Edmond
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ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 janvier 2019
Déjà auteur de la pièce éponyme couronnée de succès et de Molière, c'est tout naturellement qu'Alexis Michalik se retrouve à la tête de l'adaptation cinématographique. De Cyrano de Bergerac, comme beaucoup de monde, je n'ai vu que la version de Jean-Paul Rappeneau. C'est donc ici l'écriture (difficile) du roman par Edmond Rostand dont il est question. Le tout est fait avec une énergie folle, ça virevolte dans tous les sens avec une belle fraicheur et un humour décapant. La mise en scène est élégante et maitrisée, le scénario fin et très drôle, les personnages attachants, la direction artistique splendide et les acteurs tous épatants (même Mathilde Seigner est très bien, c'est dire !). Thomas Solivèrès en tête. Il est pourtant le moins connu de la troupe même s'il commence à se faire un nom. Il est formidable. Bien rester jusqu'à la fin du générique où sont présentées des images et photos des vrais protagonistes du film, ainsi qu'un panorama de tous les Cyrano célèbres du théâtre et du cinéma. Menée tambour battant, voilà donc une comédie (et un premier film) aussi charmante que réjouissante et instructive dont on ressort avec la pêche. Une vraie belle et jubilatoire surprise. En quelques films (Les invisibles, L'heure de la sortie), on voit en ce début d'année (somme toute assez tristounet), la diversité actuelle du cinéma français (tellement décrié). Plutôt une bonne nouvelle, n'en déplaise aux grincheux.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2019
Sur le papier, quand on n’est ni familière de théâtre ni connaisseuse de « Cyrano de Bergerac », ce film n’a rien pour plaire. Et pourtant, « Edmond » est un petit bijou inattendu, mis à l’écran par son créateur au théâtre, Alexis Michalik. Son film va bien au-delà du « théâtre filmé » comme on aurait pu le craindre. Il fait penser, dans son esprit, à « Shakespeare in Love », où comment montrer au cinéma la genèse d’une œuvre théâtrale mondialement connue sans rien « abimer » de la magie de l’œuvre en question. Techniquement, le film, qui dure presque deux heures, passe comme une lettre à la poste ! « Edmond » emprunte beaucoup au théâtre de boulevard : le rythme assez effréné, les personnages outranciers, les répliques qui fusent, les bons mots qui font mouche, doublé comme il se doit d’une musique légère. Visuellement, on n’est pas dans une reconstitution léchée, soignée, comme on peut en voir souvent dans les films d’époque à très gros budget. Ici, peut-être pour faire honneur au théatre, on n’est jamais très loin d’une impression de carton pâte, surtout sur les plans larges (la première image donne l’impression d’un film d’animation !). Dans sa forme, « Edmond » évite soigneusement le côté « huis-clos » qui aurait pu lui porter préjudice. Petite et charmante trouvaille de mise en scène : le cinquième acte de la première de la pièce est filmé en partie en décors naturels, comme ça, sans prévenir, pour le plaisir d’une petite respiration hors des murs du Théâtre de la Porte Saint Martin. Sans doute parce que ce film est au départ une déclaration d’amour au théâtre avant d’être autre chose, son casting est long comme mon bras. Michalik n’a pas eu besoin de beaucoup de persuasion, apparemment, pour convaincre tout le ban et l’arrière ban des acteurs français de venir faire un petit rôle dans son film. Citons pêle-mêle Dominique Pinon, Clémentine Célarié, Mathilde Seigner, Simon Abkarian, Antoine Duléry, Tom Leeb ou encore Lucie Boujenah. Mais c’est le duo Olivier Gourmet / Thomas Solivérès qui emporte evidemment le morceau. Le premier s’offre, d’une manière un peu détournée, un des plus grand rôles de la fiction française et se glisse, à sa manière, dans la lignée des Jacques Weber, Jean Piat, Jean Marais et autres Gérard Depardieu (le générique de fin rend hommage à tous ces grands Cyrano, ne quittez pas la salle trop vite !) le talent d’Olivier Gourmet, dont on sait bien qu’il peut tout jouer, saute une nouvelle fois aux yeux dans ce rôle flamboyant qu’est Constand Coquelin/Cyrano de Bergerac. Thomas Solivérès, lui est méconnaissable en Edmond Rostand, un Edmond Rostand en proie au doute, à l’angoisse de la page blanche, puisant dans tout ce qui l’entoure une inspiration capricieuse, amoureux de sa femme et aussi un peu de celle de son meilleur ami, se servant de son trouble pour nourrir son personnage. Solivérès est très convaincant dans son premier rôle « adulte » ! Il importe peu de savoir si le scénario de « Edmond » est fidèle à la réalité. J’ai évidemment du mal à croire à une pièce de cette envergure, en vers, écrite à l’arrache et jouée à peine terminée, sans relectures, sans réécriture, presque sans répétitions ! Mais au fond, devant « Edmond », cela n’a pas d’importance. On regarde ce film comme une regarde une pièce de boulevard, on n’y croit pas vraiment mais on se laisse emporter par le rythme, par l’humour, par la folie douce de son sujet. Il y a beaucoup d’humour dans « Edmond », bien plus que dans « Cyrano de Bergerac » du reste, qui a pourtant été vendu au départ comme une comédie. Le film de Michalik nous montre les affres de la création à sa manière. Laissé dans son coin, Rostand n’est pas capable d’écrire mais entrainé par les évènements, poussé par le destin et mis au pied du mur, l’inspiration lui vient de tout ce qui l’entoure. Il y a surement une part de vrai dans cette démarche, les œuvres les plus grandes n’ont pas été écrites par des auteurs surs de leur talent, en pleine confiance, mais par des hommes un peu torturés, fragiles, en proie au doute. Ici, Edmond Rostand écrit « Cyrano » sans fil directeur, sans savoir où il va, il laisse presque son personnage lui dicter sa pièce, il subit, plus qu’autre chose, cette création qui lui apportera le succès et la postérité. Il est Cyrano quand il écrit des lettres d’amour enflammées sous le nom d’un autre. Il voudrait être Cyrano, lorsque celui-ci mouche ses ennemis, alors que lui reste muet devant la faconde prétentieuse de Georges Feydeau. Le sujet d’ « Edmond », c’est aussi cela : un auteur crée-t-il un personnage qui lui ressemble, ou le personnage qu’il voudrait être ? Ici, indéniablement, Cyrano est à la fois l’un et l’autre. Pour conclure, je conseille « Edmond » même à ceux qui comme moi ne sont pas très au fait de la pièce d’Edmond Rostand. Il n’est nul besoin de la connaitre parfaitement pour profiter de la petite bulle de légèreté qu’est « Edmond ». En revanche, si on ne connait absolument rien de « Cyrano de Bergerac », je ne sais pas si on peut pleinement apprécier ce film. Dans ce cas, le mieux, c’est encore de le lire avant ou, si l’on préfère, de regarder le merveilleux « Cyrano de Bergerac » de Jean-Paul Rappeneau avec Gérard Depardieu dans le rôle titre.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 décembre 2018
« Edmond » est à l’origine une pièce de théâtre d’Alexis Michalik. La comédie aux 5 Molières est désormais un film et Michalik va la transposer magistralement. Thomas Solivérès, attention dans son plus grand rôle, est Edmond Rostand. Nous sommes en décembre 1897 et il n’a que quelques jours pour écrire une pièce pour le grand Constant Coquelin. Ses rencontres avec une passionnée des vers, son meilleur ami et un patron de bar vont lui inspirer l’histoire de « Cyrano de Bergerac ». Le Paris, les décors et les costumes sont reconstitués somptueusement. Les comédiens s’amusent et le spectateur va le ressentir. « Edmond » est un divertissement de qualité qui fait honneur au patrimoine français.
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AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 janvier 2019
On est à mille lieues de la véritable histoire.
Et tant mieux !
Car le génie du scénario, c'est cette mise-en-abîme :
Un Rostand dans la peau de son propre personnage
Qui versifie au coeur d'un grand remue-ménage,
Créant des héros que seuls ses mots animent.
Pourtant.
Sa pièce ayant déjà triomphé au théâtre.
Qu'est-ce qui a pris au petit Michalik ?
Quelle mouche a piqué le bellâtre ?
A vouloir se risquer à l'art cinématographique.
Et bien, faut-il le reconnaître :
Le génie est multiforme et l'homme est fort habile
Car le malin a réussi à donner du rythme, de la verve
A un film que j'oserais, que l'on agrée ou que cela énerve,
Qualifier de vaudeville !
Rostand sur le fond et Feydeau sur la forme.
Quel génie. A nouveau, il fait mouche.
Je prédis à ce film un succès populaire. Un succès énoooorme
Car bien que comédie, à la fin de l'envoi... il touche !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 octobre 2018
Nous revenons de l'avant première et cela faisait très longtemps que je n'avais autant été emballée par un film français ou même étranger. Intelligent, drôle ,émouvant, nous avons tous passé un merveilleux moment même ma fille de 13 ans qui n'a pas lu Cyrano de Bergerac et est assez réfractaire aux œuvres classiques.Les personnages sont merveilleux, l'histoire superbe (la création de la pièce de Cyrano) les dialogues sont époustouflants de finesse et de drôlerie, la mise en scène est ingénieuse et originale sans être tape à l’œil. La dernière scène dans le cloitre doit être celle qui a été tournée en France.Que ce final était beau et émouvant et a clôturé ce moment merveilleux que nous avons passé en nous donnant envie de relire Cyrano..Je retournerai le voir en janvier car ce film est un chef d’œuvre. Il y a tout, des acteurs tous formidables, notamment Thomas Solivérès, une mise en scène impeccable, un superbe reconstitution de l'époquen, un scénario inventif et des dialogues superbes et à mourir de rire.Ce film est une ode à la création . Et ce sans fioriture ni pédanterie.Comme a dit ma fille "c'est un chef d’œuvre et puis voilà".
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 janvier 2019
Adaptation de sa propre pièce de théâtre par Alexis Michalik, Edmond évoque la genèse de l'écriture et la première de Cyrano de Bergerac avec beaucoup de fantaisie. Et en prenant de larges libertés avec la vérité historique mais qu'importe puisque plus personne n'est là pour en témoigner. Raconter l'aventure de Cyrano c'est aussi donner à entendre les vers de la pièce et cela reste un plaisir absolu pour tout amoureux de la langue française qui a rarement été aussi magnifiée et sublimée. Le scénario a du mal à être à la hauteur de l'oeuvre et se situerait plutôt du côté de Feydeau, gloire patentée de la fin du XIXe siècle que l'on voit dans le film aux côtés de Courteline, de même que la grande Sarah Bernarhdt. Mais Edmond ne multiplie pas les apparitions des célébrités de l'époque et se concentre sur le personnage de Rostand, écrivain raté jusqu'au triomphe inimaginable de sa pièce. Olivier Gourmet qui joue à son tour Cyrano y est grandiose dans un rôle fait pour son immense talent. Le reste de la distribution est plutôt homogène mêlant acteurs connus (Célarié, Pinon, Seigner, etc) et excellents comédiens de théâtre. Ma foi, tout ceci fleure la bonne humeur et le burlesque et les costumes chatoient dans un Paris riche en images de synthèse. Et puis, répétons-le, on y entend très souvent des extraits de Cyrano de Bergerac qui donnent envie de revoir la version de Rappeneau et de découvrir toutes les adaptations de la pièce de l'histoire du cinéma (mention spéciale au générique final qui en offre un florilège).
Nico F
Nico F

253 abonnés 777 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 janvier 2019
Superbe film. Histoire qui prend aux tripes du début à la fin.... magique .... et les acteurs sont tous au top . A voir absolument !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 8 janvier 2020
Le film est plein d’énergie et de bonnes intentions, visiblement habité par un amour sincère de la pièce de Rostand et porté par un budget confortable. Pour le reste, c’est au mieux maladroit, au pire embarrassant. Le scénario est ultra-formaté et prévisible, plein de mièvrerie et d’anachronismes de plus ou moins bon goût (un costumier qui s’écrie « c’est tellement 95! »), de deus ex machina, de trappes-très-dangereuses-qui-vont-servir-plus-tard-dans-le-film et de réhabilitation à plusieurs vitesses (le restaurateur noir a droit à une belle tirade et un baiser de Sarah Bernhardt, mais les femmes restent cantonnées au statut de muses, d’hystériques ou de potiches). Quant à la réalisation, elle se limite à faire tourner en permanence la caméra sur elle-même, sans raison apparente et sans autre effet que de donner le tournis. Mais le pire selon moi, pour un film sur la création, c’est cette vision ras des pâquerettes de l’inspiration, montrée comme une suite d’illuminations reçues de manière totalement passive, comme si le travail d’écrivain consistait seulement à copier la réalité telle qu’elle est, en y ajoutant quelques coutures, entre deux verveines. Le métier d’acteur n’est d’ailleurs pas pris plus au sérieux, puisqu’ici n’importe quelle ingénue peut s’improviser tragédienne et que l’idiot du village n’attend, pour se changer en acteur confirmé, que l’action miraculeuse d’une petite fellation en coulisses.
Revo67
Revo67

17 abonnés 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 janvier 2019
Un moment extraordinaire, dans une mise en scène tourbillonnante. L'histoire de ce poète qui se lance dans la création de la pièce de Cyrano de Bergerac. C'est dynamique, drôle, et magnifiquement interprété . A ne pas manquer.
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 058 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 septembre 2019
Ce film compte quelles scènes de comédie réussies, notamment grâce au talent d'Olivier Gourmet, mais il reste très convenu et très gentillet. Une fois de plus, les artistes s'auto glorifient. La reconstitution de la vie parisienne du 19ème siècle est digne de celle qui prévalait dans les années cinquante. La prostitution et les bordels sont présentés comme des éléments pittoresques. L'épouse d'Edmond Rostand est présentée comme une nunuche au foyer en admiration devant son génie de mari, alors qu'elle était en réalité une poétesse reconnue. Pas un soupçon de regard critique. On s'amuse parfois et on s'ennuie de temps en temps. Une oeuvre commerciale et facile que ne parviennent à tirer de la médiocrité qu'une brochette d'excellents comédien(ne)s.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 18 novembre 2018
Vu en avant première. J'ai passé un très agréable moment, je n'ai pas vu le temps passé et me suis laissée emporter par l'histoire. Félicitations, très belle réalisation!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 janvier 2019
Ce film je lui met 5 étoiles ! Drôle, émouvant, rythmé, bien filmé, les textes sont tellement recherchés, l'Histoire est prenante. 1H50 de film et on les sent pas passé du tout, ça défile a une vitesse entre rire et tristesse, on est plongé dans le personnage d'Edmond Rostand l'écrivain et l'histoire de son chef d'oeuvre Cirano de Bergerac.

A première vu beaucoup diront : Cirano de Bergerac la vieille pièce de théatre ? Ahah trop coooool mais sans moi.

Ouais, bah vous ratez quelque chose de magnifique :) ALLEZ Y !
Aimé S.
Aimé S.

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 novembre 2018
Un film magnifique qui comme l'équipe et l'œuvre dont il est inspirée ce déroule avec brio et ce conclu avec panache !!!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 novembre 2018
Superbe!
Vu en avant première à Orléans.
Le jeu des acteurs est surprenant avec certainement les premiers rôles de futurs grands acteurs.
Bravo!
ElBlasio
ElBlasio

38 abonnés 324 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 janvier 2019
Paris, 1897, Edmond Rostand est un auteur raté, au bord de la faillite. Suite à un pitching totalement improvisé, il convint l’acteur Coquelin et deux producteurs corses – également proxénètes – de monter une pièce de théâtre intitulée Cyrano de Bergerac. L’entreprise a l’air mal partie et pourtant…
Le réalisateur Alexis Michalik a eu un véritable coup de foudre pour le film Shakespeare in Love. Il a voulu proposer une approche similaire pour l’auteur de la pièce la plus jouée du théâtre français : Edmond Rostand. Devant la réticence des producteurs à produire son scénario, il l’a adapté en pièce de théâtre qui rencontra un franc succès. Après cette réussite, on a déroulé le tapis pour que Michalik adapte sa pièce en film. On assiste donc à un film, qui est une adaptation d’une pièce de théâtre, elle-même adaptée d’un scénario de film parlant de la création d’une pièce de théâtre : le concept est quelque peu circulaire et bancal.
L’idée de se pencher sur la création de cette œuvre formidable qu’est Cyrano de Bergerac est pourtant intéressante mais le récit est beaucoup trop romancé pour qu’on y décèle un quelconque intérêt documentaire. Par ailleurs, on retrouve des tics propres au vaudeville qui ne passent pas sur le grand écran : personnages caricaturaux aux diatribes téléphonées, situations burlesques poussives et des scènes surécrites, difficilement interprétables avec naturel. Le film a tout de même quelques qualités. Il réussit particulièrement bien à illustrer la différence entre l’amour du créateur pour sa muse de l’amour qu’il porterait à sa fiancée et surtout il souligne la beauté du texte de Rostand. Devant l’étonnante et remarquable performance d’Olivier Gourmet en Cyrano, on se prend d’une folle envie de revoir l’adaptation de Jean-Paul Rappeneau avec Gérard Depardieu ou de relire la pièce. C’est déjà ça de pris, mais ça illustre combien Michalik s’appuie sur ce matériau de base autour duquel il n’a pas grand-chose à proposer.
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