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Sorry to Bother You suit un jeune homme qui trouve un emploi dans le télémarketing et découvre progressivement un univers professionnel beaucoup plus étrange qu’il n’y paraît. J’ai trouvé le film intéressant et original, sans pour autant être totalement convaincu.
Premier long métrage de Boots Riley, rappeur et militant d’Oakland, le film s’inspire en partie de sa propre expérience du télémarketing. Tourné dans sa ville avec des moyens modestes, il mêle comédie noire, absurdité, réalisme magique et science-fiction, dans une satire dont le cadre réaliste se dérègle progressivement.
Le récit parle avant tout de travail, d’exploitation et de réussite individuelle. L’ascension sociale implique ici d’accepter les règles d’un système fondé sur les inégalités et la précarité des autres. Le film oppose ainsi réussite personnelle et action collective, tout en montrant comment l’argent et le statut peuvent progressivement éloigner de ses convictions.
Il aborde aussi le racisme, l’identité et la manière dont chacun adapte son comportement pour être accepté dans certains milieux. Boots Riley élargit encore son propos à la consommation, aux médias, à la marchandisation des corps et aux limites d’une contestation seulement symbolique. L’idée dominante reste celle d’un système qui ne peut réellement être remis en cause que par une organisation collective.
J’admets avoir été un peu déçu au vu des éloges que j’avais pu lire. Je reconnais pourtant son originalité : c’est une proposition de cinéma que l’on ne voit pas souvent, avec beaucoup d’idées, des thématiques intéressantes et un côté volontairement bricolé qui lui donne énormément de charme. C’est surtout cette liberté et cette envie de tenter des choses qui m’ont plu.
Pour autant, je ne suis jamais vraiment parvenu à entrer pleinement dans son rythme. J’ai ri par moments, mais finalement assez peu, et sans m’ennuyer, je n’ai pas non plus trouvé le film particulièrement entraînant. Ses nombreuses ruptures de ton et sa construction assez chaotique créent parfois une impression de flottement. Il aborde énormément de thèmes, mais les pousse parfois tellement loin dans la caricature et la démonstration que leur portée peut finir par s’affaiblir.
Sorry to Bother You reste une satire singulière, inventive et pleine d’idées. Je n’ai pas été aussi emporté que je l’espérais, mais sa liberté de ton, son identité bricolée et sa volonté de prendre des risques en font malgré tout une expérience intéressante.
Premier long métrage de Boots Riley, rappeur et militant d’Oakland, le film s’inspire en partie de sa propre expérience du télémarketing. Tourné dans sa ville avec des moyens modestes, il mêle comédie noire, absurdité, réalisme magique et science-fiction, dans une satire dont le cadre réaliste se dérègle progressivement.
Le récit parle avant tout de travail, d’exploitation et de réussite individuelle. L’ascension sociale implique ici d’accepter les règles d’un système fondé sur les inégalités et la précarité des autres. Le film oppose ainsi réussite personnelle et action collective, tout en montrant comment l’argent et le statut peuvent progressivement éloigner de ses convictions.
Il aborde aussi le racisme, l’identité et la manière dont chacun adapte son comportement pour être accepté dans certains milieux. Boots Riley élargit encore son propos à la consommation, aux médias, à la marchandisation des corps et aux limites d’une contestation seulement symbolique. L’idée dominante reste celle d’un système qui ne peut réellement être remis en cause que par une organisation collective.
J’admets avoir été un peu déçu au vu des éloges que j’avais pu lire. Je reconnais pourtant son originalité : c’est une proposition de cinéma que l’on ne voit pas souvent, avec beaucoup d’idées, des thématiques intéressantes et un côté volontairement bricolé qui lui donne énormément de charme. C’est surtout cette liberté et cette envie de tenter des choses qui m’ont plu.
Pour autant, je ne suis jamais vraiment parvenu à entrer pleinement dans son rythme. J’ai ri par moments, mais finalement assez peu, et sans m’ennuyer, je n’ai pas non plus trouvé le film particulièrement entraînant. Ses nombreuses ruptures de ton et sa construction assez chaotique créent parfois une impression de flottement. Il aborde énormément de thèmes, mais les pousse parfois tellement loin dans la caricature et la démonstration que leur portée peut finir par s’affaiblir.
Sorry to Bother You reste une satire singulière, inventive et pleine d’idées. Je n’ai pas été aussi emporté que je l’espérais, mais sa liberté de ton, son identité bricolée et sa volonté de prendre des risques en font malgré tout une expérience intéressante.
Ce film est une farce, mais dans le plus mauvais sens du terme. Laborieux, pas drôle, mal joué (oh le pauvre Dany Glover qui débite son texte sans y croire). A oublier !
C’est très lourd. On ne rit jamais. Aucun personnage n’est mis en valeur sauf la petite amie. En plus c’est très long.
spoiler:
C'est l'histoire d'un rêve fou : permettre à Zorro et Tornado d'aller plus loin que leur amour. Choquant ?
- Cette critique contient des spoilers -
Un film en trois temps, d'abord une histoire classique de héros qui vend son âme au diable (en l'occurence le capitalisme), ensuite une plongée inatendue dans un univers fantastique dystopique WYF visant à appuyer le message initial jusqu'à l'absurde. De là, j'ai trouvé le dernier quart d'heure imbitable avant de conclure par l'inévitable twist ending final à l'intérêt limité.
- Cette critique contient des spoilers -
Un film en trois temps, d'abord une histoire classique de héros qui vend son âme au diable (en l'occurence le capitalisme), ensuite une plongée inatendue dans un univers fantastique dystopique WYF visant à appuyer le message initial jusqu'à l'absurde. De là, j'ai trouvé le dernier quart d'heure imbitable avant de conclure par l'inévitable twist ending final à l'intérêt limité.
Ce genre de film décapant fait un bien fou au cinéma, il rappelle que oui il est possible de créer, il est possible de s'amuser bien plus avec bien moins de budget que bien d'autre. Et en plus d'avoir un propos sociétal sans être donneur de leçon, que demander de plus d'un film ? Ce nouveau réal est à suivre avec -entre autres-sa patte Gondry, certaines scènes sont d'une créativité incroyable. Un petit régal.
J'ai vraiment beaucoup aimé ce film complètement délirant.
Je peut comprendre qu'il ne plaise pas a tout le monde parce que il est pas vraiment politiquement correct il est plutot sarcastique alors pour quelqu'un qui aime bien le traditionnel ben ça plaît pas.
Mais de mon côté je l'ai trouvé original, joyeux et extraordinaire j'ai beaucoup aimé :)
Je peut comprendre qu'il ne plaise pas a tout le monde parce que il est pas vraiment politiquement correct il est plutot sarcastique alors pour quelqu'un qui aime bien le traditionnel ben ça plaît pas.
Mais de mon côté je l'ai trouvé original, joyeux et extraordinaire j'ai beaucoup aimé :)
Une réalisation et un scénario totalement décomplexés pour un discours incisif sur le capitalisme et le racisme. Lakeith Stanfield porte le film avec talent et il est très bien entouré. En prime, une performance artistique choc et déjanté. Et cerise sur le gâteau, The coup pour le générique final.
Moi qui déteste les film à messages, j'ai été servi ! Parce que devinez ce qu'est le message ? C'est de nous expliquer que le capitalisme c'est très vilain, c'est deshumanisant et plein d'autre chose encore. (on noter la prise de risque énorme des auteurs avec un pareil thème) Et tout cela est filmé avec la subtilité d'un éléphant au musée de la Porcelaine. On se croirait par moment dans "La lutte des classes pour les nuls". Et plus le film avance plus le démonstration devient grotesque
spoiler:
:(le coup de hommes chevau
x comme métaphore idiote personne n'y avait encore pensé d'autant que les maquillages sont dignes d'un magasin de farce et attrapes. Emergent de ce Gloubi-boulga; deux ou trois plans et répliques surprenantes mais ce film est raté et le fait que Lakeith Stanfield se révèle un excellent acteur n'y change rien.
x comme métaphore idiote personne n'y avait encore pensé d'autant que les maquillages sont dignes d'un magasin de farce et attrapes. Emergent de ce Gloubi-boulga; deux ou trois plans et répliques surprenantes mais ce film est raté et le fait que Lakeith Stanfield se révèle un excellent acteur n'y change rien.
Je crois que je n'ai rien compris au film... Dommage car super mise en scène, super photo, les teintes sont agréables... Une perte de temps pour ma part.
Sorry to bother you se déroule dans une dystopie bien écrite qui comporte des retournements inattendus qui nous font réaliser que nous ne sommes pas en train de regarder le film que nous pensions. Une fiction surprenante qui nous incite à nous interroger sur nous-mêmes et sur nos opinions sur les sujets abordés.
On peux faire clairement mieux niveau réalisation, ce film a un petit côté foutoir mais il est marrant, original et plutôt intelligent, sans casser des briques non plus!
Le film commençait plutôt bien même si c'etait un peu nian nian. Il a suffit que je parte aux toilettes 5 minutes pour que le film n'ai plus aucun sens et parte en sucette.
spoiler:
Le collègue ennuyant est devenu soudainement un cheval-humain mutant bien équipé.
L'idée de la satire était-elle mauvaise ? Pas du tout mais mal mis en œuvre. A revoir !
L'idée de la satire était-elle mauvaise ? Pas du tout mais mal mis en œuvre. A revoir !
Sorry to Bother you est le premier film de Boots Riley, rappeur, scénariste, activiste. Un profil varié qui explique en partie le charme et l’originalité du film. On suit ici, le destin de Cassius Green, un jeune qui rentre dans un service téléphonique de vente. Symbole de cette économie uberisée, les travailleurs sont payés aux nombres de contrats de vente passés. Si Cassius éprouve des difficultés au début, il va rapidement adopter le secret de la réussite dans ce milieu, la « voix du blanc caucasien américain WASP».
Sa facilité à prendre cette voix vont rapidement lui permettre de s'élever socialement et de monter littéralement les échelons de l’entreprise, mais cette rapide ascension a aussi un prix. Confronté à des questions éthiques, Cassius va devoir faire la part des choses s’il veut éviter que toute sa vie d’avant ne s’effondre…
Que ça soit par sa forme ou son message, Sorry to bother you donne matière à réfléchir et s’inscrit dans cette nouvelle vague de satire politique. Cette satire est le centre du film, car elle est figurative et symbolique, elle nourrit aussi bien le message politique du film que son essence. Elle nourrit ses plans et le destin de ses personnages, qui sont dépassés ou ambivalents par le système qu’ils doivent combattre, tout en faisant partie.
Mais ce procédé est à double-tranchant. Elle affaiblit parfois la structure même du film en privilégiant des mises en scènes qui peuvent être confuses ou des messages redondants (Ex : les boucles d’oreilles de la copine de Cassius avec des messages politiques). Le film s'attarde sur des points qui peuvent sembler insignifiant.
Au-delà de la mise en scène, le film prend aussi le parti pris de suivre un personnage qui va volontairement s’emprisonner dans ce système qui le maltraite et le rend hypocrite. Ce qui rend le personnage parfois lassant .On a parfois l’impression que le film veut absolument rentrer dans un narrative moralisant où le personnage principal doit être puni de ses actions.
Mais c’est aussi tout l’intérêt du film que de nous montrer ce qu’une personne est prête à faire et à subir pour monter les échelons, en dépit de ce que cela lui coûte d’un point de vue personnel. Dans ce sens, la scène où Cassius se met à rapper devant une bande de cadre blanc qui n’arrête pas de l’objectiver est juste magique. spoiler: Cette volonté d’ascension lui coûtera plus que sa vie d’avant, elle l'emprisonne à jamais dans le capitalisme, son stade d’aliénation finale est essentialisé dans cette créature mi-homme/ mi-cheval qui le dépourvoit de son libre-arbitre.
D’un point de vue général, je pense qu’on peut parler d’un film plutôt réussi et innovant. Mais, il reste limité sur certains points. Une mise en scène pas toujours subtile, des personnages pas forcément attachants voir juste chiants, une certaine longueur sur la fin, un dosage de l’humour pas toujours adapté.
(*Le film est bien évidemment à regarder en VO, si vous voulez comprendre les subtilités linguistiques des dialogues.)
Sa facilité à prendre cette voix vont rapidement lui permettre de s'élever socialement et de monter littéralement les échelons de l’entreprise, mais cette rapide ascension a aussi un prix. Confronté à des questions éthiques, Cassius va devoir faire la part des choses s’il veut éviter que toute sa vie d’avant ne s’effondre…
Que ça soit par sa forme ou son message, Sorry to bother you donne matière à réfléchir et s’inscrit dans cette nouvelle vague de satire politique. Cette satire est le centre du film, car elle est figurative et symbolique, elle nourrit aussi bien le message politique du film que son essence. Elle nourrit ses plans et le destin de ses personnages, qui sont dépassés ou ambivalents par le système qu’ils doivent combattre, tout en faisant partie.
Mais ce procédé est à double-tranchant. Elle affaiblit parfois la structure même du film en privilégiant des mises en scènes qui peuvent être confuses ou des messages redondants (Ex : les boucles d’oreilles de la copine de Cassius avec des messages politiques). Le film s'attarde sur des points qui peuvent sembler insignifiant.
Au-delà de la mise en scène, le film prend aussi le parti pris de suivre un personnage qui va volontairement s’emprisonner dans ce système qui le maltraite et le rend hypocrite. Ce qui rend le personnage parfois lassant .On a parfois l’impression que le film veut absolument rentrer dans un narrative moralisant où le personnage principal doit être puni de ses actions.
Mais c’est aussi tout l’intérêt du film que de nous montrer ce qu’une personne est prête à faire et à subir pour monter les échelons, en dépit de ce que cela lui coûte d’un point de vue personnel. Dans ce sens, la scène où Cassius se met à rapper devant une bande de cadre blanc qui n’arrête pas de l’objectiver est juste magique. spoiler: Cette volonté d’ascension lui coûtera plus que sa vie d’avant, elle l'emprisonne à jamais dans le capitalisme, son stade d’aliénation finale est essentialisé dans cette créature mi-homme/ mi-cheval qui le dépourvoit de son libre-arbitre.
D’un point de vue général, je pense qu’on peut parler d’un film plutôt réussi et innovant. Mais, il reste limité sur certains points. Une mise en scène pas toujours subtile, des personnages pas forcément attachants voir juste chiants, une certaine longueur sur la fin, un dosage de l’humour pas toujours adapté.
(*Le film est bien évidemment à regarder en VO, si vous voulez comprendre les subtilités linguistiques des dialogues.)
Le film débute de manière intéressante, s'embourbe dans des poncifs qui durent, pour terminer de manière grotesque.
J'ai rarement été aussi déçu par les critiques.
J'ai rarement été aussi déçu par les critiques.
Film qui commence très bien avec un bon pitch, des acteurs solides et attachants. J'étais plutôt content et puis... C'est le drame. Il tombe soudainement dans un concept fantastique et j'ai totalement décroché.
Alors oui, c'est une satire assez intéressante de la société mais il faudra quand même penser à arrêter la drogue sous peine de voir des chevaux roses.
Alors oui, c'est une satire assez intéressante de la société mais il faudra quand même penser à arrêter la drogue sous peine de voir des chevaux roses.
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