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Un visiteur
2,5
Publiée le 15 octobre 2024
Je fais référence au souhait de Joel Edgerton lu dans AlloCiné : « sensibiliser le public à la toxicité des thérapies de conversion ». Plus loin, je lis que le réalisateur avait le souci de ne diaboliser personne et de rendre compte des convictions de chacun des protagonistes impliqués. Que dois-je entendre par « ne diaboliser personne » ? Le fils Jared Eamons (Lucas Hedges) ? certainement pas, à moins d’être un catho pur et dur. Le père prédicateur Marshall Eamons (Russel Crowe) qui s’inscrit parfaitement dans cette Amérique puritaine et hypocrite ? Maintenant, inutile d’être un pasteur pour renier les orientations sexuelles de son enfant. Les « pseudo-psychlogues-gouroutisés » (Joel Edgerton) qui s’adjugent la légitimité pour guérir un ado dont l’homosexualité est considérée comme une maladie incompatible avec les soi-disant préceptes de Dieu ?
C’est ça le souci du film : il manque d’un point de vue précis et de profondeur. On ne peut pas à la fois ne pas diaboliser personne et sensibiliser sur la toxicité de ces thérapies. Le récit ne trouve pas son équilibre. Sensibiliser c’est en partie pour souligner la toxicité d’une pratique douteuse.
J'ai trouvé ce film, subtil, magnifiquement joué. Les looks, très étudiés des parents les rendent très crédibles. Bravo à c Nicole Kidman et Russell Crow pour leur implication et interprétation. Ça n'est pas qu'un film sur l'homosexualité, mais sur les thérapies nocives, qui font beaucoup de mal, des ravages moraux et des suicides. Il y a aussi ici la religion et le côté conservateur. Ces thérapies sont un fléau et il faut en parler. Et encore ici c'est soft, car c'est écrit par le fils d'un Pasteur qui ne veut pas être méchant ! Histoire vraie !
Pour son second long-métrage en tant que réalisateur, l’acteur Joël Edgerton raconte l’histoire vraie d’un garçon de 18 ans fils de pasteur qui après avoir fait son coming out et craignant le rejet de sa famille rejoint une thérapie de conversion. Porté par une impeccable distribution, le film dénonce de manière frontale les pratiques honteuses menées par ces centres, et se veut une critique cinglante d’une Amérique puritaine. Si le récit aurait gagné à suggérer davantage et être moins démonstratif, le long-métrage édifiant et poignant a le mérite d’exister.
« Boy Erased » est adapté du roman autobiographique de Garrard Conley. A 19 ans, son père pasteur ultra-conservateur et sa mère, l’envoient suivre une thérapie afin d’y être soigné de son homosexualité. C’est l’acteur Joel Edgerton, également réalisateur, qui va mettre en scène Lucas Hedge, Russell Crowe et Nicole Kidman dans cette véritable histoire terrifiante. Car « Boy Erased » ne contient aucune trame à suspense. Il est question de relancer le débat autour des thérapies de conversion qui sont encore pratiquées dans des centaines de pays. Bien que le déroulé de l’histoire soit un peu sage et la mise en scène archaïque, c’est le fond qui est important. « Boy Erased » est un témoin douloureux qu’il existe des personnes portées par leurs convictions religieuses et personnelles qui pensent encore que l’homosexualité est une maladie et un choix. On aurait quand même apprécié davantage de fureur dans la dénonciation. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Un film malheureusement "effacé" dans la masse de films LGBT+. Aimes ton prochain comme toi-même, tu ne jugeras point... Sauf si tu es homosexuel, mon fils. Ainsi peut-on résumer le film Boy Erased. Sans avoir même besoin d'adopter un ton dramaturgique pour défendre son combat pour la tolérance, le film laisse parler son sujet scandaleux, qui se charge très bien du devoir de mémoire tout seul. Impossible de rester impassible lorsque l'on voit, en épilogue, que le terrible quotidien qu'a subi ce jeune homme s'applique à plus de 700 000 jeunes aux États-Unis, en toute légalité (ce qui fait encore plus mal à la tête). Heureusement que le sujet est fort et reste en tête, car autrement, Boy Erased a tout du film oubliable dans la masse des films sur la tolérance LGBT+ : un casting trop sage (et dont on ne comprend pas trop l'enthousiasme pour le rôle de Nicole Kidman, placide les quelques minutes où on la voit...), un manque cruel de scènes-clés fortes (il manque vraiment de dramaturgie, justement) et une fin tronquée qui nous laisse le doute sur la relation du père et du fils... L'affiche du film, fade et d'un classicisme ennuyeux, reflète assez le film pour cela. L'intention est clairement bonne, mais l'on a connu plus percutant, plus fort, plus émouvant. Mais si l'on s'en tient à la seule volonté de transmettre cette triste histoire vraie afin d'alerter sur des instituts douteux à la mentalité archaïque et sur la possible entente entre religion et tolérance, Boy Erased vaut le coup d’œil.
Ce film, réalisé par Joel Edgerton et sorti en 2018, n'est pas mal du tout ! Le film est adapté du parcours autobiographique de Garrard Conley et nous raconte l'histoire d'un jeune homme qui est envoyé en thérapie de conversion par ses parents. C'est un sujet qui m'intéresse énormément, surtout lorsque ce dernier est adapté d'une histoire vraie. C'est en effet un fléau qui a longtemps été accepté par la société, qui a évolué un peu en "secret" car on n'en parle que trop rarement. Quel plaisir alors de voir enfin un long-métrage dénonçant ces pratiques. Malheureusement, j'avoue que je m'attendais à quelque-chose de plus marquant. Certes, le film met bien en avant les pratiques plus que douteuses et violentes mises en place dans ce genre de thérapie et surtout la manipulation psychologique, elle aussi très violente. Néanmoins, je trouve que le film ne va jamais assez loin, alors certes il est adapté d'une autobiographie et je pense qu'il en reste alors fidèle, mais j'aurai également aimé que le film aille plus loin dans l'horreur et qu'il nous montre par exemple le mode de vie dans les maisons qui, d'après les reportages que j'ai pu voir, était dix fois plus violent que les thérapies mises en scène dans le film. Ce n'est pas par sadisme que j'ai envie de voir ça, rassurez-vous, mais pour réellement montrer aux spectateurs l'horreur de ces thérapies de conversion. Ici, nous avons certes quelques scènes dures mais on peut facilement les mettre dans n'importe quel autre contexte que celui de la thérapie de conversion. La mise en scène est quant à elle très bonne, nous sombrons petit à petit dans l'oppression et dans l'univers froid de ces centres de thérapie. Néanmoins, je trouve que le film tombe trop souvent dans le truc très guimauve américain, notamment avec des musiques bien tristes et des ralentis à tout va, comme si le film devait constamment justifier son aspect dramatique. Concernant les acteurs, nous retrouvons principalement Lucas Hedges, Russell Crowe, Nicole Kidman etc. qui jouent très bien. "Boy Erased" est donc un film qui ne reste pas mal dans l'ensemble mais dont on a l'impression qu'il traite le problème en surface, ce qui lui donne un aspect plutôt lisse et bien-pensant.
Bon bah là c'est la désillusion... ca fait des années que j'ai envie de voir ce film et récemment j'ai vu un docu sur les camps de conversion homosexuelle aux USA et je me suis donc enfin décidé à le regarder, persuadé d'etre remué et choqué par l'histoire vraie de ce jeune homme mais j'ai été bien refroidi... j'ai trouvé ça long, froid et pas choquant du tout ! Quand on voit ce que certains ont vécu dans ces centres, là j'ai trouvé ça plat et un peu cliché parfois même... tout finit bien, le jeune gay ne vit pas l'enfer et même ses parents pasteurs ne sont pas terrifiants... non un mini flop pour moi pis vu le casting je m'y attendais pas... ouiiiin !
Les thérapies de reconversion sont de plus en plus dénoncées aux Etats-Unis compte tenu du nombre de personnes touchées. Il était donc impératif qu’un biopic traite le sujet. Et c’est ce que fait Joel Edgerton avec « Boy Erased », adaptation du roman autobiographique. L’histoire est assez glaçante : un jeune homme est envoyé dans un centre afin qu’il devienne hétéro car son père, pasteur, ne peut pas concevoir d’avoir un fils homo. Avec une mère déchirée entre son mari et son fils, ce dernier va essayer d’écouter son père pour finalement se révéler. C’est vraiment touchant et poignant, surtout grâce à l'excellent jeu des acteurs, Lucas Hedges est impressionnant, tout comme Nicole Kidman, et à la sobriété de la réalisation. On est également surpris par les principes complètement ridicules de cette thérapie qui se basent sur des clichés hors du temps. Par contre, on regrette les longueurs un peu trop présentes. Heureusement que le casting des personnages secondaires est très bien trouvé pour palier, en partie, à ce problème. C’est un film à voir et à ne pas oublier.
Boy Erased c'est finalement un film un peu éloigné de son sujet principal, la théorie de la conversion des homosexuels, qui va affronter un autre sujet tout aussi important : le questionnement de sa foi. Joel Edgerton signe une très belle adaptation avec un scénario compact qui nous laisse le temps de tout voir, tout approcher et tout imaginer. On se prend à vivre avec les personnages, dans leur vies, dans leurs croyances. Et au travers de magnifiques dialogues ou d'une très belle réalisation, c'est le questionnement de ses croyances face à sa vie qui est mis en avant. Toujours avec pudeur et bienveillance, Edgerton aborde ce sujet ô combien délicat pour le porter à l'écran d'une très belle manière. Il faut dire que l'acteur désormais réalisateur a su s'entourer d'une équipe de choc pour cela. Nicole Kidman, Troye Sivan, Russel Crowe, Xavier Dolan, Britton Sear ou encore Joe Alwyn savent faire vivre leurs personnages à chaque seconde pour nous amener tout au long de leurs vies et de leurs expériences. Mais il ne faudrait pas oublier la nouvelle coqueluche d'Hollywood qu'est Lucas Hedges, le jeune acteur n'en finit plus de nous impressionner. Interprétant son personnage de multiples façons et ne forçant jamais le caractère, Hedges réussit à le rendre encore plus vivant et à lui donner une dimension universelle. Cependant, malgré la très belle réalisation de Joel Edgerton qui sait capter chaque scène, chaque émotion tout en laissant au spectateur le plaisir de les observer ; la photographie n'est pas toujours optimale. De même, on peut s'interroger sur certains choix musicaux. Danny Bensi, Saunder Jurriaans et Linda Cohen tentent tant bien que mal de faire parler leurs talents respectifs. Bien que le générique de fin soit agrémenté d'une très belle chanson de Troye Sivan, on ne peut que s'interroger sur les autres moments du film qui ne sont pas forcément bien pensés. Il faut néanmoins convenir que Boy Erased sait user de ses qualités à bon escient, abordant un sujet qui fait débat dans la société d'aujourd'hui en lui donnant des inflexions métaphysiques.
Un drame sur le reinsertion dans le dite droit chemin d'un gamin de 19 ans homosexuel envoyé par son père, américain puritain et pasteur, pour lui obliger de lui faire changer d'orientation sexuel par un programme rustres et sectaire, qui est rééduquer par l'église qui refuse toute deviance qui serait un pêché. Avec un bon casting, Lucas Hedges en-tête, épauler par Joël Edgerton qui réalise également réalisateur de ce film qui d'une froideur magnifique, Nicole Kidman qui fait vraiment vieille à toujours son jeu subtile et Russel Crowe qui a prit énormément poids qui est assez convaincant et émouvant, par rapport à un scénario qui risque du côté d'un thriller psychologique, même si c'est parfois trop poussé. Un film assez difficile à voir sur certaine scènes. Un film juste et triste.
Un jeune américain se découvre gay mais dans l’état où il vit et à l’époque où il vit cette orientation est une maladie qui se traite... un film tiré d’une histoire vraie et touchant. Le monde a besoin d’évoluer et ce film le témoigne.
Un film globalement très réussi avec un jeu d’acteurs crédible. Pas très rythmé cependant, qlqs « mystères » non aboutis (relations avec Sarah ? les maisons du centre, il s’y passe quoi alors ?), mais ça reste une bonne dénonciation d’un mode de pensée et d’un système qui existe là-bas aux USA !!! Le dénouement du générique relatant les vrais faits est déconcertant !
Criant de vérité, touchant de sincérité. Russell Crowe & Nicole Kidman dans les rôles des parents de Jared, m'ont paru le plus singulier et émouvant dans leur personnage. Quant à la thérapie de conversion dans ces soit disant centres, c'est tout bonnement innommable, scandaleux ce que l'on fait subir à ses ados, ce qu'on leur dit ! Un sujet ou à l'heure d'aujourd’hui, et ce de par le monde, le mouvement LGBTQ se bat. Et où il existe encore ces institues, ou encore des gouvernements, pays qui maltraitent, ou tentent de corriger cette orientation. Dans ce récit, on ressent la détresse, l'incompréhension, l’humiliation, la douleur qu'éprouve Jared au fil de cette épreuve. D'un père pasteur, borné, mais sauvé par l'amour d'une mère. Le film est savamment mené, les dialogues, les silences, ou encore le scénario sont réussi. Aussi fidèlement que possible, le spectateur ressent ce qui arrive à ces jeunes. Et aussi dur qu’est-cette réalité que le scénariste tend à nous montrer. C'est un crie, une olla, une colère et un désarroi que de voir ces images, pourtant belles et bien réel ! Un magnifique récit, à voir, parents, ados...
Très agréablement surpris par ce film que je connaissais absolument pas et dont je n'avais jamais entendu parler.
L'histoire de ce jeune homme envoyé dans un "centre" pour "soigner" son homosexualité et faire en sorte qu'il devienne hétérosexuel est passionnante et surtout très orignale. Joël Edgerton a voulu démontrer les traitements subis par ces adolescents, parfois mal connus et pourtant terriblement d'actualité que cela soit évidemment aux Etats Unis ( par son ampleur là bas) mais également en France si on s'informe un peu sur le sujet.
La mise en scène d'Edgerton est bonne dans l'ensemble , j'ai aimé le traitement réservé à ses personnages notamment aux parents de notre héro. En effet Edgerton ne fait pas dans le manichéisme mais bien dans la subtilité pour démontrer les motivations de ses parents qui semblent perdus. Ils apparaissent très humain et c'est une force , le réalisateur ne fait pas que dénoncer ces centres mais montre aussi la fragilité et l'ignorance des parents qui décident d'envoyer leurs enfants.
L'interprétation de Crowe ( bien que finalement peu présent à l'écran mais qui dans la scène finale rappelle son formidable talent) et Kidman y est aussi pour beaucoup
Mais c'est surtout Lucas Hedges qui est bluffant Edgerton dans son rôle de coach est aussi très bon.
Bref malgré quelques longueurs, quelques flashbacks maladroits ce film est dans son ensemble une réussite sur un sujet d'actualité malheureusement trop souvent oublié ou négligé
Cette histoire, apparement basée sur un fait réel, nous porte dans la plus profonde et pudibonde des Amériques, dans une ambiance oppressante qui, heureusement, se complexifie au fur et à mesure que le jeune homme « se réveille » et se révèle (et rebele) moins soumis que l’on pouvait s’attendre. Je me sent bien loin de cette culture rétrograde et réactionnaire qui n’accepte pas la différence. Mais je ne suis pas manichéen non plus et dans la deuxième partie du film l’on voit une certaine acceptation de la part de la mère qui soulage un peu le caractère oppressant de cette société montrée.