Neuvième film à sa liste, Quentin Tarantino trouve un ton différent avec Once Upon a Time... in Hollywood présentant une oeuvre plus accessible et plus sensible que n'ont guère été ses précédentes productions, mais cependant, Once Upon a Time... in Hollywood n'est pas un film simple. Présenté en compétition officielle lors du Festival de Cannes 2019, sa nouvelle proposition se veut déjantée et cruelle, rendant également hommage aux années brillantes d'Hollywood puisque Once Upon a Time in Hollywood est un titre faisant référence au cinéma de Sergio Leone. L'histoire étonnante de Rick Dalton (DiCaprio) – star déclinante d'une série télévisée de western – et Cliff Booth (Pitt) – sa doublure – assistent à la métamorphose artistique d'un Hollywood qu'ils ne reconnaissent plus du tout en essayant de relancer leurs carrières. spoiler: Un soir dans cette ville, un acte violent et imprévisible sera causé par un groupe d'hippie en quête de succès et de vengeance voulant tuer des célébrités... Les amateurs de western spaghetti seront emballés par ce film et aussi ceux qui ont une connaissance à la culture hollywoodienne mais pour les autres, ils peuvent être déçus du fait d'un manque de violence de la part du vétéran de Kill Bill et le temps peut paraître interminable pour eux. La plupart des dialogues de Tarantino s'avèrent particulièrement jouissifs possédant un humour noir féroce verbalement et très provoquant que se soit spoiler: l'annonce d'un combat mémorable avec Bruce Lee et Brad Pitt ou encore dans la dernière partie du récit, complètement décalée par rapport à la situation avec l'aide d'un lance-flamme... De même, la qualité de ses personnages car il faut l'avouer le casting est démentiel !!! Leonardo DiCaprio livre une brillante et touchante performance sous les traits de cet acteur sur le déclin qui aime profondément son métier, mais c'est Brad Pitt, dans le rôle d'un cascadeur dévoué, qui épate le plus. Il démontre ici toute l'étendue de son talent (de même pour son chien)... Ça sent l'Oscar... Il y a une très bonne complicité à l'écran entre ces deux comédiens ! Margot Robbie est sublime en Sharon Tate, spoiler: bien qu'on soit légèrement sur notre faim concernant son personnage, à la fin du film... Et elle retrouve DiCaprio dont celle-ci avait collaboré dans l'immanquable The Wolf of the Wall Street ! Les apparitions de Al Pacino sont correctes, tout comme celles de Kurt Russell mais également narrateur de l'histoire. D'un point de vue esthétique, Quentin Tarantino nous en met plein la vue grâce à des mouvements de caméra très calculés et une luminosité irréprochable. Sa trame sonore, séduisante soit-elle, nous transporte à cette époque passée. L'émotion est souvent présente à contrario de ses anciennes comme spoiler: cette magnifique scène entre la jeune Julia Butters et un DiCaprio à fleur de peau lors d'un tournage de western. Et bien entendu dans le cinéma de Tarantino, le public retrouve une violence inouïe sur une finale aussi sombre que excitante, spoiler: bien que celle-ci est bien moins présente dans Once Upon a Time... in Hollywood comparé à Inglorious Basterds ou à Django Unchained. Le réalisateur de Pulp Fiction arrive à nous faire sourire dans des moments où spoiler: le sang coule à flots et les cris de douleurs résonnent... C'est ce qui fait de son cinéma un phénomène du genre ! Pour terminer, Once Upon a Time... in Hollywood est un film de Tarantino drôle, émouvant, violent et fidèle de l'époque d'Hollywood. Peut être son dernier long-métrage en tant que réalisateur mais son film ne déçoit guère s'adressant aux vrais fans du maître ! « T'es une bête Quentin Tarantino ! »
Un film qui ne change pas des habitudes de Tarantino. "Once upon a time in... Hollywood" est une belle déclaration d’amour au cinéma avec des dialogues qui claquent et des personnages charismatiques. Mais le récit est sans enjeu et ne mène nulle part si ce n’est à un dernier acte tombant dans une violence grand-guignolesque. Tarantino aime le cinéma et en fait le sujet de tous ses films.
Tarantino signe là un chef d’œuvre et cela faisait bien longtemps depuis Pulp fiction et Inglorious bastard. La griffe du réalisateur est incontestablement présente, les plans et cadrages de la caméra sont superbes, tout comme la colorisation des images, jaunes, pastels et veloutés qui signe parfaitement la nostalgie de l'age d'or de ces acteurs d’ Hollywood. Los Angeles est grandiose, cette ville donne l'impression que tout est possible , que tout peut arriver. Les acteurs sont exceptionnels, transportés dans une bande son faite de grand morceaux rock et blues qui colle parfaitement à l'ambiance de la ville, de ses Cadillacs et Mustangs colorées. J'ai été un peu déçu par la voix française de Di Caprio mais rien de grave, rien ne gâche le plaisir du visionnage. L'histoire est lente mais très bien conçue, on ne s'ennuie pas, on pressent que tout peut arriver, couleurs feutrées et personnages charismatiques. La fin, car c'est du Tarantino, promet un bon moment; impressionnant et filmé impeccablement. C'est un véritable chef d’œuvre.
Le meilleur Tarantino depuis Inglourious Basterds! Les 2 personnages principaux sont géniaux, la reconstitution d'époque magnifique et les situations souvent drôles et savoureuses. Un bel hommage au 7ème art!
Une somme. Un nouveau Tarantino est toujours un événement parce qu’il attire à lui des publics différents, chacun y cherchant l’ingrédient tarantinesque qu’il attend. Nous sommes en 1969, période charnière dans une Amérique célébrant la société de consommation et le glamour un peu surfait. L’ancien monde, violent, masculin et caricatural se heurte à de nouvelles aspirations pacifistes, alternatives et d’art renouvelé. C’est ce basculement que nous raconte Tarantino via deux compères, brigands du cinéma à papa, un acteur sur le déclin et sa doublure cascade. Pendant ce temps-là, Sharon Tate va vers son destin. On est là en plein cœur de la mythologie américaine contemporaine. Tarantino invoque les principales figures du basculement des 70’s. Là, dit comme ça, c’est du lourd. Sauf qu’en fait, le film est une véritable comédie. On en revient donc aux différents publics susceptibles de se ruer sur le dernier Tarantino. Assurément, ceux qui aiment sa plume vont sur-kiffer les scènes dialoguées et les anecdotes truculentes. Ceux qui aiment y voir un regard décalé sur son pays seront également comblés pour peu qu’ils aient les références nécessaires à la bonne compréhension de la fable. Reste ceux qui voit en Tarantino le maître d’une violence stylisée qui défoule. Ceux-là, risquent de trouver le temps long. En vérité, il serait fastidieux de lister là toutes les formidables réussites de ce film alors on va résumer ainsi : Une interprétation magistrale (Di Caprio monstrueux), un scénario malin et plein de surprises, une drôlerie irrésistible, une réalisation ultra précise et minutieuse, une coolitude (Sego style) à tomber, une musique merveilleusement bien choisie et mise en scène, un rythme osé et assumé et j’en passe. Au final, dans ce fantasme nostalgique d’une époque rêvée qu’il n’a pas connue, Tarantino nous invite à porter un regard amoureux sur le cinéma populaire et de niche, sur son cinéma. Par la même occasion, il nous offre une réflexion sur son propre travail sans verbiage pompeux. Un vrai grand coup de cœur qui fait un bien fou !
Surprenant et déroutant pour un Tarantino, c’est effectivement son film que l’on pourrait considérer le plus bizarre, certainement le moins abordable mais aussi son plus personnel et sensible. On différencie nettement le fond de la forme (ce n’est pas tant l’histoire, secondaire, qui est importante que la fin d’une époque bénit plus spécifiquement aux USA) qui laisse une certaine insouciance faire place à un monde beaucoup plus chaotique, qui marque la fin de l’âge d’or du cinéma américain, ce qui n’est pas sans rappeler la mort du cinéma sous sa forme actuelle que beaucoup annonce du fait de l’omniprésence des plateformes vsod, c’est aussi et surtout son plus bel hommage au cinéma tout court (notamment du western pur produit américain) avec une reproduction magnifique du LA de cet époque. On sent l’influence de Robert Altman (3 femmes) plus que Lynchien (Mulholland Drive) pour le côté à la limite de la compréhension de certains passages, tout comme Fellini pour le côté loufoque et absurde (8 1/2, La dolce vita) ainsi que, gros clin d’œil forcément, à Roman Polanski (Chinatown) pour sa reconstruction parfaite du LA de cette époque, sans oublier Sergio Leone sans le citer ouvertement (« Corbucci est le second plus grand réalisateur de western italien ») pour le côté western et le nom de beaucoup de ses films. Di Caprio et Pitt y sont formidables de complémentarité. La photographie est merveilleuse, on s’y croirait. Bref c’est un excellent film qui va en dérouter beaucoup je me répète mais qui mérite au minimum une seconde vision car il possède plusieurs niveaux de lecture. Comme souvent, merci encore M. Tarantino pour cette œuvre hommage qui bien que risquée tant beaucoup de gens ne vont plus voir que des films commerciaux de plus en plus stéréotypés, aseptisés, formatés et donc médiocres. Cela rend votre filmographie encore plus intéressante.
Avec « Once upon a time... in Hollywood », Quentin Tarantino démontre à ceux qui en doutaient encore qu'il est toujours le réalisateur le plus créatif de sa génération (et sans doute plus encore). Son scénario est un puits sans fond de références cinématographiques et on y découvre avec bonheur les inspirations diverses et variées qui ont jalonné l'ensemble de son œuvre depuis ses débuts. On y retrouve également bon nombre des acteurs et actrices qui ont l'habitude de l'entourer et dont il a fait sa joyeuse bande au fil du temps. Ainsi Brad Pitt et Leonardo DiCaprio se disputent l'affiche, bien aidés par de glorieux seconds rôles comme Michael Madsen ou encore Kurt Russell. L'histoire, basée sur l'amitié entre une star de cinéma et sa doublure est passionnante et nous montre avec un certain réalisme les coulisses d'Hollywood. Évidemment, Tarantino oblige, l'ensemble est délicieusement ponctué de passages drôles et déjantés... mais c'est bien la dernière scène qui « remporte le pompon » avec une explosion de violence d'une rare sauvagerie et d'une jouissive cruauté. Elle vaudra d'ailleurs au chien de l'équipe l'improbable trophée du « palm dog » au Festival de Cannes. Bref, une nouvelle perle du 7ème Art qu'il convient de voir, revoir et revoir encore pour en saisir toute la substantifique moelle... merci M. Tarantino !
un vrai hommage au cinéma, avec deux excellents acteurs en premier rôle et une margot robbie, sublime, un vrai bon moment passé, j'ai adoré et je pourrais le revoir plein de fois.
Un peu d'appréhension au vu de la durée du film, mais je n'ai pas vu le temps passer. Un scénario éblouissant, un grand Tarantino, impossible de résumer sans dévoiler les méandres du film. La musique des années 70 nous accompagne. .Leonardo Di Caprio et son acolyte Brad Pitt sont excellents.
Un superbe film affublé d'un casting et d'un réalisateur d'exception. Que rêver de mieux ? Une époque qui fait rêver certains cadors du cinéma actuel et en fera rêver plus d'un.
J'ai adoré me demander, au bout d'une heure, si je n'étais pas en train de... m'ennuyer pour immédiatement sourire de cette question et replonger en contemplation... Il ne se passe rien, peut être, mais tout fait sens. C'est du pur Cinéma, la fin est grandiose, le second degré partout, comme dans un bon conte de fée.
Je fais partie des personnes qui n’apprécient pas habituellement Quentin Tarantino. Même si j’ai toujours reconnu son talent de surdoué, je n’accrochais jamais à la thématique de son cinéma. L’ultra-violence au service de la réécriture jubilatoire de l’Histoire comme dans « Django enchained » ou « inglorious basterd » m’avait fortement déplu.
Ceci dit, j’ai été complètement passionnée par « Once Upon a Time …in Hollywood » et très touchée par l’émotion, voire la délicatesse (c’est ainsi que j’ai ressenti des passages pourtant atroces, restant malgré tout du cinéma) qui se détachent de l’hommage rendu à Sharon Tate. Je ne trahis pas l’histoire en parlant de Sharon Tate dont tout le monde connaît le destin tragique.
Le film est dédié à ce drame qui a eu lieu en 1969 à Hollywood. Quentin Tarantino reconstitue le Hollywood de cette année-là en introduisant dans la grande Histoire deux héros imaginaires : l’acteur Rick Dalton et sa doublure pour les cascades, Cliff Booth.
C’est une ville fantasmée qu’il met en scène en lui donnant une dimension mythique fascinante. Rien que pour cela le film vaut largement le déplacement.
Léonardo Di Caprio et Brad Pitt sont brillants, cabotins à leur moment, il est clair que ce sont des acteurs, et de grands acteurs ! Certaines scènes resteront dans les annales, bien sûr, la fin du film, mais j’ai été scotchée par la scène dans le ranch des Hippies avec Brad Pitt. Je n’en dis pas davantage pour les scènes d’anthologie.
Ainsi, Quentin reconstitue dans les moindres détails et sur la durée (je salue le travail titanesque) le contexte d’un massacre, lequel appartient à un moment charnière de l’Histoire du cinéma américain. Cette double articulation lui donne une grande complexité que je laisserai aux spécialistes le soin d’analyser.
Pour moi, c’est un des grands films de l’année, préféré à « Parasite ». mon blog : larroseurarrose.com
Je me demande souvent ce que Tarantino apporte au cinéma et cette fois j’y vois du rabâché de la part d’un faiseur qui n’en finit pas de contempler ce qui fut . Entre pastiche et plagiat, il y a des hommages, très furtifs aux sixties de Hollywood mais la manière de les rapporter est très peu personnel de la part d’un cinéaste qui montre de temps en temps qu’il sait filmer. Et saluer le talent des comédien (ne)s comme Margot Robbie lors d’une séance de cinéma à laquelle son personnage ( Sharon Tate ) assiste. Ou plus encore celui de Brad Pitt dans une belle séquence très originale, empruntée aux codes du far-West, mais sans ses attributs. De l’excellent Tarantino, mais si rare… Leonardo DiCaprio qui lui aussi ne me convainc pas toujours est ici grandiose . Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Une croûte! J'ai accompagné une amie friande des films de Tarantino. 2h30 de longueurs pas d'histoire j'ai même failli m'endormir !!!! Bref 12,50€ pr ca ?? Fuyez !!!!!
Avant dernier film de Tarantino, celui-ci réinvente en partie la célèbre histoire de Sharon Tate & Roman Polanki lors du terrible crime commis par les membres de Charles Manson. On suit alors 2 protagonistes voisins de Tate & Polanski dans un Hollywood des années 60, alias Di Caprio un acteur sur le déclin et Pitt son double et son cascadeur attitré. Le film est parfois un peu long à suivre car bourré de dialogues mais que les interprétations de Di Caprio et Pitt sont puissantes et impressionnantes. Ce sont 2 monstres du cinéma. Je suis par contre déçu par Margot Robbie qui a un très faible rôle ici. Bref : Il fut une fois une histoire... à Hollywood :)