet .
Superbe. On part sur l'ironie des "rôles inversés" : en pleine époque de ségrégation raciale des années 60 c'est le blanc qui conduit le noir. Pas une âme pour occulter la situation. Choc des cultures, des sentiments, des à-prioris. Histoire de respect, d'amitiés, d'espoir. C'est drôle sans être hilarant, émouvant sans être mièvre. Rude parfois, à cause du racisme suintant. Si la maturité physique de Viggo Mortensen lui a été plutôt ingrate, son talent, lui est décuplé. Mahershala Ali classieux à souhait dans son rôle de musicien virtuose, aux blessures silencieuses. Chacun se révèlera terriblement humain, dans le sens large et complet du terme. À voir et revoir
Une brillante histoire qui renverse les codes, porté par un super duo d'acteurs et teinté d'humour. La frontière entre la réalité et l'histoire romancée est difficile à évaluer, la limite est clairement que ca ressemble à la vision des années 60 dans le contexte des années 2010. Ca n'en est pas moins un film exceptionnel qui mérite ses récompenses, notamment pour Mahershala Ali, brillant dans son rôle de pianiste qui veut faire bouger les choses et refuse de se faire marcher sur les pieds.
Green Book est une vraie ode à l'amitié portée par un duo d'acteurs exceptionnels. Peter Farrelly, pour une fois détaché de son frère Bobby, s'intéresse une nouvelle fois aux marginaux de la société américaine du début des années 1960 où dans le Sud du pays, les discriminations en tout genre son encore très présentes. Le long métrage raconte l'histoire vraie de Tony Vallelonga, un tchatcheur italo-américain de New York, qui à l'aide du fameux Green Book, doit sillonné le Sud du pays pour permettre à Don Shirley, un pianiste de génie, d'y interpréter de nombreux concerts. Ensemble, ils vont se découvrir, changer d'opinion mais surtout affronter les discriminations dont va être la cible le musicien. Durant tout le film, le changement des deux protagonistes se fait de manière subtile et progressive. De plus, le réalisateur plonge littéralement le spectateur dans cet univers injuste où se mêlent à la fois tristesse, incompréhension et colère. Mais ce film ne serait pas ce qu'il est sans les performance de Viggo Mortensen et Mahershala Ali. Ensemble, ils forment un duo époustouflant de sincérité et d'empathie. Ce film mérite sans aucun doute tous ses Oscars et rentrera dans la liste des grands films du cinéma américain.
Un chef d'oeuvre incroyablement bien maîtrisé, tant au niveau de la prestation des acteurs ( V.Mortensen est bluffant dans ce registre ) que dans son scénario simple dans la forme mais si profond dans son sens.
S'il a remporté l'Oscar du meilleur film en 2019, c'est parce que ce film traite de la ségrégation d'une façon inédite, à travers deux personnages que tout oppose : milieu social, références culturelles, couleur de peau, éducation, centres d'intérêt... Ce qui est intéressant aussi, c'est que c'est le Noir qui est la star aisée et le blanc issu du prolétariat, le gros bras dur à cuire au service du premier cité. C'est rare dans les états dans les états du Nord, mais encore plus dans ceux du Sud, où la ségrégation est une institution. Les deux rôles sont confiés à de grands acteurs que sont Mahershala Ali et Viggo Mortensen. Le personnage joué par le premier doit se confronter à une hostilité constante et généralisée dès qu'il se rend dans des lieux publics. On a beau avoir appris ça en cours d'histoire, ça n'en est pas moins choquant lorsqu'on y assiste à l'écran. La sauce qui fait que le film est un grand plat est l'humour omniprésent dans le long métrage. On rit très franchement, à gorge déployée, en alternant avec des moments assez durs. C'est cette alternance qui confère au film son caractère bien particulier. Réussite totale donc, pour un film qui traite d'un sujet grave avec finesse, au travers de la naissance d'une amitié improbable.
Un fabuleux road movie dans l'Amérique profonde des années 60 raciste et ségrégationiste. 2 personnages que tout oppose et qui vont chacun devoir apprendre de l'autre pour devenir meilleurs. Les 2 acteurs sont exceptionnels et rendent ce film incontournable.
Cette comédie, dans la pure tradition du buddy movie, est tout simplement irrésistible. Viggo Mortensen est truculent en beauf italo-américain mal dégrossi, et Mahershala Ali bouleversant en homme blessé mais digne. Leur duo mal assorti fonctionne à merveille, et certaines scènes sont même carrément jouissives. En même temps, le film ne se contente pas d’être drôle : au-delà de l’aspect comique des affrontements verbaux, on réalise que malgré leurs préjugés respectifs, aucun des deux personnages n’a totalement tort dans sa vision du monde, plus nuancé qu’un simple clivage Noirs / Blancs. Et des fois, il n’y a tout simplement pas de quoi rire, tant cette Amérique profondément raciste est écœurante. Mais malgré la bêtise humaine, Green Book est un film empreint d’humanisme et porteur d’espoir, ce qui en fait le feel good à voir en ce début d’année. On en sort non seulement le cœur revigoré, mais avec une sacrée fringale et une envie de poulet frit en particulier…
Une ode à la tolérance portée avec brio par Viggo Mortensen et l'incroyable Mahershala Ali qui campe admirablement et à la perfection ce rôle. Tellement touchant adorable à regarder mais également surpris d'avoir tant rigoler devant un tel sujet.