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tonton29
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3,5
Publiée le 12 juillet 2020
Une structure narrative intéressante qui nous oblige à nous accrocher à chaque détail pour nous les rappeler et de construire cette trame narrativecpour essayer de recoller les morceaux... Vous êtes perdu ? Normal mais rappelez-vous que vous n'avez pas de mémoire et que les événements remémorés ne sont peut-être pas les vôtres ou juste une construction mentale pour vour rassurer et vous faire avancer vers un futur dont vous avez déjà oublié l'existence...
Nolan, que je trouve archi-surcoté, m'a convaincu cette fois ci. J'aurais du commencé par le début de sa carrière. Je l'ai vu en juillet 2020 au cinéma, et l'ambiance était incroyable tendue. La salle était grande, presque remplie, et y avait pas un bruit. Et la, j'ai pu apprécié un film sans musique. Pas de dérive pour nous faire peur, pleurer ou pour nous troubler, tout ne tiens que sur le jeu et les dialogues, et quel bonheur. On comprends très vite la mécanique du film, mais on se pose des questions tout au long. C'est très efficace, très bien foutu, et le fait que le nombre de personnages sont très faibles et un bonheur supplémentaire: pas de 367 suspects, pas de nom qu'on oublie, pas de personnage inutile, la on a 3 personnages très importants, et c'est très bien comme ça. Le twist final m'a surpris, je m'étais fait 2-3 idées mais j'étais loin d'avoir pensé à ça, un bon point supplémentaire. J'ai enlevé 1 demi étoile pour une raison: au milieu du film, les scènes deviennent très courtes, et ça m'a gêné parce que le film commence très fort et j'aurai préféré des scènes aussi longues tout au long du film. Mais c'est une vraie réussite.
“Memento” aurait pu être un simple thriller sur la traque d’un homme qui souhaite venger le viol et le meurtre de sa femme. Mais Christopher Nolan a décidé d’en faire un récit aussi complexe que son personnage qui est obligé de se tatouer des informations sur le corps, de prendre des photos avec un polaroïd ou d’écrire des notes sur des post-it. En effet, le personnage principal joué par Guy Pearce souffre d’une amnésie rare qui l’empêche de se souvenir ce qu’il a fait le quart d’heure précédent. Le réalisateur impose à son personnage et à ses spectateurs de fausses pistes. A nous de démêler le vrai du faux et d’éviter de tomber dans de dangereux pièges. Il faut être attentif pour reconstituer les morceaux et si certains éléments peuvent nous paraître brouillons, une seconde lecture est parfois inévitable. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Christopher Nolan est beaucoup trop fort dans ce film ! malgré le casting méconnus (ce qui est pas plus mal !) , le scénario de ce film est tellement wow . De bonnes idées de mises en scènes et une réalisation unique en son genre ! a voir car film sous-côté
Deuxième film de Christopher Nolan après "Following", "Memento" est un pur chef-d'oeuvre. Le genre de film qui manque cruellement au cinéma actuel. Evidemment, la particularité du film est sa réalisation particulière qui part de la fin pour finir au début. Je l'avais déjà vu une fois et j'avais été bluffé, la seconde fois aussi. Car c'est l'un des films les plus intelligents que j'ai pu voir. Si son scénario déjà très bien travaillé permet d'avoir un très bon film, la réalisation innovante et intelligente permet de passer à un chef-d'oeuvre. Car au début, on est perplexe, avec l'étrange sensation qu'on va être perdu dans un film à deux narrations, mais non, pas du tout. Comme tout film de Nolan, il faut s'accrocher et être à fond dans l'histoire pour en saisir toutes les subtilités. Le film traite des lourds sujets qu'est la mémoire. Peut-on vivre sans mémoire ? Oui, le personnage nous le prouve, mais pas à n'importe quel prix. C'est ici probablement le meilleur rôle de Guy Pearce. Ce personnage est très touchant par son incapacité à se rappeler. C'est pour moi le plus grand film de Nolan, et dès ses débuts, il marque ses films d'une empreinte très spéciale : celle des films non-linéaires et des films à réflexion. Si vous ne l'avez pas vu, foncez. C'est le cinéma que j'aime.
Chef d'œuvre intemporel, meilleur film de Nolan, prestation impeccable de pierce, un film sur la mémoire, l'identité, la condition humaine, un des deux ou trois plus grands films des trente dernières années
Très bon film. Si toi aussi, tu résous des énigmes à propos de mecs qui ont perdu la mémoire, envoie-moi "bon ça traîne vraiment cette enquête là" pour la suite.
Un montage original et structuré terni par l'empilement fréquent et rébarbatif de boucles et de flashbacks intimes. On résiste jusqu'au bout pour connaitre le fin mot d'une histoire étrange et dramatique. Puis la montagne accouche d'une souris
Signé Christopher Nolan, futur créateur d’Inception, ce film brille par sa structure et son montage brillant. Memento évite le piège de la redondance, en mêlant les jours et les indices sans pour autant perdre le spectateur et dissimule des fausses pistes que même le personnage principal a du mal à résoudre… Le résultat final est époustouflant et tout simplement bluffant d’ingéniosité.
Un film intéressant mais que je trouve moyen. Le film a des qualités comme les acteurs, l'intrigue et les passages en noirs et blancs. Malgré sa, je n'aime pas le montage du film à l'envers bien que cela soit voulu et je retrouve dans ce film ce que je n'aime pas dans le cinéma de Nolan, à savoir des films bourrés d'informations pour paraître faussement intelligent.
Génial. Du Christopher Nolan à ses débuts, mais c'est bien son style avec sa chronologie tordue et ses personnages qui s'interrogent sur eux-mêmes et sur la vie. J'adore !
On reconnait là toute l'humanisme exaltante de Christopher Nolan réalisateur/scénariste virtuose et l'un des réalisateurs les plus philosophiques du cinéma contemporain; raconte avec intelligence et mélancolie cette histoire qui laisse transparaître dans sa subtilité le mythe du serpent qui se mord la queue indéfiniment: une expression française qui prend ses racines dans différentes mythologies existantes, signifie ici telle! une exaspération envers et contre une forme de réalisme illusoire dont l'inconscient collectif serait resté captif. Pris dans ce sens, le message serait totalement nihiliste! car il n'accorde pas une réelle primauté aux déterminants décisifs de la conscience: la mémoire, l'identité... comme conséquence subjective de phénomènes transcendants obéissant à un dynamisme psychique (inconscient) dont l'émotion en serait le moteur: dans ce cas ci présenté est celui d'un homme en proie à ses propres démons, obligés de se mentir pour se préserver d'un terrible fardeau dont-il s'est détaché, en se créant une nouvelle identité dont-il est lui même l'auteur. Cela peut paraître un peu banale vu la façon dont l'histoire est racontée. Mais soyez attentif! car cela risque fort bien de vous surprendre. L'homme ainsi présenté s'appelle Léonard Shelby: il souffre d'une amnésie antérograde (trouble de la mémoire qui se caractérise par une incapacité à retenir de nouveaux souvenirs à long terme, ou dit plus simplement, absence de mémoire à court terme),suite à un cambriolage dans laquelle son épouse a été tuée. Leonard est ainsi condamné à se tatouer les éléments factuels de la vie quotidienne pour s’en souvenir. Malgré son handicap mémoriel, Leonard Shelby enquête sur le meurtre pour satisfaire son désir de vengeance. Là où Nolan (dans un cadre esthétique qui n'hésite pas à confronter les règles scénaristiques aux théories philosophiques de l'identité) réussit à faire un tour de force agréablement surprenant aussi bien dans l'écriture que dans la mise en scène: c'est de mettre le spectateur dans deux positions différentes: d'une part il nous maintient en position de démiurge: c’est en effet le spectateur qui, lui, est doté de mémoire, qui crée et maintient l’identité de Léonard Shelby (l'identité personnelle semble être une création d'autrui: le spectateur); d'autre part il nous projette dans la peau du personnage, en laissant présager dès le départ une fin potentielle (qui ne fait qu'agrandir le suspense jusqu'au verdict) qui au fur et à mesure que le scénario se déboule, nous fait accéder à ce que l'on craignait le plus. Hélas! le sort de Shelby est plus tragique! qu'on ne l'aurait imaginé. Car vu la tournure des choses, il semblerait qu'il n'est pas encore prêt de quitter ce prison mental qu'il s'est battît lui même. Sans doute une façon de montrer qu'il a choisit (au fond de lui) de faire pénitence pour se racheter de ses erreurs. Ce qui nous ramènerait sans doute au problème philosophique de la responsabilité auquel cas nous serions ramené à considérer que notre bonhomme souffre de névrose causée par ce traumatisme du passé qui aurait nettement altérer sa mémoire: une façon par la censure (qui selon Freud s'exerce aux limites des systèmes inconscient d'un côté, et préconscient-conscient de l'autre) de lui préserver du caractère subversif de son acte ? : n'est ce pas là une manière pour Shelby de fuir ses responsabilités au gré des circonstances qu'il faisait face ? En bref... le paradoxe chez Christopher Nolan (et c'est ce que j'apprécie beaucoup chez lui) c'est qu'il y'ait toujours quelque chose derrière les apparences: une forme d'esthétisme morale dans une perspective cinématographique unique que seule! l'intuition peut saisir. On sort de ce film avec plus de questionnement philosophique sur notre être, notre existence, notre identité... et en se disant qu'au fond notre existence n'est pas si différente que celle de Shelby, parcequ'il montre l'insaisissabilité du pouvoir inconscient chez l'homme, avec ses préjugés, ses faiblesses: la peur de regarder la ''réalité'' en face, bref autant de ''paralysies'' psycho-somatiques qui affectent notre états d'être telles les symptômes invisibles d'un mal envahissant qui demeure à l'ombre de notre psyché, d’où cette attitude chez le personnage de Shelby assez évocatrice de la psychologie freudienne de l'inconscient. Mais je ne vous en dirais pas d'avantage, mais tout simplement que Memento est un chef d'oeuvre absolu.
Un film à l'envers, tout simplement, comme cette critique mais en mieux. Somme toute, le scénario et la réalisation sont la force de « Memento » qui aurait peut-être mérité de meilleurs acteurs, ce qui l’aurait fait gagné en popularité et en qualité mais il n'en reste pas moins très persuasif. Une sorte de jeu de découverte qui intrigue au départ mais passionne ensuite. Dès le début du film, on n'en sait pas plus que le héros puis on se prête à ses côtés à l’opération « explorons ce qui s’est passé » pour avancer à reculons au fur et à mesure de l'intrigue, et aboutir à un final totalement inattendu et si bien pensé ! Surtout parce que ce film explique de manière très originale et redoutablement efficace un des plus grands maux de ce monde : les fausses vérités, celles qui nous donnent l’illusion de la raison, les réalités déformées, les jugements à tort spoiler: , sont visés principalement ces souvenirs que l'on s'efforce de forger nous mêmes pour éviter de croire en des vérités qu'on a du mal à accepter . Tout simplement parce que le procédé est déroutant et son effet remarquablement réussi. Pourquoi ces 5 étoiles, un chef d'oeuvre, tant que ça ? À aucun moment, au contraire c'est ce qui le rends plus curieux. Est-ce que le suspense est gâché puisque le film commence par sa fin? Oui, largement. Est-ce qu’il vaut le coup ?