Note moyenne
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Certains reprocheront à ce film d'être cynique, or il l'est, mais au premier sens du terme - il met en œuvre un cynisme philosophique (celui de Diogène), caractérisé par son franc-parler et le refus de ce qu'on appellerait aujourd'hui le "politiquement correct" pour décrypter et désamorcer, en le ridiculisant, notre propre monde guidé par une autre forme de cynisme, correspondant elle à la définition courante du terme, c'est à dire à la perte plus ou moins volontaire de tout sens moral.
Ce que dénonce le film est d'ailleurs marqué en toutes lettres sur l'écran lors du défilé de mode au tout début : "cynicism disguised as optimism" - le cynisme (au sens courant) déguisé en optimisme.
Comme dans ses précédents films, Ostlund excelle à casser le 4e mur, en nous rendant complices des personnages qu'il met en scène, puis victimes avec eux des revers inattendus qu'ils subissent. Procédé admirable. Mais ce qui est intéressant aussi, c'est de représenter des personnages qui profitent du système tout en s'interrogeant, dans une certaine limite, sur celui-ci, ce qui contribue au malaise (et à la réflexion du spectateur). Ce procédé est constuit sans tabou - comme l'indique la critique en règle d'une certaine forme de féminisme dominant dans la première partie du film. Je ne mets pas cinq étoiles car la dernière partie, sur l'île, est un peu courte, n'exploite pas son potentiel. Je pense qu'il y avait matière pour deux films de deux heures.
Ce que dénonce le film est d'ailleurs marqué en toutes lettres sur l'écran lors du défilé de mode au tout début : "cynicism disguised as optimism" - le cynisme (au sens courant) déguisé en optimisme.
Comme dans ses précédents films, Ostlund excelle à casser le 4e mur, en nous rendant complices des personnages qu'il met en scène, puis victimes avec eux des revers inattendus qu'ils subissent. Procédé admirable. Mais ce qui est intéressant aussi, c'est de représenter des personnages qui profitent du système tout en s'interrogeant, dans une certaine limite, sur celui-ci, ce qui contribue au malaise (et à la réflexion du spectateur). Ce procédé est constuit sans tabou - comme l'indique la critique en règle d'une certaine forme de féminisme dominant dans la première partie du film. Je ne mets pas cinq étoiles car la dernière partie, sur l'île, est un peu courte, n'exploite pas son potentiel. Je pense qu'il y avait matière pour deux films de deux heures.
Chef d'œuvre, le fond, la forme, la dynamique, l'humour, les thèmes de la superficialité, des ultra riches, les jeux de rôles, la qualité des acteurs, tout y est!
Film jubilatoire, qui vous fait passer du rire au suspense. On se demande ce qu'il va bien pouvoir se passer dans la scène suivante... Ne regardez pas la bande-annonce du film, vous apprécierez encore plus !
Très long à démarrer, des longueurs inutiles sur la scène du bateau, quelques moments amusants mais franchement on lutte pour rester jusqu'au bout. A tort, le final vous laisse sur vôtre fin. Bref, à éviter.
Le film file à une vitesse déconcertante.. On fait connaissance avec tous les personnages au fur et à mesure que le scénario se déroule et on se surprend à se prendre de sympathie pour des personnages cyniques.
Les protagonistes sont tous au niveau bien que l'intrigue soit vite devinée.
Les protagonistes sont tous au niveau bien que l'intrigue soit vite devinée.
Mannequins, influenceurs, milliardaires, nantis, rentiers ; tout ce beau monde passe quelques jours sur un yacht de luxe servi par des salariés aux petits soins pour eux jusqu’à parfois la négation de leur propre dignité. Ces ultras riches ou influents sont d’une vacuité aussi considérable que leur richesse.
Ruben Ostlund qui avait déjà obtenu la Palme d’Or pour un film s’attaquant de front à l’artificialité du monde de l’art avec « The square » tacle violemment l’ultralibéralisme et les monstres qu’il engendre. Vomi, caca ; la scatologie de son film fait écho à l’obscénité du monde libéral, grotesque et décadent, qu’il dénonce. Son film démarre avec une première partie pleine de promesse, il s’enlise ensuite dans une succession de séquences excessives conçus uniquement pour choquer les âmes sensibles. La répétition de ses effets de manches finit par lasser et sur 2h30 n’apporte pas grand-chose à sa démonstration. Dans son dernier tiers, il finit par montrer que les pauvres peuvent finir par se venger des riches lorsqu’ils sont en position de force. C’est peut-être ce qui sauve un film dont les circonvolutions ne font plus avancer le schmilblick à mi course ; l’humain riche ou pauvre, s’il peut profiter de sa supériorité, écrase ses congénères.
On prend du plaisir dans cette satire où l’intelligentsia se fait démolir ; mais la démonstration est longue et répétitive… Une Palme anecdotique.
TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Ruben Ostlund qui avait déjà obtenu la Palme d’Or pour un film s’attaquant de front à l’artificialité du monde de l’art avec « The square » tacle violemment l’ultralibéralisme et les monstres qu’il engendre. Vomi, caca ; la scatologie de son film fait écho à l’obscénité du monde libéral, grotesque et décadent, qu’il dénonce. Son film démarre avec une première partie pleine de promesse, il s’enlise ensuite dans une succession de séquences excessives conçus uniquement pour choquer les âmes sensibles. La répétition de ses effets de manches finit par lasser et sur 2h30 n’apporte pas grand-chose à sa démonstration. Dans son dernier tiers, il finit par montrer que les pauvres peuvent finir par se venger des riches lorsqu’ils sont en position de force. C’est peut-être ce qui sauve un film dont les circonvolutions ne font plus avancer le schmilblick à mi course ; l’humain riche ou pauvre, s’il peut profiter de sa supériorité, écrase ses congénères.
On prend du plaisir dans cette satire où l’intelligentsia se fait démolir ; mais la démonstration est longue et répétitive… Une Palme anecdotique.
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pour la première fois de ma vie j'ai failli me lever et partir du cinéma.
c'est balourd, chaque bonne idée s'étire, jusqu'à devenir insupportable. On m'avait vendu un film assez progressiste, il s'avère plus conservateur qu'autre chose, avec leur petite fable sur le retour à l'état de nature : ah vous y avez cru ? parce qu'en fait on peut rien changer, et si on tente c'est pire, les pauvres aussi sont méchants et égoïstes.
par ailleurs, les persos féminins sont extrêmement problématiques : facilement achetables ou manipulateurs. Tandis que le personage handicapé dont le handicap sert juste de ressort comique, c'est un peu glaçant.
c'est balourd, chaque bonne idée s'étire, jusqu'à devenir insupportable. On m'avait vendu un film assez progressiste, il s'avère plus conservateur qu'autre chose, avec leur petite fable sur le retour à l'état de nature : ah vous y avez cru ? parce qu'en fait on peut rien changer, et si on tente c'est pire, les pauvres aussi sont méchants et égoïstes.
par ailleurs, les persos féminins sont extrêmement problématiques : facilement achetables ou manipulateurs. Tandis que le personage handicapé dont le handicap sert juste de ressort comique, c'est un peu glaçant.
Décadent et féroce, le film est en trois parties d'intérêt inégale et avec quelques longueurs. Le microcosme sociétal de la troisième partie est assez savoureux.
Film à voir absolument, c'est drôle, corrosif peinture réaliste de notre société et ce sans manichéisme aucun, ce n'est pas un film "anti riches" comme le prétendent certains, c'est LA réalité du monde orchestrée avec brio, parfois trash, toujours intelligent ne prenant pas les spectateurs pour des idiots. Les personnages sont vrais, loufoques calculateurs indécents... et brillamment interprétés par d'excellents comédiens.
Quelques outrances qui font parfois sourire mais si largement chroniquees par la presse. Sinon un petit conte façon Zadig ou Voyages de Gulliver. Les Palmes d'Or ne sont pas toujours des chefs-d'œuvre
2h20 d'ennui profond ..... aucune subtilité !
Je me suis rarement autant ennuyée ! La fin est totalement rocambolesque et absurde.
Je me suis rarement autant ennuyée ! La fin est totalement rocambolesque et absurde.
« Sans filtre » du réalisateur suédois Ruben Östlund (2022) a reçu la palme d’Or à Cannes. Si le but de la palme d’Or est de récompenser les prouesses et les innovations cinématographiques, le choix du jury présidé par Vincent Lindon est judicieux.
Le film est découpé en 3 parties : la première est de mauvaise augure avec une querelle à propos du paiement d’une note de restaurant entre Carl (Harris Dickinson) et Yaya (Charlbi Dean), un couple de riches mannequins et influenceurs. Ce couple va être invité sur un yacht pour une croisière de grand luxe réservée à des milliardaires : un informaticien, un anglais vendeur de grenades, un russe vendeur de « m… » se qualifiant d’escroc-socialiste… et là le film de basculer avec des séquences surprenantes voire déjantées : le commandant américain mais marxiste est toujours ivre ; une richissime russe exige que tout le personnel du bateau aille se baigner via le tobogan de secours ; le dîner de gala tourne au désastre du fait d’une tempête avec des scènes apocalyptiques … Le yacht va couler, quelques passagers et membres de l’équipage se retrouvant sur une île apparemment déserte avec la remise en question des rapports de force.
Un film superbe en termes d’image, de mise en scène et de dialogues. Une bouffonnerie qui comme à son époque « La grande bouffe » de Marco Fererri (1973) surprend voire choque au début mais qui mérite assurément d’être revu pour mieux goûter le sel des dialogues abordant la richesse, le capitalisme, le marxisme, les codes sociaux, le patriarcat… Un regret : l’épilogue n’est hélas pas dans la continuité du discours tenu.
Le film est découpé en 3 parties : la première est de mauvaise augure avec une querelle à propos du paiement d’une note de restaurant entre Carl (Harris Dickinson) et Yaya (Charlbi Dean), un couple de riches mannequins et influenceurs. Ce couple va être invité sur un yacht pour une croisière de grand luxe réservée à des milliardaires : un informaticien, un anglais vendeur de grenades, un russe vendeur de « m… » se qualifiant d’escroc-socialiste… et là le film de basculer avec des séquences surprenantes voire déjantées : le commandant américain mais marxiste est toujours ivre ; une richissime russe exige que tout le personnel du bateau aille se baigner via le tobogan de secours ; le dîner de gala tourne au désastre du fait d’une tempête avec des scènes apocalyptiques … Le yacht va couler, quelques passagers et membres de l’équipage se retrouvant sur une île apparemment déserte avec la remise en question des rapports de force.
Un film superbe en termes d’image, de mise en scène et de dialogues. Une bouffonnerie qui comme à son époque « La grande bouffe » de Marco Fererri (1973) surprend voire choque au début mais qui mérite assurément d’être revu pour mieux goûter le sel des dialogues abordant la richesse, le capitalisme, le marxisme, les codes sociaux, le patriarcat… Un regret : l’épilogue n’est hélas pas dans la continuité du discours tenu.
Une dénonciation de la bourgeoisie et de son incapacité à affronter la vie réelle. Un film décapant, caustique à souhait, drôle et brillamment réalisé. Malgré quelques longueurs, c'est une belle réussite.
Joli message passé à travers ce film. Un poil long à mon goût. Puis la scène de vomi malaisante... mais vachement crédible parcontre ahah
Le film le plus nul que j'ai vu de toute ma vie ! Pas d'histoire, pas de scénario. Les scènes sont toutes très très longues et il ne se passe rien.
Les metteurs en scène ont jetés 12,5 M d'EUR a la poubelle en produisant ce """"film""""
Pas une seule scène n'est drôle, tout est long et gênant.
Les metteurs en scène ont jetés 12,5 M d'EUR a la poubelle en produisant ce """"film""""
Pas une seule scène n'est drôle, tout est long et gênant.
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