Once Upon a Time… in Hollywood
Note moyenne
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2 128 critiques spectateurs

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Pascale D.
Pascale D.

3 abonnés 8 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 août 2019
Je me suis rarement autant ennuyée au cours d'un film (avec une nuance pour la scène finale, mais alors il faut l'attendre tellement longtemps...). C'est léché, esthétique, jolie image, très bons acteurs, les 60's minutieusement reconstituées -de la voiture aux boites de conserve...-, mais une suite de saynètes ne fait pas un film. Et si vous emmenez des ados qui ne connaissent pas l'histoire qui sous-tend le film, les références et la pauvre progression du film leur échapperont totalement.
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 juin 2020
Les gens vont voir Brad Pitt et Leonardo DiCaprio dans un film de Tarantino et supposent que cela doit être génial malgré ce qu'ils voient réellement à l'écran. Le film est incroyablement lent et il n'est ni drôle ni intelligent. Lancer une scène violente de 5 minutes à la fin après plus de deux heures d'ennui ne m'a pas fait changer d'avis. Si un autre écrivain sans nom venait avec un tel non-sens, son scénario serait à la poubelle dans les deux minutes. Le scénario se moque de toutes les théories sur le développement des personnages et des intrigues. Pourtant, les mêmes gourous qui saccageraient un scénariste débutant pour avoir apporté quelque chose de moins que parfait s'inclinent avec crainte devant le grand Quentin Tarantino. Pas de complot et rien ne se passe. Si je soumettais ce même scénario à Hollywood, il serait rejeté. Peut-être le film les plus ennuyeux et le plus auto-indulgent que j'ai jamais vu. Pas d'intrigue à proprement parler. Des morceaux et des morceaux de films disjoints réunis sans aucune pensée ni considération...
TakkoNyudo
TakkoNyudo

13 abonnés 22 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 novembre 2019
Plus long que l'éternité, d'un ennuie mortel... On attend que le film commence... malheureusement à la fin!
FB27
FB27

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 août 2019
Film archi nul, du début à la fin. Très ennuyeux. Aucune histoire...
A EVITER ABSOLUMENT meme en cas de très mauvais temps.
Quentin
Quentin

3 abonnés 4 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 août 2019
Tarantino était une valeur sûre, d’autant plus avec un pareil casting, mais ça c’était avant... Difficile à admettre, mais ce film est l’un des plus nuls que j’ai jamais vu, des gens quittaient la salle et il y a vraiment de quoi. On peut tous faire des erreurs, mais à ce point... ce film est une coquille vide.
yO0f’s
yO0f’s

29 abonnés 218 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 mai 2020
À film trop long, critique trop longue. Pour introduire sa classique scène de fin, son célèbre final, Tarantino a glissé intelligemment un subtil message subliminal spoiler: avec l’extrait sur la télévision allumée « And right now, the moment that you are all waiting for ! »
. Déjà c’est un poil présomptueux, mais en plus et par dessus tout, mais qu’est ce qu’on aura souffert avant d’y arriver ! Alors bien sûr on connait le style du réalisateur, par contre faire trop long rien que pour faire trop long, nous faire poireauter pendant plus de 2h30 d’un bric-à-brac de scènes interminables, insipides et inutiles, juste pour arriver à une de ces scènes finales qui ont fait la réputation du Grand Tarantino, c’est un peu se moquer de nous. Commençons par les acteurs. Dicaprio ? Très grand professionnel, il est excellent et joue son rôle à merveille, heureusement qu’il était là pour nous aider à supporter cet ennui interminable. Brad Pitt ? Excellent aussi, chapeau l’artiste, par contre je ne trouve aucun intérêt à ce qu’un acteur de son calibre ait ce rôle secondaire, au contraire un acteur moins connu aurait suscité bien plus de curiosité. Margot Robbie ? Bien, enfin pour ce qu’elle avait à faire, à savoir jouer une histoire à dormir debout, ce n’était pas très compliqué non plus. Al Pacino ? Pourquoi pas, mais ce n’est pas comme si son rôle était un argument de taille, contrairement à d’autres de ses rôles. Bref, ce casting là est somme toute l’appât du cinéphile. Maintenant le film, je lui donne une étoile car il y a de l’originalité dans la réalisation et une qualité dans les prises de vue et les décors. Sinon c’est simple, « Once upon a time in Hollywood » n’avance pas, il tourne en rond, le scénario n’a rien d’intéressant, il est totalement décousu et ne captive pas un quelconque intérêt. Au début oui un peu, mais à force d’attendre sans trouver un sens aux différents événements, attendre encore et toujours, on finit par s’en lasser définitivement. Il se passe une chose, puis après Tarantino nous dit vous savez quoi ? oubliez, c’était sans trop d’importance en fait, maintenant je vous propose de voir plutôt ceci, cela, et ainsi de suite... Pour ses précédents films ça marchait très bien, moi même j’en suis fan, parce qu’il y avait une certaine cohérence, un lien tangible, un cheminement intéressant. Mais là non, ça ne rimait pas à grand chose, c’est l’ennui total tout simplement. Si je devais décrire ce film ce serait comme un épisode des Simpsons : ça commence avec une histoire, ça dresse une première problématique, et là en plein milieu on laisse tout ça de côté puis on repasse à une autre histoire, enfin pleins d’autres qui sont loins de déchaîner nos passions. spoiler: Rien que pour nous montrer d’où vient le lance-flamme ou comment Cliff sait se battre on va y passer à chaque fois 20min.
Très sincèrement faire trop long je veux bien, on en a vu des films de 3h, mais il faut que ça ait un sens, un réel intérêt derrière, qu’on estime que c’est le temps nécessaire et incompressible pour raconter un ensemble de faits tous aussi importants les uns que les autres à l’intrigue. Là, parce que c’est « du Tarantino », parce que c’est son style, sa signature, on va devoir acquiescer qu’il se fasse autant plaisir à rallonger des scènes inutilement, juste pour nous montrer son talent, que l’intrigue soit dénudée de toute cohérence et trouver ça normal, ou même génial ? Soyons réalistes et osons le dire : c’est plus Once upon a time...dans les coulisses d’une arnaque !
amateur_de_film.
amateur_de_film.

8 abonnés 83 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 août 2019
Dans l'ensemble c'est un bon film, de très bons acteurs, un très bon réalisateur, donc ça ne pouvait pas être mauvais.

Pour autant, quant on voit le casting on pouvait en attendre plus.

Le film est long (plus de 2h30). Quant un film est aussi long il doit nous tenir éveillé et actif. Or, pour du Tarantino, ça bouge pas beaucoup (sauf la scène de fin où pour le coup ils en font un peu trop, comme si le film voulait se rattraper pour les 2 heures précédentes). En plus c'est plutôt décousu, notamment dans la première moitié du film.

En gros le manque d'action risque de peser un peu si vous aimait du Tarantino classique. Mais pour le reste, c'est un bon film, même si l'intrigue met à mon goût trop de temps à arriver.
Louis C
Louis C

16 abonnés 193 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 août 2019
Film Énorme;
Apres on aime ou pas ?
Le Tarantino est Là.
Les acteurs sont excellents
Apres ;le film est long ,Mais il est à découvrir.
Trés bon moment de cinéma.
Merci
Mickael Frezza
Mickael Frezza

33 abonnés 91 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 août 2019
On est bien chez Tarantino humour tension acteur parfait scénario un poil oublier mais quand on connaît la vrai histoire on est sur le cu de ce qu'il en a fait avec un final inoubliable ce film ne fait pas parti de mes préférés de lui mais il faut le reconnaître il rentre parfaitement dans sa filmographie un grand bravo à toute l'équipe du film Tarantino à encore frappé
GrandSephiroth
GrandSephiroth

69 abonnés 727 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 août 2019
À suite de Django Unchained et des Huit Salopards, Tarantino utilise le western comme mise en abyme pour approfondir son attachement à la culture des années 1960, dont il se plaît toujours à extraire des musiques au style résolument rétro. Il choisit précisément l’année 1969 pour l’avènement du Nouvel Hollywood et sa représentation de sujets tabous comme la violence et la sexualité. Tandis que Nixon succédait à Johnson en parallèle d’un mouvement de lutte LGBT aux États-Unis, De Gaulle démissionnait de l’États Français suite aux événements post-mai 68, aboutissant à une révolution sexuelle toujours plus présente. Tarantino reprend Leonardo DiCaprio (Django Unchained) et Brad Pitt (Inglorious Basterds) dans les rôles respectifs de Rick Dalton et de Cliff Booth, une ancienne star d’une série de western et sa doublure de cascade tentant de revenir sur le devant de la scène dans un Hollywood qui semble bien les avoir oubliés.

Si on la voit malheureusement assez peu, Margot Robbie (Suicide Squad, Moi Tonya, Terminal) est bien la troisième star du film dans son rôle de Sharon Tate, célèbre actrice mariée à Roman Polanski et assassinée en 1969 par des disciples du criminel Charles Manson, ces deux derniers étant bien interprétés dans le film (au même titre qu’un certain Steve McQueen). On trouve aussi Al Pacino (Heat, L’associé du diable, Insomnia) dans le rôle d’un producteur s’intéressant à Rick Dalton ainsi que Kurt Russell (Boulevard de la Mort, Les Huit Salopards), chargé de gérer les cascadeurs sur le tournage de la série avortée Le Frelon Vert, clin d’œil au film Grindhouse dans lequel il jouait un cascadeur. Lors de cette dernière séquence, un hommage intéressant est fait à Bruce Lee, alors sous les traits de Mike Moh (non étranger aux arts martiaux pour ses interprétations de Ryu dans les web-séries Street Fighter), dans une confrontation volontairement caricaturale mais terriblement badass au niveau de l’action et de l’humour qui s’ensuit.

Une des grandes qualités du film est son ambiance respectant parfaitement l’époque dans laquelle il s’inscrit. Outre des classiques musicaux comme « Hush » (Deep Purple, 1968) et Ramblin' Gamblin Man (Bob Seger, 1969), de nombreuses affiches reprennent le style très marqué des années 1960 avec le visage de Rick Dalton à l’intérieur de ses plus grands classiques. Mais One upon a time in Hollywood traite avant tout de la désuétude grandissante des artistes qui, une fois passés de mode, se font vite oublier au profit de nouveaux arrivants dans une sorte de déshumanisation d’une société pour laquelle le seul succès compte. Cela donne lieu à des séquences marquantes incitant DiCaprio à s’énerver contre lui-même et à tout casser à la manière d’un Loup de Wall Street, et à Brad Pitt à tenter vainement de revoir un vieil ami dans un ranch où il jouait autre fois. Et que dire de Margot Robbie, qui peine à se faire reconnaître en allant au cinéma voir un film dans lequel son personnage était en vedette des années auparavant.

Ce rejet est toutefois compensé par une notoriété indélébile marquant les mêmes artistes, notamment visible lorsque la petite fille jouant dans le western, brillamment jouée par Julia Butters, affirme à Dalton spoiler: qu’elle n’avait jamais vu quelqu’un jouer aussi bien
alors que son attitude hautaine ne le présageait pas du tout quelques minutes auparavant. Et même si Sharon Tate met du temps à se faire reconnaître, elle y arrive tout de même spoiler: grâce à un ancien du cinéma et est demandée pour une photo à côté de l’affiche avant d’admirer la véritable Sharon Tate à l’écran
. Bien sûr, Tarantino utilise une fois de plus la violence pour marquer les conséquences de la concurrence sociétale entre les gens, mais surtout la schizophrénie particulière qu’un acteur peut ressentir lorsqu’il passe sa vie à jouer dans des fictions. La scène de l’agression est génialissime à souhait avec un Brad Pitt spoiler: qui dégomme les hippies les uns après les autres et DiCaprio qui finit celle qui atterrit dans la piscine en sortant le lance-flamme qui lui avait servi pour un de ses films phares
. Entre hommages appréciables et thématiques pas toujours abouties, Once upon a time in Hollywood a de quoi diviser. Il n’en reste pas moins un très bon film marquant une fois de plus le grand talent de son réalisateur !
la banquiz
la banquiz

24 abonnés 222 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 août 2019
Sans doute le film de Tarantino qui divisera le plus les avis, mais c'est à mon goût, une énième réussite pour le réalisateur.
Once Upon a Time In Hollywood est différent de ses derniers films, on assiste pas à autant de massacres comme on pourrait en voir dans ses films depuis Inglourious Basterds. On se rapproche plus d'un Pulp Fiction, avec un scénario complètement barré, dans lequel au final, il ne se passe pas grand chose. Moins de scènes folles, un scénario moins complexe, pourtant Tarantino nous propose encore une magnifique oeuvre, grâce notamment à son duo d'acteurs DiCaprio/Pitt que j'ai adoré et une mention spécial pour Brad Pitt que je trouve toujours au sommet de sa forme et qui était totalement fait pour incarner ce personnage de Cliff Booth.
Bref, en plus d'être d'être drôle et d'avoir son lot de scènes surprenantes, on retrouve la touche du réalisateur avec ses dialogues sans ni queue ni tête, ses clins d'oeil, ses acteurs favoris et ses scènes "gores", toujours maîtrisées de façon remarquable.
Au final, seul ceux s'attendant à des grosses scènes "tarantinesques" seront déçus, les amateurs de cinéma ne pourront qu'apprécier, car ce film a tout les atouts pour s'inscrire dans les meilleurs films de 2019, allant des prestations des acteurs, jusqu'aux décors d'un Hollywood des années 60.
Mon dernier conseil serait juste de se renseigner sur le meurtre de Sharon Tate avant d'aller voir le film, ça ne pourra que vous le faire apprécier encore plus. Bravo Quentin.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2019
Quentin Tarantino a sorti sa machine à voyager dans le temps et nous propulse droit dans les années 60, aux côtés d'un acteur qui a peur de devenir has been (Leonardo DiCaprio, convaincant) et son cascadeur, un gars droit dans ses bottes (Brad Pitt, impeccable). Les deux premières heures sont un véritable chant d'amour au septième art qu'adule tant Tarantino, et vous êtes bons pour la chasse aux références, les cinéphiles (comme moi) ont les yeux écarquillés devant tant de richesses : les affiches, les titres de films, le "fameux cri" (placé dès l'ouverture !), la marque Red Apple, les plateaux de tournage, les faux raccords exprès (sonores avec les clés de voiture qu'on ne devrait pas entendre, et visuels avec les coupes sursautant d'un plan à l'autre)... Clairement, le montage parfait, couplé aux musiques vintage et à l'ambiance rétro, on valide. Surtout si l'on passe par la case "western", on se dit que Tarantino aurait pu nous conter mille histoires de cowboys, car les quelques minutes de saloon et de duels au soleil nous tiennent les yeux grands ouverts. Mais lorsqu'on aborde la troisième heure, on tombe de haut : rien ne va plus, comme si Tarantino avait vu trop grand, s'était perdu en chemin, pour arriver à un final foutraque. On passe ainsi des codes du western à ceux du cinéma d'horreur (séquence des hippies dans la carrière qui pompe tout sur Hitchcock) sans aucune transition, ni utilité, d'ailleurs (toutes les scènes avec les hippies sont bonnes à mettre à la poubelle, complètement tirées par les cheveux et hors-sujet). C'est aussi lors de cette troisième heure qu'on se résigne à penser que Margot Robbie ne sert strictement à rien, quel dommage pour un réalisateur qui a offert des rôles féminins somptueux (Kill Bill, Pulp Fiction...) ; et le final tiré d'un nanar sanguinolent nous réveille d'un véritable ventre mou, mais sans qu'on comprenne ce que cela fiche là (gratuit et n'apporte rien à l'intrigue si ce n'est une échappatoire bancale pour conclure le film comme on peut). Le film aurait vraiment gagné à se terminer vers les deux heures, car on serait restés sur une impression de film excellent et intelligent, des références filmiques à la pelle pour les cinéphiles, et une scène post-générique que peu ont compris : Red Apple est la marque de cigarettes fictive de Pulp Fiction, qui avait été critiqué (entre autres) pour...ses publicités (un beau pied-de-nez de Tarantino, la boucle est bouclée). On retiendra surtout le magnifique chant d'amour au cinéma des deux première heures.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 août 2019
EPATANT. Quel superbe film !
Je me suis régalé du début à la fin.
L'un des meilleurs films de Tarantino.
L'amitié de ces deux hommes, le monde du cinéma à cette époque et le mouvement hippie, tout cela mélangé, cela m'a énormément plu.
mousquetaire14
mousquetaire14

2 abonnés 30 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 août 2019
Sujet pas approfondi beaucoup trop long s'étire en longueur j'ai plonger dans un grand ennui et un grand Someil
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2019
Quentin Tarantino est désormais probablement le seul cinéaste dont chaque nouveau film est un tel événement, « Once Upon a Time... in Hollywood » ne dérogeant pas à la règle. Période, contexte historique, casting, promotion, bande-annonce... Tout avait été soigneusement réuni pour que les amateurs de cinéma soient surexcités à l'idée de cette sortie nationale. Pourtant, le résultat a (légèrement) divisé, repartant même bredouille de Cannes où le jury a préféré récompenser pour la mise en scène... les frères Dardenne (on ne rit pas). D'ailleurs, j'ai moi-même mis un peu de temps pour savoir si celui-ci m'avait vraiment plu. Il est vrai que QT brouille, comme souvent, les pistes, n'offrant pas exactement ce que l'on pouvait attendre d'un tel projet. Cela peut déconcerter, voire décevoir certains, mais c'est aussi tout à son honneur de proposer une œuvre inattendue, notamment dans son déroulement. Vous dire que j'ai tout adoré serait toutefois mentir : parfois, le réalisateur se complaît un peu dans la lenteur et sa virtuosité, si bien qu'on se demande ce qu'il a pu se passer durant ces longues minutes. Je pense notamment à toute la partie touchant spoiler: le tournage du western
 : certes, ce qu'il fait avec la caméra est assez prodigieux, mais on se demande quand même où il veut en venir, si ce n'est cette mise en abyme poussée, pour le coup, vraiment très loin. N'empêche, quel esthète exceptionnel. Se plonger avec lui dans les 60's est un délice de pratiquement tous les instants. Je me suis régalé comme rarement devant cette reconstitution incroyable, ces décors, ces couleurs, la passion du cinéma transpirant à tous les plans, notamment à travers toutes ces salles et le nombre d'affiches proprement hallucinant : elles mériteraient d'être comptées tant elles apportent un charme incommensurable à l'entreprise. L'auteur de « Pulp Fiction » n'a également pas son pareil pour offrir des personnages inoubliables, mélangeant joyeusement rôles fictifs et réels, quitte à ne les faire apparaître qu'un instant spoiler: (Steve McQueen, les membres des Mamas and Papas, un peu plus longuement Bruce Lee, pour ne citer qu'eux)
, donnant à cet univers beaucoup de personnalité, crédible, cohérent tout en faisant fi du réalisme, quitte à prendre un grand nombre de libertés, voire à réécrire allègrement les événements de l'époque. Beaucoup de séquences mémorables, dues aussi bien à la mise en scène, l'écriture que l'incroyable talent de Tarantino pour créer des scènes spoiler: (le trajet en voiture de Roman Polanski et Sharon Tate sur « Hush » de Deep Purple : un régal)
, des situations jubilatoires : spoiler: le combat entre Cliff Booth et Lee, la « visite » de ce même Booth dans le Ranch Spahn, virant presque au film d'horreur par son ambiance et sa tension impressionnante.
Sans oublier, bien sûr, l'hallucinante séquence finale, où Tarantino se lâche complètement dans un summum de violence proprement ahurissant, spoiler: humiliant littéralement les membres de la « famille » Manson pour en faire des bouffons à peine convaincus de leurs motivations
 : magistral. Et ce avant de conclure sur une note beaucoup plus douce : le cinéma spoiler: ayant le pouvoir de réécrire l'Histoire (comme dans « Inglourious Basterds »)
, notamment dans ses moments les plus tragiques. Bande-originale de qualité, à défaut d'être la plus marquante de son auteur. Enfin, niveau casting, il est presque aussi fantasmatique que ceux qu'Hollywood pouvait proposer à l'époque : Leonardo DiCaprio, magistral après quatre ans d'absence, Brad Pitt, charismatique à souhait spoiler: (à qui l'irrésistible chienne Brandy ferait toutefois presque de l'ombre!)
, Margot Robbie, dont on pouvait néanmoins attendre un peu plus, l'étourdissante Margaret Qualley, ou encore Al Pacino ou Kurt Russell en seconds rôles de (très grand) luxe. Donc oui, je comprends les réserves, qu'on ne se soit pas retrouvé dans certains choix d'écriture insolites. Mais l'essentiel est ailleurs : une claque visuelle comme on reçoit une ou deux par an (grand maximum!), du cinéma avec un grand C, un monde dans lequel j'ai souvent adoré me perdre, régulièrement fasciné par les figures croisées, regrettant presque que certaines n'aient pas réellement existé... « Once Upon a Time... in Hollywood », ou le septième art rêvé par Quentin Tarantino.
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