Premier long métrage de Burton, Pee Wee n'est pas à première vue un film à proprement dit "Burtonien" et pourtant si! Le personnage lui même a des caractéristiques du réalisateur, c'est un marginal asexué resté coincé dans l'enfance et qui a parfois du mal à tisser des liens intimes avec les gens comme avec Dottie. Mais la signature burtonienne est présente dès les premières secondes avec la chaine mécanique faisant plus tard écho avec celle du "père" d'Edward, un personnage cabotin et excentrique comme Wonka, et le vélo, véritable petit frère de la future batmobile tant il est bourré de gadgets. "Pee-wee" n'est pas qu'un film sur un grand enfant, c'est un film sur le cinéma, ce qu'on voit avec la présence de motifs récurrents du cinéma américain avec le vagabond, le cow-boy, le biker, le fuyard ou le camion fantôme. Burton livre même quelques scènes parodiques du cinéma hollywoodien avec des scènes de road movie où Pee-wee se travestit (futur Ed Wood) ou de film fantastique avec la scène de la ruelle où on peut déceler une influence expressionniste grâce au thème du double représenté par l'ombre déformée sur le mur. L'influence du cinéma expressionniste est flagrante dans le rêve de Pee-Wee où l'architecture faite d'oblique reflète l'état d'esprit tourmenté du personnage. Le film est un road movie parlant des USA et de son Histoire avec Alamo par exemple, un road movie parsemé de la personnalité du futur grand cinéaste avec le stop motion, la présence de l'enfance ou l'hybridation (très légère ici) de l'Homme avec l'animal avec les pantoufles ourson (hybridation la plus claire dans Big Fish). Pee-Wee est le déclencheur des thèmes qui vont peupler profondément le cinéma de Burton, notamment quand il s'attaque à l'establishment symbolisé ici avec Hollywood décrit comme monde de tromperie où on voit des acteur odieux jouer des personnages adorables. Il critique autant l'éducation des enfants avec Francis (Charlie et la chocolaterie) ou plus généralement les suiveurs.
Pour son premier long-métrage, Tim Burton trouve un projet en phase avec son univers déjanté. Le film fourmille de trouvailles visuelles et de décalages amusants, le tout étant plombé par l'interprétation horripilante de Paul Reubens.
Heureusement que ce long-métrage ne soit pas le premier de la filmographie de Tim Burton que j'ai vu, sinon, je ne serais pas aller plus loin. Le personnage de Pee-Wee est très rapidement insupportable. Son côté humour enfantin (tranchant ironiquement de manière grinçante avec les affaires de mœurs auxquelles son interprète a été confrontées) peut faire rire durant les 5 à 10 premières minutes, mais ensuite, ça devient agaçante. A l'image du personnage qu'il incarne, Paul Reubens est franchement lourd. L'intrigue autour du vélo de Pee-Wee Herman est particulièrement inintéressante. D'une manière générale, je n'ai absolument pas accroché à cet univers, qui marchera très éventuellement auprès des plus jeunes (où les nostalgiques, sans doute américains, du personnage télévisuel de Pee-Wee Herman), mais c'est tout. Seul point positif : la musique de Danny Elfman, qui, à ses tout débuts, montre déjà toute sa virtuosité dans le burlesque (le thème musical est assez génial). Bref, tant mieux si le relatif succès nous a permis d'avoir de très beaux films que Tim Burton réalisera par la suite (les Batman, Edward aux mains d'argent, Sleepy Hollow).
Tim Burton est fou. Pee-Wee est probablement l'un des derniers films du cinéaste que je n'ai pas encore vu et il ne se range pas aux côtés des meilleurs, ni aux côtés des pires. Burton présente encore un monde décalé et plein de couleurs, avec un personnage complètement dingue. Le personnage semble avoir 6 ans mentalement, sa façon de s'exprimer a de quoi surprendre au début, mais je l'ai trouvé extrêmement amusant. La situation du film est loufoque et le synopsis suffit à faire déjà rire : Pee-Wee s'est fait voler son vélo et va passer tout le film a essayer de le récupérer, comme s'il s'agissait d'une personne de sa famille. J'ai trouvé le film plutôt drôle mais je ne suis pas sûr qu'il résiste à un deuxième visionnage. C'est pourquoi je vais soigneusement éviter de le revoir afin d'en garder ce souvenir plutôt sympathique. Car au bout d'une heure, même si la plupart des situations et des expressions de Paul Reubens continuent de faire rire, ça lasse. La fin du film est bien trop longue (la poursuite) même si bourrée d'idées et j'ai trouvé le film un peu rasoir à la longue. Cependant la patte de Burton est toujours là (inutile de dire que le film est irregardable si on n'aime pas ce style) et la mise en abyme finale assez jolie.
Le premier long-métrage de Tim Burton peut s'annoncer comme une réussite, faible en matière de réalisation, mais parfaite en matière du mélange d'univers, celui de Pee-Wee, le Bean make in US et celui de Tim Burton, qui par ses marionettes burlesques, sont amuse ou nous effraye, comme la transformation de Large Marge. Le but de Pee-Wee, quel est-il ? Retrouver son vélo, et par ce but farfelu réussit à nous faire le tour du pays, comme Atkinson dans les Vacances de mr. Bean. Paul Reubens est délirant dans le rôle-titre, tandis que d'autres acteurs débutent dans le cinéma. Certains passages sont certes un peu faibles, comme la corrida, mais d'autres sont absolument euphoriques, comme la poursuite parmi les studios de Hollywood. Ce film propulsa Burton au rang de réalisateur bankable, mais refusa de réaliser la suite, craignant d'être mis en catégorie de réalisateur parmi les autres. Mais en tout cas, il assura son succès et sa rennomée par la suite de sa carrière.
Bien que la griffe de Tim Burton soit déjà présente, la naïveté de l’ensemble et les mimiques de Paul Reubens sont parfois insupportables et plongent souvent le film dans un ridicule total… Cela dit, quelques bonnes répliques et de très bonnes idées sauvent ce premier long-métrage du naufrage intégral.
Pee Wee's Big Adventure est le premier long-métrage de Tim Burton qui montre déjà un goût pour les personnages marginaux et un univers décalé. Quand on lit le synopsis du film on prend peur, « Pee Wee se fait voler son vélo et part à sa recherche », on espère cependant que le réalisateur et le scénariste sauront tirer le meilleur d’une intrigue aussi maigre. Hélas, il n’en est rien et le spectateur décroche vite, seulement réveillé par quelques passages Burtoniens et quelques traits d’humour réussis. Le personnage principal est incarné par Paul Reubens qui reprend un personnage qu’il a crée, Reubens n’est pas mauvais mais il a tendance à un faire un peu trop par moment et surtout il joue un personnage qui est devient vite agaçant. Danny Elfman compose ici sa première bande originale et montre déjà un certain talent même si le résultat final et probablement sa musique la moins réussie de sa collaboration avec Burton. Bref, ce Pee Wee est plutôt décevant.
Premier long métrage de Tim Burton, Pee-Wee’s big adventure raconte une nouvelle histoire du célèbre personnage que Paul Reubens interprétait dans ses spectacles. Adulte d’apparence mais très enfant dans sa tête, il va vivre des mésaventures en voulant absolument récupérer sa bicyclette rouge, volée par un méchant voisin de quartier. Complètement barré, le film nous emmène dans des situations de plus en plus burlesques avec des gags qui arrivent de très loin : un accident au ralenti suite à des panneaux indiquant des virages au fléchage impossible, Pee-Wee qui se sort d’une mauvaise situation avec des motards en dansant dans un bar sur la musique Tequila de The Champs, des courses-poursuites ridicules avec un Bud Spencer du pauvre parce qu’il avait passé du temps avec sa fiancée Simone qui rêve de voyager à Paris, tout y passe !
L’humour très à l’ancienne est axé sur des bruitages, une VF très drôle et aiguë pour le personnage principal et des situations cartoonesques comme le coup du panneau qui fait croire que la route continue, ou encore les yeux seuls qui restent visibles dans le noir. Si cet humour très cru reviendra plus tard chez Burton dans des films comme Mars attacks, on trouve quelques passages qui parviennent à provoquer une certaine peur avec cet acharnement de l’entourage sur l’individu. Danny Elfman imprègne brillamment le film d’une bande originale comique avec des pistes rappelant des musiques de cirque. À noter que Paul Reubens et Diane Salinger se retrouveront au tout début du futur Batman Returns pour interpréter les parents du Pingouin. Un bon film dont le succès aura permis à Tim Burton de se lancer dans le cinéma !
Le premier long métrage de Burton porte déjà une partie de sa marque. Cela dit si la comédie dans l'ensemble offre des savoureux moments, l'énervant Pee Wee Herman n'est certainement pas le héros pour lequel j'ai eu le plus d'empathie. Son rire nasillard et son penchant très douteux entre l'enfant et le MrBean sous crack donne un personnage qui contrairement à tout le reste de la filmographie de Burton n'apporte pas de sympathie...heureusement que son univers bariolé lui est un moins agaçant. Danny Elfman offre un superbe livret comme toujours...
« Pee Wee, big adventure » est un film à la fois personnel et plus ou moins maîtrisé, cependant si Burton signe déjà une première œuvre convaincante dans la technique, elle ne l'est pas toujours en terme de scénario.
Un film personnel car à travers le personnage de Pee Wee, Burton semble transposer sa propre personnalité, celle de quelqu'un de décalé qui fait des films hors-normes et pas toujours compris par les gens et le public. On peut donc y voir ce message relativement touchant, ou bien ce coup de gueule même si c'est assez impossible puisqu'il s'agit de son premier film et que Burton ne pouvait par conséquent pas savoir la réaction du public. Quoi qu'il en soit, comme « Edward aux mains d'argent », « Pee Wee, big adventure » parle des différences et les illustres avec humour, mais très peu de poésie. Ce n'est pas forcément un défaut, car la poésie ne définit pas cette histoire de toutes façons.
Côté technique, le film est brillant, plein de codes visuels, le film est d'ailleurs un peu tourné de façons farfelues, et c'est là sa principale qualité. C'est également ce qui pourra en rebuter beaucoup, avec « Pee Wee, big adventure », Burton nous prouve déjà que l'on sera soit en admiration devant son œuvre, soit on passera totalement à côté. Quoi qu'il en soit, le film en lui même, est une espèce de défouloir, le spectateur pourra rire aux éclats, ou bien trouver le personnage de Pee Wee totalement ridicule. Une chose est sûre c'est que Paul Reubens incarne son rôle à la perfection, tantôt tête à claque ou diabolique. C'est avec une énergie démesurée qu'il met en scène cette histoire improbable. Une histoire qui d'ailleurs ne pourra pas vraiment intéressée tout le monde, car un peu trop farfelue. Pour ma part elle est loin d'être ma préférée.
Tim Burton signe donc ici son premier long-métrage en tant que réalisateur, il plante le décor de son cinéma et c'est partit pour une belle carrière que l'on ne peut que suivre avec intérêt tant elle est originale.
Premier long métrage de Tim Burton racontant la quête de Pee Wee pour retrouver sa bicyclette volé. Avec ce premier long métrage, Tim Burton met un pied dans les grands studios grâce à un film de commande pour enfant assez idiot (le film, pas les gosses). Mettant en avant le personnage de Pee Wee, personnage plus agaçant qu'attachant, le film se perd dans un road movie déjanté mais finalement pas si sympa qu'il en à l'air. On ne retrouve le style Burton qu'a travers quelque séquence (notamment celle du rêve de Pee Wee) et dans sa représentation de la ville et de ses habitants. Par contre point important, il s'agit de la première collaboration entre Burton et Elfman, seul élément nous permettant d’être sur que ce film est un Burton. Même si ce film marque le début de carrière de Tim Burton au cinéma, il est à oublier tant celui-ci manque d'originalité et d’intérêt.
Qu'on se le rappel, Pee Wee Big Adventure est le premier long métrage réalisé par Tim Burton et que le personnage de Pee Wee Herman est crée par Paul Reubens. Le film dans l'ensemble est pas mal, le personnage personnage me fait un peu penser à un certain Mr. Bean mais qui a aussi un rire particulier. La séquence du film où le héros rencontre Large Marge on reconnaît bien la "patte" de Tim Burton. Sinon malgré un scénario sympathique et pour le moins original on passe tout de même un bon moment devant ce film, à voir pour les fans de Tim Burton !!
Suite au succès de son court-métrage Frankenweenie, Tim Burton se voit confier la réalisation de Pee-wee's Big Adventure, personnage inventé par Paul Reubens et ici cherchant sa bicyclette chérie se trouvant soit-disant sous Fort Alamo.
Premier long-métrage du futur metteur en scène de Sleepy Hollow, Pee-wee's Big Adventure nous fait donc suivre les aventures de cet homme à travers les Etats-Unis, le tout dans l'univers déjà excentrique et étrange de Burton, ici assez colorée. Il propose avant tout un road-movie burlesque, avec certaines touches plus désenchantée à l'image des cauchemars du protagoniste, du voisin, où même d'une des séquences avec un fameux animal préhistorique.
Burton n'en a guère à faire du scénario, ici il n'est pas important et il mise surtout sur son univers ainsi que le personnage principal, totalement loufoque, qui va devoir quitter sa petite maison pour retrouver sa bicyclette. C'est d'ailleurs là que ce se trouve l'intérêt, mais aussi les limites, du film, c'est-à-dire dans un personnage qui ne laisse pas indifférent, parfois drôle, mais qui est joué par un acteur qui en fait des caisses, et ça en devient vite lassant tant il est par moment horripilant.
L'oeuvre trouve évidemment son salut dans l'univers et les inventions de Burton, ainsi que dans une partie des aventures de Pee Wee, capable de l’emmener face à des Hells Angels déchaînés. Bien que le rythme, comme l'humour, soit assez inégal, Burton démontre un certain savoir-faire derrière la caméra, qu'il améliorera au fil des années pour atteindre son âge d'or dans les années 1990. Il saupoudre son film de nombreuses références, et bénéficie d'une reconstitution assez sympathique, collant avec brio aux personnages hauts en couleurs.
Sublimée par la partition de Danny Elfman, Pee-wee's Big Adventure, première oeuvre de Tim Burton, est finalement assez inégale, malgré un univers déjà identifiable et un aspect mélancolique intéressant dans un monde semblant coloré en enfantin.