Une satire sociale inégale. La première partie pose des bases intéressantes sur le monde de la mode et des influenceurs, mais souffre de longueurs et d'un rythme un peu mou.
Le vrai problème vient de la seconde partie, qui bascule dans l'illogisme total. Alors que le début du film s'assume comme une caricature, la suite se veut soudainement réaliste, mais perd toute crédibilité. Si l'argent, le confort et les règles de la société s'effondrent, c'est la loi du plus fort qui l'emporte naturellement, spoiler: et pas seulement une femme qui sait pêcher... spoiler: Quant à la fin, elle s'enfonce malheureusement dans du grand n'importe quoi. Dommage.
Derrière une peinture acerbe des ultra-riches et leur inutilité supposée à la surface de cette planète, le film par sa lenteur exaspérante ne sert pas son propos. Seul le passage avec Harrelson relève un peu une oeuvre plate, qui se veut transgressive mais flirte avec la vulgarité et les stérotypes en permanence en générant chez le spectateur en ennui profond. Petite, toute petite palme d'or.
Une caricature de la lutte des classes occidentale contemporaine , un retournement de domination. C’est parfois un peu long mais c’est pas mal quand même.
Palme d'or en 2022, ce « Triangle of sadness » (curieusement devenu « Sans filtre » en France) est une œuvre inégale.
Se voulant une satire de la société des « très riches », le film n'arrive pas à délivrer un vrai message (revanche des classes populaires) et on se demande parfois ce qu'on est en train de regarder.
La réalisation est cependant très efficace (notamment les scènes pendant la tempête, jubilatoires si l'on est pas malaucœureux) et les acteurs ont vraiment l'air de s'amuser.
Peut-être aurait-il fallu aller encore plus loin dans le délire et donner plus de dynamisme à la fin qui nous laisse sur notre… faim.
Une satire de la société plutôt bien menée, mais un deuxième acte (attention aux hémétophobes) vraiment immonde. Si le but était de dégoûter le spectateur, c’est malheureusement réussi. Heureusement, le dernier acte parvient à nous remettre dedans et à offrir ce qu’on attendait réellement de ce film. Dommage d’avoir consacré autant de temps à des scènes écœurantes : le thème du naufrage de la société et de l’émergence de nouveaux diktats méritait largement plus de développement.
La croisière menée sur un yacht de luxe vire au cauchemar pour ses passagers ultra-riches et ses membres d’équipages dans cette fable corrosive flirtant avec l’absurde pour mieux appréhender les contours de notre société. Mettant en scène un couple de mannequins/influenceurs entouré lors de cette croisière infernale de riches ayant perdus consciences de la réalité les entourant mais aussi d’un personnel légèrement barré « Sans filtre » avec ses dialogues incisifs et sa réalisation ultra percutante mord à pleine dents les travers de notre époque entre le rapport à l’argent, les relations de dominations homme/femme ainsi que ceux entre subordonnés. Drôle, décalé et joyeusement cynique, le réalisateur suédois Ruben Östlund mérite amplement sa Palme d’Or offrant un long-métrage incisif et sans concession.
Voilà une satire sur la lutte des classes bien ficelée où le spectateur est sans cesse agité et dirigé dans des directions surprenantes. Tantôt plongé dans un monde hors sol de privilégiés, tantôt englouti sous une montagne de scènes nauséeuses. Et quand tout le monde se retrouve métaphoriquement à nu, face à sa fragile existence, le spectacle navrant d'une humanité à la dérive se poursuit. Un regard donc acerbe et caustique sur cette caste sociale mais pas que.
film absolument dément ! Scénario à tomber par terre , casting d'acteurs d'excellence , décalé au possible et en même temps avec une satire de la société et des travers de l'humain absolument délicieuse !