703 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
94 critiques spectateurs
5
14 critiques
4
13 critiques
3
12 critiques
2
20 critiques
1
22 critiques
0
13 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
nadège P.
150 abonnés
538 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 2 février 2019
Malgré, je reconnais, que le film soit trop long, qu'il soit nombriliste, qu'il y ait quelques lourdeurs, il est vraiment très divertissant, rythmé et bien amusant. J'ai passé un bon moment et je le recommande.
Au secours ! Amis cinéphiles fuyez absolument ce film qui représente sans doute ce que le cinéma français peut produire de pire ! Aucun scénario, un mépris insupportable affiché à l'egard des gens modestes que seuls les représentants de la gauche caviar devant et derrière la caméra peuvent se permettre, une caricature des grands bourgeois même pas drôle... D'un point de vue cinématographique, une véritable catastrophe : faux plans en pagaille, cadre parfois très approximatif, mises en abyme pathétiques... D'un point du système administré du cinema français, la caricature la plus ultime de ses dysfonctionnements : voilà un film qui se monte sur de l'argent public parce que produit réalisé et interpreté par les copains du milieu, même sans aucun intérêt artistique, forcément au détriment d'un producteur, d un réalisateur ou d'un projet plus ambitieux ou talentueux... Le crime est même signé par la scène du debut au CNC ou la réalisatrice s'effondre en larmes parce qu'on lui fait remarquer l'absence de scénario, ce qui n'empêche pas le film de se faire : hallucinant !! Bref allez voir n'importe quelle superproduction américaine qui vous donnera plus de plaisir ( ce n'est pas difficile à ce stade !!) et vous serez plus utile au cinéma français : la taxe sur les billets financera peut être un bon film...
Une histoire de famille, dont le centre est le frère mort. Du coup, on entre tout de suite dans un mélodrame... une rupture. La personne principale, Anna, se fait quitter par son compagnon mais qui va croire au retour de cet homme, Luca, jusqu'au bout. Elle en devient pathétique, aucun respect pour elle-même. Des histoires au sein du personnel de maison, des histoires avec les amis de la famille... et tout ça en trois actes et un épilogue, où là c'est juste trop. Trop long à mon goût.
j'adore Valéria, son jeu sa voix ses créations mais là j'ai été assez déçu. hormis la maison magnifique du sud de la France et la performance scénique de tout les "domestiques" du film, le reste est à mon goût surfait, c'est trop forcé. je la préfère de loin dans folles de joie où elle est extraordinaire.
4ème long métrage de VBT et sans doute le moins abouti , pour ne pas dire le moins bon, pour ne pas dire le plus mauvais . On est loin , très loin , de ses premiers films , y compris le très maladroit " Il est plus facile pour un chameau...." dont la fraîcheur teintée d'une forme de mélancolie existentielle avait surpris agréablement . Mais que dire de ce nouvel opus où l’actrice/réalisatrice continue , dans sa quête analytique et répétitive , à s'exposer sur le grand écran à défaut d'un divan . On se perd très vite entre réalité et fiction qu'elle n'hésite pas à mélanger , déstabilisant le spectateur obligé sans cesse à des efforts pour retrouver une trame cohérente à son récit . Pourquoi ce mélange absurde ? VBT fait quasiment partie de toutes les scènes comme autant de séances de psychanalyses . Le film tourne entièrement au tour d'elle et que pour elle . Un film nombriliste à souhait . Les seconds rôles jouent les faire-valoir ( grotesques malgré leur grand talent : Arditi , Moreau , Lvovsky ...) et dont on se demande ce qu'ils peuvent apporter au récit hormis l'amitié et la fidélité que la réalisatrice a pour eux . A ce stade cela dépasse l'entre-soi , on est carrément en famille , au sens propre comme au sens figuré . Vu dans une salle art et essai avec donc un public habitué , à priori , aux films exigeants , et pourtant bon nombre sont partis avant la fin . Peu ou pas d'humour ni second degrés et , "cerise sur le gâteau" , plus de 2h à tenir pour ne pas dire à endurer . Mais finalement ce film a au moins une vertu : tester notre degrés de résistance à ne pas changer de salle ou , mieux encore , aller faire une promenade dans le centre historique mais malheureusement il pleuvait abondement ce jour là ...
Un film grandement autobiographique de Valeria Bruni-Tedeschi dans lequel on n’a aucun mal à la reconnaitre, ainsi que sa mère, sa fille adoptive, son frère décédé prématurément du SIDA, son mode de vie, sa rupture et sa dépression, mais aussi sa célèbre sœur, Carla Bruni, qui par contre, est ici dépeinte différente de ce qu’on sait d’elle, notamment sans son mari Nicolas Sarkozy mais avec une espèce d’ex-grand industriel particulièrement odieux et cruel. Du fait de cet écart avec la réalité, le film est en porte-à-faux et on a du mal à s’investir dans son récit. L’histoire n’a pas vraiment de début ni de fin et compte beaucoup trop de personnages annexes inutiles qui plombent le rythme. Ici, les riches et les domestiques en prennent pour leur grade comme s’il s’agissait de règlements de comptes, et toutes les femmes riches ou pauvres, vieilles ou très vieilles, sont nymphomanes comme si faire l’amour pouvait les maintenir en vie. En conclusion, j’aime beaucoup Valeria Bruni-Tedeschi, l’actrice pétillante, mais beaucoup moins la réalisatrice freudienne dépressive
Aie, aie, aie ! Pour le coup, je suis très déçue de Valeria Bruni Tedeschi dont j'avais ADORE "Un château en Italie" (2013). On est toujours dans le même esprit "vaudeville familial" mais cette fois-ci c'est creux, c'est fade. On assiste à des scènes bien écrites et bien jouées mais sans fil conducteur, sans histoire arrière-plan qui puisse les porter réellement. Les personnages sont intéressants mais manquent de fond et d'épaisseur (le rôle de la soeur porté par Valéria GOLINO par exemple malgré le fait qu'elle joue très bien). Je suis sortie frustrée car je crois beaucoup en Valeria Bruni Tedeschi et en son talent indéniable d'actrice et auteure. Je vais regarder une nouvelle fois "Un château en Italie" pour me réconforter :)
Valeria Bruni-Tedeschi est une actrice souvent agaçante mais elle est bien pire quand elle se dirige elle-même. Dans Les estivants, au titre emprunté à Gorki, flotte comme un parfum tchékhovien qui pourrait être capiteux s'il était accompagné d'un scénario un peu mieux construit et moins éparpillé aux quatre vents dans un effet choral qui ne met personne en valeur et reste en surface, hormis pour Valeria qui a bien entendu le premier rôle et qui passe son temps à minauder ou à friser l'hystérie. Outre le fait de raconter sa vie dans cette autofiction affectée, elle brasse tout un tas de thèmes sans les approfondir : la fin de l'amour, le deuil, l'arrogance des nantis, l'insoutenable légèreté de la bourgeoisie, la lutte des classes, etc. Le plus souvent, c'est insupportable car le film passe allègrement d'une scène à l'autre, avec des changements de ton incessants qui montrent une absence d'enjeux et surtout un sentiment de vide abyssal dans toutes les bribes de vie montrées. Beaucoup de bons acteurs figurent dans Les estivants mais ils ont soit hérité d'un rôle grotesque (Arditi, Moreau, Stocker, Lvovsky), soit ils ne font que passer (Beauvois, Scarmacio, Perez). Seule Valeria Golino, de par son talent naturel, parvient à tirer son épingle du jeu. Et puis, le film dure 2 heures sans justification narrative. Il est vrai que cela vaut le coup d'attendre car la mise en abyme finale dans un brouillard antonionien est (presque) le seul moment digne d'éloges.
J'ai passé un super moment devant Les Estivants ! J'étais un peu dubitative en y allant, mais le nouveau film de Valeria Bruni Tedeschi est son meilleur film... et de loin !! Les 22 acteurs sont top, et les situation drôlissime ! Je conseille !
Je suis allé voir ce film sans en attendre beaucoup et quelle surprise!!! J'ai été très touchée par l'histoire et les personnages complexes. Bravo Valeria Bruni Tedeschi d'avoir illuminé ma journée avec ce superbe film !
Les films réalisés jusqu’ici par Valeria Bruni Tedeschi ne m’avaient que modérément séduit, mais, cette fois-ci, plus de réserve, mon enthousiasme n’a cessé de grandir au fur et à mesure de la projection des « Estivants ». En le voyant, il me semblait presque assister à une variation sur le sujet si superbement mis en scène par Jean Renoir dans « La Règle du Jeu » en 1939. Peut-on adresser plus beau compliment à un film ? Comme son illustre prédécesseur, en effet, Valeria Bruni Tedeschi assume avec brio et sans se priver d’aucune liberté d’expression l’aspect théâtral de son film. Celui-ci est d’ailleurs inspiré d’une pièce de Gorki mais les personnages qui y apparaissent font irrésistiblement songer à Tchekhov. Ils parlent haut et fort, ils tonitruent, voire même chantent, comme s’ils pouvaient ainsi dissimuler leur mal de vivre. L’origine théâtrale du film est donc revendiquée : non seulement parce que celui-ci se subdivise en trois actes et un épilogue, mais aussi parce qu’apparaissent, au cours de plans fugitifs, des rangées de chaises comme pour un spectacle. Sur ces chaises, l’on voit, une fois, tout un ensemble de spectateurs, et, les autres fois, une petite fille noire, toute seule. Cette petite fille n’est pas une simple figurante. Elle est présente tout au long du film et elle est probablement la seule, de tous les personnages, qui, avec son regard d’enfant, soit capable de s’intéresser vraiment aux autres. Valeria Bruni Tedeschi se montre, elle, semblable à ce qu’elle est réellement dans la vie, c’est-à-dire en plein processus de création d’un film, le film que nous voyons se dérouler sous nos yeux. Pour ce faire, elle quitte Paris pour se rendre dans une villa cossue de la Côte d’Azur, après avoir laissé son compagnon Luca qui, manifestement, s’est entiché d’une autre femme. Quoi qu’il en soit, c’est dans cette grande propriété de bord de mer qu’elle retrouve tout un petit monde de proches (famille, amis) et d’employés (gouvernante, cuisinier, jardinier). On y retrouve toute une pléiade d’acteurs et actrices très doués comme Pierre Arditi en chef d’entreprise insupportable de suffisance, Noémie Lvovsky en coscénariste aux convictions de gauche ou Yolande Moreau en gouvernante révoltée. C’est un plaisir que de voir évoluer ces personnages rongés d’égoïsme dont on a le sentiment qu’ils sont comme retranchés dans une propriété qu’il faut protéger de sangliers dévastateurs (des animaux qui n’ont peut-être pour fonction que de symboliser d’autres fantasmes menaçants, beaucoup plus humains). Tous sont à la fois dérisoires et touchants. Valeria Bruni Tedeschi les met en scène et les filme avec une énergie débordante ayant pour points d’orgue les quelques scènes chantées, lorsque se font entendre, entre autres, un lied de Schubert ou des airs de « La Flûte enchantée ». Les personnages du petit théâtre de la réalisatrice ont beau avoir tous quelque chose d’exaspérant, on ne peut s’empêcher des les aimer malgré tout.
Une petite bombe de belles images !! Valeria Bruni Tedeschi est une cinéaste de génie. Et quels acteurs !!! C'est magnifique de voir réunis à l'écran Pierre Arditi, Noémie Lvovsky, Valeria Bruni et Pierre Arditi. Un chef d'oeuvre !
J'ai vu ce film aujourd'hui et ai été très touchée par le traitement que Valeria Bruni Tedeschi fait de la famille, le tout dans un cadre grandiose. J'ai adoré et je conseille vivement ce film à tous mes proches !!