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Liam Debruel
27 abonnés
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5,0
Publiée le 25 novembre 2019
Le mythe de l’invisibilité est quelque chose qui a toujours fasciné l’être humain. En effet, le fait de n’être vu par personne permettrait selon beaucoup une plus grande impunité dans nos gestes, aussi bien positifs que négatifs. On regorge ainsi de nombreuses variations de cette croyance mise en valeur par Platon avec l’anneau de Gygès. Tout le monde connaît l’effet de l’anneau unique dans « Le Seigneur des Anneaux » et le « Hollow man » de Paul Verhoeven se forge au fur et à mesure des années une meilleure réputation qu’à sa sortie. Mais le film abordé aujourd’hui est également une excellente variation de ce thème et sera réapproprié dans quelques années par son studio original dans son nouvel univers partagé.
Un scientifique dénommé Jack Griffin arrive à créer un sérum d’invisibilité. Malheureusement, il n’arrive pas à en inverser les effets. Cela va le conduire à adopter un comportement des plus violents…
On parle bien moins de ce film dans la filmographie de James Whale par rapport à son cultissime « Frankenstein », mais cela ne l’empêche guère d’être une remarquable réussite. En seulement 70 minutes, il arrive à aborder pleinement son sujet en le traitant comme un pur film de monstres avec les interrogations morales s’accrochant à ce thème. En effet, la disparition physique semble provoquer une disparition morale, comme si ne plus se sentir rattaché visuellement à notre société autorisait à une déchéance idéologique. Ainsi (comme dans de nombreux films de monstres d’Universal), être exclu de la société et de ses « valeurs » conduit à la destruction desdites valeurs.
Ce qui est encore plus intéressant en comparaison de ses congénères « Universaliens », c’est que Jack Griffin est un être humain et non une créature née avec des aptitudes physiques le rejetant en dehors du monde. C’est par la science que Griffin s’est créé et a muté vers un « monstre » qui commettra notamment des actes de terreur. De quoi rappeler le basculement moral dans lequel chaque être humain peut plonger à tout moment. En effet, on aime parler des personnes qui nous effraient mais il est encore plus effrayant de constater que celles-ci étaient des êtres normaux qui n’étaient pas prédestinées à tuer et semer la panique. C’est quelque chose qui est régulièrement oublié de nos jours : personne n’est voué à devenir un meurtrier ou un terroriste, qu’importe ses origines, sa religion ou son milieu social. Il y a toujours un moyen d’échapper aux facteurs sociaux que l’on juge inévitables de par nos actes. Ce qui est donc un message à la fois effrayant (on ne peut prévoir qui sera un monstre) et rassurant (on peut néanmoins tout faire pour être une personne admirable).
Emballé dans une mise en scène classieuse de la part de Whale et des effets toujours aussi efficaces plus de 80 ans après sa sortie, « L’homme invisible » est donc un classique du cinéma de genre qui se doit d’être vu et revu, que ce soit par son divertissement intemporel ou bien par les réflexions thématiques passionnantes offertes par la manière dont l’intrigue est abordée. Et après, certains diront encore que voir des « vieux » films ne sert à rien…
The Invisible Man, film réalisé par le grand James Whale, qui nous a également pondu le mythique Frankenstein quelques années plus tôt. Interprété par Claude Rains (où l'on pourrait penser que son rôle est ingrat), nous dévoile une des plus violente face de l'Homme. Il se hisse ainsi à la même hauteur que la créature de Frankenstein, Dracula, le Loup Garou, bref tous les "Universal Monsters"... Mais la où j'ai littéralement était frappé (ce n'est pas exagéré), c'est par la qualité et l'inventivité renversante des effets spéciaux. Nous sommes en 1933, dites vous bien cela. Personne ne peut contester la réussite visuelle du film ! Par exemple, dans la scène culte où l'homme invisible défait pour la première fois ses bandages : une chemise volante, des portes et des fenêtres qui claquent, un vélo qui roule tout seul, spectaculaire. Le film arrive à nous faire suggérer des choses que l'on ne voit pas, et ça pour l'époque c'est balaise ! Chapeau bas donc à The Invisible Man pour sa prouesse technique, chef d’œuvre !
Excellent film de James Whale avec le très efficace Claude Rains qui est très crédible dès le départ du film en l'homme invisible. C'est aussi un film très drôle grâce aussi aux 2 aubergistes et au policeman et au reste des villageois affolés à la vue de l'homme invisible qui rit et qui se moque de leurs frayeurs. Les effets spéciaux sont géniaux et d'une simplicité désarmante dont aucun film des année 90 ou 2000 n'auraient l'idée. Je pense que les idées révolutionnaires et socialistes voire communistes de H. G. Wells. sont parfaitement respectées et traduites dans le scénario et le film lui-même et en plus c’est très drôle.
Décidément les monstres classic de la Universal ne sont pas tant des monstres que ça. Aucun des films n'est un film d'horreur. Et les monstres ne sont vraiment pas si terrible que ça, bien qu'ici on ait affaire au pire. Oui oui, bien plus un monstre que Dracula, la creature de Frankenstein ou la momie. C'est le plus humain mais aussi le plus cruel. Sa méchanceté est expliqué par l'expérience qu'il s'est auto-infligé, du coup il est presque plus traité comme une victime que comme un monstre sur la fin du film. On y voit plus un homme aimant sa femme qui veut tout faire pour redevenir comme avant et enrage de ne pas y arriver. Le produit qu'il s'est injecté le rend néanmoins violent et n'hésite donc pas à tuer pour le plaisir. Concernant le reste du film, on est toujours dans les années 30 donc du surjeu de partout, la palmé revenant à la femme de l'auberge. Un film à voir une fois mais franchement ces classics m'ont pour le moment déçu.
LA version de L'Homme Invisible. Tout le début à l'auberge par une tempête de neige est une réussite avec une aubergiste hystérique, son mari trouillard et L'homme Invisible qui les rend fous et sombre lui-même dans la folie. Les SFX sont réussis. Avec ses bandelettes, il a un sacré charisme qui accompagne bien ses délires de domination du monde et de toute puissance. La deuxième moitié tire un peu en longueur ce qui rend son revisionnage difficile. Un grand film.
Un film efficace, troublant, qui tient du film de fantôme, joue sur des codes d'inquiétude et de fantastique, notamment lorsque Rains se défait de ses bandelettes et de fait se délite sous les yeux ahuris de son ex-collègue, entamant ensuite une sorte de danse macabre d'un effet saisissant. Des images aussi dont on se souvient, telle celle de l'arrivée de l'homme invisible à l'auberge, fendant la tempête de neige. Une réalisation de premier ordre.
L'homme invisible est un film réalisé par James Whale sorti en 1933, qui se regarde comme un classique du cinéma. L'histoire est inspirée du roman de Herbert George Wells et raconte comment un chimiste travaillant comme associé d'un fabricant de conservateur alimentaire, parvient à trouver la recette d'un élixir qui rend totalement invisible. Cette découverte le rend mégalomane et son envie principale c'est de mettre le monde à ses pieds. L'histoire est racontée sans morale, c'est le récit d'un homme imbu de son pouvoir. La question qui se pose aux habitants qui ont affaire à ses méfaits c'est : comment arrêter un homme invisible ? La mise en scène cinématographique est soignée et les effets spéciaux sont très réussis. The invisible man est réellement invisible, durant tout le film, bien qu'incarné par un acteur (Claude Rains), on entend sa voix sans le voir. Et cela entraine tout un tas d'effets spéciaux tels que des objets qui se déplacent tous seuls, et autres péripéties créatives pour montrer tout ce qu'on peut faire quand personne ne nous voit. Les scènes d'actions s'enchainent, les idées pour stopper cet homme aussi. Le film est assez court, à peine 1h15. Flora (Gloria Stuart) incarne, en second rôle, une femme dévouée, amoureuse prête à tout, avec des tenues invraisemblables (notamment une chemise de nuit avec une traine et des manches dignes d'une robe de mariée) ; rôle totalement désuet aujourd'hui (critique rédigée en 2026) mais qui passe dans la cinématographie de l'époque, où les actrices féminines servaient un peu de tapisserie à l'action. Aujourd'hui, on aimerait voir des rôles féminins un peu moins potiche. En cela, j'ai apprécié le personnage de Jenny Hall (Una O'Connor) la tenancière du restaurant, qui ouvre le film. Un beau rôle à la fois comique et sérieux, cela lance très bien le film.
The Invisible Man est un classique bien réalisé pour son époque, avec des effets spéciaux impressionnants compte tenu des moyens techniques d’alors. Cependant, malgré sa durée relativement courte, le rythme peut sembler un peu lent par moments, ce qui atténue l’intensité du récit. De plus, les personnages, bien que marquants, sont parfois trop caricaturaux et surjoués, ce qui peut nuire à l’immersion. Malgré ces défauts, le film reste une œuvre intéressante à découvrir pour les amateurs de science-fiction et de cinéma d’horreur classique.
C'est juste le meilleur film que j'ai jamais vu, même si je change souvent de film préféré. Les effets spéciaux pour un film de 1933 sont plus que géniaux, son invisibilité est hyper bien faite. C'est grandiose ce film je vous le conseille à tous à avoir absolument vu au moins deux fois parce qu'une fois c'est pas assez tellement c'est sensationnel.
Tout simplement un chef d'oeuvre réalisé par un maître du film fantastique de l'époque. Certes les trucages de ce film peuvent paraître pour certains, désuets. Mais ce film réalisé au début des années 30, faisait preuve d'audace et d'inventivité. J'imagine que ce film a du donné quelques frissons d'angoisse aux spectateurs comme nous en donne aujourd'hui certains blockbusters. Cette atmosphère anglaise et fantastique est d'autant plus palpable par sa pellicule noir et blanc et le côté quelque peu théatral, mais au combien succulent du jeu d'actrice de la femme aubergiste (un régal). Subséquement, un film presque de court métrage (moins de 1h15), mais ô combien passionnant et attachant.
Bon film de SF avec des effets spéciaux étonnants pour l'entre deux guerres. Avec un scénario qui distille une ambiance bien sombre et qui ne ménage pas nos cousin d'outre-Manche.