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1bonhomme_enMousse
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5,0
Publiée le 9 février 2022
Le chef-d'oeuvre d'Elia Kazan, adapté d'une pièce de Tennessee Williams met en scène Marlon Brando (dont c'est le second film après "C'étaient des Hommes") et Vivien Leigh (qui elle, a déjà pas mal d'expérience dans le monde du cinéma). Le film narre l'histoire de Blanche Dubois, une (riche ?) héritière débarquant au quartier français de la Nouvelle-Orléans pour rejoindre sa soeur Stella (Kim Hunter) qui vit avec Stanley Kowalski (Marlon Brando), un ouvrier Polonais viril et impulsif. Suite à ses manières capricieuses et à son comportement de diva, Blanche va s'attirer la foudre de Stanley, ce dernier essayant de connaître le passé de sa belle-soeur.
Lors de sa sortie en 1.951, ce film place Marlon Brando dans le rang des "Sex-Symbols" à l'instar de Marilyn Monroe et, plus tard James Dean, décédé prématurément seulement 4ans après la sortie du "Tramway". Son interprétation mêlant virilité (la scène du t-shirt), agressivité, impulsivité, violence mais amour (voir les rapports avec Stella) étonne le public et la critique et devient par la suite un acteur en vogue, qui retravaillera encore avec Kazan ("Viva Zapata" en 1953, "Sur Les Quais" en 1955, qui lui vaudra son premier oscar bien avant son rôle de Vito Corleone dans "Le Parrain" de Coppola).
Malgré la mise en scène excellente d'Elia Kazan, le film souffre de légères longueurs (qui sont superficielles) notamment dû au fait du jeu trop théâtral de Vivien Leigh même si, disons-le clairement, la V.F mise beaucoup sur ce point (elle remporta tout de même l'oscar de la meilleure actrice en 1.952). La musique d'Alex North fait très bien la part du boulot surtout au niveau des génériques (début et fin) où le nuage se dissipe peu à peu jusqu'à connaître le passé de Blanche. En bref, ce film est un chef-d'oeuvre à voir, ne serait-ce que pour les interprétations de Leigh et Brando !
Voilà un huit clos bien anxiogène, dès les premières images de Vivien Leigh, on se dit cette fille a quelque chose de venimeux, son jeu est déstabilisant, on se dit mais qu'est-ce qu'elle fait, elle se croit au théâtre ou quoi, ses gestes trop appuyés, ses répliques trop marquées, puis l'histoire se déroule et on se rend compte qu'elle joue à merveille son personnage et on la voit sombrer dans son monde. A ses côtés; on découvre un Marlon Brandon incroyable, à fleur de peau, irritable, mais attachant, un rôle et une interprétation magistrale, et on peut lui tirer notre chapeau car ce rôle ne le met pas en valeur, loin de là, mais les grands acteurs de cette nouvelle époque savait se mettre en danger et jouer des personnages border line. Le reste du casting complète ce duo avec brio, avec un Karl Malden peut présent mais, toujours juste. Le film est devenu culte, après avoir découvert ce film sur le tard, il n'en a pas perdu toute sa vigueur, tout se passe ou presque dans ce deux pièces miteux, on est quasi projeté dans cette ambiance, et on suit inlassablement la descente aux enfers de tout ce petit monde.
"Un tramway nommé désir" est un film extrêmement dense tant dans sa filmographie que dans les idées de fond traitées. Pour autant, chaque aspect est abordé avec une justesse qui en fait un excellent film.
Le réalisateur joue admirablement bien avec le ton de chaque scène et la profondeur de l'image pour offrir des volte-face majestueux qui prennent le spectateur à contre pied; ceci permet de souligner l'intensité de certains moment bien choisis.
Le noir et blanc est totalement maitrisé et offre des jeux de lumière qui créent de la tension là où il faut et soulignent les caractères de chaque personnage. Ce dernier point est aussi porté par par les superbes performances d'acteurs, avec notamment un Marlon Brando qui affiche un charisme teinté de violence impressionnant.
Dans son traitement d'idées, le film décide de s'attaquer à la fois aux thèmes de la vieillesse inéluctable, de l'anxiété, de la violence et de l'amour et des folies qui en découlent. Si tous ces thèmes sont abordés de façon très juste (ils touchent dans le mille 70 ans plus tard), il y en a tout simplement... beaucoup. En conséquence, il est difficile de suivre les 2h sans une grosse concentration et on se retrouve vite à analyser plutôt qu'à être porté par l'histoire tant le contenu est dense. D'où, à mon sens, les longueurs en deuxième partie qui en font un film peut être trop exigeant.
Un film très ambitieux qui se donne les moyens de traiter de tous ses thèmes avec justesse, supportés par une technique impeccable. Était-il possible de le rendre plus digeste sans en occulter les aspects principaux? J'en doute... je n'en suis pas encore au niveau ou des films aussi exigeants passent comme une lettre à la poste!
Blanche Dubois n'entre pas à la Nouvelle-Orléans comme d'autres small town girls sont arrivées dans certaines grandes villes américaines remplies de rêves. Fragilisée, c'est à contrecœur au contraire qu'elle s'adapte à la moiteur insalubre du quartier où vit sa sœur, qui a quant à elle fait le choix depuis longtemps de quitter la vie aisée de leur famille pour construire la sienne.
Le film ne s'attarde pas à dénouer les désillusions. Ni même sur les choix de vie incompatibles qui sont pourtant son implacable toile de fond. Les apparences ne sont pas si trompeuses quand la maladie mentale est de la partie, le vrai démon qui martyrise Blanche plus que le cercle d'amis d'un Marlon Brando hypermacho.
Ça fait du bien de savoir que lui et Vivien Leigh s'entendaient bien en réalité, car la douleur suffocante et récurrente qui les lie d'emblée, et anéantit le positivisme invétéré d'Hollywood, fait craindre de la partie de ce malheur qui ne fut pas fictive. Leigh a bien vécu un trouble bipolaire.
Un tramway nommé désir est le genre de perles multidisciplinaires dont la franchise d'avant-garde a demandé de faire face aux lourdes armées de la censure et de la bienpensance. Un acharnement dont on peut être reconnaissant car il nous rappelle ce que chaque époque du monde a eu en commun avec les autres : la guerre avec ses émotions.
Signé Elia Kazan, « Un Tramway Nommé Désir » est la transposition cinématographique de la pièce éponyme de Tenesse Williams, qui a également rédiger le script de l’adaptation pour le grand écran. Et ce que l’on peut dire, c’est que ce film est un très grand cru. Malgré le fait que le film est pas mal vieilli, « Un Tramway Nommé Désir » au-delà de son statut de transposition scénique au cinéma est surtout une très grande fable sur le désir, sur la détresse, la schizophrénie pleine de poésie, de brutalité avec parfois une ambiance assez pesante voir glauque.
C’est également un formidable terrain de jeu pour les acteurs : évidement Vivien Leigh dans ce rôle iconique de Blanche Dubois. Très loin de sa performance dans « Autant en Emporte le Vent », elle opte ici pour la fragilité, plus de nuance, jusqu’à être comme hanté par son personnage. Tour à tour énervant, insupportable, complétement parno mais surtout très vulnérable. Sa performance emporte le spectateur avec force.
Face à elle : un Marlon Brando à ses débuts. Ce dernier interprète le beau-frère très bourru, un peu macho et très sensuel. Issu de l’actor studio : Brando apporte au personnage toute la férocité, la virilité et le naturel qu’on lui a enseigné. Ce qui donne un jeu assez exquis : son personnage au début très stéréotypé prenant de plus en plus de nuances, au file du film. De plus, comme l’avais dit une autre critique : ce dernier bénéficie d’un corps d’apollon, ce qui donne une présence à l’écran assez incroyable. Je manque de mots à son égard, mais je l’ai réellement adoré dans ce premier grand rôle. Les seconds rôles ne sont pas en reste, et son eux-aussi de très bons augures : Karl Malden (qui jouera plus tard le pasteur de Polyanna) joue ici un registre très différent et opte pour la carte de la gentillesse ce qui lui va très bien. Ou encore Kim Hunter qui joue la jeune femme de Brando et qui gagna tout de même un Oscar comme à Karl Malden (d'ailleurs), et dont la frivolité apporte un peu de légèreté à un film déjà au contexte assez sombre.
Bref Un Tramway nommé Désir est une véritable fable sur la passion, la psychologie humaine, les vices et le mensonge en plus d’être un formidable écrin de comédie (jeu des acteurs) qui reste malgré tout une très grande tragédie aussi. Sans oublier la réalisation délicate d’Eliza Kazan qui nous fait oublier qu’il s’agit d’une pièce de théâtre, à la base.
Reprise à l’écran de la pièce de Tennessee Williams qui avait révélé Marlon Brando. Entre la solidité du scénario, la psychologie des personnages, les numéros d’acteurs, l’ambiance étouffante du (presque) huis clos et de la chaleur de la Nouvelle Orléans, il y a là nombre de composantes d’un authentique chef d’œuvre.
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5,0
Publiée le 5 mars 2021
Tennessee Williams lui-même a écrit sur la performance de Vivien Leigh dans Un tramway nommé Désir. Il a dit elle a apporté tout ce que j'avais prévu pour le rôle et même beaucoup plus que ce dont j'avais osé rêver. Brando est merveilleux dans le rôle de Stanley Kowalski mais les nouveaux spectateurs du film semblent repartir avec la grandeur obsédante de Vivien Leigh dans ce qui est l'un des rôles les plus déchirants et les plus bouleversants jamais réalisés au cinéma. Si quelqu'un est intéressé par un grand jeu d'acteur regardez ce film pour la performance de Vivien Leigh qui a remporté un Oscar. Le casting de soutien est exceptionnel de Kim Hunter et Karl Maldentous tous deux ont reçu des Oscars pour le film. Tout cela avec Kazan son excellente réalisation et sa musique jazzy. C'est pourquoi je considère Un tramway nommé désir comme l'un des plus grands films jamais réalisés...
En adaptant la pièce de Tennessee Williams, Elia Kazan met en scène un drame psychologique troublant et fascinant, sublimé par son interprétation, avec notamment la confrontation entre un Marlon Brando plus viril que jamais et une Vivien Leigh (Oscarisée) tragique et touchante.
Ce classique hollywoodien nous fait voyager à bord d'un tramway nommé désir direction la Nouvelle-Orléans chez les Kowalski, malheureusement une fois arrivé chez eux je n'ai pas réussis à me transporter, alors oui la prestation de Marlon Brando dans le rôle d'un ouvrier polonais violent, brute envers sa femme et magnifiquement interprété, tout comme le personnage interprété par Vivien Leigh, quant à la mise en scène elle est parfaite, les des dialogues sont réussis mais interminables. Concernant l'histoire elle ne paye pas de mine et la durée du film est bien trop longue, seul la lente descente dans la folie de Blanche Dubois est intéressante. Pour le reste, l'histoire ne m'as guère passionnée et je n'ai pas compris où Elia Kazan voulait en venir.
Il n’est pas question ici d’un film, comme on se plaît souvent à le croire, mais de théâtre filmé. Les excès en tous genres, les personnages névrosés ou caractériels sont bien la marque de Tennessee WILLIAMS et en aucun cas le propre d’Elia KAZAN. D’ailleurs, le seul talent du réalisateur dans cette adaptation réside dans l’absolue soumission à la pièce et à son auteur. Alors que le Carré Français de La nouvelle Orléans, coloré, animé et très vivant aurait pu fournir un véritable décor, il n’en est rien et KAZAN se contente d’une bâtisse sordide, en carton-pâte, avec l’appartement délabré du couple KOWALSKI pour unité de lieu. Quant aux acteurs, qui en font des tonnes comme BRANDO, parce que c’est le style de l’Actor’s studio, ou comme Vivien LEIGH, pâle reflet dévasté de la Scarlett O’HARA de Autant en emporte le vent, physiquement délabrée par la maladie, l’alcool et le tabac et qui donne l’impression de jouer son propre rôle, ils contribuent à aggraver l’impression de se trouver dans un théâtre d’avant-garde, où l’on hurle à tout propos pour mieux faire croire à un texte indigent. Si l’on ajoute à ce passif la durée excessive du tout et le ridicule de certaines scènes, telle par exemple le déversement d’eau bouillante sur les joueurs de poker trop bruyants par la voisine du dessus, il ne reste que des lambeaux d’une réputation flatteuse, mais totalement usurpée.
Ce film est un véritable chef d'oeuvre. Il est unique pour son époque et unique tout court. Sont intelligence, le jeux des acteurs, le cadre, l'ambiance et le thème sont tout simplement géniaux. Ce film mis dans la case de film drame mérite à mon sens et pour toutes ses raisons le titre de thriller psychologique. spoiler: Son intrigue est en réalité tournée vers une drame psychologique et celui d'une société vu avec un angle emprunt d'une vérité fracassante.
Bien que tout le monde mette en avant Marlon Brando dans le film qui certes tiens un rôle indispensable et le joue très bien, je trouve que cela n'est rien face au jeu et à l'intensité du personnage qu'incarne Vivien Leigh . Ce que j'ai pris au début pour un mauvais jeu était en fait juste le coté maniéré et théâtral volontaire du personnage. J'ai été subjuguée par le personnage de Blanche . Vivien Leigh m'a fait passer par toute les émotions et des qu'elle jouait, je ne pouvait détacher mes yeux de l’écran. Je note d'ailleurs qu’après avoir lu nombreuses des critiques de ce film je me rends compte que d'autres l'ont interprétés très différemment et l'ont tout autant apprécié, ce qui fait du travail du réalisateur un véritable coup de génie! BRAVO!
La découverte de Marlon Brando et sa manière de jouer si particulière et inédite pour les films de cette époque. Vivien Leigh est parfaite en femme obsessionnelle, il semble que cela n'était pas un rôle de composition ;) J'ai trouvé intéressant pour un film de cette époque de traiter les choses au niveau de la classe ouvrière ce qui était rare avant. En tout cas c'est un classique qu'il faut avoir vu au moins une fois.
Un grand classique qui a un peu vieillit, de par sa théâtralité extrême; bien sûr on admire Brando à son apogée,et Vivian Leigh, sensuelle à souhait. Mais il faut aussi peut-être reconnaître que la pièce d'origine de T. Williams a aussi pris un coup de vieux .
un vrai chef d'oeuvre, la révélation d'un acteur, l'interprétation magistrale de V.Leigh...des seconds rôles excellent...et bien sûr la mise en scène de Kazan rends vivant ce qui est une pièce de théâtre filmé... suivant les codes d'unité.la lumière, les costumes...on est captivité par les regards..les intonations des acteurs. vu et revu plusieurs fois je découvre toujours des nouveaux aspects ou interprétation ou sensation .
Incroyable mais vrai : je n'avais toujours pas vu « Un tramway nommé Désir ». Pourtant, Elia Kazan, Tennesse Williams, Vivien Leigh, Marlon Brando... Les voyants étaient a priori tous au vert pour que j'en ressorte ravi. Seulement, cela n'a pas été le cas, loin s'en faut. J'en suis même au point de penser que j'avais retardé inconsciemment son visionnage pour cette raison. Car j'ai beau retourner le problème dans tous les sens : je n'ai pas aimé ce film. Je ne l'ai pas détesté non plus. Aussi théâtrale soit-elle, la mise en scène de Kazan (renforcée par l'intense photographie d'Harry Stradling) fait preuve d'une certaine force, amenant quelques scènes et situations intéressantes, l'écriture de Williams étant suffisamment talentueuse pour poser un cadre,une ambiance auxquels on ne peut être indifférent, et je peux comprendre que le personnage comme la prestation de Vivien Leigh restent aujourd'hui importants dans le monde du théâtre. Seulement, vraiment difficile de sortir de là séduit tant la dimension outrée est omniprésente, le relationnel entre les personnages évoluant peu, voire crispant. Passe encore celui entre les deux sœurs, faisant preuve d'une ambiguïté intéressante. Idem pour celle entre Blanche et Harold, leur soirée commune étant sans doute même la meilleure scène à mon sens, presque sensible. D'ailleurs, peut-être aurais-je pu adhérer un peu au résultat s'il n'y avait pas l'énorme problème Brando. Que ce rôle l'ait projeté comme icône du cinéma américain me laisse pour le moins perplexe. Non seulement l'acteur pousse la méthode Actors Studio à son paroxysme, mais en plus rend son Stanley Kowalski presque totalement détestable, alors que le mec est, à la base, déjà une ordure. Pourtant, il y avait de quoi le rendre plus complexe : on s'en aperçoit à travers des bribes de dialogues, la présence de plus en plus insupportable de Blanche dans l'appartement, mais c'est beaucoup trop peu. Idem concernant le propos sur les femmes battues enfermées dans une logique presque auto-destructrices dont elles seraient incapables de sortir : c'était sans doute méga-audacieux à l'époque, en 2019, c'est plus gênant qu'autre chose. Reste une musique pas mal, la présence de Kim Hunter et Karl Malden pour un semblant d'identification aux protagonistes, m'enfin... Je suis sorti de la salle exsangue, non sans quelques questions dans la tête mais surtout quasiment sans avoir pris le moindre plaisir pendant deux heures et limite désabusé par cette adaptation de l'un des plus grands classiques théâtraux américains : une fois n'est pas coutume, le cinéma n'était peut-être pas le meilleur média pour transposer la plus célèbre pièce de l'auteur...