Premier véritable film de cette saga en suivant l'ordre de sortie, ce quatrième épisode est l'opus qui a fait découvrir ce merveilleux univers au grand public. Pour l'époque, "Star Wars : Episode IV - Un nouvel espoir" était une véritable révolution. Porté par le génie qu'est George Lucas, les limites du cinéma des années 70 ont été repoussées au sein de ce film. Tout cela fut donc porté par un seul et même objectif : rendre crédible un univers aussi complexe. Tout d'abord, je pense qu'il est important de noter que ce projet fut une révolution visuelle assez importante. Si aujourd'hui les effets spéciaux peuvent être considérés comme datés, bien que les versions restaurées règlent ce problème, la version originale n'était pourtant pas si repoussante que cela pour l'époque. Conscient du projet monstrueux que serait ce film, George Lucas a même fondé sa propre société d'effets spéciaux pour le réaliser : le célèbre ILM. Et autant le dire, le résultat était tout simplement révolutionnaire pour l'époque, avec une bonne gestion des environnements ou même des fonds verts. Pour le coup, ils ont même inventé de nouvelles techniques d'effets visuels, avec le fameux Dykstraflex. Alors, avec cette bonne gestion de ces progrès technologiques, mélangée au fait de repousser les limites des maquettes de l'époque ou du matte painting, le film était déjà impressionnant. Et clairement, rien que pour cette avancée énorme, on peut déjà considérer ce projet comme une œuvre culte. Malgré tout, ce qui a également surpris tout le monde à l'époque n'est pas forcément que l'aspect visuel du long-métrage, mais aussi tout l'univers global de la licence. Aujourd'hui, nous savons que cet univers est sans aucun doute l'un des plus riches, intelligents et cohérents jamais conçus. Cependant, même si ce n'étaient encore que les balbutiements de celui-ci via cette sortie en 1977, on y voyait déjà un immense potentiel. Pourtant, si on regarde cela en matière de pur scénario, le film paraît assez simple : c'est l'histoire d'un personnage qui, grâce à un mentor et/ou grâce à des amis, ira sauver le monde. C'est une base extrêmement connue et déjà reprise dans de nombreuses histoires avant celle-ci. Mais ici, cette simplicité fonctionne encore une fois grâce à l'univers. Un scénario classique ne veut pas forcément dire qu'il est mauvais, s'il s'accompagne d'un univers et d'un tout qui fonctionne, et c'est effectivement le cas pour ce film. Créant des personnages attachants, auxquels on peut facilement s'identifier, Luke Skywalker était le héros que nous rêvions tous d'être par exemple. Un pur inconnu, mais destiné à accomplir de grandes choses. Et à côté de cela, nous découvrions également Dark Vador, une figure discrète, mais très marquante par son design impressionnant. Puis, autour d'eux, que ce soit dans ce désert immense de Tatooine ou via les couloirs immenses de l'Étoile de la mort. Tout est donc conçu pour nous en mettre plein les yeux en matière d'écriture et de visuel, le scénario se mariant parfaitement avec cela. La cohérence de l'ensemble se ressent alors énormément, même au niveau de l'ambiance sonore et de la bande originale. Que ce soit la musique de base du générique, la musique de l'Empire ou même les simples petites musiques d'ambiance, elles fonctionnent toutes et elles sont toutes l'œuvre du génial John Williams. Globalement, je vous conseille donc très rapidement de visionner ce long-métrage si vous ne l'avez pas encore vu (si ce genre de personne existe encore). C'est le commencement d'une saga qui, 40 ans plus tard, séduit encore petits et grands. Pour conclure, un excellent film de science-fiction.