Les Chatouilles
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419 critiques spectateurs

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128 critiques
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benoitG80

3 590 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 novembre 2018
« Les Chatouilles », un titre gentil et anodin pour un film qui se résume en tous cas à un véritable coup de poing, à une déflagration extrêmement violente dont on sort assommé et bouleversé !
Ce témoignage sur cette enfance démolie, abusée, vécue par Andréa Bescond dont elle est elle-même l’actrice principale, nous prend aux tripes et nous laisse suspendu comme à un fil, à sa souffrance, sa douleur, son mal être comme jamais on ne pouvait l’imaginer !
Sa présence est d’une vérité criante et évidente et pour cause !
Tout dans ce film est intense, difficile, puissant, choquant et dérangeant, du jeu incroyable des acteurs et en particulier de cette petite victime, au montage et à la mise en scène elle-même !
En effet, si cette réalisation succède à la pièce de théâtre dont elle est issue, elle en reprend en partie les codes, en les mélangeant à ceux du cinéma, ce qui donne un impact terrible à tout ce que peut vivre et ressentir Odette dans son cauchemar au quotidien !
De passer à ces performances de danse, voire de véritable transe, à ces terribles moments répétés où le loup rôde autour de sa proie, en insistant sur cette thérapie à fleur de peau un peu particulière, et vice-versa, on rentre de plein fouet dans l’indescriptible, l’inqualifiable, c’est à dire l’horreur en direct !
En effet le rythme même du film, cet aspect saccadé, perturbé, en dent de scie, reflète incroyablement l’état psychologique d’Odette, enfant et soumise, puis devenue adulte, révoltée, exacerbée et perturbée...
Comme si ces procédés cinématographiques permettaient d’entrer on ne peut mieux dans le mental de cette petite fille, de cette femme brisée où tout se mélange, passé, présent, avenir devenant un véritable fouillis, avec cette impossibilité de pouvoir évidemment avancer droit devant !
De même que se mélangent en parallèle les notions de lieux ou d’espace, comme si ces souvenirs inaltérables surgissaient partout et à chaque instant dans un chaos le plus total...
On reste totalement inerte, paralysé face à cette vie détruite, broyée par ce prédateur sexuel au comportement de bon père de famille qu’interprète Pierre Delalongchamps, avec du reste un réalisme et une conviction qui font froid dans le dos...
Et ceci sans oublier Karin Viard, dans une composition extrêmement délicate, en mère au comportement hallucinant dans son déni, et même dans sa relation plutôt destructrice et complexe qu’elle entretient avec sa fille !
Franchement ce film fait très fort dans tout un tas de directions, et on reste bouche bée plus d’une fois, devant ces images, ces instants quasiment insoutenables !
Une réalisation de Andrea Bescaud sur un sujet particulièrement épineux qu’est la pédophilie et ses ravages, qui restera gravée dans nos mémoires à jamais !
Un grand bravo pour cette prouesse et ce témoignage nécessaire et indispensable même s’il est douloureux et difficile à appréhender...
nicolas t.
nicolas t.

61 abonnés 239 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 novembre 2018
Film inattaquable sur le fond, il reste néanmoins problématique d'un point de vue formel.
La sincérité de l'interprète réalisatrice désarme, tant elle n'a peur d'aucun excès, d'aucune maladresse.
Elle se vautre dans le pathos et le manque de finesse des scènes finit par l'emporter.
Les acteurs s'en sortent bien, avec des personnages sans nuance, dessinés à gros traits.
Un film nécessaire, mais qui n'a pas trouvé la forme idéale.
djams
djams

38 abonnés 124 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2018
Ce film montre clairement que les abus répétés subis par les enfants spoiler: ne sont liés qu'au manque de vigilance des parents !
Guiciné
Guiciné

206 abonnés 1 340 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 novembre 2018
Un film superbement mise en scène et d’une grande inspiration, le scénario est bien pensé malgré parfois quelques longueurs et l’interprétation très engagée. Du cinéma fort à voir.
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 691 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2018
Pour un sujet très délicat à traiter parfois il faut mieux prendre des chemins non explorés et c'est ce que réussit magistralement le film. On parle de la pédophilie, elle n'est pas cachée, elle est amenée dès les premières minutes mais la manière dont la réalisation, le montage, le lien avec la danse et le jeu des acteurs le traite, crée un film très réussi sur la vie d'une victime qui souhaite s'en sortir. La réalisation et le montage travaillent de pair pour être très inventifs. Le lien avec la danse et l'expression du corps prend tout son sens et le jeu des acteurs est incroyable. Karine Viard est magistrale ! Le film va faire beaucoup parler de lui, aussi bien pour son sujet que l'angle d'approche ou la mise en scène très réussie.
Nathalie Q
Nathalie Q

8 abonnés 27 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 novembre 2018
Un sujet délicat : la pedophilie, abordé avec humour, violence et sensibilité.
Les chorégraphies en disent autant que les mots.
Il faut voir ce film.
J’ai été très touchée et ébranlée .
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2018
Un scénario coup de poing. Très vite on entre dans le vif du sujet, sans détours, son fioritures. Evidemment, être témoin passif comme l’est nécessairement le spectateur met mal à l’aise. La mise en scène est originale, alternant présent, passé, narration, quelque peu onirique ou allégorique de temps en temps avec le recours à de belles chorégraphies très expressives. Au final, après avoir digéré tout ça, certains spectateurs applaudissent. Non pas de plaisir d’avoir vu racontée une telle histoire mais de satisfaction qu’elle ait pu être ainsi portée à l’écran de manière aussi sobre et démonstrative, très efficace pour témoigner. Un film qui restera dans les annales.
Revo67
Revo67

17 abonnés 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2018
Bouleversant ,ce film traite ce sujet délicat avec une grande émotion, c’est violent et ça fait mal de voir l’innocence d’une enfant bafouée par un adulte. La mise en scène est très originale et les acteurs excellents.
bouddha5962
bouddha5962

78 abonnés 799 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 novembre 2018
Un film à la fois perturbant et surprenant. Entre danse et récit sur le thème de la pédophilie la réalisatrice / actrice nous emmène dans son histoire bouleversante.
Les acteurs sont sublimes.
La réalisation est très particulière voire dérangeante comme l’est le thème.
Katy Colin
Katy Colin

16 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 novembre 2018
Magnifique film sur un sujet, hélas, trop connu !
Mise en scène très originale, ce qui permet de « supporter » l’  « insupportable » : la pédophilie !
À voir
Ufuk K

617 abonnés 1 722 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2018
" les chatouilles " plébiscité par la critique est un drame autobiographique subtil. En effet en dépit d'un récit parfois un peu confus à causes de nombreuses ellipse, Andrea Bescond a mis ses tripes pour décrire l'horreur de son enfance ponctué d'abus sexuel et conséquences sur sa vie adulte avec en fil rouge l'importance de la résilience.
didbail
didbail

40 abonnés 539 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 novembre 2018
Ouah ! Je sors de la salle et je suis encore sous le choc. Il FAUT voir ce film ! Mais il ne vous laissera pas indemne. Sur un sujet très difficile mais ô combien actuel Andréa Bescond réussit l'impossible. Tout exprimer sans rien montrer. Grâce à une mise en scène très inventive qui privilégie la métaphore, elle nous fait vivre la souffrance d'Odette sans avoir à nous infliger des scènes scabreuses.
FREDDY44600
FREDDY44600

11 abonnés 125 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 novembre 2018
Ca chatouille mais ca ne fait pas rire du tout. Excellente mise en scène axée sur la thérapie, qui montre juste ce qu'il faut de la relation entre Gilbert et Odette pour qu'on comprenne mais que ca ne tombe pas dans le voyeurisme sordide. Acteurs excellent, la mère hystérique, le père trop gentil, Odette enfant avec un regard qui montre bien sa souffrance, Gilbert et sa terrible explication finale, et bien sur Odette adulte puisque Andrea Bescond joue (ou revit) son propre rôle. Courage Odette, et bonne renaissance.
Christophe Stéphanie Mathilde L
Christophe Stéphanie Mathilde L

10 abonnés 60 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2018
Film nerveux, comme un coup de poing en plein cœur de tout papa...un film conçu comme une danse de rue, rage et urgence.
Les comédiennes et comédiens sont dans le vrai, on est happé par le film...
Espérons que la société change et rejette ce cancer qu ‘est la pédophilie.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2018
Difficile de sortir indemne d’un film comme « Les Chatouilles », c’est une évidence… En mettant en scène son propre récit, celui de sa propre enfance, Andrea Bescond va au bout de sa démarche de résilience. J’imagine mal la dose de courage qu’il lui a fallu pour filmer le traumatisme qui a été le sien, et avant même de parler des qualités et des défauts du film, il faut le souligner, ce film est plus qu’un film de cinéma, pour elle d’abord, mais aussi pour le spectateur que nous sommes. Pour déminer un tout petit peu la lourdeur de son sujet, Andrea Bescond et Eric Metayer ont choisi de déstructurer un maximum leur récit : mélangeant la passé et le présent, le rêve et la réalité, filmant les souvenirs comme des scènes de théâtre que la patiente met en scène elle-même. C’est un peu déroutant au début, c’est même carrément bizarre et au premier abord, on ne comprend pas bien cette démarche : insuffler du surréalisme, voire de la poésie, et même de l’humour dans la mise en scène d’un film comme celui-là peut paraitre incongru. Sauf qu’à bien y réfléchir, c’est ça qui rend le film supportable à regarder. Parce que lorsque Bescond doit montrer les attouchements, les viols, elle a beau y mettre toute la pudeur et la retenue du monde, les scènes sont abominables. Si l’acte lui-même est seulement suggéré, la pression psychologique, la honte de la petite Odette, la perversité de Gilbert sont belle et bien montrées, sans fard, sans allégories, sans faux semblants. Alors, pour pouvoir supporter ces quelques scènes il faut que le reste du film soit différent, sinon on sort de la salle… Le montage nerveux, l’enchevêtrement des scènes, le télescopage entre la psychanalyse d’Odette, ses souvenirs et son présent chaotique rendent le film techniquement très intéressant, maîtrisé et cohérent. J’imagine que cette forme originale, assez rare au cinéma, va dérouter quelques spectateurs mais elle sert, encore une fois, à rendre le sujet intelligible : les sujets graves doivent aussi, parfois, se traiter avec une certaine légèreté, ça n’est pas manquer de respect à quoi que ce soit, c’est une façon de montrer le contraste entre la normalité et la monstruosité. On peut juste trouver que, à deux ou trois occasions, la réalisation abuse un peu et que le film est a deux doigts de se perdre en route, de devenir confus et même abscons. Le surréalisme c’est bien, en abuser c’est dangereux ! Bescond a choisi de jouer son propre rôle, c’est courageux, et on ne peut que s’incliner devant la force, l’énergie, la puissance de son jeu. Son Odette est une boule d’énergie, une pile électrique qui ne s’arrête jamais, car si elle s’arrête, elle sombre. Son personnage adulte n’est pas follement attachant, il est même parfois exaspérant mais nous, spectateur, nous savons pourquoi, ce qui n’est pas le cas de tous ceux qui la côtoient, qui l’aiment. Si elle accorde à ses seconds rôles des personnages truculents (et assez drôles), comme celui d’Ariane Ascaride, Eric Metayer ou encore Carole Franck, c’est sur le trio formé par Clovis Cornillac Karin Viard et Pierre Deladonchamps qu’il faut se pencher. Clovis Cornillac d’abord, très juste en père aimant mais maladroit, qui refuse de voir quoi que ce soit (même quand on attire son attention) parce que lui, en père normal, en type bien, il n’imagine tout simplement pas qu’on puisse faire des choses comme celles-là, c’est hors de son schéma de pensée. Karin Viard, de son propre aveu, a incarné un rôle sans le comprendre. Elle donne corps à une mère sèche, cassante, dont on sent bien qu’elle a des comptes à régler mais on ne sait ni quoi, ni avec qui. Sa cécité, on peut l’admettre, mais sa réaction lorsque la vérité éclate est incompréhensible, sans aller jusqu’à être dans le déni (encore que…), elle minimise, sa colère se tourne plus vers sa fille que vers le coupable. Il y a surement quelque chose à comprendre de son attitude, c’est effleuré dans sa dernière scène mais le film ne livre pas la clef et du coup, cette femme nous apparait comme à la limite de la maltraitance. De point de vue de la psychologie, c’est un des rôles les plus complexes que je lui ai vu incarner, et ce personnage fascine autant qu’il déboussole le spectateur. Il y aurait presque de quoi faire un second film rien que sur ce personnage ! Pierre Deladonchamps a accepté le rôle de l’agresseur, et j’imagine qu’il lui a fallu un sacré courage pour jouer les quelques scènes (particulièrement celle de la voiture) où il abuse d’une gamine de 8 ans. Parfaitement normal dans ses relations avec les autres, il use de toute la palette de pervers lorsqu’il est avec Odette, il fait pression sur elle, lui fait du chantage psychologique et/ou affectif, et il ira jusqu’à nier son non-consentement, bien entendu, comme le font les pervers lorsqu’ils sont acculés par la justice. On a envie de coller une balle entre les deux yeux de son personnage au bout de 10 minutes de film, c’est dire s’il a réussi son coup et si sa performance d’acteur fonctionne. Je souligne aussi la performance de la petite Cyrille Mairesse, dans un rôle difficile qui j’espère, ne lui aura pas donné trop de cauchemars ! Le scénario du film peut s’interpréter comme une longue séance de thérapie, mettre des mots sur le traumatisme pour commencer, puis lentement comprendre qu’il n’y aura pas d’issue sans que la vérité n’éclate. Odette va repousser indéfiniment cette issue parce qu’elle sait que l’onde de choc va briser ses parents mais le déclic se fera un jour, en un seul regard, en une seconde. Le dernier quart d’heure, qui consiste à régler les comptes devant les parents, la police puis la justice, sont vécues par Odette (comme par le spectateur) comme une sorte de délivrance, presque dans le sens obstétrique du terme ! Au final, et malgré ce qu’on aurait pu craindre, il y a dans « les Chatouilles » un vrai souffle de vie, une énergie, une vraie puissance qui est tout le contraire de mortifère. C’est une mise en image de ce que la psychiatrie appelle, je crois, la résilience : une démarche courageuse, forte, douloureuse mais qui pousse puissamment vers l’avant.
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