Note moyenne
3,9
34553 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
347 critiques
4
547 critiques
3
363 critiques
2
367 critiques
1
259 critiques
0
251 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Il m'aura fallu du temps pour apprécier l'œuvre, mais tellement elle est intime et aboutie que ça en devient désormais mon Tarantino préféré.
L'acting est extraordinaire, la réalisation magistrale, les décors envoûtants et nous renvoyant à une époque que le réal regrette déjà, le scénario d'une qualité surprenante et la photographie sublime.
Brad Pitt et Leonardo DiCaprio ne sont pas has-been et nous emmènent dans les différentes ruelles de Los Angeles pour nous conter une histoire drôle, dérangée et parfois angoissante.
Immense chef-d'œuvre d'écriture et hommage au cinéma et à l'Hollywood de cette époque.
L'acting est extraordinaire, la réalisation magistrale, les décors envoûtants et nous renvoyant à une époque que le réal regrette déjà, le scénario d'une qualité surprenante et la photographie sublime.
Brad Pitt et Leonardo DiCaprio ne sont pas has-been et nous emmènent dans les différentes ruelles de Los Angeles pour nous conter une histoire drôle, dérangée et parfois angoissante.
Immense chef-d'œuvre d'écriture et hommage au cinéma et à l'Hollywood de cette époque.
Ce dernier film de Quentin Tarentino est vraiment tres bon a voir, se film est vraiment parfait pour tout les passionné de cinéma
Leonardo DiCaprio et Brad Pitt est parfait dans ce film
Leonardo DiCaprio et Brad Pitt est parfait dans ce film
9e film de Quentin Tarantino, et on y est enfin. Brad Pitt et Leonardo DiCaprio en back to back pour nous offrir un pur moment de cinéma hollywoodien, comme on aime.
On sent une vraie maturité chez Tarantino. L’histoire, au fond, ne raconte pas grand-chose, et c’est justement là que le film est fort : il parle avant tout de son métier, de ses codes, de ses travers, tout en rendant un hommage appuyé à Hollywood.
Le spectateur est plongé dans le quotidien d’un acteur qui a raté le coche, excellemment incarné par DiCaprio, et qui tente tant bien que mal de redonner un sens à sa carrière. C’est sur cette base satirique, voir sarcastique, que Tarantino déroule son récit avec son style unique, et qu’on prend un immense plaisir à suivre.
Sans parler de Brad Pitt, qui fait du Brad Pitt. Rien que ce clin d’œil rend le film encore plus jubilatoire.
Once Upon a Time in Hollywood fait clairement partie des meilleurs films de sa carrière.
On sent une vraie maturité chez Tarantino. L’histoire, au fond, ne raconte pas grand-chose, et c’est justement là que le film est fort : il parle avant tout de son métier, de ses codes, de ses travers, tout en rendant un hommage appuyé à Hollywood.
Le spectateur est plongé dans le quotidien d’un acteur qui a raté le coche, excellemment incarné par DiCaprio, et qui tente tant bien que mal de redonner un sens à sa carrière. C’est sur cette base satirique, voir sarcastique, que Tarantino déroule son récit avec son style unique, et qu’on prend un immense plaisir à suivre.
Sans parler de Brad Pitt, qui fait du Brad Pitt. Rien que ce clin d’œil rend le film encore plus jubilatoire.
Once Upon a Time in Hollywood fait clairement partie des meilleurs films de sa carrière.
Un bon moment mais pas le meilleur de Tarantino.
Je le reverrai pas mais j'ai aimé le voir.
Tout le monde joue bien, il y a du spectacle.
Je le reverrai pas mais j'ai aimé le voir.
Tout le monde joue bien, il y a du spectacle.
C’est un super film avec des acteurs au sommet et une photographie sublime. Ce qui est vraiment cool, c’est la manière dont on arrive à s'immiscer dans la vie quotidienne d'un acteur à Hollywood à cette époque. Même si le film est un peu long à se lancer et manque d'une intrigue classique, l'immersion est totale. Un point intéressant est que le récit joue avec l'histoire réelle : je ne connaissais pas les faits divers de l'époque avant de le voir, et c'est en me renseignant après le visionnage que j'ai compris toute la tension et la profondeur du destin de certains personnages.
On reconnaît clairement la patte de Quentin Tarantino, avec une mise en scène soignée et une vraie atmosphère. Présence de longueurs intéressantes, mais qui m’ont fait décrocher par moments.
Un bon film de Quentin Tarantino .
Il n'y a pratiquement pas d'action , mais l'histoire est bien , sur l'amitié entre un acteur tête d'affiche interprété par Léonardo Di Caprio et sa doublure cascadeur , interprété par Brad Pitt , qui se passe en 1969 , à Los Angeles , dans l'industrie du cinéma d' Hollywood .
Le peu d'action qu'il y a , est impressionnant .
Par contre la scène avec Bruce Lee , est nul , le vrai Bruce Lee n'était pas qu'un acteur de cinéma , c'était un véritable combattant , qui a fait des tournois d'arts martiaux , a même inventé , un art martial " Le Jeet Kune Doo " , un mélange de plusieurs sports de combat , pour être réellement efficace, dans le combat de rue , pour se défendre .
Et adolescent , de famille pauvre , dans un quartier pauvre de Chine , il a été obligé de se bagarrer , pour se défendre .
( Lisez des livres , pour savoir la vérité ) .
A croire la scène du film , Bruce Lee n'était qu'un acteur de cinéma , qui se ferait battre par un cascadeur , n'importe quoi , cette scène !!!!
Je voulais mettre 3 étoiles et demi , c'est un film bien qui mérite 3 étoiles et demi , mais à cause de cette scène , qui ridiculise Bruce Lee , j'enlève une étoile , et met 2 étoiles et demi .
Il n'y a pratiquement pas d'action , mais l'histoire est bien , sur l'amitié entre un acteur tête d'affiche interprété par Léonardo Di Caprio et sa doublure cascadeur , interprété par Brad Pitt , qui se passe en 1969 , à Los Angeles , dans l'industrie du cinéma d' Hollywood .
Le peu d'action qu'il y a , est impressionnant .
Par contre la scène avec Bruce Lee , est nul , le vrai Bruce Lee n'était pas qu'un acteur de cinéma , c'était un véritable combattant , qui a fait des tournois d'arts martiaux , a même inventé , un art martial " Le Jeet Kune Doo " , un mélange de plusieurs sports de combat , pour être réellement efficace, dans le combat de rue , pour se défendre .
Et adolescent , de famille pauvre , dans un quartier pauvre de Chine , il a été obligé de se bagarrer , pour se défendre .
( Lisez des livres , pour savoir la vérité ) .
A croire la scène du film , Bruce Lee n'était qu'un acteur de cinéma , qui se ferait battre par un cascadeur , n'importe quoi , cette scène !!!!
Je voulais mettre 3 étoiles et demi , c'est un film bien qui mérite 3 étoiles et demi , mais à cause de cette scène , qui ridiculise Bruce Lee , j'enlève une étoile , et met 2 étoiles et demi .
Certainement pour moi le plus mauvais film de Tarantino
Quel ennui et quel écart avec ses derniers films
Aucune intrigue, tres peu d humour; le film traine en longueur au fil des scenes décousues et sans grand d intérêt
Ce film déçoit
Souhaitons que le prochain sauve la mise
Quel ennui et quel écart avec ses derniers films
Aucune intrigue, tres peu d humour; le film traine en longueur au fil des scenes décousues et sans grand d intérêt
Ce film déçoit
Souhaitons que le prochain sauve la mise
bande son incroyable, jeux d'acteurs fous, mais scénario lent, certains personnages ne sont pas développés, et c'est une fiction mais trop proche de le réalité dans ce cas j'aurais apprecie un 100% fiction comme Tarantino les fait parfaitement
Top film mais pas le meilleur Tarantino. Brad Pitt est exceptionnel !!!! Le casting aussi. Bande son génial.
Neuvième long-métrage de Quentin Tarantino qui évoque la vie d’un acteur de western et de sa doublure dans le Hollywood de 1969 avec en toile de fond le cas de Charles Manson et de l’assassinat de l’actrice Sharon Tate par des membres de sa secte. Un opus dont on se délecte du ton nostalgique autant que d’une direction d’acteurs au petit oignon dirigeant à merveille le duo à l’écran formé par Leonardo DiCaprio et Brad Pitt. Bien que l’écriture soit parfois un peu lâche, celle-ci multiplie les références à outrance et donne au long-métrage un aspect décalé, humour décapant et dialogues incisifs sont au programme sans oublier un final ubuesque permettant au cinéaste de laisser libre court à sa vision du Hollywood de l’époque au sein d’une mise en scène brillante par fulgurances mais étrangement plate par instants. Un film dont il faut certainement prendre le temps pour en apprécier chaque strate mais qui au-delà de ses qualités formelles évidentes apparait d’une certaine vacuité.
Des plans archaïques, des scènes trop longues, Tarantino ne sait pas vivre avec son temps malgré un casting incroyable et un budget surement monstrueux.. Aucune émotion ou accroche dans ce film. Il serait peut être temps, pour les cinéphiles, de comprendre que le cinéma n’était pas forcément mieux avant et qu’il faut commencer à comprendre que le cinéma est un divertissement pour les spectateurs et non une oeuvre d’art abstraite pour son créateur.
Réalisé par Quentin Tarantino, Once Upon a Time… in Hollywood est une plongée dans le Los Angeles de 1969, à une époque où Hollywood vit une transition majeure. Le film suit deux personnages fictifs : Rick Dalton (Leonardo DiCaprio), un acteur de séries télé en perte de vitesse qui tente désespérément de relancer sa carrière, et Cliff Booth (Brad Pitt), son cascadeur et ami fidèle, qui l’accompagne dans ses errances professionnelles et personnelles. En parallèle, le film croise la route de Sharon Tate (Margot Robbie), jeune actrice pleine de fraîcheur, installée avec Roman Polanski, et qui incarne l’innocence d’une époque en train de disparaître.
Tarantino déploie une fresque à la fois nostalgique et décalée, où l’on retrouve sa patte habituelle : une attention incroyable aux décors et aux détails, un humour parfois grinçant et une manière unique de mélanger fiction et réalité. L’un des atouts majeurs du film est sans doute le duo DiCaprio-Pitt, dont l’alchimie à l’écran est indéniable. DiCaprio, brillant dans son rôle d’acteur déchu, oscille entre fragilité et excès, tandis que Pitt, plus posé et charismatique, apporte un équilibre parfait.
Cependant, le rythme peut en dérouter certains : l’intrigue avance lentement, Tarantino prenant le temps d’installer son atmosphère, de recréer avec minutie le Hollywood de la fin des années 60 et de multiplier les références cinéphiles. Certains spectateurs pourront y voir une œuvre contemplative et brillante, d’autres un film un peu trop bavard qui manque de nerf avant son dénouement.
Le final, typiquement tarantinesque, est une réécriture surprenante et brutale de l’Histoire, mélangeant violence et ironie avec une audace qui divise mais qui ne laisse pas indifférent.
Tarantino déploie une fresque à la fois nostalgique et décalée, où l’on retrouve sa patte habituelle : une attention incroyable aux décors et aux détails, un humour parfois grinçant et une manière unique de mélanger fiction et réalité. L’un des atouts majeurs du film est sans doute le duo DiCaprio-Pitt, dont l’alchimie à l’écran est indéniable. DiCaprio, brillant dans son rôle d’acteur déchu, oscille entre fragilité et excès, tandis que Pitt, plus posé et charismatique, apporte un équilibre parfait.
Cependant, le rythme peut en dérouter certains : l’intrigue avance lentement, Tarantino prenant le temps d’installer son atmosphère, de recréer avec minutie le Hollywood de la fin des années 60 et de multiplier les références cinéphiles. Certains spectateurs pourront y voir une œuvre contemplative et brillante, d’autres un film un peu trop bavard qui manque de nerf avant son dénouement.
Le final, typiquement tarantinesque, est une réécriture surprenante et brutale de l’Histoire, mélangeant violence et ironie avec une audace qui divise mais qui ne laisse pas indifférent.
Qui est le film ?
Avec Once Upon a Time… in Hollywood (2019), Quentin Tarantino signe son neuvième long-métrage, un film qui s’inscrit à la fois dans la continuité de sa filmographie et en rupture avec elle. Si Inglourious Basterds réécrivait déjà l’Histoire par la fiction, ce nouvel opus pousse plus loin la logique : il ne s’agit pas seulement de détourner un événement tragique (le meurtre de Sharon Tate et de ses amis par la « famille » Manson en 1969), mais de redessiner la mémoire d’une époque en la transfigurant. Le film prend place dans un Los Angeles finissant, où les héros de studio peinent à survivre à l’avènement du « Nouvel Hollywood » et où l’industrie bascule dans un autre âge. En surface, Tarantino promet une reconstitution sérieuse (voitures, enseignes lumineuses, décors de westerns télévisés) mais le véritable enjeu est ailleurs : donner au cinéma le pouvoir de faire récit là où l’Histoire impose une blessure.
Que cherche-t-il à dire ?
Tarantino interroge ici le pouvoir de son médium à consoler, à réparer. Le film se construit sur un paradoxe : il déploie une tendresse infinie pour un monde disparu (l’âge d’or des studios, les stars sur le déclin, les enseignes de Sunset Boulevard) tout en révélant les violences latentes de ce même monde (sexisme, racisme, brutalité du système). L’ambition est double : célébrer la matière du passé et, en même temps, poser une question morale brûlante : jusqu’où peut-on réécrire l’Histoire pour la rendre supportable ?
Par quels moyens ?
Le film adopte une structure dilatée, proche du roman-feuilleton. Les chapitres s’enchaînent dans une logique d’accumulation : longues séquences de plateau, errances de voiture, soirées anodines. Cette lenteur n’est pas du remplissage : elle construit une dramaturgie par saturation. On ne suit pas une intrigue, on absorbe un climat. Et parce que l’on sait (en tant que spectateur) ce qui doit advenir à Sharon Tate, l’attente se charge de tension. Le renversement final n’a de poids que parce que Tarantino a laissé infuser cette longue latence.
Rick Dalton, star sur le déclin, incarne la fin d’un âge où l’acteur de western télévisé faisait encore illusion. Cliff Booth, cascadeur et homme à tout faire, figure du prolétariat du spectacle, rappelle que derrière les icônes se cache une main-d’œuvre, parfois inquiétante (les rumeurs de meurtre qui l’entourent). Sharon Tate, au contraire, apparaît comme une icône lumineuse, peu dialoguée, mais filmée dans la grâce de gestes simples : entrer dans un cinéma, rire d’elle-même à l’écran.
Le film respire la nostalgie matérielle : les enseignes clignotantes, les stations-service, les programmes télé défilant en arrière-plan. Tarantino ne filme pas seulement un décor ; il filme un monde que l’on peut presque toucher. Mais cette nostalgie est à double fond. Elle enchante tout en interrogeant : célébrer les années 60, est-ce aussi faire silence sur leurs fractures sociales ? La tendresse pour Tate, Dalton et Booth se mêle à la conscience des violences qui parcouraient Hollywood.
Tout converge vers le choix le plus audacieux : réécrire la nuit du 9 août 1969. Là où l’Histoire a imposé l’horreur, Tarantino substitue une issue cathartique, la violence punitive des deux héros empêchant le massacre. Ce choix est problématique autant qu’émouvant : offre-t-il une consolation légitime, ou recycle-t-il le vigilantisme masculin comme solution fantasmée ?
Sharon Tate qui entre dans une salle pour voir son propre film est sans doute la plus belle scène : Tarantino filme le visage de Margot Robbie, entre curiosité et joie. Le film ne cesse de réfléchir à son propre pouvoir : raconter, déformer, consoler. Dans cette logique, la salle obscure est un sanctuaire où se rejoue l’Histoire.
La photographie ambrée de Robert Richardson, les plans longs qui laissent respirer le décor, les musiques d’époque saturent le film de signes. Mais loin d’être un simple pastiche, le geste est palimpseste : on lit simultanément l’Histoire réelle et sa fabulation. Tarantino orchestre un collage où comédie, mélodrame et thriller coexistent. Une manière de rappeler que l’Histoire elle-même est faite de récits concurrents.
Où me situer ?
J’admire profondément la façon dont Tarantino parvient à faire sentir une époque révolue. J’admire aussi le courage de poser une question éthique frontale : peut-on se consoler par le cinéma ? Mais je ne peux ignorer l’ambiguïté de la réponse : la réparation proposée passe par une violence spectaculaire, et par deux figures masculines qui deviennent sauveurs. La place réduite accordée à Sharon Tate comme sujet, malgré sa beauté lumineuse, me semble limiter la portée émancipatrice du projet.
Quelle lecture en tirer ?
Once Upon a Time… in Hollywood n’est pas un simple exercice nostalgique. C’est une expérience critique, une invitation à réfléchir à la manière dont nous lisons le passé et dont nous utilisons la fiction pour l’habiter autrement.
Avec Once Upon a Time… in Hollywood (2019), Quentin Tarantino signe son neuvième long-métrage, un film qui s’inscrit à la fois dans la continuité de sa filmographie et en rupture avec elle. Si Inglourious Basterds réécrivait déjà l’Histoire par la fiction, ce nouvel opus pousse plus loin la logique : il ne s’agit pas seulement de détourner un événement tragique (le meurtre de Sharon Tate et de ses amis par la « famille » Manson en 1969), mais de redessiner la mémoire d’une époque en la transfigurant. Le film prend place dans un Los Angeles finissant, où les héros de studio peinent à survivre à l’avènement du « Nouvel Hollywood » et où l’industrie bascule dans un autre âge. En surface, Tarantino promet une reconstitution sérieuse (voitures, enseignes lumineuses, décors de westerns télévisés) mais le véritable enjeu est ailleurs : donner au cinéma le pouvoir de faire récit là où l’Histoire impose une blessure.
Que cherche-t-il à dire ?
Tarantino interroge ici le pouvoir de son médium à consoler, à réparer. Le film se construit sur un paradoxe : il déploie une tendresse infinie pour un monde disparu (l’âge d’or des studios, les stars sur le déclin, les enseignes de Sunset Boulevard) tout en révélant les violences latentes de ce même monde (sexisme, racisme, brutalité du système). L’ambition est double : célébrer la matière du passé et, en même temps, poser une question morale brûlante : jusqu’où peut-on réécrire l’Histoire pour la rendre supportable ?
Par quels moyens ?
Le film adopte une structure dilatée, proche du roman-feuilleton. Les chapitres s’enchaînent dans une logique d’accumulation : longues séquences de plateau, errances de voiture, soirées anodines. Cette lenteur n’est pas du remplissage : elle construit une dramaturgie par saturation. On ne suit pas une intrigue, on absorbe un climat. Et parce que l’on sait (en tant que spectateur) ce qui doit advenir à Sharon Tate, l’attente se charge de tension. Le renversement final n’a de poids que parce que Tarantino a laissé infuser cette longue latence.
Rick Dalton, star sur le déclin, incarne la fin d’un âge où l’acteur de western télévisé faisait encore illusion. Cliff Booth, cascadeur et homme à tout faire, figure du prolétariat du spectacle, rappelle que derrière les icônes se cache une main-d’œuvre, parfois inquiétante (les rumeurs de meurtre qui l’entourent). Sharon Tate, au contraire, apparaît comme une icône lumineuse, peu dialoguée, mais filmée dans la grâce de gestes simples : entrer dans un cinéma, rire d’elle-même à l’écran.
Le film respire la nostalgie matérielle : les enseignes clignotantes, les stations-service, les programmes télé défilant en arrière-plan. Tarantino ne filme pas seulement un décor ; il filme un monde que l’on peut presque toucher. Mais cette nostalgie est à double fond. Elle enchante tout en interrogeant : célébrer les années 60, est-ce aussi faire silence sur leurs fractures sociales ? La tendresse pour Tate, Dalton et Booth se mêle à la conscience des violences qui parcouraient Hollywood.
Tout converge vers le choix le plus audacieux : réécrire la nuit du 9 août 1969. Là où l’Histoire a imposé l’horreur, Tarantino substitue une issue cathartique, la violence punitive des deux héros empêchant le massacre. Ce choix est problématique autant qu’émouvant : offre-t-il une consolation légitime, ou recycle-t-il le vigilantisme masculin comme solution fantasmée ?
Sharon Tate qui entre dans une salle pour voir son propre film est sans doute la plus belle scène : Tarantino filme le visage de Margot Robbie, entre curiosité et joie. Le film ne cesse de réfléchir à son propre pouvoir : raconter, déformer, consoler. Dans cette logique, la salle obscure est un sanctuaire où se rejoue l’Histoire.
La photographie ambrée de Robert Richardson, les plans longs qui laissent respirer le décor, les musiques d’époque saturent le film de signes. Mais loin d’être un simple pastiche, le geste est palimpseste : on lit simultanément l’Histoire réelle et sa fabulation. Tarantino orchestre un collage où comédie, mélodrame et thriller coexistent. Une manière de rappeler que l’Histoire elle-même est faite de récits concurrents.
Où me situer ?
J’admire profondément la façon dont Tarantino parvient à faire sentir une époque révolue. J’admire aussi le courage de poser une question éthique frontale : peut-on se consoler par le cinéma ? Mais je ne peux ignorer l’ambiguïté de la réponse : la réparation proposée passe par une violence spectaculaire, et par deux figures masculines qui deviennent sauveurs. La place réduite accordée à Sharon Tate comme sujet, malgré sa beauté lumineuse, me semble limiter la portée émancipatrice du projet.
Quelle lecture en tirer ?
Once Upon a Time… in Hollywood n’est pas un simple exercice nostalgique. C’est une expérience critique, une invitation à réfléchir à la manière dont nous lisons le passé et dont nous utilisons la fiction pour l’habiter autrement.
Once Upon a Time… in Hollywood - un tour dans les films westerns à la fin des succès. Brad Pitt et Di Caprio jouent à la perfection
spoiler:
mais la fin ultra violente est désagréable et insupportable !
L’idée est intéressante mais à réserver aux fans !
3/5
L’idée est intéressante mais à réserver aux fans !
3/5
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse