Les Estivants
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90 critiques spectateurs

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velocio

1 538 abonnés 3 498 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 janvier 2019
Forcément, Valeria Bruni Tedeschi doit avoir ses adeptes, que ce soit en tant qu’actrice que de réalisatrice, sinon, sa carrière se serait arrêtée depuis longtemps. Certes, un petit tour vers les sites qui donnent des notes montre qu’elle est beaucoup plus appréciée par la presse, chez qui, manifestement, « elle a la carte », que chez les cochons de payants que sont les spectateurs, mais n’empêche, "Les estivants" est bel et bien son 4ème long métrage de fiction destiné aux salles de cinéma. Un film présenté hors compétition à la dernière Mostra de Venise.
Et voilà Valeria Bruni Tedeschi qui repart sur une fiction qui consiste à nous raconter sa propre histoire et celle de sa famille. Après tout, pourquoi pas, certaines, certains le font avec talent ! Mais quand, comme c’est le cas dans "Les estivants", tout est d’une lourdeur infinie, sans aucun recul, le nez dans le guidon, quand les personnages sont tous caricaturaux et la plupart des scènes complètement improbables, sans qu’on arrive à savoir si c’est, ou non, volontaire, quand l’ensemble du film se révèle totalement affligeant, on a envie de crier : stop, Valeria, arrêtez de faire du cinéma, ou proposez nous autre chose. Après tout, les idées de départ du film qu’en cherchant bien on arrive malgré tout à deviner, étaient loin d’être inintéressantes : comment arriver à créer lorsqu’on est en plein drame personnel ? Où en sommes nous des rapports de classe lorsque des bourgeois parisiens folâtrent au milieu d’employés locaux ? Franchement, il y avait de quoi faire un beau film ! A condition, toutefois, de se montrer moins narcissique, moins prétentieuse.
On peut affirmer, sans grande crainte d’être contredit, que "Il est plus facile pour un chameau …", "Actrices" et "Un château en Italie", les trois précédents longs métrages de Valeria Bruni Tedeschi, n’entraient pas dans le cercle des chefs d’œuvre du cinéma, mais, tout étant relatif, ils étaient quand même largement supérieurs à "Les estivants". Dans ce film, tous les défauts de la réalisatrice sont présents à 200 % : lourdeur, prétention, narcissisme. Et, en plus, son jeu d’actrice, de plus en plus stéréotypé, de plus en plus insupportable. Pour terminer, Valeria Bruni Tedeschi aura droit à un message d’espoir : lorsqu’on touche le fond, on ne peut que rebondir !
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 avril 2019
Anna (Valeria Bruni-Tedeschi) est réalisatrice de cinéma. Elle travaille à son quatrième film pour lequel elle demande au CNC l'avance sur recettes. Son conjoint lui annonce qu'il la quitte. C'est donc seule qu'elle part en vacances dans la luxueuse villa familiale sur la Côte d'Azur. Servie par une abondante domesticité, elle y retrouve sa mère (Marisa Borini), sa sœur (Valeria Golino) et le mari de celle-ci (Pierre Arditi). Passe le fantôme de son frère mort.

Valeria Bruni-Tedeschi réalise son quatrième film. Comme dans les trois précédents (Il est plus facile pour un chameau..., Actrices, Un château en Italie), elle met en scène son double impulsif et hystérique. Elle s'entoure des membres de sa propre famille : sa mère joue sa mère, sa fille Oumy, une Sénégalaise adoptée en 2009 avec Louis Garrel, joue le rôle de sa fille. Elle évoque - sans jamais le nommer directement - sa rupture avec l'acteur français qu'elle avait rencontré sur le tournage d'Actrices. Elle n'a pas poussé l'ironie jusqu'à proposer à son beau-frère, Nicolas Sarkozy, d'interpréter son propre rôle mais a confié ce soin à Pierre Arditi qui, aux bras d'une femme plus jeune que lui, campe un ancien patron de droite acculé à la faillite et réduit à une oisiveté forcée (sic).

Après avoir raconté sa vie parisienne, Valeria Bruni-Tedeschi translate ses proches sur les bords de la Méditerranée, dans une villa dont le luxe et la localisation sont sans doute comparables à ceux de la maison de sa mère, près du cap Bénat, à une encablure du fort de Brégançon. Ses occupants n'ont rien à y faire, sinon à y lézarder au soleil, à se baigner dans la piscine ou dans la mer toute proche, à s'attabler pour d'interminables repas. Pendant que les riches devisent, la domesticité cancane. Rien n'a changé depuis La Règle du jeu.

Il y a de la part de sa réalisatrice/interprète/co-scénariste un certain culot dans cette "autobiographie imaginaire". On imagine volontiers les rires jaunes et les grimaces qui ont accompagné son visionnage autour de la table familiale. On paierait cher pour connaître la réaction de Nicolas Sarkozy.

Mais jeter les masques n'est ni nécessaire ni suffisant pour réaliser un bon film. Même s'il est inspiré d'une pièce de Gorky et s'il a fallu pas moins de quatre co-scénaristes pour écrire son histoire (dont Noémie Lvovsky qui interprète le rôle... d'un script doctor qui vient aider l'héroïne à écrire le scénario de son prochain film), Les Estivants ne réussit pas à maîtriser son sujet. Étiré sur plus de deux heures, il se noie dans une succession de saynètes théâtrales. Chacun des trop nombreux acteurs a successivement droit à sa scène et s'en sort plus ou moins bien. Si Pierre Arditi cabotine et Yolande Moreau campe le rôle qu'elle a déjà trop joué d'une gouvernante amoureuse, Vincent Perez, censé interpréter un acteur suisse auquel est confié le rôle du frère dans l'autobiographie que l'héroïne s'apprête à filmer, n'est paradoxalement pas le plus mauvais.
axelle J.
axelle J.

129 abonnés 501 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 février 2019
Mon sentiment est très mitigé concernant ce film.
Certaines scènes sont bien vues et/ou drôles et d'autres passages sont complètement indigestes.
Et surtout oui surtout 2 h 10 pour une comédie dramatique c'est vraiment beaucoup trop long.
Il aurait fallu faire un film d' 1 h 30 en évitant toutes les lourdeurs et passages indigestes (qui se surcroît sont particulièrement agaçants).
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 30 janvier 2019
J'aime beaucoup VBT, depuis longtemps, malgré tout... Mais là, c'est pas possible. Vu en avant première, je serais sortie avant la fin si j'étais pas coincée au milieu de la salle. C'est une caricature grotesque et facile de ses films précédents, les mêmes sujets, les mêmes personnages et ça dévient trop répétitif, on dirait presque qu'elle a voulu se faire plaisir avec sa bande de potes théâtreux et du cinoche... On espère au moins qu'ils se soient bien amusés... pas nous !
Damien Vabre
Damien Vabre

187 abonnés 488 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 septembre 2020
J'avais bien aimé Louis Garrel et Filippo Timi dans Un Château en Italie mais j'ai souffert devant Les Estivants de Valeria Bruni-Tedeschi, nombrilisme et hystérie agaçants, références théâtrales et ciné écrasantes, casting en roue libre, réalisation paresseuse... Une épreuve.
joelle g
joelle g

102 abonnés 945 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 février 2019
Film totalement gâché....pas compris le sens de ce film...qui part dans tous les sens...sans fil conducteur...
Des personnages déjantés et peu attachants....
Et Valéria Bruni d’une niaiserie affligeante....
Rien dans ce film n’a retenu mon attention et je suis même partie plus tôt.....
henrim
henrim

6 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 février 2019
Histoire sans queue ni tête ... si l'on peut parler d'histoire, plutôt une suite de situations.
Presque chaque scène révèle un énorme malaise, et le tragique le dispute au désespoir. C'est vraiment tordu.
Quant à la fin, elle est complétement loufoque !
Seul point positif: la musique, qui est cependant souvent en opposition par rapport aux scènes qu'elle accompagne.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 2 février 2019
Au secours !
Amis cinéphiles fuyez absolument ce film qui représente sans doute ce que le cinéma français peut produire de pire !
Aucun scénario, un mépris insupportable affiché à l'egard des gens modestes que seuls les représentants de la gauche caviar devant et derrière la caméra peuvent se permettre, une caricature des grands bourgeois même pas drôle...
D'un point de vue cinématographique, une véritable catastrophe : faux plans en pagaille, cadre parfois très approximatif, mises en abyme pathétiques...
D'un point du système administré du cinema français, la caricature la plus ultime de ses dysfonctionnements : voilà un film qui se monte sur de l'argent public parce que produit réalisé et interpreté par les copains du milieu, même sans aucun intérêt artistique, forcément au détriment d'un producteur, d un réalisateur ou d'un projet plus ambitieux ou talentueux...
Le crime est même signé par la scène du debut au CNC ou la réalisatrice s'effondre en larmes parce qu'on lui fait remarquer l'absence de scénario, ce qui n'empêche pas le film de se faire : hallucinant !!
Bref allez voir n'importe quelle superproduction américaine qui vous donnera plus de plaisir ( ce n'est pas difficile à ce stade !!) et vous serez plus utile au cinéma français : la taxe sur les billets financera peut être un bon film...
momo M.
momo M.

50 abonnés 284 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 février 2019
Je trouve que les critiques sont bien sévères avec ce film très plaisant. Peut être le fait que l'action se déroule chez les grands bourgeois. Il y est question de la bourgeoisie et de ses domestiques. Chacun y a une place dans le film et Valéria Bruni Tedeschi connait bien son monde et voit les choses avec justesse et beaucoup d'ironie. On peut regretter un déballage autobiographique, elle fait jouer sa mère comme dans tout ces films mais aussi sa fillette adoptive et cela peut être gênant.
Néanmoins, j'ai trouvé ce film drôle et avec des moments d'émotion.
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 février 2019
La bande annonce est très attrayante et je pensais passer un très agréable moment.
En fait, toutes les scènes intéressantes sont justement dans la bande annonce pour donner envie.
Et sur 2 h 10 de film, il n'y a malheureusement pas que des scènes intéressantes, il y a aussi plein de passages un peu pénibles.
J'ai plutôt bien aimé dans l'ensemble, malgré des passages inutiles
Mais le film aurait vraiment gagné à être plus court (genre 1 h 45 grand max), à être plus condensé et à être plus drôle.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 avril 2019
La petite troupe italianisante des Estivants semble se délecter d’une philosophie de vie mi cabotine mi mélancolique où chacun tire sa petite sentence moralisatrice sur l’existence entre deux plongeons dans la piscine. « Que demander de plus ? », s’exclame Arditi, de l’eau jusqu’au nombril… Dans ce culte de l’entre-soi où le spectateur n’a guère de place – exception faite du spectateur qui, à l’instar des protagonistes ici réunis, se délecte de sa médiocrité bourgeoise –, on ne rit jamais, on ne pleure jamais. Se suivent les caprices d’une artiste autoproclamée et de sa bande d’amis durant leurs vacances au soleil. Tout le monde braille l’italien, ça glousse ça hurle c’est horrible. Et que dire de ces deux figures non plus du Sud mais du Nord de la France, à savoir Yolande Moreau et Brandon Lavieville (Ma Loute), choisies ici pour jouer les larbins de service, terriblement benêts ? Gorgé de poncifs adolescents et de prétention artistique, le film de Valeria Bruni Tedeschi sonne comme la revanche du bon bourgeois que Flaubert détestait tant (à raison). Les Estivants, c’est dégoûtant.
zorro50
zorro50

128 abonnés 254 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 janvier 2019
Un film grandement autobiographique de Valeria Bruni-Tedeschi dans lequel on n’a aucun mal à la reconnaitre, ainsi que sa mère, sa fille adoptive, son frère décédé prématurément du SIDA, son mode de vie, sa rupture et sa dépression, mais aussi sa célèbre sœur, Carla Bruni, qui par contre, est ici dépeinte différente de ce qu’on sait d’elle, notamment sans son mari Nicolas Sarkozy mais avec une espèce d’ex-grand industriel particulièrement odieux et cruel. Du fait de cet écart avec la réalité, le film est en porte-à-faux et on a du mal à s’investir dans son récit. L’histoire n’a pas vraiment de début ni de fin et compte beaucoup trop de personnages annexes inutiles qui plombent le rythme. Ici, les riches et les domestiques en prennent pour leur grade comme s’il s’agissait de règlements de comptes, et toutes les femmes riches ou pauvres, vieilles ou très vieilles, sont nymphomanes comme si faire l’amour pouvait les maintenir en vie. En conclusion, j’aime beaucoup Valeria Bruni-Tedeschi, l’actrice pétillante, mais beaucoup moins la réalisatrice freudienne dépressive
Barbara C.
Barbara C.

21 abonnés 25 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 janvier 2019
Une petite bombe de belles images !! Valeria Bruni Tedeschi est une cinéaste de génie. Et quels acteurs !!! C'est magnifique de voir réunis à l'écran Pierre Arditi, Noémie Lvovsky, Valeria Bruni et Pierre Arditi. Un chef d'oeuvre !
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 31 janvier 2019
Valeria Bruni-Tedeschi est une actrice souvent agaçante mais elle est bien pire quand elle se dirige elle-même. Dans Les estivants, au titre emprunté à Gorki, flotte comme un parfum tchékhovien qui pourrait être capiteux s'il était accompagné d'un scénario un peu mieux construit et moins éparpillé aux quatre vents dans un effet choral qui ne met personne en valeur et reste en surface, hormis pour Valeria qui a bien entendu le premier rôle et qui passe son temps à minauder ou à friser l'hystérie. Outre le fait de raconter sa vie dans cette autofiction affectée, elle brasse tout un tas de thèmes sans les approfondir : la fin de l'amour, le deuil, l'arrogance des nantis, l'insoutenable légèreté de la bourgeoisie, la lutte des classes, etc. Le plus souvent, c'est insupportable car le film passe allègrement d'une scène à l'autre, avec des changements de ton incessants qui montrent une absence d'enjeux et surtout un sentiment de vide abyssal dans toutes les bribes de vie montrées. Beaucoup de bons acteurs figurent dans Les estivants mais ils ont soit hérité d'un rôle grotesque (Arditi, Moreau, Stocker, Lvovsky), soit ils ne font que passer (Beauvois, Scarmacio, Perez). Seule Valeria Golino, de par son talent naturel, parvient à tirer son épingle du jeu. Et puis, le film dure 2 heures sans justification narrative. Il est vrai que cela vaut le coup d'attendre car la mise en abyme finale dans un brouillard antonionien est (presque) le seul moment digne d'éloges.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 7 juillet 2019
C'est beaucoup trop long, on se demande où ça veut en venir or justement ça n'aboutit à rien.
Bref, c'est très ennuyeux.
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