8209 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
629 critiques spectateurs
5
90 critiques
4
200 critiques
3
138 critiques
2
86 critiques
1
64 critiques
0
51 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Jean-François G
3 abonnés
9 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 30 septembre 2022
Franchement un film qui plaiera aux critiques snobinards .... pour moi sans intérêt . Des scènes interminables et du burlesque qui laisse dubitatif . J ai aimé la bande son en revanche et une prise de vue souvent originale.
« The Square » était une claque visuelle et morale, qui frappait très fort et distillait un immense malaise. Ruben Östlund choisi le ton de l’humour corrosif (parfois même potache) pour sa nouvelle satire « Sans filtre ». Si l’on retrouve une mise en scène ultra soignée et également un ton critique très féroce, le reste semble beaucoup plus léger et plus accessible. Pour autant, cette seconde palme d’or à Cannes ne va pas faire l’unanimité ! Si la majorité des spectateurs pourra apprécier les attaques contre l’ultra libéralisme, les rapports avec l’argent et la beauté, certaines longueurs ainsi que le comique de répétition peuvent donner la nausée (et ça n’est rien de le dire). En revanche, certains passages sont carrément cinglés, telle une partie de touché coulé jouée à la grenade qui va laisser des traces et ne pas plaire au plus grand nombre ! Le film fait mouche sur les rapports hommes femmes, les classes sociales biaisées par l’argent et sur le ridicule du milieu de la mode. Au royaume de l'argent roi, les nouveaux et les anciens riches sont rejoint par les influenceurs (qui utilisent de nombreux filtres pour les photos publiées sur les réseaux sociaux). Ce « beau monde » gravite autour du business et de ce qu’il peut acheter, la beauté étant une valeur précieuse. Il y a quelques dialogues collectors, des passages d’anthologie et une inversion des rapports très savoureuse. Malheureusement, la fin laisse un peu… sur sa faim.
Après sa Palme d'Or The Square, Ostlund revient avec Triangle of Sadness, une comédie satirique qui ne réinvente rien en terme de fond mais livre un film hyper efficace, avec de sacrées saillies d'humour jaune. C'est simple, ça tire à boulets rouges sur l'artificialité du paraître, du monde de la mode, sur l'hypocrisie des riches et des puissants, le capitalisme, le communisme...
Une croisière qui va mal se passer suite à de violentes turbulences, et sans spoiler, le film opère un virage plutôt intéressant en renversant la hierarchie du pouvoir, tout en étant profondément misanthrope sur ces en**** d'humains civilisés que nous sommes.
Le cast est top (Harris Dickinson qui surprend en changeant totalement de registre, Woody Harrelson dans le passage le plus hilarant du métrage...) et on tient un des morceaux de comédie burlesque les plus communicatifs de l'année (amis de vomi, vous allez être servis)
Bref, une satire ultra efficace, pas finaude pour un sou, mais qui marche grâce à une très bonne écriture de dialogue, une direction d'acteurs au top et un setting inspiré !
Un bon gros navet, et on a de la peine pour Woody Harrelson qui s’est égaré là dedans… Satire sociétale à la truelle, bien binaire, bien lourdingue, avec un message clair : faut tout pêter pour repartir à zéro et là, même le plus humble employé qui nettoie chiottes des riches pourra enfin faire éclater son talent méprisé… (relire la dialectique du maître et de l’esclave)
Se sentir mal à l'aise (voire outré) est l'une des sensations que l'on peut ressentir dans une oeuvre cinématographique. Ce n'est pas celle que je recherche en priorité, mais je dois reconnaître que cette comédie satirique hyper féroce, entrechoquant et inversant les classes sociales, pousse le délire à un paroxysme du politiquement incorrect ! Palme d'or à Cannes 2022, cette lutte des classes sur un yacht en pleine tempête nous renvoie en pleine face notre monde libéral sous une forme grotesque et répugnante. Même si j'admets une réelle qualité de mise en scène, j'ai eu un peu de mal à adhérer à 100% à cette caricature agressive et provocante de notre structure sociétale. Bref, un film "coup de poing", mais pour lequel je n'ai pas vraiment vibré, malgré le fait que les 2h27 de ce chaos totalement dingue soient passées relativement vite. Décapant, excessif et parfois vomitif. Site CINEMADOURG.free.fr
Un film loufoque, possédant une certaine originalité avec des personnages sortants des normes et doué d'une satire assez efficace de la richesse et des relations humaines. Après l'oeuvre accuse trop de longueurs avec une partie 3 inutile. L'humour quant à lui aurait pu être plus perçant. Un film qui laisse un goût d'inachevé.
Dialogues ennuyeux, suite de scènes fades sans liens, il faut attendre la moitié du film pour qu’il se passe quelque chose d’intéressant. Après un quart d’heure vomitif, on repart sur les échanges philosophico-sociétaux vaseux. On ne rit pas, même à l’humour noir ou au 3ème degré, c’est pathétique et affligeant. Aucun intérêt.
Pour une fois la palme d'or est méritée. Une fresque critique de la société occidentale, un film manifeste post-situationiste sur la Ste du Spectacle sous forme d'une fable en trois actes grinçants. Le premier met en perspective l'impossible égalité des rapports humains au travers de la monnaie d'échange. Il illustre le non-dit ancien du rapport de dépendance où la femme dépendait économiquement de l'homme. Yaya, top model, mieux payé que son boyfriend Carl, lui aussi modèle, y joue ici sur les deux tableaux... L'acte second, oppose sur un yacht de luxe, le monde du travail à celui de la Jet Set où les rapports de domination et de luxe sont régis par l'argent et trouvent leur caricature à la fois dans le champagne, les plats fins et les accents d'une langue française finissante, englouti sous le globish yanhee, l'outrance des desiderata des VIP et l'ironie des échanges de citations entre un commandant alcoolique et un magnat russe, vendeur de merde tel qu'il se qualifie lui-même, autrement dit d'intrans chimiques. Le retour au réel affleure alors par une scène de vomissements apocalyptiques et se clos par le naufrage du yacht engendré autant par la tempête que par l'explosion d'une grenade à main... Le dernier tableau, scandé tout du long, à la manière des films muets, l'île, met en scène le rapport hiérarchique inversé de quelques survivants du naufrage, confrontés aux nécessités de la survie en milieu hostile. Ce retour des valeurs est magnifiquement incarné par xxxx, ressortissante "du tiers monde", "des premiers de corvée" qui par son utilité sociale instaure une nouvelle hiérarchie matriarcale. Cette fresque pathétique et comique des excès de la société capitaliste occidentale met en lumière la permanence humaine de la trilogie immémorielle : pouvoir, sexe et argent (d'où le titre original Triangle of Sadness), laquelle ressurgit dans toute sa cruauté dès lors que les besoins fondamentaux sont en jeu. À noter la touche finale, l'allegorie allusive, la course éperdue dans la jungle de notre bellâtre Carl qui cours aprés le modèle perdu de la masculinité de l'homme occidental du 21éme siècle. 4 étoiles tous les jours, à voir et méditer.
Une histoire prenante et surtout une confrontation du monde capitaliste, la mise en scène est très bien réalisée, les acteurs jouent bien et chacun des personnages apportent un élément à l'histoire, dommage que l'on reste sur sa faim.
Trois actes. Trois notes. Petit chef-d'œuvre du premier, pour la finesse d'analyse psychologique et l'interprétation des deux acteurs (deux amis mannequins et influenceurs) sur un petit sujet tellement ordinaire qu'il n'est jamais traité. Bon moment avec le deuxième acte, sans plus. Des gens blindés de fric plutôt sale donnent envie de vomir. Sans parler d'une caricature de capitaine. Puis ils finissent tous malades à cause d'une mer démontée et l'on s'amuse, sardoniquement, de les voir tous vomir. Le message est clair. Par contre, il y a un attentat pas clair pour finir. Est-ce pour montrer le destin qui s'acharne ? Enfin le troisième acte est un essai pas terrible, où les acteurs semblent parachutés pour jouer un rôle qu'ils jouent mal. C'est Robinson Crusoé, ou Vendredi, à moins que ce ne soit Sa Majesté des Mouches. Le message est clair et plutôt tragique, mais sans intérêt nouveau (renversement des pouvoirs et addiction au pouvoir). De plus, on sent qu'il y a un hôtel pas loin du lieu de tournage du film (c'est une sensation étrange et inexplicable). Les deux mannequins du début forment l'arc narratif des trois actes. On voit bien qu'ils n'échappent pas à leurs natures dans les trois situations. Leur présence dans le film, physique et psychologique, maintient l'intérêt. Est-ce pour autant un film audacieux ou palpitant ou émouvant ? Non. A.G.
J'ai adoré .....Mais pas tout !! La 1ère partie ?? J'ai toujours pas compris l'intérêt de la présentation du couple Yaya/Carl autours de cette bataille pour "l'addition" , je sais pas moi ? N'y avait il pas mieux pour introduire ce petit couple de mannequins influenceurs de mes 2 ?? Arrive "LE YATCH" et là c'est magistral!! Moi qui ai grandi avec "La Grande Bouffe " de Marco Ferreri , j'avais pas retrouvé ça depuis !! Woody Harrelson ( l'alcoolomarxiste) en capitaine Fracasse tout , c'est énorme! Le repas du Capitaine ---> j'en rigole encore !!!Un plus pour le ruscoff "Roi de la merd***" Je ne dévoile rien pour que vous ayez le plaisir de découvrir le disons : extrême raffinement ...du repas !!! 3ème partie "L'ILE" est un peu plus classique ; un survival ou les valeurs s'inversent et ou une employée des chiottes devient Reine de l'île au détriment des milliardaires qui viennent ...lui manger dans la main!!! Passage un peu trop long à mon gout mais avec un tout dernier plan qui impose comme morale :"Chassez le naturel et il reviendra au galop "!!! Un film incontournable pour tout cinéphile et qui me réconcilie avec la Palme d'Or !!
Excellent scénario décrivant à la perfection et avec un humour débridé le monde absurde d’aujourd’hui hyper narcissique et totalement futile. J’ai bcp aimé.
une palme d' or qui ne déçoit pas grâce à son scénario improbable. Petit bijou de cynisme à l' interprétation magistrale( Woody Harrelson excellent dans sa trop courte apparition). On rit autant que l' on s' interdit. Le temps passe à une vitesse folle.
La Palme d’or du dernier festival de Cannes a une nouvelle fois été décernée, à la surprise générale, à Ruben Östlund. On retrouve pourtant dans Triangle of Sadness les mêmes ingrédients qui lui avaient déjà valu la récompense suprême en 2017 avec The Square. Le réalisateur suédois fait de l’épate bourgeois en multipliant les pseudo-irrévérences. Cela avait plutôt marché la première fois, mais à la seconde cela ennuie et navre plutôt qu’autre chose. Le long-métrage est découpé en trois parties. Passée la première particulièrement insipide, et heureusement assez courte, la longue séquence sur le navire de croisière réserve bien des surprises. Quelques-unes bonnes et beaucoup d’autres mauvaises. Le réalisateur au regard acide tape parfois juste mais tombe souvent dans la caricature. La longue séquence de mal de mer généralisé pourra faire rire quelques spectateurs mais en gênera nombre d’autres, surtout les émétophobes. La troisième partie du film, sorte de Koh-Lanta navrant, multiplie les sketchs improbables sans véritable liant. C’est d’ailleurs dans cette partie que l’on prend la mesure de la faiblesse du casting. Les acteurs ne réalisent pas des prestations inoubliables et certains sont même particulièrement dénués de charisme. Contrairement à son précédent film, aucune séquence inoubliable ne permet au long-métrage de rester en mémoire plus de quelques heures après son visionnage.