Le Voleur de bicyclette
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Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 septembre 2018
Ce film, réalisé par Vittorio De Sica et sorti en 1949, est très bon ! C'est le premier film néoréaliste italien que je vois et j'avoue avoir été au départ un peu déstabilise par le synopsis que je trouvais alors simpliste. Après m'être un peu plus renseigné sur ce mouvement, le scénario s'avère alors très intéressant et pleins de métaphores. C'est donc l'histoire d'un chômeur qui vient de trouver du travail mais pour se faire, il lui faut une bicyclette qu'il achète avec ses économies. Le problème, c'est qu'il se la fait voler et il ne peut donc plus travailler. L'ennuie, c'est que, pour lui, ce n'est donc pas qu'une histoire de bicyclette volée mais c'est aussi un travail, des économies et une vie future qui s'envole soudainement alors que tout allait mieux pour lui. Même si c'est dans le fond assez simpliste, c'est indéniablement tragique et c'est vraiment très bien fait dans la forme. Nous avons aussi la relation père/fils qui est très intéressante et surtout touchante. Le film est donc bourré de métaphores car il faut se remettre dans le contexte politique de l'époque où l'Italie avait du mal à se remettre de la guerre. D'ailleurs, il fallait bien une approche néoréaliste pour montrer tout cela de la façon la plus réaliste qui soit. La fin est aussi parlante car c'est finalement spoiler: la victime qui devient à son tour le voleur
, au bout d'un moment, elle n'a plus le choix. Ce qui nous amène à savoir si le voleur, au départ, n'était pas dans la même situation que le personnage principal, ce qui nous ferait peut-être alors finalement ressentir autant de pitié pour le voleur que pour la victime. La réalisation est quant à elle très simple mais néanmoins efficace, elle montre un Rome "nu" sans artifices et sans studios. Du côté des acteurs, ce ne sont pas des professionnels mais il n'empêche qu'ils sont très bons et très touchants, notamment Lamberto Maggiorani et Enzo Staiola. "Le Voleur de bicyclette" est donc un très bon film et un incontournable du néoréalisme italien.
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mai 2009
Très populaire mais pas pour rien. Un très bon classique.
Nico2
Nico2

98 abonnés 939 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un chef-d'oeuvre du néoréalisme italien, tourné entièrement en décors extérieurs avec que des acteurs non professionnels. Le film nous montre la relation entre un père et son fils à la recherche d'une bicyclette, seul moyen de subsistance pour la famille car elle sert pour le travail du père. Le film est également une profonde dénonciation des inégalités sociales de l'Italie de l'époque qui vient tout juste de sortir du régime mussolinien. A voir absolument.
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juillet 2016
Ce film s'inscrit très bien dans le néo-réalisme italien. On peut voir des habituations vétustes, des enfants qui mendient... Ce film est la quête d'un homme qui cherche désespérément son outil de travail. Un objet qui semble insignifiant mais qui représente la pérennité de son avenir. On ressent énormément la peine du personnage, très bien joué par les acteurs principaux. Par ailleurs, la scène finale est géniale
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 septembre 2008
Vittorio De Sica est ici très proche de Buñuel ou serait-ce l’inverse ? La mise en scène, le propos, le climat, le milieu social rappellent inévitablement Los Olvidados, au détail près que le cinéaste italien n’utilise pas les codes oniriques comme son confrère espagnol. Son film n’en est pas moins somptueux pour autant.
Les Ricci sont issus d’un milieu social très modeste. Et le jour où le mari dégote un travail, poseur d’affiches, il doit se procurer une bicyclette au plus vite pour ne pas se faire substituer son poste. Sa femme lui dira qu’ils n’ont pas besoin de draps pour dormir et hop ils vendent leurs draps afin de s’acheter cette bicyclette. C’est chose faite, le père Ricci peut travailler.
Ce deux-roues prend donc une place très importante dans la vie de cet homme et dans le film tout court. Elle est son gagne-pain, ce qui lui permet aussi de nourrir les siens. Et le spectateur a les yeux rivés dessus autant que son propriétaire. Evidemment arrive l’instant tant redouté, sans cela le titre n’existerait pas. Et voilà notre ami accroché à cet objet comme à la prunelle de ses yeux, le voilà lancé aux trousses du voleur, comme si c’était son enfant qui avait été kidnappé…
Plus qu’un film social sur la difficulté de s’en sortir, Vittorio De Sica parle de désespoir, d’anéantissement moral en n’omettant pas de rappeler que dans les pires situations, le vol n’est plus vraiment un crime mais la démonstration qu’une âme en perdition peut y recourir en guise de profond désespoir.
En somme, on ne vole pas pour voler, comme on ne tue pas pour tuer, mais pour manger.
SebD31
SebD31

102 abonnés 553 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 mai 2008
Un très beau film qui illustre à merveille l'Italie de l'après-guerre. Rappelons que les acteurs engagés pour ce film étaient tous amateurs! Culte!
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juillet 2017
Le Voleur de Bicyclette est un très bon classique à mater.
L'histoire est sympathique et le personnage central ainsi que son enfant sont attachants, car leurs soucis sont finalement assez communs (ou plutôt assez communs à cette période post-Seconde Guerre Mondiale). Et le dilemme auquel est confronté le père (entre les valeurs qu'il doit transmettre à son fils et la nécessité d'obtenir un vélo pour subvenir aux besoins de la famille).
L'acteur principal, Lamberto Maggiorani, m'a semblé se débrouiller très correctement pour voir qu'il n'est pas professionnel et qu'il n'avait jamais joué dans un film auparavant.
Un beau film de Vittorio de Sica.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 novembre 2019
Ce film mythique, qui compte dans l’histoire du cinéma comme l’un des premiers et des plus grands films du néoréalisme Italien, mérite bien sa notoriété, et, fait remarquable, n’a pas pris une ride.
Traitée sans artifice, avec une justesse de ton et une véracité remarquables, cette recherche par un père et un fils de la bicyclette volée nous emmène dans différents milieux populaires de la Rome d’après-guerre : le mont de piété, les vendeurs de rue, de matériel volé ou non, la soupe populaire octroyée par des œuvres de charité bien pensantes, mais sans empathie, la maison close qui tient à son standing, le restaurant, etc... Toutes immersions d’un grand intérêt.
Sur une intrigue est très simple, avec des acteurs non professionnels, Vittorio De Sica a créé une œuvre d’une très grande émotion ; on ressent viscéralement les sentiments qui animent les personnages : la peur, la volonté et la ténacité, qui touchent à l’obstination, la tentation du renoncement, le recours à l’irrationnel (la voyante) dans l’adversité de la réalité, la révolte, …
Le dénouement est déchirant et profond : quand le voleur devient victime, et que le volé devient lui-même voleur, c’est toute une population de laissés pour compte qui est alors réunie dans la misère et les tentations qu’elle génère. Et l’acte de bienveillance et de générosité du dernier volé pose au personnage principal la question de la compréhension des autres et du pardon, à lui qui vient, à ses yeux, mais pas aux nôtres, de perdre sa dignité devant son enfant.
C’est admirable de faire si humain, si poignant, avec des faits aussi simples mais fortement symboliques. Par cette dimension, on pense à Chaplin….
streptocock
streptocock

51 abonnés 214 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 août 2008
Le voleur de bicyclette (1949) fait partie des manifestes du néo-réalisme italien au même titre que Riz Amer ou la trilogie de Rossellini. On m'a dit que le film de De Sica surpassait ces derniers. Pour n'avoir pas vu les autres, je peux néanmoins dire que Ladri di Biciclette place la barre très haute. Le néo-réalisme a ébranlé les fondations d'un cinéma ultra-codifié par Mussolini, à commencer par l'utilisation de la prise de son direct qui offre une plus grande authenticité contrairement aux infâmes doublages des films de l'ère du Duce. Mais plus qu'une révolution cinématographique, Le voleur de Bicyclette est avant tout un très bon film, porté par des très bons comédiens pour l'essentiel amateurs (ce qui ajoute à leur prouesse), servant une histoire assez triste mais néanmoins juste, dépeignant avec exactitude les difficultés économiques post-Seconde Guerre Mondiale. Tout part d'un événement en apparence anodin qui, dans un contexte difficile, provoque de graves conséquences quitte à conduire à la folie. Il faut pour toutes ces raisons concevoir Le voleur de Bicyclette comme un moment de cinéma à voir absolument pour saisir le vent novateur que des cinéastes comme De Sica ont insufflé au cinéma transalpin.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 septembre 2007
Méme si le film à viellit il reste LE film Italien du mouvement surréaliste, emplie de symbolique, il était numéros 1 avant citizen kane. A voir, ne serais-ce pour sa culture cinématographique.
BlindTheseus

347 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 octobre 2008
Comment rater ce chef d'oeuvre impérissable qui nous ramène, - de plus - à notre enfance sinon à ces temps quasi-innocents ?
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 septembre 2013
Une merveille du néoréalisme italien, ôde aux défavorisés filmés avec une tendresse infinie. Un chef d'oeuvre, tout simplement !
Julie M.
Julie M.

38 abonnés 157 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 avril 2013
C'est pas pour rien que ce film est considéré comme un classique.
Il est indescriptible.
Pressez-vous de le voir, si ce n'est pas déjà fait.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 avril 2021
Comment un brave type honnête en arrive à voler une bicyclette : beau film d’un réalisme saisissant, d’une forte intensité dramatique et d’une formidable efficacité.
AdriBrody
AdriBrody

16 abonnés 774 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 août 2023
L'Italie a perdu la Seconde Guerre Mondiale et s'inscrit dans une reconstruction où la pauvreté prime et où l'humanité est pleine de noirceur. Dans cette pauvreté, un homme cherche un travail pour lequel il a besoin d'une bicyclette, qu'il achète, et qu'il se fait voler. Dans un drame néo-réaliste, ce film se tourne plus vers la relation père-fils que vers la pauvreté qu'on voit dès les premières images et de cette fameuse bicyclette. A travers les rues de Rome, ce sont exclusivement des acteurs amateurs qui évoluent et cela ne se ressent même pas et s'inscrit parfaitement dans cette volonté de reconstruction.
Le casting tient donc la route avec un scénario simple et pourtant diablement efficace dans un drame bien qu'on finisse plus dans "à la recherche de la bicyclette" plutôt que sur les réelles conséquences qu'à ce vol en question et qui est pourtant le plus dramatique de l'histoire.
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