Once Upon a Time… in Hollywood
Note moyenne
3,8
34085 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

2 128 critiques spectateurs

5
346 critiques
4
544 critiques
3
362 critiques
2
366 critiques
1
259 critiques
0
251 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 août 2019
C’est sans doute le film de plus attendu de l’année, et dont on parle depuis Cannes. Il se murmure que ce serait l’avant-dernier de Tarantino, et honnêtement, ce serait dommage, parce que ce diablotin de Quentin maitrise toujours autant la caméra. Le film est long de plus de 2h40, et ça peut effrayer sur le papier mais franchement, j’ai vu des films de moins de 2h qui semblaient tirer plus en longueur que « Once upon a time in… Hollywood ». Evidemment, le (très) long métrage est truffé de scènes qui s’étirent comme un chewing-gum, de longs passages dialogués qui semblent n’avoir qu’un lien très superficiel au sujet, de scènes qui paraissent superflues, incongrues même. Sauf que quand on est Tarantino, ces faiblesses deviennent des atouts. Je suis venue à son style sur le tard, je le reconnais, mais peu de cinéastes américains ont une « patte », un style aussi évident, aussi particulier. On peut aimer ou pas, mais les films de Quentin Tarantino ne ressemblent à rien d’autre... qu’à un film de Tarantino. Centrés autour de trois personnages principaux, le film passe très bien alors qu’il est terriblement long, les plans superbes succèdent aux idées originales de mise en scène, on sent qu’on a à faire à un réalisateur qui a dix idées à la minute : ici un flash back sorti de nulle part, ici une voix off qu’on n’avait pas vu venir, ici une scène de pure comédie, ici un personnage surréaliste, ici un compte à rebours, ici une autoparodie de « Inglorious Bastard », etc… Il se fait plaisir, c’est évident, en filmant le Hollywood de sa prime jeunesse, en usant de tous les artifices que le cinéma met à sa disposition. La bande originale est démente : on entend de la super musique tout le temps, pas une scène sans musique, sans un autoradio qui balance du bon son, sans une radio qui passe un super disque des 60’s. Même sur cet aspect là, Tarantino se fait plaisir et fait plaisir à nos oreilles (et bientôt plaisir aux vendeurs de CD !) S’il y a des choses à redire sur « Once upon a time in Hollywood », ce n’est pas du côté de la réalisation qu’il faut chercher, un surdoué reste un surdoué. On ne peut pas chercher des noises au film sur la qualité de son casting non plus. Léonardo DiCaprio génial comme il sait l’être depuis… depuis toujours, beaucoup dans l’autodérision, capable de jouer un acteur qui joue mal et même là de rester formidable. Brad Pitt est amaigri, affuté, et donne corps (et quel corps !) à un cascadeur sans le sou, qui vivote dans l’ombre de la vedette et n’a aucune perspective d’avenir, c’est un looser qui n’est pourtant jamais pathétique. Margot Robbie, quant à elle, est délicieuse en Sharon Tate, pin-up aux pieds sale, aux grosses lunettes de vue et qui ronfle quand elle dort, mais absolument délicieuse quand même, surement plus humaine et accessible que les pin up de l’époque. Au-delà de ces 3 stars, Tarantino offre des minis rôles à des sacrés acteurs : Tim Roth, Al Pacino, Kurt Russel, Luke Perry (dans son ultime rôle au cinéma, que je n’ai pas reconnu sur le moment !), Dakota Fanning, Bruce Dern, et même Damian Lewis en Steve McQueen. Je crois même avoir reconnu fugacement Samuel L Jackson, mais je peux me tromper ! Si éventuellement on peut trouver à redire sur le film, ce n’est ni sur la réalisation géniale, ni sur le casting de malade mais peut-être sur le scénario. L’idée de filmer une époque est plutôt bonne sur le papier. 1969, c’est le moment où l’âge d’or d’Hollywood s’éteint, l’insouciance se fracasse sur la guerre du Viêt-Nam, les hippies n'entrent pas dans le schéma de l’industrie du cinéma, les films stéréotypés aux kilomètres, les scénarii interchangeables, les studios qui décident de tout, c’est bientôt fini. Hollywood va basculer dans les années 70’s, les années Spielberg, De Palma, Scorcèse, Coppola, Altman, un cinéma plus âpre, moins consensuel, plus sombre aussi. Mettre en scène cette « charnière » par le biais de deux comédiens de l’ancienne époque qui doivent se remettre en question, pourquoi pas ? C’était un peu le thème de « The Artist » aussi. Mais le film de Quentin Tarantino manque d’une colonne vertébrale solide en termes de scénario, on a parfois l’impression qu’il tourne un peu à vide, faute d’une intrigue intelligible, d’un arc narratif clair. On sait vers quoi on va (la nuit sanglante de Cielo Drive), mais on y va par à-coup, Les ¾ du film se déroulent en février 1969 et tout à coup, on se retrouve en aout pour les 20 dernières minutes. Est-ce que les évènements d’aout se sont scellés en février ? Ce n’est même pas certain. En fait, c’est une sorte de fresque du Hollywood de 1969 qui nous est présenté, c’est super bien fait, c’est du très bon cinéma, c’est violent et drôle, c’est caustique et merveilleusement mis en scène mais ce n’est pas plus que cela, une grande fresque au travers de 3 personnages et de leur (funeste) destinée. Et puis, il y a la fin, la fameuse fin, celle dont il ne faut pas trop parler, et celle qui va pourtant faire parler c’est certain… Quoi en dire sans trop en dire ? spoiler: C’est une fin hyper violente, forcément, et c’est une fin qui met terriblement mal à l’aise. Elle met mal à l’aise parce que l’on pense à Roman Polanski et à ce qu’il doit ressentir devant cette fin, sa douleur, et sa colère sans doute. Il y a dans « Once upon a time in… Hollywood » et surtout devant ces 20 dernières minutes quelque chose de malvenu et d’irrespectueux. Personnellement, c’est une faute de goût (euphémisme) qui gâche la bonne impression du film et que j’ai un peu de mal à pardonner. Je voudrais bien comprendre pourquoi il a « osé » cette fin là et malgré mes efforts, je n’y parviens pas.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 août 2019
Dans le gotha des réalisateurs dont j'attends toujours avec grande impatience les prochaines sorties, au même titre par exemple que Christopher Nolan ou Wes Anderson, Quentin Tarantino a évidemment une place de premier choix dans mon programme cinématographique. Pour sa dixième réalisation, le réalisateur américain livre une vibrante peinture de la fin du "Vieil Hollywood" et de l'avènement du "Nouvel Hollywood" et un superbe et touchant hommage à tout un pan du cinéma et plus amplement de la culture des années 60. Sur un modèle très proche de son précédent opus "Les huit salopards" par sa lente mise en place de son canevas scénaristique à la tension psychologique qui monte crescendo pour un final dantesque, grandiose, une oeuvre lourde, magnifique, impressionnante de classe, une variation en forme de conte de fées autour de l'assassinat de Sharon Tate par la "Famille Manson". Loin des standards effrénés contemporains, un film qui prend son temps pour développer son intrigue dans le plus pur style de Tarantino, chargé jusqu'à la gueule de références, même s'il a un peu tendance à verser dans le gimmick, manquant assez cruellement de renouvellement dans son construction. Dans un casting impérial avec en seule fausse note l'insipide Margot Robbie toujours aussi peu convaincante à mon goût, une rencontre jubilatoire entre Leonardo DiCaprio et Brad Pitt qui n'est pas sans rappeler le face-à-face entre Robert de Niro et Al Pacino dans "Heat" de Michael Mann. De prime abord, un ensemble qui me semble peut-être un peu décevant mais qui, avec le recul, va assurément gagner en valeur et que je reverrai avec plaisir. Très bon et franchement sympa.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 août 2019
On l’attendait comme le Messie ce neuvième film de Quentin Tarantino, son avant-dernier s’il maintient ses dires, surtout vu le duo en tête d’affiche qu’il nous propose. En effet, il recrute deux des acteurs les plus sexy et doués qu’Hollywood ait connu et qui ont tourné séparément dans deux de ses œuvres : Brad Pitt dans « Inglorious Basterds » et Leonardo Di Caprio dans « Django Unchained ». Il les réunit pour une œuvre fleuve qui entend conter une période de l’âge d’or d’Hollywood ainsi que de la culture hippie tout en revenant sur la secte menée par Charles Manson. Curieux et intéressant mélange, que son savoir-faire et sa singularité auraient pu porter très loin au firmament du septième art. Las, la douche est plutôt froide tant cette tarantinade déçoit et ne comble pas les attentes du spectateur lambda ni même celles du fan de base du cinéaste car on sait bien que Tarantino a un univers bien à lui qui ne plaît pas à tout le monde. Son œuvre est caractérisée par de longues scènes dialoguées souvent en or massif, de nombreuses références la plupart du temps jouissives à tout un pan de la culture cinématographique ou encore à une violence graphique extrême contrebalancée par un humour noir corrosif faisant couramment mouche



Qu’en est-il de tout cela ici? Et bien si on a le droit à quelques pépites parsemées de-ci de-là au niveau des répliques, on est bien loin des meilleurs opus du cinéaste. Les meilleurs d’entre eux viennent des échanges entre les deux acteurs principaux mais ces derniers ne sont malheureusement pas vraiment nombreux. Et, à la sortie de la salle, difficile de se souvenir de dialogues amenés à devenir cultes. Idem pour les scènes. Quant aux références, elles nous touchent bien moins, Tarantino ayant fouillé dans des recoins bien trop obscurs du cinéma qu’il adore. Il en résulte donc une impression désagréable que le metteur en scène s’est fait plaisir mais de manière égoïste, au détriment du spectateur et donc même de ses fans. C’est comme s’il s’était bâti en images un memorial géant d’une époque révolue du cinéma qu’il adorait et qu’il voudrait revivre. Concernant la violence, elle est certes beaucoup moins présente et ne se manifeste qu’à la fin mais de manière plutôt jouissive et excessive comme on l’aime. Pas de souci de ce côté-là donc, même si elle semble totalement gratuite et qu’elle tombe comme un cheveu sur la soupe. Ce qui nous amène à un autre problème dans « Il était une fois… Hollywod ».



Le script qu’a imaginé Tarantino entre faits réels, pure invention et détournement de la réalité ne tient pas vraiment debout. La partie sur le cinéma qu’il nous a concocté se marie très mal avec l’histoire de Sharon Tate et de la secte du gourou Charles Manson. Le pari était osé et original mais il ne fonctionne pas, rien que le montage qui essaye de garder un lien entre les deux apparaît hasardeux. Dès lors, vu la durée du film, on aurait pu le scinder en deux avec ces sujets si distincts. Car si c’est rarement un souci dans les films du cinéaste, les deux heures et quarante minutes de son nouveau film paraissent parfois interminables. Des scènes s’étirent plus que de raison (la visite de Brad Pitt dans le ranch Manson) et d’autres ne servent à rien hormis nous endormir (Di Caprio qui tourne des scènes de films, une ou deux ça passe, ensuite ça devient lassant et sans intérêt). Et puis tous ces personnages joués par de grands acteurs qui ne font que passer amène un sentiment de frustration extrême (la Palme à Luke Perry ou Michael Madsen dont les rôles frôlent le caméo et dont on cherche encore l’utilité). Mais on reste chez l’un des maîtres vivants du septième art et tout n’est pas à jeter, loin s’en faut. La reconstitution des années soixante est exemplaire, voire parfaite, c’est un véritable délice pour les yeux. Costumes, décors et détails pourraient figurer comme cas d’école dans une institution de cinéma tant c’est fait avec métier et soin. Et la mise en scène est d’une précision et d’une maestria folle qui ne peuvent soutenir aucune contestation. Alors on se console avec cela et le pedigree d’un duo d’acteurs investis (mention plus pour Brad Pitt, Di Caprio étant parfois un peu en redite ou en roue libre) en attendant son prochain film, celui étant peut-être le moins bon et certainement le moins accessible et aimable.


Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 août 2019
Once upon... est un film solaire, construit comme une douce promenade urbaine dans le Los Angeles des années 1960, et porté par un casting exceptionnel. À ce titre, c'est tout bonnement un chef-d’œuvre. Le duo formé par Di Caprio et Brad Pitt fonctionne parfaitement. Le premier prenant le rôle d'un comédien torturé se remettant en question, le second comme un assistant/doublure hyper cool prenant la vie comme elle vient. C'est à coup sûr l'un des meilleurs rôles de Brad Pitt qui en toute occasion est d'un charme irrésistible. Ce duo se lit aussi sous l'angle social, puisque Tarentino oppose frontalement les conditions de vie de la star, richissime benêt vivant dans une villa de luxe et voyageant en business, et celles de son partenaire, vivotant dans un mobile-home avec son chien. Contrairement à la plupart des films de Tarentino, le scénario ici est très nébuleux. Le film s'organise davantage comme une immersion/errance dans cet univers de cinéma. On ignore longtemps le lien entre des scènes d'ambiance où l'on découvre des personnages fantaisistes. Tout coagule à la fin dans une scène ultraviolente typique du cinéaste, et volontairement rendue ridicule et parodique. L'épilogue est un retour à la douceur des débuts. L'étrangeté du récit rappelle le David Lynch de Mulholland Drive parfois, tout comme la construction temporelle assez complexe. Reste à comprendre pourquoi, depuis 3-4 films, Tarentino utilise le cinéma pour inverser le déroulement d'événements réels (la mort d'Hitler dans un cinéma en flammes, la révolte réussie des esclaves noirs contre les blancs, ici le sort de Sharon Tate). Il y a là un sens caché qui reste à éclaircir. La puissance des effets d'ambiance ici créés par les décors, la musique et les comédiens est telle que l'on garde ce film en mémoire longtemps. C'est sans doute cela aussi le propre des chefs-d'oeuvre.
zorro50
zorro50

128 abonnés 254 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 août 2019
Très belle affiche ! Quentin Tarantino derrière la caméra et 2 des plus grandes stars charismatiques américaines, Brad Pitt & Leonardo Di Caprio sans oublier Margot Robbie, l’étoile montante d’Hollywood, devant la caméra, quoi qu’il se passe dans le film et quelle que soit sa durée, aucun cinéphile ne peut se permettre de rater cela. Le film retrace les derniers mois qui précèdent le massacre à Hollywood de plusieurs célébrités dont Sharon Tate alors enceinte de 8 mois, par Charles Manson & ses disciples illuminés. Pour tous ceux qui comme moi sont assez vieux pour se remémorer ce funeste mois d’août 1969, c’est comme un voyage dans le passé qui laisse toujours un goût amer. C’est suffisamment bien interprété et réalisé pour qu’on digère aisément les 165 minutes de ce LONG métrage !
Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 août 2019
Un belle attente enfin récompensée par un des plus grands réalisateurs contemporains.

Un Tarantino atypique d'ailleurs, plus lent, qui se regarde moins, mais qui est en totale adéquation avec toutes les thématiques de son cinéma (en questionnant d'ailleurs le réel et le fictionnel avec un côté sincèrement touchant)


Tout d'abord c'est un réel bonheur de naviguer dans cet Hollywood de 1969 recréé à la perfection que ce soit les rues, les studios, les costumes, la playlist encore une fois géniale, le fait de reprendre bon nombre de personnages pré-existants comme vestiges d'un Age d'Or oublié (Steve McQueen, Martin Schwarz, ou bien sûr Sharon Tate), le tout sublimé par le grain de la photographie de Robert Richardson.




On se plaira à deviner le scénario de Once Upon a Time in Hollywood, qui va son évocation du conte mais également du western-spaghetti, résume à lui seul les intentions du film.




En prenant 2 personnages lambdas fictionnels (l'acteur de TV Rick Dalton tenant de percer au cinéma, et son cascadeur Cliff Booth, homme à tout faire et meilleur pote contraint de rester dans l'ombre), Tarantino réhabilite finalement les figures oubliées ayant participé à ériger cet âge d'or qu'il affectionnait tant, le critique également avec légèreté en dressant une peinture de l'Entertainment sous le signe de la loi de la jungle, et réussit finalement un numéro d'équilibriste hors-pair en ce qui concerne de laisser le "réel exister", lui qui se réfugiait toujours dans le fantasme fictionnel.




Le film a des allures de virée dans une machine à voyager dans le temps, et si on est pas du niveau chef-d'oeuvresque d'un Roma qui arborait le même procédé, le tout se révèle passionnant, malgré les digressions importantes du métrage (que ce soit une Margot Robbie/Sharon Tate, très bonne, se regardant au cinéma, montrant que tout le monde aspire à être aimé et appréciée au sein de ce milieu ; ou bien encore montrer le quotidien de nos 2 personnages).




Entre scènes de films d'époque intra-diégétiques (où on retrouve le côté sale gosse et outrancier du réalisateur) et récit contemplatif tout en retenue, Tarantino distille tous les pions nécessaires jusqu'à un final jouissif porteur du message du film, où la réalité rejoint la fiction, où le fantasme et la rêverie sont prônés tout en y montrant une limite et une critique du Nouvel Hollywood qui s'annonce.




A ce titre, le plan final (une échappatoire émotionnelle) est vraiment porteur d'un sens mélancolique et utopique qui ne peut qu'émouvoir.




Les saillies d'humour burlesques sont moins présentes qu'à l'accoutumée (ainsi que les effusions de sang), mais utilisées avec parcimonie au sein d'une histoire qui certes pourra diviser de par un caractère désabusé, mais qui reste passionnante et montre une certaine maturité chez son réalisateur.




Concernant le casting, Leonardo DiCaprio est évidemment excellent en acteur bipolaire aspirant à une place dans ce monde (une scène impliquant la jeune Julia Butters est tout simplement excellente), et son duo avec un Brad Pitt transpirant le badass et la cool attitude (avec de vrais moments de bravoure Tarantiniens) n'a pas de prix. Une duo de potes dans la plus pure tradition du réal.

Si le reste de la distribution (de Emile Hirsch à Margot Robbie, en passant par Kurt Russel, Timothy Olyphant, Al Pacino, Margaret Qualley, Bruce Dern, Austin Butler ou encore Mike Moh) ont souvent des rôles faisant office de caméos, il n'y a pas de fausse note.




En conclusion un très bon film tout simplement, qui aurait peut-être mérité un traitement encore plus jusqu'au-boutiste dans sa manière de reprendre de telles figures du cinéma d'antan afin de conter son histoire, mais qui reste néanmoins un excellent tour de force de part ses sous-couches de lecture et le fait d'avoir une capsule temporelle fabriquée avec autant de soin et d'amour
elbandito

390 abonnés 992 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 août 2019
Dix ans après sa première uchronie dans le fabuleux "Inglourious Basterds", QT revisite l'histoire américaine récente, en se penchant sur les mois qui ont précédé un fait divers sanglant perpétré par la "Manson Family" et qui mis fin à la période insouciante des sixties. La question posée par le réalisateur est simple : que serait le mythe hollywoodien aujourd'hui si les adeptes de Manson avaient croisé le chemin de nos deux héros, Rick Dalton et Cliff Booth en allant perpétrer leur méfaits ce 9 Août 1969 sur Cielo Drive ? Aucune réponse possible, néanmoins le cinéaste profite de cette chronique parfaitement chorégraphiée pour porter un regard nostalgique bienveillant sur tous les artisans qui ont contribué à construire le cinéma de son enfance. Et nous le suivons avec un regard insouciant. Leonardo DiCaprio est comme toujours exceptionnel mais c'est Brad Pitt, en nouveau "King of cool" qui lui vole la vedette avec ce rôle tarantinesque qui deviendra culte à coup sûr.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 août 2019
Tarantino laisse un peu de côté (un peu seulement) ses marottes habituelles pour livrer sa vision nostalgique du Hollywood de la fin des sixties, entre ses stars vieillissantes et ses gloires naissantes, son luxe tapageur et ses utopies hippies. Loin de se livrer à une exégèse de l'affaire Sharon Tate (qui n'est qu'une toile de fond), c'est plutôt une déclaration d'amour à l'univers du rêve hollywoodien, et principalement à ses acteurs. A cet égard, Pitt et DiCaprio (surtout ce dernier) ont droit à quelques morceaux de choix sur le registre de l'amitié virile et de l'amour du métier, dont ils nous délectent tout au long des 2h30 (soit dit en passant, on ne les sent pas). La mise en scène est absolument impeccable et bourrée de plans de toute beauté. En soi, le film est une errance crépusculaire, exception faite de la fin qui rejoint les moments grand-guignols comme Tarantino les aime, à grand renfort de violence graphique et stylisée dans un immense foutoir déjanté. Le propos est assez désabusé et rêveur, plein d'admiration pour une période mythique appelée à se terminer en cauchemar. C'est du bel ouvrage, moins subversif sans doute qu'attendu, moins surprenant aussi. Tarantino deviendrait-il sage?...
Jamais Content
Jamais Content

9 abonnés 58 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 août 2019
Ce film est Comme une pelote de Laine qu’on déroule... on connaît le fils de l’histoire, on sait comment cela va se terminer et ... non. Tarantino a encore réussit à me surprendre. Un grand Di Caprio qui est encore au sommet de son jeu. Plus il prend de l’age et son talent devient éclatent. Il est vrai bien aidé par les réalisateurs italo américain. A noter la prestation éclatante de Brad Pitt. Ne soyez pas surpris c’est un Tarantino, si vous n’aimez pas ses films vous n’aimerez pas non plus celui la.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 janvier 2020
Cette comédie Dramatique, écrite et mise en scène par Quentin Tarantino, nous laisse un avis très mitigé. Son scénario nous délivre une entrée en matière très peu palpitante avec une introduction de plus d'une heure. Heureusement, comme pour "Django Unchained", Quentin nous a habitué à des démarrages diesel pour conclure par un final explosif. Le "Maitre du Cinéma" nous délivre aussi une atmosphère bien particulière et une BO très présente, à la fois riche et attractive.
Outre la belle Margot Robbie, l'affiche de rêve nous offre un très bon Brad Pitt, le cascadeur au look d'enfer, et un tout aussi excellent Leonardo DiCaprio. Il réalise de superbes compositions pour ses rôles de "méchant" dans le western filmé dans le film.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2019
Le titre annonce la couleur : nous sommes dans un western spaghetti sur fond de satire de l’industrie hollywoodienne. Le présentatif « il était » rappelle bien entendu les œuvres de Sergio Leone, mais connote plus largement un rapprochement avec la structure du conte. Inutile de préciser pourtant qu’en connaissant le conteur en charge du récit, la morale ne sera guère au rendez-vous. Ce Los Angeles fantasmé où scintillent Cadillac et lunettes de soleil, où grouille tout un monde en chemise fleurie et short moulant, ce lieu qui cristallise les espoirs et les attentes, ne semble vivre que par et pour le cinéma. Ce faisant, Quentin Tarantino reconstruit une carte postale, donne chair et carrosserie à une bulle libertaire qui, à l’heure des grands procès et du politiquement correct, réjouit. Vaste parc d’attractions dont le thème n’est autre que la cinéphilie si particulière – puisque remplie de cinéma bis – de son réalisateur, le film n’hésite pas à mettre sur le devant de la scène des œuvres méconnues ou invisibles, bouleversant ainsi la hiérarchie instaurée par la réception critique et l’oubli provoqué par le temps qui passe. Là se tient le principal intérêt du long-métrage : explorer une frange de l'industrie hollywoodienne jusqu'alors peu représentée avec, comme principal véhicule, le burlesque parodique. Pourtant, si la passion pour les métrages ainsi revisités est flagrante, la transmettre à un spectateur forcément extérieur au système de connivences culturelles et référentielles n’est pas sans provoquer une certaine lassitude, la faute à un excès de transmission qui sature l’acte même de transmettre. Trop de clins d’œil, trop de reprises, trop de musiques engendrent une image saturée, à la fois idéale pour immerger le spectateur dans la frénésie de ces années et néanmoins rugueuse, dans laquelle ce dernier peine à trouver une place. En sortant d’Once Upon a Time in… Hollywood, nous nous demandons pour qui ce film a été réalisé : Tarantino a-t-il envisagé son geste artistique comme le partage d’une rêverie ou, au contraire, comme un défi égotique lancé à Hollywood tout entier ainsi qu’à ses fidèles groupies ? Qu'en restera-t-il dans les semaines, dans les mois, dans les années à venir ? À l’heure où germe la restauration d’œuvres introuvables ou oubliées, cette déclaration d’amour s’ajoute aux nombreuses autres adaptations nostalgiques d’un âge d’or, qu’il s’agisse de L’Amour est une fête, d’Un Couteau dans le cœur ou des rééditions dirigées par Nicolas Winding Refn. Alors le film de Quentin Tarantino est un film de grande qualité, certes, mené avec élégance et interprété avec talent. Un film au crescendo dramatique magnifique, offrant une dernière heure magistrale. Mais un film dispensable qui se déploie sur plus de deux heures quarante pour, à terme, apporter si peu. La mise en scène cherche la fulgurance au détriment du sens, livre de beaux plans, de belles images empruntés à droite à gauche ; la charpente du récit manque, quant à elle, de virtuosité en sautant d’ellipses en raccords volontairement brutaux. C’est dire que l’ensemble dispose d’un savoir-faire indéniable et assure le divertissement ; c’est dire aussi qu’il peine à s’élever au-dessus de l’hommage – sincère, aucun doute sur cela. Notons enfin que la fascination pour les pieds trouve ici son point de non-retour, au-delà duquel contempler nos chaussures dans les transports en commun équivaudra à la signature d’un grand auteur. Mené à vive allure, Once Upon a Time in… Hollywood est un conte autant formidable que saturé d’effets, enfermé dans une signification fixe qui empêche le spectateur d’y engouffrer sa sensibilité propre. Suivre Brad Pitt au volant d’une Cadillac lancée à toute vitesse suffisait à figurer l’ivresse d’un âge hollywoodien où liberté rimait avec créativité. Un paradis perdu, en somme, pour un film qui se perd parfois en route et, parce qu’il se revendique conservatoire d’une mémoire cinéphilique inépuisable, échoue à s’inscrire lui-même dans un conservatoire apte à en entretenir la mémoire.
Adrien J.
Adrien J.

150 abonnés 165 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2024
Once Upon a Time in Hollywood est très différent des précédents films du réalisateur. Je pense sincèrement qu’il s’agit du Tarantino le moins accessible, tant son style dénote avec ce qu'il a pu faire auparavant. Il fait le choix ici de nous dépeindre une époque, un moment T de l'histoire, et de filmer le quotidien de différents personnages avec une certaine mélancolie. Il adopte pour cela un style très contemplatif et installe une ambiance particulièrement hypnotisante. En tant que spectateur, on a l’impression d’être dans un rêve, mais ce n'est pas le notre, c’est celui du réalisateur. Tarantino réinvente ainsi son cinéma et propose une histoire touchante qui oppose fiction et réalité avec brio. J’adore en particulier la fin du film et tout ce que cela représente. L’esthétique globale est d’ailleurs assez incroyable. Once Upon a Time in Hollywood est un film important qui deviendra culte avec le temps, j’en suis persuadé !
L'Info Tout Court

464 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2019
Excepté dans sa dernière partie explosive estampillée « séquence tarantinesque » – une des meilleures scènes de sa carrière – c’est un film qui détonne par rapport au reste de sa filmographie, car… très calme. Tarantino trouve avec Once Upon a Time… in Hollywood une certaine maturité cinématographique.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mai 2019
A en voir les files d’attentes et les nombreuses demandes d’invitations, la projection du dernier film de Quentin Tarantino en compétition officielle était l’événement phare du Festival de Cannes 2019. Pourtant « Once upon a time… in Hollywood » est bien différent de sa filmographie. On a souvent l’habitude de se voir confronter à une absurde violence au sang qui jailli de toutes parts grâce à une extravagante mise en scène avec des comédiens confirmés. « Once upon a time… in Hollywood » joue la carte de la mélancolie et de l’hommage au cinéma de la fin des années 60. Alors que les westerns spaghettis font recettes et que la télévision met en avant des icônes en devenir, les hippies font leurs apparitions et l’Amérique connaît un tournant sociétal. Le personnage de Leonardo Di Caprio n’est plus la star adulée de tous et son cascadeur de toujours Brad Pitt va également connaître une carrière au ralenti. Avec beaucoup d’humour, Tarantino s’amuse à réaliser des films dans son film, à placer des affiches et objets références un peu partout. Il nous fait même rencontrer Roman Polanski, Steve McQueen, Bruce Lee et visiter la maison Playboy. Pendant 2h43, « Once upon a time… in Hollywood » s’éclate à reconstituer une époque et l’industrie des plateaux de cinéma. Les formats, pellicules, grains et couleurs évoluent également afin d’explorer l’évolution du septième art. Le cinéaste parvient à nous faire pleurer de rire tout en nous faisant sourire de nostalgie. Di Caprio et Pitt transcendent l’écran et la durée du film passe à une vitesse incroyable. Si l’histoire est pleine de tendresse, les pros Tarantino ne seront pas laissés de côté avec un final complètement dingue.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Samuel B
Samuel B

7 abonnés 6 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 décembre 2019
Aucun intérêt ! Ni historique, ni dramatique, ni drôle, ni pathétique ce film ne sert à rien. Un des pires Tarantino
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse