Note moyenne
3,7
8325 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
90 critiques
4
202 critiques
3
138 critiques
2
86 critiques
1
64 critiques
0
51 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
J'ai tout fait pour voir ce film, Palme d'or du dernier festival de Cannes, avant qu'il ne soit plus à l'affiche.
Malgré l'idée de dénoncer le clivage social, la futilité de l'inutile et des scènes parfaitement jubilatoires de sarcasmes, ce film bien trop long est une vraie déception. Quant au happy end, sans commentaire tant il n'y a aucun aboutissement
Malgré l'idée de dénoncer le clivage social, la futilité de l'inutile et des scènes parfaitement jubilatoires de sarcasmes, ce film bien trop long est une vraie déception. Quant au happy end, sans commentaire tant il n'y a aucun aboutissement
Une claque et un titre bien trouvé. Ce film est un conte satirique au formol d’une rare intensité. Pour l’apprécier, il faut accepter que le trait soit un peu grossi et que l’on borde parfois avec un certain manichéisme mais c’est à dessein et ça fait toute la différence. On est entraînés dans un voyage épique bourré d’humour et au ton presque sarcastique à souhait. Le fond du propos semble être à sens unique mais la fin révèle le contraire avec une forme d’autodérision grinçante. L’intérêt de ce film est qu’on peut le prendre à la fois au premier et au deuxième degré et qu’on navigue constamment entre l’un et l’autre, d’où ou son côté un peu déjanté et surréaliste parfois. Un film ovni que je recommande particulièrement.
Un Petit bijoux qui mérite sa palme d'or. Les acteurs sont convaincants et le film peut être vraiment drôle comme vraiment dérangeant. Enfin les 2h30 sont plutôt bien gérées.
« Ouh là là ... le film « Sans filtre » est délicieusement cynique et déconcertant ! J’étais à bouche bée face aux scènes où les personnages essayent de maintenir leur pouvoir, leurs rapports de force ! Leurs dialogues sont cinglants pouvant aller jusqu’au paroxysme ! En effet, au fil des échanges ou selon le changement de situation, on peut renverser le pouvoir ! Les voyageurs du yacht sont rois, ils peuvent commander ce qu’ils veulent, ils se permettent à critiquer les petits défauts du yatch ... Tout à coup, arrive la tempête ! Le rapport de force entre les employés et les clients est inversé ! La merde et le vomi sont d’excellents métaphores visuels de notre écœurement face au monde étriqué et hautain des ultra-riches, des politiques capitalistes enfermés dans la bulle de la supériorité, du grand confort et de l’apparence esthétique ! Le film « Sans filtre » est une extraordinaire comédie satirique ! Puissant ! Si on veut classer ce film hallucinant, je pense au film espagnol : « Les nouveaux sauvages » de Damian Szifron. Pour moi, ce film peut aussi s’intituler « Les nouveaux porcs » ! On est à bouche bée face à l’égoïsme et la cruauté des personnages ! C’est très culotté ! Et, puis, c’est ça, la nature humaine ! Il est étonnant, ce film, par la grande diversité des situations sur des rapports de force dans la société : rapports dans le couple, face à une féministe, rapport riche/pauvre, face aux capitalistes, rapport employé/ client, ordre hiérarchique dans le monde du travail, esclavage sexuel... la liste est longue ! Tout ça pour la durée de 2h30 ! Oh, j’ai bien ri ! J’adoré ! Ce film « Sans filtre » mérite amplement le palme d’or du festival de Cannes ! N’attendez pas, allez le voir vite car il était sorti déjà depuis un mois !
Excellent du début à la fin. Plein d'humour et de rebondissements. On ne s'ennuie pas!
Des scenes d'anthologie. Un film dont on se souviendra.
Des scenes d'anthologie. Un film dont on se souviendra.
Comme il fait plaisir de découvrir enfin une Palme d’or qui soit drôle, plutôt fédératrice, en plus d’être très réussie. Bien évidemment, pas sûr que ce soit le type d’humour, auquel tout le monde goûte mais il semble difficile de ne pas au moins prendre un peu de plaisir au détour de quelques scènes, tant ce jeu de massacre qui n’épargne rien ni personne est parfaitement orchestré. C’est clairement outrancier et certains trouveront cela très vulgaire. Mais que c’est drôle et jouissif! On donc est face à une comédie acerbe, à l’humour très méchant, qui ne prend jamais des gants pour tirer à boulets rouges sur ses différentes cibles que sont les riches, le capitalisme, les influenceurs, les puissances d’argent, les oligarques ou encore le luxe. Mais « Sans filtre » n’oublie pas pour autant d’égaliser les comptes en piquant également parfois les plus démunis ou même le petit personnel, ce qui accouche d’une morale assez nihiliste sur l’humain et faisant de son œuvre un banquet royal de misanthropie parfaitement jubilatoire.
Le film est très long (plus de deux heures et demie) et il se divise en trois parties. Le premier chapitre, le plus court, sur le monde des mannequins et des influenceurs aurait pu constituer un film à lui seul tant il y a à dire sur ce microcosme empli de vide et de bêtise et même si la cible est plutôt facile. C’est d’une acuité folle, tout à fait mais objectivement absurde et cela montre d’une manière très réaliste les valeurs des personnes évoluant dans ce milieu (de la superficialité érigée au rang de dogme en passant par le côté intéressé et hypocrite). Piqués dans leurs pires travers, ces parvenus d’un monde déconnecté sont cloués au pilori via des dialogues affûtés et c’est tout à fait délicieux et grinçant. La seconde partie, la plus longue et la plus admirable, est en quelque sorte le plat de résistance. Les nantis, oligarques et riches entrepreneurs de ce monde tout comme le personnel aux petits soins pour ces gens ainsi que les travailleurs invisibles d’un yacht sont épinglés dans un joyeux bordel où la jouissance atteint son paroxysme lors d’un repas qui tourne au vinaigre. Les situations et échanges complètement absurdes mais crédibles s’enchainent à une vitesse folle et les moments culte sont légion. C’est bête, méchant et parfois grossier mais c’est totalement assumé. On est loin de la finesse d’un « Gosford Park » sur les rapports de classe mais le but est également atteint ici avec maestria.
Rüben Östlund réalise là son meilleur film haut la main, bien au-dessus du trop psychologique et hermétique « Snow Therapy » est bien mieux que sa précédente Palme d’or, la prétentieuse et ennuyante « The Square » qui critiquait le monde l’art. Ses images sont très soignées et il orchestre son dynamitage de l’ordre social de ce monde comme un chef. Les aberrations et paradoxes qui régissent nos sociétés sont pour la plupart mis en exergue avec force et fracas mais dans un concert d’éclats de rire. Tout le monde et tout en prend pour son grade. Dommage donc que la troisième partie sur l’île, qui se propose de rebattre les cartes, pour aboutir au même constat misanthrope, soit si étirée pour rien. Amusante au début, elle s’épuise vite et finit par nous ennuyer. Au final, quinze ou vingt minutes de moins auraient certainement été louables et auraient transformé cette Palme d’or folle et mal élevée en petit chef-d’œuvre. On se souviendra longtemps du naufrage apocalyptique du yacht et des échanges alcoolisés entre ce vieux russe ultra riche et un Woody Harrelson en capitaine alcoolique se délectent de nous offrir. Du caviar cinématographique qui aurait juste gagné à être plus affiné sur tous ces versants.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Le film est très long (plus de deux heures et demie) et il se divise en trois parties. Le premier chapitre, le plus court, sur le monde des mannequins et des influenceurs aurait pu constituer un film à lui seul tant il y a à dire sur ce microcosme empli de vide et de bêtise et même si la cible est plutôt facile. C’est d’une acuité folle, tout à fait mais objectivement absurde et cela montre d’une manière très réaliste les valeurs des personnes évoluant dans ce milieu (de la superficialité érigée au rang de dogme en passant par le côté intéressé et hypocrite). Piqués dans leurs pires travers, ces parvenus d’un monde déconnecté sont cloués au pilori via des dialogues affûtés et c’est tout à fait délicieux et grinçant. La seconde partie, la plus longue et la plus admirable, est en quelque sorte le plat de résistance. Les nantis, oligarques et riches entrepreneurs de ce monde tout comme le personnel aux petits soins pour ces gens ainsi que les travailleurs invisibles d’un yacht sont épinglés dans un joyeux bordel où la jouissance atteint son paroxysme lors d’un repas qui tourne au vinaigre. Les situations et échanges complètement absurdes mais crédibles s’enchainent à une vitesse folle et les moments culte sont légion. C’est bête, méchant et parfois grossier mais c’est totalement assumé. On est loin de la finesse d’un « Gosford Park » sur les rapports de classe mais le but est également atteint ici avec maestria.
Rüben Östlund réalise là son meilleur film haut la main, bien au-dessus du trop psychologique et hermétique « Snow Therapy » est bien mieux que sa précédente Palme d’or, la prétentieuse et ennuyante « The Square » qui critiquait le monde l’art. Ses images sont très soignées et il orchestre son dynamitage de l’ordre social de ce monde comme un chef. Les aberrations et paradoxes qui régissent nos sociétés sont pour la plupart mis en exergue avec force et fracas mais dans un concert d’éclats de rire. Tout le monde et tout en prend pour son grade. Dommage donc que la troisième partie sur l’île, qui se propose de rebattre les cartes, pour aboutir au même constat misanthrope, soit si étirée pour rien. Amusante au début, elle s’épuise vite et finit par nous ennuyer. Au final, quinze ou vingt minutes de moins auraient certainement été louables et auraient transformé cette Palme d’or folle et mal élevée en petit chef-d’œuvre. On se souviendra longtemps du naufrage apocalyptique du yacht et des échanges alcoolisés entre ce vieux russe ultra riche et un Woody Harrelson en capitaine alcoolique se délectent de nous offrir. Du caviar cinématographique qui aurait juste gagné à être plus affiné sur tous ces versants.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Tout simplement génial … un film miroir de notre société “moderne”. Un film au vitriol peut déranger mais doit surtout nous interpeller
Excellent film, critique de notre société occidentale et des dérives du capitalisme avec un humour féroce. Direction d'acteur excellente, Peut être un peu étiré en longueur sur la fin mais on lui pardonne. Le titre anglais est bien meilleur "triangle of sadness"
Qualifier ce film de chef-d'œuvre est peut-être un peu fort mais il est tout à fait logique qu'il ait reçu la Palme d'Or à Cannes, car il sort totalement des sentiers battus tout en portant un regard acide sur les dérives de notre société. Pour autant, les trois chapitres qui le composent ne se ressemblent pas, en particulier le chapitre final dans le message fort clair au demeurant peut surprendre. En tout cas, il est jouissif de bout en bout. Et puis il y a Woody Harelson qui nous offre une performance remarquable sans qu'il soit arrivé à l'écran.
Un film qui décoiffe, jubilatoire. J'ai bien ri. Le film met tant de sujets en débat, qu'il nous questionne de manière inattendue.
C'est une allégorie de notre temps : on se goinfre pendant que la planète va droit dans le mur. Le film est sarcastique avec des scènes d'anthologie mais la troisième partie est un peu plus fade et la fin décevante pour recevoir une 5e étoile
Le vide inter sidéral
C’est honteux d’avoir aussi peu de considération pour les spectateurs.
Pas de scénario, on a l’impression que le film a été écrit au fur et à mesure des scènes toutes plus idiotes les unes que les autres.
Pas de musique, pas de qualité photo
Ça prétend être une critique des excès de notre société, ce n’est que du vomi mais avec la palme d’or de Cannes s’il vous plaît !
C’est honteux d’avoir aussi peu de considération pour les spectateurs.
Pas de scénario, on a l’impression que le film a été écrit au fur et à mesure des scènes toutes plus idiotes les unes que les autres.
Pas de musique, pas de qualité photo
Ça prétend être une critique des excès de notre société, ce n’est que du vomi mais avec la palme d’or de Cannes s’il vous plaît !
Certes, c' est une palme d' or, donc c' est du vrai ciné avec tout ce qui l' entoure, acteurs, décors, son, réalisation... La puissance de l' argent est présente de bout en bout, ou presque puisque dans la deuxième et troisième partie, ce n' est plus l' argent qui prévaut par sa force mais la puissance d' un savoir qui permets la survie, le dénouement est intense même si on peut le deviner... En tout cas malgré ses qualités, l' émotion n' est pas présente et c' est dommage...
Sans filtre.. Exactement, le terme qu'il faut employer pour ce film, noir, certes, mais tellement réel que ces émissions comme on dit le de' télé-réalité'.
j'ai adoré cette parodie acerbe du monde actuel du paraître de l'argent et du pouvoir. Tout y passe avec beaucoup d'humour, de réel, d'absurde et de cynisme.....un vrai régal
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse