Le Voleur de bicyclette
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 juillet 2009
Le Voleur de Bicyclette est le film le plus humain du septième art.
gimliamideselfes

3 452 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2010
Le film commence très fort avec des grands enjeux sociaux à propos de la bicyclette, enjeux qui se perdent une fois qu'elle a été volée, si au début on sait qu'il ne faut pas la voler sinon ça sera terrible, le suspens est là, pour savoir quand elle sera volée, et le spectateur pense/espère qu'elle ne le sera pas. Mais finalement le personnage à part chercher son vélo n'a pas vraiment de consistance, il sert de monsieur tout le monde, j'ai rien contre cette au idée au contraire, mais là ça ne prend plus à partir du vol, si le début est géant, le reste m'a disons déçu, ça retombe très vite.
Acidus

880 abonnés 3 971 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mai 2016
"Le voleur de bicyclette" est une oeuvre typique du néoréalisme, ce mouvement cinématographique italien d'Après-guerre mettant en lumière les difficultés sociales de l'époque: surpopulation, chômage, pauvreté, disette,... Ce long métrage de Vittorio de Sica est d'ailleurs un des monument du genre et s'inscrit plus largement, aujourd'hui, comme un classique du cinéma.
Le cinéaste italien dépeint, sans concession, la société italienne de la fin des années 40 en appuyant surtout sur les problèmes de chômage massif et sur la paupérisation de la population. Autour de ce message et de ce témoignage, il tisse une histoire humaine (notamment sur les liens entre père et fils) ayant pour origine le vol d'un vélo. Il faut aimer ce genre de films et d'approche mais l'intrigue captive le spectateur qui souhaite en connaître l'aboutissement. Touchant, intéressant mais pas aussi transcendant que cela.
VodkaMartini
VodkaMartini

65 abonnés 410 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Ben oui, c'est un des chefs d'oeuvre intemporels du cinéma. Oui, c'est révolutionnaire, d'une clareté phénoménale dans la mise en scène, joué par des amateurs plein de grâce. Oui, le film a un propos social, une prétention à faire naître la compassion aussi bien que l'indignation et joue sur l'émotion. Mais c'est bien grâce à ça que De Sica réussit là où Rosselini ennuie. Essentiel bien évidemment.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 décembre 2009
Peut être le film le plus humain, le plus émouvant, le plus vrai, que j'ai vu. Un bijou.
Philippe C
Philippe C

127 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 octobre 2018
A partir d'un banal vol de bicyclette, Vittorio de Sica construit le portrait d'un père et de son fils dans la Rome d'après guerre et au dela celui d'une société en proie aux difficultés de la vie quotidienne. Ricci a retrouvé du travail après des mois de chomage. Colleur d'affiche. Pour cela, il va récupérer son vélo au Clou en l'échangeant contre tous les draps de la maisonnée. Las, dés le premier jour on lui vole sa bicyclette, donc son travail. S'en suit une recherche éffrénée du voleur, accompagné par son fils, qui nous permet de visiter le marché aux puces, un bordel, un restaurant, une église accueillant des nécessiteurs, un quartier populaire...autant de scènes réalistes en N&B, autant de moments très bien décrits, autant de situations où le père et le fils partagent beaucoup.
Joli film néo réaliste qui se regarde avec plaisir 70 ans après sa sortie
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

98 abonnés 4 504 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 janvier 2025
On devine assez vite le sens double qu'invoque le titre du film de Vittorio de Sica. Le voleur de bicyclette en question n'est pas tant ce pauvre type qui, au début du film, vole à Antonio son vélo que ce dernier, finalement contraint parce que c'est vital pour lui, spoiler: d'imiter son voleur.

La bicyclette d'Antonio, c'est son outil de travail, l'assurance pour lui de sortir sa famille de la pauvreté, de cette précarité sociale qui semble toucher l'ensemble du prolétariat italien en cette fin des années 40 et qui est la préoccupation majeure des cinéastes du néoréalisme.
L'errance d'Antonio dans Rome, à la recherche de sa bicyclette, e spoiler: n compagnie de son jeune fils -lequel assistera à l'humiliante résolution de son père-
est un mince fil dramatique mais elle sert essentiellement le postulat artistico-social de Vittorio de Sica dans sa représentation vraie de la population romaine.
Complètement éloigné du pittoresque, le film est un témoignage utile et humaniste de la condition ouvrière de l'époque. Ce simple vélo, autour duquel tournent les pensées d'Antonio et du spectateur, ce simple vélo dont on n'imagine plus aujourd'hui qu'il fut un luxe, découvre l'état de toute une classe et en devient le symbole.
Nicolas S
Nicolas S

55 abonnés 670 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2019
D'un événement a priori anecdotique dans la Rome en crise de l'après-guerre, De Sica tire une histoire universelle sur la paternité et la responsabilité morale qu'elle implique. C'est beau, touchant, et profondément pessimiste.
Djam A
Djam A

31 abonnés 66 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 juillet 2017
le voleur de bicyclette est un film superbe , chefs-d'œuvre du néoréalisme italien .l histoire se situe après la seconde guerre mondiale dans une Italie pleine d'incertitude , ou l,avenir est sombre ,cette scène de fin est une des plus belle du cinéma ou antonio ricci vole une bicyclette pris par le désespoir et pour sauvegardé son emploi toujours encouragé et soutenu par Bruno son jeune fils lui même ne comprenant pas son geste ,la scène de fin ou il part avec son fils main dans la main rappelle beaucoup les temps moderne de chaplin.
anecdote les acteurs lamberto maggioran et enzo etaiola, n,avaient jamais joué devant la caméra ,ils méritent tous les prix du monde entier .
JacksVDL
JacksVDL

17 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 avril 2020
1/ Pour l'incroyable humanisme qui se dégage de cette histoire, à travers le duo père (L. Maggiorani)-fils (E. Staiola) ;
2/ Pour le témoignage laissé sur l'Italie de l'époque ;
3/ Pour le caractère social et moral du film, distillé sans surcharge.
CH1218
CH1218

286 abonnés 3 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juin 2018
Œuvre phare du néoréalisme italien que l’on doit à l’un de ces plus grands artisans, « le Voleur de Bicyclette » a pour toile de fond la précarité sociale du pays d’après-guerre. On se délecte à suivre la quête de ce colleur d’affiches à la recherche de son indispensable moyen de locomotion mais surtout de la relation qui entretient dès lors avec son fils. Sans en contester ses qualités, le film de Vittorio De Sica a quelque peu perdu du retentissement qui avait eu jadis. Il demeure malgré cela un délicieux moment de cinéma.
Alolfer
Alolfer

190 abonnés 1 835 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 avril 2024
Film culte du Cinéma Italien, ainsi que le pionnier du Neorealisme, "Le Voleur de bicyclette" brille par l interprétation de ses acteurs ainsi qu'un scénario portant un message fort sur la pauvreté. Mais contrairement à la majorité des personnes qui ont vu ce film, je reste sur la touche... J'en reste sur ma fin. Je n'ai pas eu d'affection particulière et je suis le premier déçu. Néanmoins, c est un film qui faut voir pour comprendre ce mouvement "Neorealisme".
Cécile HARISTOY
Cécile HARISTOY

27 abonnés 126 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 février 2017
Il est des films que la critique adule. On en a entendu parler mais l'on ne s'est jamais vraiment décidé à les regarder. Enfin je dis on, c'est moi. "Le voleur de bicyclette" en fait partie. Incontournable pour tout cinéphile, je ne le découvre qu'aujourd'hui (sorti en 1948, il était temps !). L'histoire se passe à Rome, dans un quartier populaire de l'Italie d'après-guerre. Le travail manque. Alors quand après des années de chômage Antonio Ricci se voit proposer un emploi de colleur d'affiches, il entrevoit le bout du tunnel. Son salaire sera celui de la dignité humaine, il lui permettra de nourrir sa femme et ses enfants. La suite est connue : dès le premier jour, Antonio se fait voler le vélo avec lequel il transporte son échelle de mur et mur et de rue en rue, un vélo qu'il a pu acheter en vendant au Mont-de-Piété tous les draps de la maison, un vélo sans lequel il lui est impossible de travailler... La trame dramatique du film repose entièrement sur ce larcin et ses conséquences. Et l'on peut trouver ça léger si l'on ne comprend pas le gouffre de détresse qu'il ouvre dans la tête de ce père acculé, qui n'aura de cesse dès lors de retrouver le voleur... négligeant son fils de 7 ans, le petit Bruno, qui avale bravement les kilomètres à ses côtés. A travers la quête éperdue d'Antonio, Vittorio de Sica nous offre une remarquable étude psychologique. Les affres de la misère, la probité qui peut basculer... L'action du film se déroule principalement sur une journée, avec des moments forts comme les scènes à la trattoria, près du pont, dans l'église... On emboîte le pas pressé des 2 héros à travers les rues de la ville jusqu'à la scène finale, chargée d'émotion. Aucun acteur connu au générique. C'est mieux, pas d'identification possible. Lamberto Maggiorani (le père) et Enzo Staiola (le fils) jouent juste. Dépeignant une certaine misère sociale, "Le voleur de bicyclette" est parfois cruel, parfois sordide, mais aussi gonflé d'amour. Chef-d'œuvre du néo-réalisme italien, oui !
Reverdy
Reverdy

27 abonnés 92 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 avril 2019
Vittorio de Sica raconte une histoire de vélo, mais ce n'est pas cela qui est important. C'est l'histoire de notre humanité qui est racontée : la finitude humaine, et on peut pleurer en effet comme le personnage principal, absout (par Dieu ?), à la fin du film. L'homme erre, un peu misérable, il fait ce qu'il peut en quelque sorte c'est-à-dire pas grand chose. La bande originale nous hante longtemps après le visionnage de ce chef d’œuvre dans lequel chaque plan compte et nous paraît nécessaire.
jroux86
jroux86

17 abonnés 49 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 août 2025
Des plis sur le visage de Rita Hayworth

Il y aurait tant à dire sur ce chef d’œuvre intemporel du cinéma. De la bouleversante scène finale (un fardeau toujours aussi lourd à porter lorsque l’écran s’éteint) à la façon dont l’injustice frappe Ricci, le personnage principal, qui ne souffre que d’être un type bien et un homme de peu. Mais je propose ici de partager quelques réflexions autour du métier qui est offert à Ricci dès la scène d’ouverture : colleur d’affiches.

Dans cette Rome en pleine reconstruction, que doit donc coller Ricci sur ces murs encore abîmés par la guerre ? Des affiches de cinéma. Plus précisément des affiches de cinéma américain puisque c’est Rita Hayworth qui y est reproduite en grand. Comme dans le célèbre Gilda (Charles Vidor, 1946), elle offre à la vue des passants son aisselle glabre et son regard provocant. Dans la rue, pourtant, tout n’est que ruines et misère. L’image n’est pas choisie au hasard et ne vient certes pas de nulle part. Elle a traversé l’Atlantique en même temps que les Alliés venus libérer une Europe en proie au nazisme. Beaucoup de . devaient l’avoir dans le cœur et dans les yeux au moment des combats, l’image de Rita ayant orné tant de murs de casernes, tant de portes de casiers. Le nom Gilda a même été donné à une bombe atomique lors d’essais dans le Pacifique. C’est donc une image qui appartient au camp des vainqueurs, le symbole même de leur volonté d’hégémonie culturelle, lui qui vend aux rescapés de l’après-guerre un rêve dans lequel oublier, un temps, sa triste condition.

Ricci doit coller ces affiches par-dessus d’anciennes, déchirées, comme s’il s’agissait de recouvrir d’un désir nouveau ce qui fait désormais partie du passé et qui n’intéresse plus. Qu’y a-t-il besoin de cacher ? Ce passé fasciste qui a d’ailleurs interdit l’importation du cinéma américain durant la guerre ? Et cette image, qu’a-t-elle à offrir de nouveau à des romains accaparés par le besoin de survivre ? Un indice, peut-être, dans la bouche d’un ami de Ricci tandis qu’il pleut à torrents et qu’ils sont toujours à la recherche du vélo qui a été volé :
- Qu’est-ce que tu veux faire d’un temps pareil. Aller au cinéma ? Moi j’aime pas ça, d’abord ça m’endort.

La sensuelle Rita, son regard lourd d’érotisme, c’est peut-être un moyen d’apporter un peu de réconfort à un peuple qui doit se reconstruire. Un « rêve américain », tout droit sorti des studios hollywoodiens, sur lequel s’endormir pour mieux oublier la souffrance et la faim. Du rêve à l’illusion il n’y a souvent qu’un pas et c’est peut-être dans les plis de cette affiche fraîchement collée par Ricci que se cache le subterfuge. Car le rêve est ici bien fragile : il ne tient qu’à un peu de colle et l’agilité d’une main que s’efforce d’en cacher les rides de papier. D’ailleurs, c’est au moment où Ricci tâche de lisser au mieux les plis de son affiche qu’il se fait subtiliser son vélo, ce précieux sésame sans lequel il lui est impossible de travailler – et ainsi avoir une (maigre) chance de sortir de la pauvreté. Finalement, c’est peut-être ça qui a besoin d’être caché : la misère d’un peuple qui n’a d’autre solution que le larcin pour subsister, qui tente de se relever, qui a une fierté à retrouver. Et ce peuple, il a peut-être besoin d’un peu de rêve, image lointaine tenant fragilement sur les murs sales du fascisme, pour oublier sa condition, si fragile ; besoin d’une femme, fatale, sur laquelle purger ses erreurs passées : « Put the blame on Mame ».
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