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Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
C'est une fable sociale mâtinée de burlesque et de poésie, une comédie savoureuse que l'on ne se lasse pas de revoir. Les aventures de ki, le héros boshiman qui vit dans le désert du Kalahari, sont celles d'un homme sans malice, auquel on s'attache beaucoup, surtout quand on sait qu'il n'avait vu que 3 blancs avant d'être sollicité pour le film. Rien n'est faux, rien n'est tronqué; c'est loin du ciné hollywoodien...C'est un conte moral, pas pédant pour un sou (ou une bouteille de coca?). Notre société "civilisée" y est risible ou grotesque; les bushmens, à travers Ki, offrent un regard candide, simple et juste.Ki, ou N!xau de son vrai nom, est mort en 2003 au Botswana. On a l'impression d'avoir perdu un ami...
Voici une comédie singulière que la années 80 auront de quoi alimenter divers débats culturels. « Les Dieux Sont Tombés Sur La Tête » est une production Botswanaise, que Jamie Uys parvient à mettre magnifiquement en scène. Au-delà de la bonne comédie produite, on y trouve tant de réflexions que le sujet mérite d’être approfondi en détail. Le postulat initial stipule un choc de culture et ose surtout comparer ouvertement deux types de sociétés. La contemporaine dans laquelle nous vivons et sommes instruits, ainsi que celle d’une tribu libérée de toute obligation morale. On suit notamment Andrew Steyn (Marius Weyers), Kate Thompson (Sandra Prinsloo) et Xi (N'Xau) dans une folle aventure, flirtant parfois avec le côté documentaire de la chose. L’introduction en témoigne mais abandonne rapidement ce format pour laisser plus de liberté dans un scénario, fragmenté en fables pédagogiques. Ce sont en premier lieu les sentiments et les mœurs qui sont mis en avant. On tourne souvent autour du « Evil Thing », un malheur porteur de jalousie et de violence. La comparaison sur le plan humain, la notion du temps et de l’argent diffèrent de culture en culture. On choisit alors le terrain « neutre » de la savane pour purifier l’espace d’une morale. On s’attarde ainsi sur l’environnement, victime comme chacun des protagonistes, qui est au centre du contexte. On émet l’idée d’adaptation. Nous autres nous nous sommes conformés à un système calculé, mesuré et tracé. L’Homme, au sens large, a fini par apprivoiser la nature pour son utilité personnelle. Chez le village Bushmen, les habitant s’approvisionnent au fur et à mesure pour leur besoin vital, dans le simple but de boire et manger. Le caractère humain de ce film mérite d’être observé. Afin de ne pas passer à côté de cette critique, il faut garder un esprit ouvert. Ce n’est pas nouveau, car chaque œuvre suggère son lot de réflexion. La formule de l’intrigue favorise pourtant grandement l’aspect comique des notions abordées. On en rit pour la situation et les mises en scène qui se prêtent aisément à l’ironie et aux quiproquos hilarantes. Les acteurs campent ainsi sur des caricatures sociétales propres au ton du scénario. Ces repères illustrent l’inquiétude que l’on peut avoir. Un certain recul est à prévoir quant aux propos sur la guerre. Libre à chacun de développer sa piste afin d’identifier les barrières sociales dont il est question. Il s’agit d’un film riche en humour et en valeurs éthiques que le premier cinéphile venu ne retiendra que le noyau du projet, attentionné et instructif.
C’est dans son idée de dévier d’une ouverture filmée à la façon d’un documentaire à une succession de situations gaguesques à l’anglaise que cet immense sketch anthropologique tire son épingle du jeu et créa la surprise en 1982 quand il reçut un impressionnant engouement du public peu habitué à l’humour du cinéma du réalisateur sud-africain Jamie Uys. Comparant les modes de vie tribales des bushmen et "civilisées", cette vision aussi décalée qu’instructive du choc des cultures aura toutefois, du fait de la naïveté de son approche cartoonesque, moins aidée les spectateurs à prendre conscience des réalités sociales qu’elle cherche vainement à démontrer qu’à se rendre de sympathie pour ce Xhi et son étrange dialecte.
Commençant comme un vrai-faux documentaire sur les Bushmen, cette comédie hilarante qui emprunte beaucoup au burlesque n'est pas avare en situations délirantes et le contraste entre les deux cultures Bushman/homme de la ville est particulièrement bien montré. On rit non-stop du début à la fin et on en redemande. Un film original comme on en voit trop peu.
Très original, cette comédie-aventure au scénario simple mais efficasse intéresse sur le fait de voir un "indigène" se promener la ou il y a "l'agitation", avec du rire! excellente méthode!
C'est avec un très grand plaisir que l'on regarde ce film. D' une drôlerie hallucinante ! C'est bien simple on dirait du Tex Avery! A voir ou à revoir !!
Palpitant documentaire sur comment la firme de boisson gazeuse aux couleurs révolutionnaires et (pour les moins instruits) au nom commençant par Cocaco et finissant La, à réussit à étendre son marché a travers le monde mais aussi à provoquer des problèmes plus graves que les troubles intestinaux mineurs mais de rigueur avec ce genre de produit non laitier. En bref le film est comme cette phrase, un peu trop long et mal fichu mais très instructif.
Absolument excellent ! Rien que l'intro est géniale, tellement vraie... Le voyage de Khi est amusante, la voix off n'étant pas de trop et pimentant le film. Tout ceci dans un univers drôle et succédant les situations comiques (le rhino qui éteint le feu, hilarant !)... Bref, il était temps que je le voie !
Un sympathique petit film, commençant sous forme de documentaire, qui a, en plus de se dérouler en Afrique, comme spécificité d'être botswanais, ce qui est plutôt original car je doute que beaucoup d'entre nous verrons un autre jour un film de ce pays. Ajoutez à cela qu'il a été entièrement tourné en milieu naturel, à savoir la brousse et le désert, et qu'il est comique et réussit vraiment à faire rire. Une bonne trouvaille que j'ai débusquée par hasard. A noter que la version française (que l'on peut trouver sur internet en cherchant bien...) semble souffrir de trous qui ont été remplis par des passages en anglais.