Un Peuple et son roi
Note moyenne
2,3
1825 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

260 critiques spectateurs

5
15 critiques
4
38 critiques
3
54 critiques
2
70 critiques
1
53 critiques
0
30 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 3 octobre 2018
Aïe Aïe. j'ai trouvé le temps long. historiquement j'ai appris quleques chose sur la révolution. mais manque de rythme, pas d'intrigue ou de scénario prenant (d'autant qu'on connait d'avance la fin)
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 4 octobre 2018
c'est un film barbe à papa:attirant au premier abord et vide et creux à l'intérieur
une suite de scènes de gens du peuple ,mal joué, artificiel, sans intérêt. casting bizarre (surtout louis 16),et pour l'histoire de la révolution mieux vaut lire" l'histoire de France pour les nuls"tellement c'est décousu et incompréhensible
bref :a éviter
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 octobre 2018
Garde aux raccourcis historiques lorsqu’il s’agit de retracer la révolution française. Sans doute que la première image qui vient à l’esprit est le fameux tableau de Delacroix qui met en scène la révolution des trois Glorieuses. Justement, le projet de Pierre Schoeller est d’échapper aux images d’Epinal et de montrer les différentes révoltes entre 1989 et 1993, sur fond de réflexion éthique quant à la question de la condamnation de Louis XVI et à l’implication des ouvriers et des femmes dans cette lutte. Naturellement, le traitement de ce récit ne craint pas les partis-pris au risque même de l’extorsion historique et de l’anachronisme. Car « Le Peuple et son roi » raconte le rapport ambigu des Sans-Culottes à leur Roi, faisant courir l’idée que le Monarque était à la fois le détenteur d’un pouvoir autocratique et était garant d’une continuité de l’Etat et d’une paix durable. A cela s’ajoute la question hautement contemporaine de la participation des femmes aux changements de société et dans la prise de parole publique.

Schoeller maîtrise un cinéma des rapports de pouvoir politique. « L’exercice de l’Etat » se situait dans un Ministère qui doit composer avec les tourments de l’actualité et les enjeux politiques. Ici, le réalisateur déplace son point de vue à Paris essentiellement où il réinvente une Révolution menée par les ouvriers. Les bourgeois occupent pourtant une première place à travers les figures de Robespierre, Danton, Murat, Saint-Just, etc. qui mènent les débats passionnés au sein de la Constituante. Deux mondes s’opposent : celui des bourgeois instruits, qui ont l’ambition de ravir le pouvoir à l’église et à la royauté, et celui des sans-culottes, déterminés à gagner de la liberté. Le cinéaste met en scène des ouvriers qui se prétendent peu lettrés, et pourtant dont les discours font montre d’une intelligence de la situation. C’est là peut-être le défaut de cette page historique dense et passionnée qui met en opposition un objectif de valorisation des couches populaires en leur donnant l’habit du bourgeois politisé.

Le Roi Louis XVI joue un rôle assez contradictoire dans ce récit. Cela en fait même une personne centrale dans cette reconstitution historique où il apparaît tout à la fois empathique à l’égard de ses vassaux, lâche et désinvolte. Marie-Antoinette est dépeinte comme une écervelée qui assiste impuissante à l’effondrement de sa famille et du pouvoir en place.

En tous les cas, « Le Peuple et son Roi » est un exercice de style tout à fait réussi où la part belle est faite aux femmes. Les acteurs sont à la hauteur de la mise en scène qui est remplie de souffles de vie, de mouvements et de fougue.
Julien Chevillard
Julien Chevillard

195 abonnés 181 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juillet 2022
Un peuple et son roi est un film français réalisé et écrit par Pierre Schoeller
Il traite de la Révolution française à Paris.
Il est projeté hors compétition à la Mostra de Venise 2018
César des meilleurs costumes pour Anaïs Romand
César des meilleurs décors pour Thierry François
un film réussi avec un magnifique casting
un film pour l histoire pour revivre l histoire de france
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 octobre 2018
Il est toujours délicat d'évoquer ce pan si riche de l'histoire de France, d'y présenter ses acteurs sans tomber dans une forme de dictatisme. Pierre Schoeller choisit une narration morcellée et aléatoire qui témoigne de la confusion qui pouvait régner dans les rues et les esprits, et parvient à allier sensibilité et reconstitution historique. La mise en scène y est souvent lyrique, belle, à la fois impressionniste et factuel, et le scénario fourmille de détails pour exposer le quotidien du peuple, leurs métiers, leurs conditions. Le peuple est d'ailleurs le centre du film de Scholler qui en fait, plus que les politiques, le vrai moteur du film, mettant notamment à l'honneur le rôle des femmes. Il cherche présenter l'état d'esprit et l'utopie qui les animaient dans un monde où la naissance conditionnait toute l'existence. Le casting est un sans faute d'Adèle Haenel à Laurent Laffitte en passant par Olivier Gourmet.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 octobre 2018
Quand Jean Renoir tourna, en 1938, un film sur la Révolution française intitulé « La Marseillaise », il fit le choix radical de n’évoquer la grande histoire que par le biais des petites histoires des anonymes. Pas de prise de la Bastille ni de combat des Tuileries mais les petits événements de la marge, ceux qui peuvent sembler anecdotiques à qui ne jure que par le spectaculaire mais qui, en vérité, en révèlent bien plus qu’on ne croit sur la vérité d’une époque. Nul besoin de grandiloquence pour montrer l’impact de la Révolution sur les gens, estimait avec sagesse le grand cinéaste.
Aujourd’hui, Pierre Schoeller, en proposant à son tour un film sur la Révolution, n’oublie pas la leçon du maître Jean Renoir, sans en conserver cependant toute la radicalité. « Un peuple et son roi » commence le 9 avril 1789 et s’achève le 21 janvier 1793, jour de l’exécution de Louis XVI. La première scène du film nous montre le roi, le jour du Jeudi Saint, lavant les pieds de quelques enfants pauvres. La dernière nous montre sa tête brandie par le bourreau qui vient de la trancher en le guillotinant. Entre ces deux dates, le cinéaste égrène quelques évènements-clés de ces premières années de la Révolution. Et, contrairement à Jean Renoir, il ne fait l’impasse sur aucun des faits importants de cette période. Il les montre d’ailleurs assez habilement, ces évènements. La Bastille, que l’on est en train de détruire au début du film, laissant ainsi passer les rayons de soleil sur les visages et sur des rues qui, à l’ombre de la forteresse, en étaient jusque là privées, cela fait forte impression. De même lorsqu’il est question de péripéties plus violentes, plus sanglantes, plus tragiques.
La limite du film vient de ce qu’il se doit de résumer plusieurs années de Révolution dans une durée d’à peine deux heures. Difficile de ne pas être didactique dans ces conditions. Le film n’échappe pas à cet aspect scolaire, surtout quand il fait se succéder à la tribune du parlement, puis à celle de la Convention, des orateurs célèbres comme Robespierre, Danton, Marat, Sieyès et quelques autres.
Le film est beaucoup plus intéressant quand, comme le faisait Jean Renoir, il dévie du côté des marges, donnant à la Révolution les visages de quelques-uns de ceux qui n’ont pas laissé leurs noms dans les livres d’histoire, mais qui en sont, néanmoins, eux aussi, les acteurs. Que serait une Révolution sans le peuple ? Dans le film de Pierre Schoeller, elle s’incarne dans les personnages d’un souffleur de verre (Olivier Gourmet), d’un vagabond (Gaspard Ulliel) ou d’une lavandière (Adèle Haenel, formidable). Il faut d’ailleurs remarquer la place accordée aux femmes dans ce film. Lorsqu’on évoque la Révolution française, ce sont des noms d’hommes qui viennent aux lèvres. Or les femmes n’ont sans doute pas joué un rôle mineur dans toute cette aventure. C’est, j’en suis convaincu, le plus gros point fort du film de Pierre Schoeller que de rendre manifestes leur rôle et leur présence.
Charles R
Charles R

59 abonnés 424 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 octobre 2018
Tourner un film sur la Révolution Française et qui plus est en condenser les moments déterminants, de la prise de la Bastille à l'exécution de Louis XVI, voilà qui témoigne d'une fameuse ambition. Pierre Schoeller n'a pas reculé devant l'immensité de la tâche et il a pris soin de se documenter avec le sérieux d'un thésard ou plutôt d'un historien consciencieux mais désireux de s'adresser au plus grand nombre. Tout dans ce film exprime un labeur et une honnêteté intellectuelle. Le pari était d'autant plus risqué que deux mondes sont d'abord envisagés dans leur spécificité, puis confrontés et réunis pour le meilleur ou pour le pire (selon les appréciations des uns et des autres). Pierre Schoeller a exprimé le souhait d'envisager la Révolution du point de vue du peuple, de ses propres valeurs qui vont façonner progressivement l'édifice à construire tandis qu'un autre - l'ancien Régime - sera impitoyablement démoli. Ainsi deux mondes, mais aussi deux esthétiques vont se trouver confrontés : d'un côté le peuple, évoqué à la lumière des flambeaux dans une nuit qui évoque l'obscurantisme de l'ancien Régime, ce qui nous vaut des éclairages à la Georges de La Tour ; de l'autre, un nouveau monde en gestation, celui de l'Assemblée nationale, depuis la Constituante jusqu'à la Convention, avec tous les ténors de la vie politique que l'on connaît, ce qui amène le réalisateur et son chef opérateur à privilégier des décors sobres et plutôt froids et à mettre en place une esthétique qui cette fois rappelle le David champion du néo-classicisme. Et de tout cela ressort-il un réel équilibre ? Pas vraiment. Autant la représentation du peuple est moyennement convaincante (Olivier Gourmet domine largement cet univers de son indéniable présence), autant l'évocation des assemblées successives procure un vrai bonheur : distribution impeccable, mais aussi plaisir d'entendre les mots de Robespierre, de Saint-Just ou de Marat énoncés selon une diction exemplaire même si parfois de telles paroles peuvent heurter les sensibilités contemporaines. La distribution, justement, parlons-en. Pierre Schoeller a pris le parti d'engager des acteurs d'exception. Denis Lavant dans le rôle de Marat, voilà qui est tout bonnement hallucinant ; Louis Garrel dans celui de Robespierre, il fallait oser, le résultat est éblouissant ; Niels Schneider dans celui de Saint-Just, on applaudit ; Gaspard Ulliel et Adèle Haenel forment pour leur part un bien joli couple ; Olivier Gourmet est fidèle à lui-même, un immense acteur. Mais précisément cette abondance de célébrités du cinéma français nuit quelque peu au propos du cinéaste : on eût peut-être préféré plus de modestie dans la distribution, ce qui eût été plus conforme au sujet évoqué. Il n'empêche que ce film est une réussite et que les deux heures que dure le film assurent un vrai bonheur au spectateur heureux de voir défiler des images d'une Histoire certes cruelle, mais fondatrice de nos valeurs d'aujourd'hui.
coperhead
coperhead

36 abonnés 477 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 février 2019
Film réussi du côté des costumes et des décors de l'époque mais le réalisateur survole un peu trop le sujet en choisissant quelques moments charnières juste datés, sans que la relation entre eux soit assez explicite pour un spectateur peu historien.
Les prestations des acteurs connus sont corrects mais il manque quelque chose pour vraiment s'attacher à l'un d'eux.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juin 2019
Une bonne reconstitution historique . Laurent Lafitte incarne très bien Louis XVI. Gaspard Ulliel et Adèle Haenel interprètent des révolutionnaires.
Dominique P.
Dominique P.

3 abonnés 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2018
Très grand film qui traite de façon magistrale le sujet défini strictement par son titre '' un peuple et son roi ," le cinéma à part entier , J'attends avec impatience qu'il mette en pratique son envie de faire un film sur la période de la terreur ,
Pierre-Antoine L.
Pierre-Antoine L.

3 abonnés 12 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 octobre 2018
Soi disant que ce film voulait ne restituer que des dialogues authentiques...il n'y a qu'à regarder comme est filmée l'attitude de Louis XVI sur l'échafaud, et de lire les propos certifiés par les historiens qu'il a réellement prononcés : « Je meurs innocent de tous les crimes qu'on m'impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort. Je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France. »
Rien à voir avec le film donc, qui étale pleins d'autres mensonges historiques, ou omissions.
Si encore c'était bien filmé et bien joué, mais non, les acteurs sont mauvais et/ou mal dirigés, le film es lourd, aligne les poncifs.
Extrêmement décevant. Nul.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 17 octobre 2018
Malheureusement le film ce traîne, c'est long et la thématique est très mal utilisée. Le nombre de scène avec le roi son faible et presque inutiles. La révolution en elle même est minimisé et les violences totalement absente.
Petit point positif pour les costumes qui sont impeccables. Et les scènes à l'Assemblée Nationale qui sont intéressantes. Mais ça ne suffit pas à remonter le reste.
MSBH
MSBH

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2018
Réaliser un film sur la Révolution Française n'est pas chose aisée.
En effet, l'étude de cet "événement" est en perpétuelle évolution.
À l'école où dans nos mémoires, la Révolution Française raisonne comme une transition violente, ayant pour objectif la liberté. Pourtant, les travaux récents des historiens ont démontré que cet "événement" a été bien plus complexe. Le réalisateur a, selon moi, choisi de montrer toute cette complexité à travers son œuvre, afin de détruire les idées pré conçues. Par exemple, on sait désormais que le peuple ne voulait pas se "debarasser" du roi dans un premier temps. Cela se voit parfaitement quand il y a des débats concernant le destin du roi, ou encore dans les faubourgs, avec la querelle des femmes quant à sa sentence. Autre exemple, celui de Basil, quand il est heureux de voir le roi, et arrive sur Paris pour prendre part à quelque chose qu'il ne saisit pas totalement.
Effectivement, le côté "lent" du film pourrait faire fuir certains d'entre vous, ce qui serait dommage puisque cette "lenteur" illustre parfaitement la Révolution (qui rappelons le, ne s'est pas faite en un jour). Par ailleurs, cette succession d'événements présents dans le film, ainsi que les dialogues me semblent primordiaux pour tenter d'appréhender le sujet de la manière la plus "réaliste" possible, d'appréhender le sujet dans son ensemble.
Effectivement, le manque de parole du roi peut être soulevé, mais je préfère un roi silencieux, plutôt qu'un parti pris potentiellement erroné.
Je vous conseille vivement d'aller voir ce film, ne serait-ce que pour son aspect artistique, son essence historique, et sa volonté d'objectivité.
Bralou E.
Bralou E.

5 abonnés 2 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 octobre 2018
Format inadapté pour cette période. Quand allons-nous faire des séries historiques digne de ce nom ? Je mets un demi juste pour le décor et le costume. Tout est sous représenté sauf les sans -culottes
Jean D
Jean D

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 octobre 2018
Ce qui est amusant avec ceux qui n'aiment pas le film c'est qu'ils se contredisent allègrement, tant sur la forme que sur le fond, en étalant au passage leur ignorance des évènements de la révolution française. Contrairement aux idées reçues il y a peu de films qui traitent de la Révolution d'un point de vue général et du point de vue du peuple. Le film regorge d'idées purement cinématographiques, à la fois esthétiques et symboliques autour du feu et de la lumière. Sans être un chef-d'oeuvre, un grand film.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse