Un film étrange et envoutant qui jouit d'un superbe travail pour rendre l'atmosphère angoissante et d'une belle interprétation. Le scénario est malin, la psychologie des personnages complexe. A découvrir.
un étrange thriller qui décroit au fil des minutes par manque de suspense et d'une enquête peu approfondie. même si le doute plane et questionne, l'aspect psychologique détourne le fil conducteur aussi à cet histoire d'amour folle. le personnage trouble incarné par J. Buckley et le final inattendu ajoutent une singularité supplémentaire à ce film qui laisse en définitive un sentiment d'inachevé...
J'ai vu un film... qui m'a littéralement bluffé tant il emprunte à des styles différents des moments de tensions extrêmes. On se situe à mi-chemin entre le thriller psychologique et le film d'épouvante, prêt à voir sortir un monstre de dessous le tapis... Le film est littéralement troublant et dérangeant. La réalisation est parfaite, tant Michael Pierce III prend le temps de nous balader entre les différents registres. avec des effets de caméra particulièrement troublants. La mise en scène est vraiment bien contrôlée. Il sait donner de l'intensité à ces personnages troubles et troublés, et nous fait ressentir toutes les tensions qu'ils ressentent. Jessie Buckley est exceptionnelle tant elle est inquiétante et troublante, qui transpire le mai et le malaise, dans une famille qui fait peser sur elle une forte tension. La fin du film est absolument incroyable. Pour un 1er film, c'est un quasi-sans-faute... A voir
Bon thriller psychologique qui suit l'idylle entre deux personnages assez torturés au passé chargé, avec en toile de fond une enquête sur des viols et meurtres de jeunes filles et le cloisonnement d'une petite communauté bourgeoise. L'histoire est prenante, le réalisateur multipliant les pistes, l'image est belle et les 2 acteurs principaux sont très bons. Par contre je ne comprends toujours pas pourquoi les distributeurs modifient certaines titres originaux en anglais pour les remplacer par un autre titre en anglais !
Un film comme seuls les Anglais savent les faire : un scénario au cordeau, une ambiance lourde, des acteurs plus que convaincants, et l'ambigüité portée à son paroxysme, le tout avec de superbes images de Jersey. Seul le dénouement m'a paru un peu...bizarre, mais l'effet était sans doute voulu. Une oeuvre originale à voir.
J'ai été très réfractaire à regarder ce film. Dans une ambiance bien terre à terre, Jersey Affair offre un spectacle tiède dans une ambiance morose d'un film où un couple doit faire face aux déboires judiciaires et criminelles de l'homme. Dans l'aveuglement de la femme, on retrouve pas grand chose mis à part une point de suspicion et une perte de repères au fur et à mesure du film. C'est dommage que le film manque de rebondissements, la frilosité des bruits ne permet pas de combler ce manquement premier pour un film comme ceci. Par contre, et c'est à souligner, le jeu de Jessie Buckley est vraiment réussi - une actrice que je connaissais absolument pas et que je découvre à travers ce film. C'est dommage que Jersey Affair se trompe de piste en recueillant beaucoup trop vite la solitude de la femme faisant passer ce film où policiers et vengeance sont de mises à un cadre vraiment sans risque. Dommage que la fin du film est une débâcle sans intérêt tant ça aurait pu finir différemment.
C’est un premier essai désarçonnant tant l’aspect psychologique prend l’ascendant dans ce thriller au climat oppressant dont le récit va jouer sur l’ambiguïté de ses deux personnages principaux tout en filmant l’île de Jersey conférant un aspect solaire très lumineux contrastant avec le caractère poisseux de l’histoire. Mais c’est aussi un film très maladroit, mal géré à la fois dans son rythme que dans la construction d’une intrigue dont l’aspect policier est expédié trop facilement. Dans sa manière de briser les attentes « Jersey Affair » est un premier film largement perfectible laissant présager tout de même un bel avenir à son réalisateur.
Le titre français du premier film de Michael Pearce, Jersey Affair, met l'accent sur sa localisation dans l'île anglo-normande et il n'a pas entièrement tort tant les falaises et la végétation luxuriante donnent un caractère romantique et sauvage qui colle bien à l'intrigue. Mais le titre original, Beast, nous entraîne lui ailleurs, vers la vraie nature de ce long-métrage, cette part animale qui affleure chez la plupart de ses personnages à commencer par son héroïne, rousse flamboyante, qui possède un tempérament de feu. Nombre d'ingrédients de thriller contenus dans Jersey Affair sont bien connus mais c'est leur dosage très subtil qui rend le film prenant bien que l'on puisse trouver son dénouement quelque peu outré (pas nécessairement d'ailleurs). Il est d'ailleurs remarquablement interprété par de jeunes acteurs peu ou pas connus et réalisé de façon épidermique par un réalisateur qui maîtrise déjà toutes les ficelles. Un peu trop d'ailleurs avec l'art de manipuler le spectateur et de l'embobiner avec des scènes oniriques ou à la lisière du fantastique. En tous cas, on ne va pas lui reprocher d'avoir poussé son entreprise au bout de sa logique baroque, évitant toute tiédeur dans une histoire qui délaisse progressivement les règles d'un certain confort pour nous emmener assez loin, sur les rives de la démence. C'est à ce prix que les frissons et le plaisir sont garantis sans retour en arrière possible.
Sur l’île de Jersay, un tueur en série s’attaque à de jeunes filles après les avoir violée. Les familles sont terrorisées, mais lassée de la sienne, la jeune femme Moll préfère fuguer dans les bras de Pascal, un séduisant jeune homme mais froid, mystérieux et peut-être même suspect de ces meurtres. Avec « Jersey Affair », Michael Pearce signe un thriller à la tension stylisée sur fond de paranoïa. C’est une idylle improbable mais compréhensible qui s’installe entre cette femme à l’éducation stricte et cet homme négligé. Le duo est remarquable et la psychologie de leur personnage est haletante. On regrette néanmoins la rapidité dont arrivent les réponses qui auraient provoquées un coup de force en se dévoilant lors du final. Une bonne intrigue malgré tout. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Comme beaucoup, un très bon début, des acteurs convaincants, une base de scénario simple avec une histoire complexe et, au fil des minutes, le film perd de son intensité pour devenir insipide voir ennuyeux. Les scènes intéressantes et surprenantes sont dans les 30 premières minutes ... Dommage ! 2/5 !!!
Beast offre une déclinaison originale au thriller mettant en scène spoiler: un tueur en série , en ce que l’approche sensualiste du fait divers explore la fascination pour spoiler: la bête tapie en l’homme – voir le titre original, et non sa reformulation pour le territoire français… – par l’intermédiaire des cinq sens : spoiler: le désir naît d’abord du regard franc et fixe, est attisé par l’odeur animale, par les traces que le réparateur « habile de ses mains » laisse sur la moquette du domicile familial, par les décharges sonores offertes par la boîte de nuit. La caméra capte avec pudeur l’attraction de deux corps en dépit des spoiler: interdits sociaux , puisque Moll appartient à une famille huppée de l’île là où Pascal vit seul, affranchi de tout lien de parenté au point de se revendiquer, non sans humour, héritier légitime de la principauté de Jersey. Surtout, la relation entretenue entre une fille bridée par son entourage envahissant et un mauvais garçon fait voler en éclats les conventions, semble dessiner les contours d’une spoiler: association de criminels façon Natural Born Killers (Oliver Stone, 1994), fausse piste que quitte in extremis le long métrage au profit d’une clausule inattendue.
Nous reprocherons à Beast l’spoiler: explicitation outrancière de ses situations au moyen de différents artifices, des dialogues à la musique envahissante, empêchant tout mystère véritable de s’installer, simplifiant la caractérisation des personnages. Également les partis pris de réalisation, à l’instar des spoiler: flashs traumatiques , qui témoignent de la mainmise sur le récit et ses figures d’un metteur en scène omnipotent, grand marionnettiste concevant son geste artistique comme une dissertation sur la nature humaine. À trop schématiser le film perd de vue la spontanéité éprouvée par ses deux protagonistes. Dommage.
tout en tension anxiogène, ce petit suspense psychologique réussit à tenir en haleine grâce à son scénario tendu jusqu'à la fin, et surtout grâce à l'interprétation de Jessie Buckley qui porte le film sur son dos à chaque plan. les payasages sauvages de l'ile de Jersey ajoutent une force sauvage au film.
Beau dès son premier plan, nous mettant sous tension en 10min, captivant pendant l'heure quarante de son visionnage Beast continuera de vous hanter bien après la séance qui l'aura vu justifier son titre. Difficile de croire qu'il s'agit d'un premier long métrage tant l'oeuvre est aboutie, les personnages sont creusés et uniques, la réalisation d'une élégance folle est à l'aise dans la contemplation et l'action, les acteurs quasi inconnus explosent la pellicule et la maitrise du rythme et du suspense forcent est indéniable. Mes critiques sont tellement souvent le reflet de mes déceptions (voir de mes envies de massacre) que pour une fois je ne veux me focaliser que sur les points forts de Beast et éprouver de la gratitude d'avoir créé un film qui me rappelle pourquoi le cinéma même s'il n'a pas d'ambitions démeusurés peut être si beau.
Des personnages forts et ambigus dans une ambiance troublante et dérangeante font de ce film un excellent thriller psychologique atypique. L’intrigue policière sert de fil rouge mais ce qui nous captive c’est bien la romance entre deux écorchés de la vie, qui s’aiment autant qu’ils se détruisent.
Ennuyeux et lent, avec une fin... Bon ca commençait plutôt bien, on sentait une tension bien maîtrisée. Et puis le film s’essouffle, on ne sait plus très bien où le réalisateur veut en venir. 2 étoiles c'est bien mérité