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𝓂𝒶𝓉 𓆈 𝒽𝒾𝓈
171 abonnés
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3,0
Publiée le 16 mars 2022
Film découvert par pur hasard, ce n'était pas trop mal dans l'ensemble. L'histoire dénonce des choses intéressantes mais j'ai eu du mal à percevoir ou le réalisateur souhaitait nous emmener (même si j'ai mon idée). Les dernières minutes deviennent de plus en plus barrées, on a du mal à y croire. Boots Riley a poussé le bouchon un peu trop loin selon moi. Quelques scènes amusantes, un casting plus qu'à la hauteur. Malgré quelques détails qui m'ont pas trop emballé, j'ai passé un bon moment devant ce film.
Film bien barré avec de bonnes critiques sociales. Un plaisir pour les transitions sur les scènes telephoniques. Et la découverte de la cave est une surprise absolue. J'adore quand un film me surprends et que je ne vois pas venir un element clé.
Desolant de voir toutes ces critiques qui parlent de ne pas avoir rient... Comedie ne veux pas dire comique. (tout est comédie.. Tragique, comique, satirique....) Non ce n'est pas le film le plus drôle du monde car ce n'etait sûrement pas son propos, mais bien une illustration qui s'attaque au capiya8et au racisme)
Une comédie sociale à la fois réjouissante et contestataire, à l’humour loufoque et grinçant, qui dénonce le racisme et le capitalisme, portée par une séduisante interprétation.
Satire féroce et déjantée du capitalisme. Ca débute comme un Wall Street du telemarketing où le héros va de promotion en promotion au point de perdre son âme. Ça vire ensuite au cauchemar fantastique moins réussi. On peut le regretter mais il faut reconnaître le dynamisme du montage et les trouvailles visuelles. Original. Très original.
Une satyre du commerce débridée. C'est ainsi qu'on peut schématiser ce film. Parfois déganté, soutenu par une forme d'humour plutôt sobre, ce film est loin d'être mauvais. Néanmoins, je ne me suis pas senti transporté par le film. La vie des personnages m'a laissé de marbre. N'ayant que faire de ce qui se passait à l'écran, je me suis ennuyé, et ce malgré toutes les qualités du film. Bref, c'est à chacun de ce faire sa propre idée car je pense qu'il n'y a pas de consensus à chercher. Chacun prend ce film comme il le reçoit.
Comme cela fait du bien de voir des films originaux, surprenants, différents et engagés. Oui tout cela à la fois! Alors si « Sorry to bother you » n’est pas parfait et encore moins le meilleur film de l’année, il n’en demeure pas moins une œuvre qui nous étonne et nous réjouit la plupart du temps et, surtout, qui a quelque chose à dire. C’est un film tout à fait en accord avec son temps et les problèmes sociaux et économiques contemporains. Pour un premier film, il est d’une maîtrise formelle, narrative et thématique rare. Après ce premier essai étonnant et réussi, on attend donc avec impatience les prochaines tentatives cinématographiques de son auteur, Boots Riley. En attendant, on prend plaisir à suivre le parcours de cet individu à priori lambda qu’est Cassius Clay, superbement incarné par Lakeith Stanfiedl.
Il y a un peu de Spike Lee ici dans le côté pamphlétaire et revendicatif et un peu de Michel Gondry sur la forme (il y a d’ailleurs un petit clin d’œil en forme d’hommage à destination du français roi du bricolage filmique). Les cibles prises par Riley sont clairement l’économie capitaliste (culture du rendement, déshumanisation, profits, …), les ultra-riches et les médias. Et, sur certains points, « Sorry to bother you » s’avère tout à fait à propos avec l’actualité et d’une acuité remarquable. Les patrons assoiffés de profit au détriment des travailleurs (Armie Hammer en roue libre mais drôle) tout comme la perte des idéaux face à l’argent roi en prennent pour leur grade. Et nous voyons tout cela à travers la manière dont le personnage principal va monter les échelons d’une société de télémarketing, domaine on ne peut plus catalyseur de dérives capitalistes. La vision des afro-américains par les blancs (et inversement) est aussi bien vue et amusante en plus d’être pertinente.
« Sorry to bother you » est donc une œuvre énervée et véhémente qui a vraiment quelque chose à dire et s’engage avec force et fracas dans ses convictions en dépit de son allure de film fun et cool. Ou comment faire réfléchir, faire sourire, amener un point de vue fort tout en divertissant. L’esprit même de la satire intelligente, poil à gratter et réussie est bel et bien présent. En revanche, il y a bien sur quelques scories propres aux premiers films. Il y a des longueurs parfois, notamment dans certaines scènes dialoguées, des bizarreries qui ne fonctionnent pas à contrario d’autres et aussi peut-être un manque de nuance; mais la force du propos emporte le tout. Cependant la dernière partie qui tombe dans l’humour (très) absurde risque d’en dérouter plus d’un. En effet, l’arrivée des hommes-chevaux (oui vous avez bien lu) peut sembler excessive et aller trop loin. Au début on est un peu décontenancé et on a l’impression que le film se tire une balle dans le pied en le faisant dériver vers un côté irréel trop poussé. C’est au final totalement assumé et c’est aussi ce qui fait le charme de ce film unique et totalement barré.
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Film complètement loufoque sur l'anti capitalisme, au début je n'étais pas trop convaincu, en effet on suit juste un télémarketeur qui monte les échelons dans son entreprise en oubliant ses amis qui font des manifestations contre le capitalisme, bref rien d'original. Puis arrive le délire des "hommes-chevaux, et là le film tombe dans le burlesque et le sarcastique sans être dans l'excès, et j'ai beaucoup adhéré, car c'était orignal avec une bonne dose humoristique. Une bonne comédie originale qui a des propos pertinents sur la satire sociale américaine, à regarder sans modération, un ovni du 7ème art.
Attention alerte bijou ! Ce film est un joyau pure de maîtrise du support, j'irais même jusqu'a dire qu'il s'agit la d'un parfait exercice de lecture entre les lignes. Etant certain d'avoir cependant loupé pas mal de choses avec un seul visionnage, l'élément principal ressortant de ce long métrage est un sentiment de satisfaction. Satisfaction pour la mise en scène vraiment géniale, satisfaction pour ces délicieux dialogues ou chaque mots on un sens profond servant à soutenir une idée très marquée, satisfaction pour ces costumes et décors en total accord avec cet univers décalé qui nous est dépeint. Lakeith Stanfield est tout simplement remarquable et les autres personnages lui donnant la réplique le sont tout autant. Cette satire de la société capitaliste américaine est très pertinente sur le traitement de son sujet avec un humour fin et précis. Le sujet du racisme est également abordé de manière astucieuse, Sorry To Bother You soulève de grandes question liées à nos modes de vie et de consommation et ceci à un rythme vraiment soutenu. En parlant de rythme, ce film à été monté de manière très forte est prononcée, l'effet stylistique en ressortant en fait une sorte d'ovni pas évident à classer de manière précise. Cependant, on peut clairement affirmer que Sorry To Bother You se hisse au rang de grand film car son esthétique léchée soutenue par son scénario intrépide nous pousse à la réflexion une fois la projection terminée. Du grand cinéma !
Sorry to Bother You est ce qu'on peut appeler communément un pétard mouillé. Sa première partie nous place sous les meilleurs augures avec ses critiques de la société de consommation, du harcèlement téléphonique et de la dépersonnalisation du client (et du vendeur, qui en est réduit à lire un script abrutissant sans avoir le droit de réfléchir...). On se tient donc sur son fauteuil, paré à recevoir le coup de théâtre à cette intrigue qui nous titille de son humour décalé au démarrage, de son personnage principal sympathique, et de ses discours humanistes intéressants. Mais là, c'est le drame. Que dire de plus, si ce n'est que l'on n'est pas prêts à cette suite (environ après les trente première minutes), qui combine un rythme soporifique, des dialogues interminables et ronflants, et surtout une chute fantastique qui n'a clairement rien à faire là :spoiler: les hommes-chevaux fabriqués par un PDG fou , mais bien sûr... On perd ses yeux face à la laideur du trucage (les prothèses et masques sont aussi bien réalisés que ceux vendus aux enfants pour Halloween), on perd ses mots face à la stupidité confondante de ce retournement de situation qui décrédibilise le discours engagé, on se croit dans une série Z d'une gaminerie totalement inattendue. Dommage pour le BlackPower, l'empowerment (l'acquisition d'autonomie valorisante pour une ou plusieurs personnes) et la critique de la surconsommation, on se casse les dents (de cheval) sur cette fin décousue, digne d'un nanar SF, et à l'humour franchement gamin (la vidéo en pâte-à-modeler pour expliquer les desseins du méchant, on ne sait pas s'il faut en rire ou en pleurer, dans le doute, on fuit). Un délire qui ne prend pas, même au énième degré d'humour. On transmettra quand même les CV des truquistes à Face Off, il en ont besoin.
On l'a compris, c'est une satire, et on aimerait bien rentrer dans le délire, mais c'est tout de même sacrément perché ! A côté de cela, Lakeith Stanfield est excellent et certains seconds rôles ne manquent pas de sel. Dommage que ce soit vraiment trop exubérant.
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0,5
Publiée le 12 juin 2020
J'ai vu Sorry To Bother You hier soir avec quelques-uns de mes amis. Aucun de nous ne savait quoi que ce soit à propos de ce film, sinon qu'il avait quelque chose à voir avec le télémarketing et était très bien noté en ligne. Ce film est un rêve surréaliste qui a quelques grandes scènes et quelque chose d'intéressant à dire sur l'atmosphère sociopolitique des États-Unis en ce moment. Mais c'est surtout un film sans but ni directions réelles. Tout le film est déroutant et on dirait qu'il dure 4 heures. Honnêtement, je suis vraiment en conflit avec ce film car il a pris des risques vraiment intéressants mais cela a pris une tournure si bizarre que j'ai vraiment l'impression de ne pas avoir compris son but. Si vous aimez les histoires loufoques et insensées de Terry Gilliam alors ce film fonctionnera surement pour vous...
Très créatif et inventif visuellement, ce film est une vraie surprise, mi satire mi comédie. Il n'est pas non plus en reste sur le plan du propos puisque le portrait qu'il dresse du monde du travail sauce capitaliste ne mâche pas ses mots, mais pour moi c'est surtout en tant que pur objet filmique qu'il m'a plu: visuellement c'est une sorte de pétillement quasi constant qui vous emporte dans 1h45 de pure fantaisie.
C'est d'abord black-alterno-rigolo avec une idée de base merdique qui se croit géniale, puis ça pète un boulon dans le dernier tiers et on comprend que jamais originalité et connerie ne se sont aussi bien mariés!