La Chute de l’Empire américain
Note moyenne
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146 critiques spectateurs

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Tom37
Tom37

24 abonnés 21 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mars 2019
Je cherche encore l'ironie féroce et la critique mordante du capitalisme qu'on m'avais promis ... La charge la plus forte est elle cette exposition des mécanismes d'évasion fiscale ? Autant voir un bon documentaire ! Des bons moments, une première scène géniale mais dans l'ensemble le film reste trop gentil pour ne pas dire gentillet. En voulant mêler plusieurs registres, romantique, policier et comédie il n'est crédible sur aucun, et déroule finalement un scénario assez convenu.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 mars 2019
touchant, drôle, original, contemporain.... je n'ai pas vu les 2 heures passer.... loin des nanards à gros effets spéciaux façon avatar ou spiderman, voilà de quoi se raccommoder avec le cinéma. un excellent moment ^^
Tarek R.
Tarek R.

32 abonnés 200 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 septembre 2020
Comment une note de presque 4 ?? Money, misérabilisme, justification de la passion de l’humain pour le matériel.
Et surtout super sirupeux.
Pour l’action et le rire, les québécois ont encore beaucoup à apprendre.
J’écris ce commentaire et le film continue à dérouler.
Je coupe.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 août 2019
Un film qui laisse facilement notre esprit s'identifier aux personnages.
Un très bon moment de cinéma.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 mars 2020
Denys Arcand est devenu un cinéaste international récipiendaire de prix un peu par hasard et surtout, c’était il y a plus de trente ans, avec ‘Le déclin de l’empire américain’, suivi des ‘Invasions barbare’ en 2003. Il y avait un côté très parisien à ces deux projets : dans le premier cas, on réunissait des gens aisés de l’intelligentsia montréalaise, on les faisait parler jusqu’au petit matin des tourments du monde et de leur nombril dans le cadre d’un dîner qui s’éternisait, et on les retrouvait vingt ans plus tard pour voir ce qui avait changé. Malgré un titre approchant, ‘La chute de l’empire américain’ délaisse cette continuité et se met en tête, en arrivant longtemps après la bataille, de dénoncer les dérives de la société occidentale, de l’évasion fiscale et de l’argent-roi à travers une pure fiction ancré dans un genre précis, le “J’ai-trouvé-un-sac-plein-de-billets-movie”. Un jeune doctorant obligé de vivoter dans des petits boulots, l’escort-girl dont il est tombé amoureux, un ancien taulard reconverti dans l’optimisation fiscale et le butin d’un braquage ayant mal tourné : comment profiter de cette manne en échappant à la fois à ses propriétaires et à la justice ? Objectivement, même quand on sait que le projet de tourner une fiction exclusivement pour dénoncer le néo-libéralisme est d’une banalité à toute épreuve , le militantisme est assez léger et sert surtout de toile de fond...et quand il décide de se montrer plus explicite, il le fait de manière si professorale que le leçon devient très vite saoulante. Parfois, on perçoit aussi une volonté de tourner en dérision l’absurdité du monde mais chez moi, et croyez-bien que je le déplore, l’accent québécois annihile toute possibilité d’humour : ça et peut-être aussi le fait que les acteurs n’ont pas une présence comique extraordinaire. Pourtant, on ressent nettement cette bonne volonté, cette bonne humeur, cette morale hautement élastique mais à laquelle on souscrit tous (“voler les méchants, c’est pas vraiment du vol”) : on se croirait presque chez Ken Loach, mais sans l’humour, sans l’émotion, sans ce curieux point de rencontre entre la foi en l’être humain et la rage de celui qui juge intolérable le monde qu’il a sous les yeux. Ennuyeux au point que je n’ai même pas pu le regarder jusqu’au bout, ce qui est rare, ‘La chute de l’empire américain’ semblait pourtant pouvoir fonctionner sur le papier, mais je ne vois aucun moyen de repousser cette impression de mater un téléfilm du dimanche après-midi, tant ‘La chute de l’empire américain’ dégage un amateurisme presque total.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mars 2019
Titulaire d'un doctorat en philosophie, Pierre-Paul Daoust (Alexandre Landry) est d'une intelligence supérieure. Mais loin d'être un atout, cette qualité l'a selon lui empêché de trouver sa place dans la société. Il végète dans un emploi de livreur quand un enchaînement hasardeux de circonstances le met en possession du butin considérable d'un hold-up. Que faire de cet argent tombé du ciel ?

Comme l'annonce son affiche, "La Chute de l'empire américain" est le troisième volet d'une trilogie commencée vingt ans plus tôt. Si "Le Déclin de l'empire américain" (1986) avait pour thème le sexe et "Les Invasions barbares" (2003) la mort, "La Chute..." parle de l'argent et de son pouvoir corrupteur.

J'ai découvert Denys Arcand adolescent. Je me souviens de mon enthousiasme devant "Le Déclin..." et, trois ans plus tard, "Jésus de Montréal". Tout me plaisait dans le cinéma iconoclaste de ce réalisateur québecois : son refus des convenances, son humour corrosif, sa façon ironique de s'emparer des sujets les plus graves et l'exotisme que possède, de ce côté-ci de l'Atlantique, le vocabulaire fleuri de ses acteurs.

Trente ans plus tard, la recette est éventée. La mayonnaise ne prend plus. Si Denys Arcand n'a rien perdu de sa rage contre les inégalités sociales et contre le capitalisme qui enrichit scandaleusement une minorité et laisse sur le trottoir des hordes d'itinérants (québécisme pour SDF), sa façon de le dénoncer fonctionne à vide.

Il invente une histoire abracadabrante autour du butin échu à Pierre-Paul. Pour écouler cette manne, le livreur-philosophe s'entoure d'un repris de justice (Rémy Girard), d'un avocat véreux (Pierre Curzi) et d'une ravissante "escort" (Maripier Morin qu'on espère revoir très vite). L'enchaînement des situations vise un double but sans toujours l'atteindre : nous faire rire et réfléchir sur le pouvoir corrupteur de l'argent. Mais le scénario souffre d'un vice rédhibitoire : sous couvert d'épingler une société dominée par l'argent, il fait le paradoxal éloge de sa possession.
Albert
Albert

14 abonnés 430 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 août 2024
La réalisation est très médiocre, et parfois on comprend pas bien ou le film veut en venir mais il y a par moments des dialogues très intelligents et la fin avec cette démonstration de fraude fiscale est intéressante.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 février 2019
Après s'être intéressé au sexe dans "Le déclin de l'empire américain", puis à la mort dans "Les invasions barbares", c'est au fric que le réalisateur canadien Denys Arcand s'attaque aujourd'hui, dans "La chute de l'empire américain". Un domaine où il a beaucoup à dire ! Son histoire de jeune Docteur en philosophie qui travaille comme chauffeur-livreur et qui se retrouve, par le plus grand des hasards, en possession de deux gros sacs remplis de billets, lui permet d'aborder de façon assez ludique le problème de l'évasion fiscale, avec des sommes faramineuses qui transitent par différents "paradis" fiscaux afin de brouiller les pistes. En fait, "La chute de l'empire américain" est ce qu'on pourrait appeler un film à répliques : toutes les 5 ou 10 minutes, on a droit à un petit bout de conversation très drôle, ou très drôle et très triste quand on est mis face à des magouilles qui, d'une façon ou d'une autre, profitent aux nantis et nuisent à celles et ceux qui n'ont pas grand chose, voire rien du tout. Quelques exemples : "L'intelligence est un handicap, d'ailleurs les hommes politiques sont tous stupides". réponse : "oui mais 63 millions d'américains ont voté pour Trump". Réponse : "il est bien connu que les imbéciles aiment les crétins". Ou : "Pour aimer la peinture, il faut être riche ! Ou alors, on va au musée", dit le propriétaire d'un authentique tableau d'un grand peintre impressionniste. Ou : "en général, les riches sont rarement condamnés", dit le même lorsque les flics viennent l'interpeler. Ou : un sous-ministre du transport qui a magouillé et qui a peur que ça se sache. En plus, en regardant bien, on peut voir une grande fresque murale de Leonard Cohen ainsi qu'une voiture immatriculée FLN 1964. Hasard ou pas ? La distribution nous apporte deux très bonnes découvertes : Alexandre Landry, dans le rôle du Docteur en philosophie et Maripier Morin, une jeune comédienne découverte grâce à une émission de télé-réalité, dans celui d'une escort-girl dont il tombe amoureux. Film de Denys Arcand oblige, on retrouve bien sûr aussi Remy Girard et Pierre Curzi. Dommage que l'accent canadien de tous ces personnages nuisent parfois à la compréhension des dialogues : un sous-titrage n'aurait pas été inutile ! Et puis, il faut reconnaître que, entre les scènes savoureuses auxquelles on a droit toutes les 5 ou 10 minutes, le film est quand même assez mou au niveau du rythme.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2019
J’arrive au troisième opus de la trilogie sans connaitre (sinon de nom) les deux premiers. Honte à moi ! Immersion agréable dans le cinéma québécois qui, du moins pour ce qui arrive à l’occasion sur nos écrans, m’a toujours fait bonne impression. Dialogues en français, tonalité Québec en version originale : nos oreilles ont un peu de mal au début à s’adapter à cette sonorité et diction très particulière de nos cousins en francophonie. Mais on s’y fait au bout de quelques minutes et ça participe ensuite à notre plaisir. Les SDF – sans domicile fixe – devenus sans abri chez nous pour faire politiquement correct, sont là-bas des itinérants. Comme c’est joliment dit. On pénètre dans la société canadienne, ses codes, son système social, ceux qui sont exclus, ceux qui galèrent, ceux qui profitent. Quel étonnement de voir qu’un (sympathique au deuxième abord) repris de justice est accompagné chaque jour de sa cellule à l’université pour suivre un cours d’un programme de « scolarité sans baccalauréat » (sic). Le butin récupéré par hasard de ce casse par un Robin des Bois sera prétexte à décrire sur un ton badin et ironique la société canadienne et de réaliser une critique acerbe du monde opaque de la finance. C’est une fable sociale dans laquelle moralité et immoralité alternent. Vers la fin, un dialogue nous prévient : ça va finir par une révolution tout ça. Prémonitoire ? Maripier Morin (comprendre Marie-Pierre, ah ces québécois !), en Camille Lafontaine (un nom bien de là-bas), eh ben dites-donc ! Animatrice de télé de son état au Québec, on espère grandement qu’elle se fasse de nouveau repérer pour le grand écran car elle a le talent pour.
andika
andika

115 abonnés 323 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2019
Tout le monde connait le fameux proverbe qui énonce que l'argent ne fait pas le bonheur. Et bien ce film montre totalement l'inverse. De la manière la plus cynique possible. De la plus hypocrite aussi. Mais c'est drôle !

Après Le Déclin de l'empire Américain, et les fantastiques Invasions barbares en 2003, Denys Arcand conclut sa trilogie en abordant le thème de l'argent.

Le bon vent du Québec nous amène une fois de plus beaucoup d'humour et surtout ce français suranné chez nous mais vivace chez eux. On déplora parfois l'absence de sous-titre lors de certains dialogues où ça va très vite, ou bien même lorsque les expressions employées nous sont totalement étrangères !

On suit les aventures de Pierre-Paul, docteur en philosophie de son état et qui occupe un emploi de chauffeur livreur. Philosophe, il l'est clairement, tant il a une réflexion sur la vie. Pour lui, l'intelligence est un handicap. De plus, il ressent un responsabilité envers son prochain. Ne manque jamais une occasion de faire de la charité. Mais ses belles valeurs vacillent lorsqu'il s'agit de profiter d'un braquage qui tourne mal. Le tout est de savoir si la fortune qui lui tombe dessus va le changer ou non.

Ce film montre qu'on peut sembler rester fidèle à ses valeurs, ne pas être corrompu alors même qu'on a passé un pacte faustien. Oui, on nous parle de morale, de philosophie mais tout cela pèse bien peu face à l'acte fondateur qui est un vol, suivi de mensonges constants. Même si on fait le bien, la source de ce bien peut poser problème. C'est ici que le propos du film devient problématique car l'auteur semble glorifier un comportement qui n'est pas très éthique en le faisant passer pour éthique.

Toutefois, les personnages sont si bien écrits qu'on adhère à cette histoire et que bien entendu, on est du côté de Pierre-Paul, constamment. Ce film est jalonné de références philosophiques et littéraires, et cela rend certains dialogues jubilatoires. Ainsi, comment le philosophe pouvait-il résister à Aspasie, escort de luxe ? Plutôt que de sexe, pourquoi ne pas parler d'un dialogue de Platon dans ces conditions ? En plus de la littérature et de la philosophie, il y a également une véritable réflexion sur le monde, son économie et les modes de vies.

La réalisation présente un cadre très américain dans ce Québec francophone, notamment au travers d'une photographie assez froide et neutre. Il y aune belle manière de filmer les dialogues avec de simples champ, contrechamp. Enfin, les comédiens sont excellents dans chaque registre, que ce soit purement dans le dialogue, ou lorsqu'il faut aller vers le comique. L'intrigue policière un peu tordue est une source inépuisable de situations cocasses. Alexandre Landry en Pierre Paul est criant d'humanité, Marpier Morin en Aspasie est juste à croquer tant le développement de son personnage est intéressant. Rémy Girard est excellent en conseiller financier est très malicieux et enfin, Pierre Currzy en avocat est extraordinaire de cynisme et de concupiscence.

La Chute de l'empire américain est un film généreux en humour et en réflexion, il est juste dommage qu'il essaye de donner des leçons à coup de gros sabot, un peu plus de subtilité n'aurait pas été de trop.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mars 2019
Pas grand-chose à critiquer, ni à louer, dans le dernier film de Denys Arcand qui vient clôturer une trilogie très informelle débutée avec Le déclin de l'Empire Américain (1986), et poursuivie avec Les invasions barbares (2003).

Le film est une pochade sensible, baignée d'un mauvais esprit assez réjouissant. L'anti-héros de service (très bon Alexandre Landry) va à son corps défendant devenir propriétaire d'une énorme somme d'argent, qu'il va utiliser pour le bien commun en utilisant les possibilités de magouilles offertes par la finance internationale. Il sera épaulé dans son entreprise par un vieux briscard roué (Rémy Girard) et une call-girl aussi futée que sa plastique est attractive (l'étonnante animatrice télé Maripier Morin).

On passe un bon moment à regarder ce conte totalement irréaliste, qui trouve son intérêt dans la véracité des réactions psychologiques des différents personnages. Certaines scènes (la discussion introductive dans le bar, le défilé des prétendants au blanchiment) sont franchement jouissives.

Un divertissement sans prétention, à voir comme tel.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2019
Mais pourquoi le québécois Denys Arcand éprouve-t-il le besoin de donner à ses films des titres grandiloquents ? C’est d’autant moins pertinent que les intrigues ne s’accordent généralement pas à autant d’emphase. Quoi qu’il en soit, après « Le Déclin de l’Empire américain » (1986) et « Les Invasions barbares » (2003), voici « La Chute de l’Empire américain » ! Oublions ces titres peu adéquats. Les contenus des films restent, eux, plutôt alléchants et le film qui sort aujourd’hui est peut-être le plus captivant des trois.
Nul doute, Denys Arcand est en pleine forme du point de vue des trouvailles de scénario et de mise en scène. Ou, plus exactement, il brille par la qualité des personnages qu’il a imaginés et, en particulier, de deux d’entre eux. Ce sont eux qui donnent du caractère au film en engendrant de multiples surprises. L’histoire que met en scène le réalisateur n’est pas d’une folle originalité mais les personnages, eux, le sont et c’est grâce à leur présence que le film fascine. L’intrigue se base sur une histoire de braquage qui tourne mal, ce qui n’a rien d’inédit au cinéma. Mais, et c’est à cause de cela que le film suscite l’intérêt, par un concours de circonstances, les millions de dollars canadiens dérobés se retrouvent en possession d’un livreur qui passait par là, à ce moment précis.
Ce livreur, prénommé Pierre-Paul (Alexandre Landry), c’est lui le personnage central et c’est lui qui, par excellence, échappe aux conventions du genre et à tous les clichés. C’est un personnage étonnant, en effet, créant toujours la surprise. Il donne au film un ton et une originalité qui font mouche. Citant volontiers les grands philosophes, livreur de profession, bénévole dans une association d’aide aux sans-abris, ne refusant jamais de donner la pièce à ces derniers quand il les croise, il n’imagine pas moins tout un stratagème pour mettre en sécurité le magot dont il s’est emparé à la faveur des événements.
Pour ce faire, il trouve un soutien de poids en la personne de Sylvain Bigras (Rémy Girard, vétéran des films de Denys Arcand), un ex détenu qui en a profité pour étudier le droit fiscal et imaginer des combines pour mettre à l’abri de grosses sommes d’argent. Le personnage est plus conventionnel. Mais quelqu’un d’autre se joint à ce duo, en la personne d’une call girl (Maripier Morin) qui se fait nommer Aspasie, du nom d’une courtisane de l’antiquité grecque. Or cette prostituée de luxe, d’un charme redoutable, que Pierre-Paul a pu faire venir à son domicile grâce à l’argent dont il s’est emparé, révèle, elle aussi, des facettes inattendues, surprenantes chez quelqu’un de cette sorte. Non seulement ce n’est pas seulement le profit qui l’intéresse, mais elle se montre même capable d’une générosité qui interpelle. spoiler: Le film trouve ainsi son point d’orgue, lorsqu’un sdf, muet de stupeur du fait de la prodigalité dont il est le bénéficiaire, est longuement étreint par la belle Aspasie
. Rien que pour cette scène, ce film mérite d’être applaudi !
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 691 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mars 2019
Denys Arcand revient avec un film qui est un véritable état des lieux du capitalisme et comme notre monde fonctionne. Grâce à une histoire pleine de métaphores dans les personnages, on comprend comment notre société est "gérée" et comment elle évolue vers l'enrichissement des plus riches et l'appauvrissement des plus pauvres. Entre coupé de citations de philosophes et de situations loufoques, le film est un véritable régale même s'il fait froid dans le dos. La réalisation est bien menée même si elle manque de rythme par moment. Les acteurs sont très bons et se donnent le répondant. Denys Arcand signe un très bon film a ne pas oublier !
pitch22
pitch22

198 abonnés 691 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2019
On parle d'une trilogie mais la logique reste lointaine; seul l'acteur Rémy Girard fait le lien avec les précédents films. C'est par contre en lui-même un thriller philosophique contemporain efficace que Denys Arcand nous offre là. L'histoire entre les deux jeunes comédiens (Alexandre Lamy et Maripier Morin, excellents) tient la route, malgré un côté bleuette, un peu trop gentil. Une réflexion parcourt ce thriller autour de la question de l'argent spoiler: (qu'en faire, quand il provient d'un hold-up raté, avec tous les risques encourrus?)
, ce qui le nourrit de profondeur tout en opérant des pauses dans un rythme qui, du coup, semble insuffisamment soutenu. L'insistance sur l'esprit de solidarité est par contre amenée assez lourdement, avec une dimension moraliste finale qui entre quelque peu en contradiction avec les moyens employés précédemment spoiler: (surtout après qu'on nous ait infligé la vision pénible d'un acte de torture et de quelques crimes)
. On navigue donc entre cynisme absolu et intention de bienfaisance: un mélange douteux qui donne son caractère spécial au film, agrémenté d'une série de "dénonciations" au passage spoiler: (parmi lesquelles la corruption de la police et de l'Etat)
. Globalement, bien qu'il prenne son temps, cette "CHUTE" est une réussite.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 décembre 2019
Voilà une comédie qui se laisse bien regarder, mais qui n'a pas la force des Invasions Barbares. Le scénario est parfois improbable mais certains personnages sont inspirés, parait-il, de rencontres faites par Arcand, alors pourquoi pas les suivre. Arcand dénonce les dérives de la course folle au fric des années 90, mais peine à trouver une conclusion morale à cette enquête policière. Les dialogues en québécois peuvent être parfois dur à suivre sans sous-titre. DVD sous-titré (!) décembre 2019
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