L'Homme invisible
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Léa H.
Léa H.

38 abonnés 225 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 janvier 2014
Parangon du film fantastique, « l’homme invisible » n’a rien perdu de son pouvoir de fascination : magnifiques décors expressionnistes, effets spéciaux toujours aussi impressionnants (et bien plus poétiques que les effets numériques d’aujourd’hui), noirceur du propos (libéré du vernis social, l’homme est submergé par ses pulsions), voix inoubliable de Claude Rains, mise en scène au cordeau : rien à jeter dans ce grand film de James Whale, aussi sec dans sa forme (1h08 !) que dans son geste : ici pas de happy end. « L’homme invisible » ou l’invention de l’anti-héros…
QuelquesFilms.fr

365 abonnés 1 780 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 décembre 2013
Deux ans après avoir réalisé Frankenstein, James Whale signait L'Homme invisible. Deux gros succès publics. Deux films qui sont aujourd'hui considérés comme des classiques du cinéma de SF ou fantastique, le premier tirant vers l'épouvante et l'horreur, le second présentant quelques effets comiques (sur le potentiel de l'invisibilité) avant de basculer dans le thriller (la chasse à l'homme). L'Homme invisible, c'est bien sûr l'adaptation du roman de H. G. Wells, associée, semble-t-il, à quelques éléments d'un autre livre, The Murder Invisible, de Philip Wylie. Le scénario et la mise en scène sont efficaces, ménageant d'abord le mystère puis le suspense. Mais ce sont surtout les effets spéciaux, très réussis pour l'époque, qui dopent la qualité du film et lui donnent sa singularité : les manifestations de l'invisibilité à l'écran sont vraiment étonnantes. C'est l'oeuvre de John Fulton, déjà auteur des effets spéciaux de Frankenstein et de La Momie. L'interprétation générale, quant elle, n'est pas forcément au cordeau, mais peu importe. L'idée de base et sa mise en images priment ; le fantasme se concrétise pour notre plaisir : voir sans être vu, emmerder le monde en toute insouciance...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 février 2014
The Invisible Man, film réalisé par le grand James Whale, qui nous a également pondu le mythique Frankenstein quelques années plus tôt. Interprété par Claude Rains (où l'on pourrait penser que son rôle est ingrat), nous dévoile une des plus violente face de l'Homme. Il se hisse ainsi à la même hauteur que la créature de Frankenstein, Dracula, le Loup Garou, bref tous les "Universal Monsters"... Mais la où j'ai littéralement était frappé (ce n'est pas exagéré), c'est par la qualité et l'inventivité renversante des effets spéciaux. Nous sommes en 1933, dites vous bien cela. Personne ne peut contester la réussite visuelle du film ! Par exemple, dans la scène culte où l'homme invisible défait pour la première fois ses bandages : une chemise volante, des portes et des fenêtres qui claquent, un vélo qui roule tout seul, spectaculaire. Le film arrive à nous faire suggérer des choses que l'on ne voit pas, et ça pour l'époque c'est balaise ! Chapeau bas donc à The Invisible Man pour sa prouesse technique, chef d’œuvre !
cris11
cris11

75 abonnés 970 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 octobre 2013
Mis à part la vieille de la taverne au début du film (la même que dans la fiancée de Frankenstein) qui est particulièrement insupportable, (à tel point que je n'espérait qu'une seule chose, c'est que l'homme invisible la zigouille ), j'ai totalement adhéré à ce classique du cinéma fantastique. C'était un film très ambitieux pour son époque et l'histoire ainsi que le scénario est excellent. Un vrai plaisir de voir ce genre de film issu d'un cinéma d'une autre époque certes, mais qui sont réellement des pionniers. Si le cinéma a évolué, il n'en demeure pas moins vrai que ce sont ces films anciens qui ont inspiré tout ce qui est venue après.
dougray
dougray

276 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 septembre 2013
Cette adaptation du classique de H.G. Wells (un des grands précurseurs du roman fantastique) est, sans doute, l’une des meilleures productions horrifiques des Studios Universal avec "Frankenstein". On ne s’étonnera pas que les deux films aient été mis en scène par le même réalisateur, l’excellent James Whale qui démontre, une fois de plus, ses talents de visionnaire. Car, outre un rythme intéressant pour un vieux film et une excellente BO, on retiendra avant tout de "L’Homme invisible" ses effets spéciaux avant-gardistes. Les spectateurs des années 30 ont dû être littéralement scotchés sur leur fauteuil en voyant cette scène hallucinante où le héros retire ses bandages pour dévoiler sa nature à ses assaillants. Mais ses effets spéciaux n’auraient sans doute pas été aussi marquants sans la prestation extraordinaire de Claude Rains qui, pour ses débuts sur grand écran, frappe un très grand coup alors qu’il n’apparaît quasiment pas. Privé de son image, l’acteur ne peut compter que sur sa voix et éblouit par sa diction si particulière (avec des accents hitlériens dans l’autoritarisme et la mégalomanie de ses monologues) et son rire diabolique. Le personnage est d’ailleurs d’une complexité épatante pour l’époque puisque le réalisateur ne tente jamais de le rendre sympathique (son attitude à l’auberge, sa considération pour ses semblables, ses projets de conquête du monde…) mais n’oublie pas pour autant de le rendre humain, notamment à travers sa relation avec sa fiancée (Gloria Stuart, un peu cruche et totalement soumise) et sa terreur de ne jamais pouvoir trouver d’antidote à son invisibilité. La force de l’intrigue réside, d’ailleurs, dans les questions qu’elle soulève puisque les aspirations de l’Homme Invisible quant à l’utilisation de son pouvoir paraissent terriblement réalistes (difficile de ne pas être tenté par le voyeurisme ou encore la criminalité lorsqu’on est un esprit fragile et qu’on s’imagine pouvoir agir en tout impunité). Ce questionnement est brillamment mis en exergue à travers le costume terriblement effrayant du héros (son arrivée à l’auberge, avec ses bandages, son long manteau et ses énormes lunettes, est glaçante), ce qui rend le film gentiment angoissant aujourd’hui encore. Comme à son habitude, Whale n’oublie pas de faire la part belle à l’humour noir, à travers les dialogues plein de cynisme de l’Homme invisible et des réactions qu’il provoque (le pantalon qui court tout seul résume parfaitement cet état d’esprit)… même si le réalisateur impose, une fois encore, la monstrueusement cabotine Una O’Connor qui en fait des tonnes en aubergiste hystérique. Le reste du casting est plus discret (et moins marquant) à l’exception de William Harrigan en collègue traqué. On pourra toujours reprocher au film de s’achever comme tous les autres films de monstres Universal (avec la mort du monstre immédiatement suivi du panneau "fin"), mais c’est bien insuffisant pour priver le film de son statut de formidable réussite et d’œuvre fondatrice de tout un pan de la science-fiction au cinéma.
Redzing

1 460 abonnés 4 975 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 avril 2013
Parmi les films fantastiques produits par Universal dans les 30's, cette première version du roman "Invisible Man" a conservé beaucoup de charmes. Même si l'ensemble n'est pas aussi fascinant que "Frankenstein", du même réalisateur (on n'y retrouve pas la même touche expressionniste), l'ambiance est prenante. Claude Rains, jouant à travers des bandelettes ou uniquement vocalement, est assez jouissif dans son rôle de savant fou devenu mégalomane hyper-agressif et sociopathe. On regrette simplement que le scénario, assez court, dévoile ses pouvoirs très vite. Le même film, tourné de nos jours, aurait sans doute pris plus de temps pour poser le personnage. Mais cela a l'avantage d'être efficace, d'autant plus que les effets spéciaux, excellents pour l'époque, ont très peu vieilli, et que le design du personnage habillé est assez classe. Un classique.
Estonius

4 753 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 avril 2013
C'est vraiment très bon et très agréable à regarder d'autant que l'humour ne manque pas (ah, les vociférations hystériques de la patronne de l'hôtel) et que le réalisateur s'amuse des possibilités du scénario. La seconde partie (la traque) est menée tambour battant, la police en prenant pour son grade. Je n'ai pas eu l'impression que le réalisateur ait voulu nous faire un film inquiétant agrémenté de réflexions philosophiques sur les dangers de la science, il s'agit juste d'un divertissement fort efficace.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 janvier 2013
C'est juste le meilleur film que j'ai jamais vu, même si je change souvent de film préféré. Les effets spéciaux pour un film de 1933 sont plus que géniaux, son invisibilité est hyper bien faite. C'est grandiose ce film je vous le conseille à tous à avoir absolument vu au moins deux fois parce qu'une fois c'est pas assez tellement c'est sensationnel.
yayo
yayo

76 abonnés 1 221 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2012
L'homme invisible fait parti de ces "créatures" mythiques qu'Universal à produit avant les années 50. Ayant vu le remake je savais d'avance que le personnage est loin d'être un enfant de coeur ou un héros. C'est tout l'inverse, plus enfoiré tu meurs. Certes le produit n'a pas fait que du bien à ses neurones, mais le mec va quand même loin quand on y regarde de près. Du coup on a un film où on ne ressent jamais d'empathie pour le personnage principal et les secondaires sont loin d'être sympathiques (la copine on a juste envie de lui foutre des baffes). J'ai quand même apprécier le film pour cette prise de risque car une fois accepté le fait que le mec est irrécupérable ça se suit bien et les effets spéciaux sont marrants.
Jérémy J
Jérémy J

34 abonnés 653 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 décembre 2012
Un film formidable, un scientifique bien bien barré, des effets spéciaux très bon, et un scénario qui tiens bien la route. Les acteurs son très bon également. Rien a redire sur se film, qui est a voir absolument!!!!!
Julien D

1 344 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 décembre 2012
Cette célèbre adaptation du roman de H.G. Welles par James Whale doit sa créativité et son immense succès public (qui en firent le film le plus rentable des années 30 pour les studios Universal) à la qualité des effets spéciaux de John P. Fulton. Cette prouesse visuelle qui rendit invisible à l’image le personnage principal interprété par Claude Raines a fait de ce film fantastique un classique du genre. Au-delà de cette démonstration technique révolutionnaire qui inspira de nombreuses suites oubliables, on peut reprocher au scénario de ne pas rendre plus ambigu le caractère de ses protagonistes, bien qu’à travers eux on puisse aisément lire une métaphore effrayante de la situation géopolitique de l’époque.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 décembre 2012
Avec des effets spéciaux bluffants pour un film de 1933, une histoire originale qui n'est pas sans rappeler le contexte historique, avec le rôle de Claude Rains dans l'homme invisible, le grand méchant qui veut dominer le monde, l'Homme invisible comporte tous les ingrédients d'un très bon divertissement . Mieux que ça, plus de 80 ans après sa sortie, c'est un prodige de rester indémodable. L'Homme invisible est un film culte à ne manquer sous aucun prétexte.
ChroniqueMécanique
ChroniqueMécanique

352 abonnés 214 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 septembre 2012
Ce film reste un incontournable du cinéma fantastique américain des années 30, signé par le Maître de l'époque en la matière, James Whale. Comme dans son "Frankenstein" réalisé deux ans plus tôt, le cinéaste s'inspire d'un best-seller de la littérature d'épouvante (ici un roman de H.G. Wells), pour dépeindre les terrifiantes frasques d'un démiurge totalement obsédé par une de ses inventions, quitte à sombrer dans la plus inconcevables des folies et à détruire tout ce qu'il avait et était, étant prêt à aller jusqu'à mourir pour guérir. C'est Claude Rains, alors au tout début de sa riche carrière qui le verra jouer entre autres dans "Casablanca" et "Les enchainés", qui prête ses traits à ce scientifique devenu invisible et avide de pouvoir. Enfin ses traits c'est beaucoup dire, car l'acteur n'apparait vraiment que furtivement, livrant l'essentiel de sa remarquable performance sous d'épaisses couches de bandelettes et de grosses lunettes noires. Produit il y a aujourd'hui près de 80 ans, à l'heure où le cinéma parlait depuis seulement quelques années, l'impact de ce classique reste à ce jour intact, même si celui-ci a bien entendu vieilli, de par sa folie dans la mise en scène, ses innovations techniques dans les effets spéciaux, son atmosphère troublante, et ses personnages aux mœurs ambiguës. Obligatoire pour tous les cinéphiles fans du genre.

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Merci !
real-disciple
real-disciple

116 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 août 2012
Les effets spéciaux de ce film sorti la même année que King Kong sont remarquables et fascinent encore aujourd'hui. Le film n'a rien d'effrayant au contraire de Frenkenstein mais l'idée d'une science des excès est abordée. En effet ici on accentue le côté mégalomane du scientifique Jack Griffin. Claude Rains n'est vu qu'au dernier plan du film ce qui rend ce classique des Universal Monsters singulier.
Azahi59
Azahi59

24 abonnés 67 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2012
Énorme film fantastique, avec un sujet vraiment intéressant qu'est l'invisibilité, le pro de la mise en scène horrifico-fantastique qu'est James Whale réussit à mettre en scène un héros de l'ombre, sans image : un homme invisible donc.
Interprété avec talent par un Claude Rains alors débutant dans le métier, sa réussite est finalement sa non apparition totale durant le film, hormis le plan finale évidemment. Jouant avec une voix efficace, car omniprésente, il sait donner à lui seul une atmosphère inquiétante et presque pesante.
Mais la réussite de L'homme invisible n'est pas seulement due à une interprétation talentueuse, elle est avant tout marquée par une débauche d'effets spéciaux incroyables pour une époque si reculée. On se demande encore comment il fut possible de faire enlever ce bandage de la tête du personnage principal, ou encore comment le pyjama flotte dans l'air. Sur de nombreux plans James Whale sait comment surprendre le spectateur, que ce soit lors des ouvertures de portes, de fenêtres, des déplacements d'objets ou encore des attaques sur les hommes. Mention spéciale pour la scène du vélo, ou l'on voit l'objet se déplacer droit sans personne dessus, faisant tourner pédales et roues, réussissant même une chute.
Si le personnage de Rains est omniprésent, la petit plus qui renforce la qualité du film est le nombre totalement impressionnant de figurants, de policiers précisément. Lorsque ceux si encerclent la maison ou avancent avec leur filet, on a droit à une direction juste et précise, car aucun ne semble jouer de façon minable comme le font nombres de figurants.
Je dois dire qu'il y a un grossier aspect négatif, tellement dingue qu'il semble être un canular. Je parle bien évidemment, et ceux qui l'ont vu auront, je pense, le même avis que moi, la femme du tenant de l'auberge. Le problème de cette femme est qu'elle hurle, elle beugle avec une haine visiblement ardue contre les pauvres spectateurs qui sont démunis devant cette pauvre bête. On souffre vraiment, ce n'est pas une blague, c'est douloureux.

Mais malgré ce point négatif, L'homme invisible se distingue d'une qualité cinématographique rare, enfin, si peu chez James Whale mais si forte dans le cinéma. Servis avec des effets spéciaux dingues, même lors de la chute de la voiture dans le ravin, qui aurait pu être bâclée ou ratée, non, elle est superbe.
Cette oeuvre est à voir car elle permet de découvrir un personnage qui se veut retrouver son état d'origine, et qui est forcé, mentalement en fait, de faire du mal. Et aussi, un des aspects fortifiants et la seule apparition du visage de Claude Rains en dernière minute, mais surtout, sa voix dure qui sait donner le ton, sombre.
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