Sans filtre
Note moyenne
3,7
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629 critiques spectateurs

5
90 critiques
4
200 critiques
3
138 critiques
2
86 critiques
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64 critiques
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tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2022
Après les ridicules du boboland amateur d'art (contemporain, bien sûr), voire en vivant ("The Square", en 2017), voici ceux des ultra-riches qui "vendent de la m...", ou des armes..., croqués avec toujours plus de verve et d'acidité par le Suédois Ruben Östlund. La production est à nouveau internationale (suédo-franco-germano-britannico-américaine... ouf !), le film est là en anglais et son auteur (au scénario et à la mise en scène) rejoint lors du Cannes 2022 le club sélect des cinéastes doublement palmés (avec la singularité d'une "filmo" très courte). Les "Candide" de cet univers frelaté sont d'une sorte particulière : "Carl" et "Yaya", deux jeunes trentenaires, moitié "models", moitié influenceurs - ce qui permet à RÖ de débuter son propos de moraliste par une critique acerbe et détonante du néo-féminisme - ses "Caractères" pour le temps présent prenant ensuite leurs aises lors d'une croisière de grand luxe, où les deux jeunes gens ont été conviés par quelques firmes de leur fonds familier de "placement de produits". La croisière s'ennuie cependant (et s'enlise), jusqu'à un improbable "dîner du commandant", sous houle dangereuse spoiler: et péripéties émético-laxatives (notre temps est si vulgaire : c'est donc en situation...)
, puis plus problématique encore spoiler: (piratage, qui tourne au drame).
La dernière partie spoiler: (naufrage et survie sur une île - déserte ?)
s'avère la moins réussie, ratant, après la parabole sur le capitalisme (et autres idéologies..) qui prend/prennent l'eau de toutes parts (voir supra), une vraie dramaturgie à la Marivaux de "L'Île des Esclaves", se rabattant sur quelques ficelles plus contemporaines, et sans réelles fraîcheur, ni vigueur, satiriques.
Ces presque 2 h 30 sont parfaitement filmées, la cocasserie y est (souvent) revigorante : voilà assurément du positif.
Ai pour ma part nettement plus goûté ce "Sans Filtre" (tout en regrettant ce titre "français"... l'original "Triangle of Sadness", à "champs lexicaux" multiples, étant tellement plus approprié !...) que "The Square". Et même un soupçon plus que le déjà primé du Cannes 2014, "Snow Therapy" (alors "Prix du Jury" dans la section "Un Certain regard").
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 21 octobre 2022
Le vide inter sidéral
C’est honteux d’avoir aussi peu de considération pour les spectateurs.
Pas de scénario, on a l’impression que le film a été écrit au fur et à mesure des scènes toutes plus idiotes les unes que les autres.
Pas de musique, pas de qualité photo
Ça prétend être une critique des excès de notre société, ce n’est que du vomi mais avec la palme d’or de Cannes s’il vous plaît !
Jeje 96
Jeje 96

13 abonnés 28 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2022
Palme d'or à Cannes. Beaucoup disent que c est peut etre pas merite cet palme d'or mais pour moi totalement. Une Satire sur la vie public, le probleme que fait l' argent dans la Société. On va carrement se moquer des riches d'une facon exeptionnel. Il y a 3 partie, la 2eme qui est la plus longue est a mourir de rire avec un peu de suspense. Le casting est incroyable, Harris dickinson est bluffant de film en film, l actrice qui fait Aya est parfaite et avait une grande carriere devant elle. Le reste est top comme woody harrelson qui fait une apparition dans le film. La photo est tres bonne. La mise en scene est exellente. Et le scenario du pure genie. Ruben Ostlund est un genie. Foncer voir ce film. C'est un chef d'oeuvre, du renouveau dans le cinema
Alim U
Alim U

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 septembre 2022
Pleins de scènes de vomissements sur le bateau, ce qui m'a dégoûté. L'histoire n'est pas très prenante en ne tenant pas compte de ce que j'ai écris plus haut. Ceux qui sont sensible au vomis doivent s'abstenir !
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juin 2022
Ce film est à la fois génial et horrible. J'ai longtemps hésité entre la note de 1 et 5. Certaines scènes sont dégoûtantes et vraiment pas indispensables. D'autres posent des questions de société capitales. Il faut faire le tri!
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 septembre 2022
La tendresse et la lâcheté de « Snow Therapy » a fini par porter Ruben Östlund sur le plus grand tapis rouge de la Croisette, où il est venu triompher d’une Palme d’Or avec l’intriguant et le chaotique « The Square ». Et pour sa seconde apparition consécutive en compétition, le cinéaste suédois est de nouveau reparti avec ce prestige. Ce choix confirme peu à peu cette dérive, imputée à une édition d’anniversaire, où il n’aurait pas été convenable d’adouber une nouvelle mascotte. Et quand bien même on préfère jouer la carte de la sûreté, il ne reste que de l’indigence derrière cette fausse promesse, visant à électriser la frontière entre les classes. La satire prend forme à nouveau, à l’image d’une plomberie défectueuse, dans un torrent d’autosatisfaction qu’on ne pourrait même pas s’en servir comme engrais. Il verse alors davantage dans la comédie piquante, pétillante et a fortiori satirique de « Play », présentée à la Quinzaine des Réalisateurs en 2011.

Malheureusement, le drame survient dans toute cette étude, vaine et risible, qui se croît malin en imaginant faire tanguer l’univers de la société bourgeoise pour mieux capitaliser sur un humour noir. Pourtant, le tempo comique n’aura plus rien d’encourageant, une fois le monde de la mode et une discussion houleuse sur le sexisme scellés dans un tiroir. Il ne reste alors plus que deux gros axes narratifs, l’un penchant vers l’outrance et l’excès, tandis que l’autre tente maladroitement de renverser l’ordre établi. Si la lutte des classes a réussi à accompagner le naufrage du Titanic, celui-ci nous conduit inéluctablement vers un pique-nique qui ne saura ni renouveler ses enjeux, ni capter notre attention par son ton absurde ou d’autodérision. La photographie aura beau être léchée, la mise en scène ne fait pas l’effort d’explorer cette horizontalité, qui ne devrait pas lui faire défaut.

Toute l’essence du projet vient de son écriture, limpide par sa simplicité et détestable par sa superficialité, jusqu’à ce que l’on comprenne que le public visé n’a pas de quoi en rire, mais plutôt de quoi s’offusquer devant de tels caricatures. Les citations sont diluées dans le même verre de vomi qui nous est servi, avec une conviction qui admet parfois son efficacité. Le malaise est parfois jubilatoire et Östlund l’a suffisamment déjà expérimenté pour limiter la casse, mais au final, tout le monde passe par-dessus bord, en abandonnant la conscience, l’équité et la partage sur le Yatch. Le cinéaste essaye alors de briser les contraintes sociales qui lient le peu de personnages qu’il reste à développer, en amputant formellement les riches de leur fortune, les mêmes personnes obsédées par le capitalisme et qui refusent de constater ce naufrage.

Tout ce petit monde en bas a donc de quoi se réjouir, car plus rien d’a d’importance sur leur CV, plus rien ne prédomine que l’autonomie et la résilience de chacun, à faire un véritable état des lieux. Et s’ils n’y parviennent pas, le réalisateur s’en chargera, n’hésitant pas à torpiller tout ce qui brille, en s’accordant à dire que la beauté à un prix, au même titre que la perfection. Et dans cette vive comparaison, le cinéaste se perd et ne raconte rien de plus que ce que l’on sait déjà. À vouloir détourner et détourner les sujets tabous ou à laisser transparaître certaines pensées sans subtilité, il finit par mettre tous les arguments au même niveau, rendant ainsi « Triangle of Sadness » (Sans Filtre) bêtement cathartique. Le jeu des rapports de force ne fonctionnait donc qu’un temps, avant de repartir de plus belle, avec des banalités atteignant rarement la justesse d’un « Bad Luck Banging or Looney Porn », où l’arroseur devient l’arrosé.
Jean-Pierre Jumez
Jean-Pierre Jumez

116 abonnés 222 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 septembre 2022
La Palme d'or de l'ennui

Seule la scène du mal de mer est digne d'intérêt (elle sent le vécu) mais quand même : alors que tous les passagers sont en train de vomir, les verres et les bouteilles restent miraculeusement immobiles sur les tables...
Tout le reste est laborieux voire pénible.
Mais, malgré cela, nombre de spectateurs sont restés jusqu'à la fin, ce qui m'a épaté !
Moi je me suis enfui précipitamment, oubliant mon chapeau
ice berg
ice berg

4 abonnés 9 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 janvier 2023
C'est sans intérêt, on s'ennuie du début à la fin et primé à Cannes, tout un programme, juste à éviter !
Delacroix
Delacroix

3 abonnés 18 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 mars 2024
Je viens de voir un film avec ma copine, on attaque avec une scène de 15 mn d' un couple qui se chamaille pour une note d' hotel, 20 mn de gens qui vomissent et qui nagent dans leur merde, 20 mn de tempète sur un bateau avec les boissons qui ne bougent pas dans leur verre. 2h30 de palabres sur la lutte des classes, c' est pas comme si le cinéma ne nous avait pas déjà pondu 50000 films à ce sujet. Ce film est un cumul de scenettes poussives, malaisantes, les acteurs ont un charisme d' huitre mis à part le capitaine dont le rôle est limité à parler derrière une porte et être bourré après un diner. Et on découvre que ce film a eu la palme d' or. On en conclu qu' elle est donnée aux films desespérants que personnes n' aurait été voir
Mr cinetok
Mr cinetok

341 abonnés 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2022
Ruben Ôstlund est assurément le Jacques Tati de l'Humour très noir et très vache du cynisme sociétale...cela tâche et le vol des mouches à merde s'attendent volés. Un film en plusieurs parties pas toujours de qualité égal mais la partie du Yacht m'a fait mourir de rire et restera le moment culte du film. Même si la fin est parfois un peu longue, exagéré et convenu, c'est une réalisation, un casting, une mise en scène de bonne qualité.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 septembre 2022
Nous voici donc plonger dans un univers aussi vain, inepte et superficiel des mannequins et de la mode. Un couple jeune et beau mais pas spécialement riche se retrouve propulsé comme invité sur un yacht pour une croisière où normalement il n'y a que des hyper riches. Cette première partie est très sarcastique et on sent que le réalisateur veut choquer et impose un ton caustique et acerbe. Puis arrive la croisière où on devient le voyeur au sein d'une croisière entre gens aux fortunes indécentes. L'humour y est noir et très satirique, le cynisme y est jusqu'au-boutiste à tel point que ce second chapitre se partage entre malaise et délire jubilatoire. Arrive ensuite un dernier acte qui s'avère plus subtil, ou du moins on passe de l'uppercut au crochet du gauche où les privilégiés s'avèrent incapables de se débrouiller seul, comme quoi dame pipi est un métier essentiel ! Plusieurs passages usent sans doute de trop de facilités (seconde moitié de croisière) mais le résultat reste un délire aussi âpre que jouissif.
Site : Selenie
Debo
Debo

9 abonnés 60 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 octobre 2022
Bon, c'est rare que je note si mal un film mais au bout d'une heure de rien du tout j'ai quitté la salle. Il ne s'y passe rien , la 1ere partie sur une dispute (sans queue ni tête )n'en finit pas , la seconde partie sur le bateau, toujours rien, bref, j'ai perdu mon temps.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 octobre 2022
Carl (Harris Dickinson) et Yaya (Charlbi Dean brutalement décédée en août dernier à trente-deux ans à peine) sont mannequins et influenceurs. Ils participent à une croisière sur un yacht de luxe avec quelques milliardaires désœuvrés – un Russe enrichi dans le commerce d’engrais agricole, des Britanniques marchands d’armes, une Allemande paraplégique…. – et une troupe d’hôtesses, de stewards et de femmes de chambres souriants et serviles. Le commandant du yacht (Woody Harrelson), en état éthylique avancé, refuse de sortir de sa cabine. Après bien des émotions, quelques naufragés échouent sur une île déserte où s’instaure un nouvel ordre social différent de celui qui prévalait à bord.

Cinq ans après avoir décroché une première Palme d’Or en 2017 avec "The Square", Ruben Östlund en décroche une seconde avec son film suivant. Seuls Bille August et Michael Haneke avaient avant lui réussi consécutivement un tel doublé. Une telle gloire devrait immédiatement ouvrir à l’encore jeune réalisateur suédois le panthéon du cinéma. Y mérite-t-il sa place ?

Je n’en suis pas si sûr.
On salue chez lui son cinéma transgressif, qui se moque des codes empesés du politiquement correct et fait souffler un vent de liberté salvateur dans une époque corsetée par le wokisme ou le féminisme. "The Square" était une satyre de l’art contemporain, de ses engouements factices, de ses oeuvres creuses et surcotées. "Sans filtre" – curieuse traduction de "Triangle of Sadness"… dont il faut reconnaître qu’il s’agissait d’un curieux titre – se moque tout azimuts des influenceurs narcissiques obsédés par leur propre image, des capitalistes malhonnêtement enrichis qui ne savent plus que faire de leur argent et même des pauvres frustrés en quête d’une revanche sociale.

Le problème de ce cinéma là est qu’il est moins transgressif qu’il n’en a l’air.
D’une part parce que "Sans filtre" vient juste après "The Square" et que l’effet de surprise face à un nouveau réalisateur qu’on découvrait alors – même s’il en était déjà à son cinquième film après notamment "Happy Sweden" et "Snow Therapy" – ne joue plus.
D’autre part parce que Ruben Östlund n’est pas le premier réalisateur à creuser le sillon de la satire acide et anarchique : Luis Bunuel (dans "Le Charme discret de la bourgeoisie"), Marco Ferreri (dans "La Grande Bouffe"), les Monty Python ("Le Sens de la vie") s’y étaient essayé avant lui avec au moins autant de talent. Sans doute ces films là ont-ils plus d’une quarantaine d’années ; mais cela n’ôte rien à leur efficacité.

"Sans filtre" souffre d’un autre défaut : sa construction. Il s’agit de trois histoires collées bout à bout, dont le scénario ne cache d’ailleurs pas la juxtaposition en les introduisant chacun par un carton. On voit d’abord Carl et Yaya dans un restaurant de luxe se disputer l’addition qui, si elle a le mérite de poser la question des codes genrés de nos vies quotidiennes (pourquoi l’homme au restaurant paie-t-il presque toujours la note ?) le fait dans une scène étendue jusqu’au malaise.
On embarque ensuite à bord de ce yacht luxueux piloté par un commandant alcoolique et marxiste et peuplé de passagers caricaturaux. La séquence culmine dans une tempête apocalyptique où les passagers rivalisent en jets de vomis et torrents de caca tandis que le soûlographe échange des slogans marxistes-léninistes avec un ancien directeur de sovkhoze converti au capitalisme.
Le troisième épisode se déroule sur une île déserte. On y perd de vue encore un peu plus nos deux héros définitivement ravalés au statut de personnages secondaires. Il est difficile d’en dire plus de ce renversement des hiérarchies sans déflorer le sujet, sinon pour évoquer la fin, un peu paresseuse, d’une intrigue que le scénariste semblait bien en peine de conclure.

Le film dure près de deux heures trente ("The Square" durait déjà deux heures vingt). Je mentirais en disant que j’ai regardé ma montre. Pour autant, je ne suis pas convaincu qu’il ait eu besoin de durer si longtemps pour nous faire comprendre son propos.
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 septembre 2022

       J'avais beaucoup aimé la cruauté de Snow Therapy. Moins The Square, mais quand même, se moquer de l'art contemporain c'est rafraichissant. Là je tombe de haut. Quelle daube!!! A la rigueur, arrivez pour la deuxième moitié du film
       Voilà un couple de mannequins invités pour une luxueuse croisière: Carl (Harris Dickinson) et Yaya (Charlbi Deau Kriek). Avant la croisière, on a du subir une interminable scène où le couple se dispute pour savoir qui va payer le restaurant. 
      Nous voilà sur le bateau. Vieux couples friqués et à moitié gagas, milliardaires russes accompagnés de bimbos mamelues et botoxées. Tous les poncifs des séries télévisées bas de gamme défilent. Il ne manque que Franck Dubosc. Le commandant du bateau (Woody Harrelson, on est toujours content de le revoir celui là!!) est alcoolique au dernier degré et marxiste (cela nous vaudra une scène assez drôle avec le milliardaire russe (Zladko Buric) qui vient de racheter le bateau et qui est naturellement anti-communiste. Ca fait partie des quelques bons moments du film).
    Une tempête arrive pendant le très élégant diner de gala du commandant. Tout le monde vomit des litres. Les toilettes débordent. Marco Ferreri nous avait déjà fait le coup? Oui, mais de façon un peu plus percutante... Là c'est juste bête et vulgaire.  
  Après le naufrage, notre couple se retrouve sur une ile (prétendument) déserte avec une petite poignée d'autres rescapés, dont la très efficace Paula (Vicki Berlin), la directrice du personnel. Ils sont paumés! ils ne savent rien faire, mais, parmi les rescapés, il y a Abigail, (Dolly de Leon) la femme de ménage (indonésienne peut être?) chargée des toilettes qui sait attraper des poissons à la main, faire un feu...  et qui va s'imposer comme le chef absolu du petit groupe; madame Paula pour un paquet de crackers, va se plier aux diktats de son ancienne subordonnée. Qui va par ailleurs faire de Carl son esclave sexuel... Cette troisième partie, elle, est drôle et vraiment réussie. Mais je conçois que le propos puisse faire tiquer: finalement les prolos, quand ils prennent le pouvoir, sont encore pire que les riches...
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 octobre 2022
Allons droit au but : "Sans filtre" n'a pas la puissance de "The square".
De nouveau, la caméra de Ruben Ostlund traque l'essence des relations sociales mais le résultat est plus décevant et cela peut s'expliquer de deux façons : le rythme et le propos du film.
2h30 c'est injustifié. La dernière partie du film est la plus intéressante et les deux premières (qui la préparent) multiplient les séquences beaucoup trop longues à l'instar de celle de la note du restaurant. Et cela rejoint la deuxième critique sur le propos du film : comme le sentiment que Ruben Ostlund enfonce des portes ouvertes dans des scènes interminables dont on comprend pourtant très vite le sens. La monétarisation des relations sociales et des rapports de pouvoir, en particulier par le sexe, est un sujet intéressant mais qui n'a rien de bien nouveau. Ceux qui ont aimé le regard provocateur du précédent "The square" seront probablement déçus de cette facilité.
Pour autant, de nombreuses scènes sont jubilatoires - en particulier la joute politique avinée entre le milliardaire russe et le capitaine du bateau - et tous les plans méritent une attention particulière. Plaisant mais convenu.
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