Un film énorme ! La polémique du film a été répandu par des gens qui n'ont pas vu le film, comme d'habitude... Le personnage de Jonhattan Cohen qui écrase sa femme pendant la première moitié du film change complètement à la fin du film et c'est ce qui est magnifique dans l'histoire. De plus la réalisation qui mêle acteurs et vrais sages femmes autres personnels médical rend le film très réaliste, très vrai et donc très poignant. On en ressort vraiment bouleversé.
Faisant partie des quelques spectateurs ayant vu "La vie au ranch", son premier long-métrage, je m'étais promis de ne jamais revoir un film de Sophie Letourneur. Mais dix ans après, en raison du battage médiatique (un peu) et de Marina Foïs (beaucoup), je me suis laissé tenter, aussi parce qu'en quatre films, un.e cinéaste peut évoluer. Hélas pas Sophie Letourneur. La vacuité de son premier film a cédé le pas à une pseudo-subversion grotesque qui a trompé jusqu'au jury du prix Jean-Vigo, au palmarès duquel on trouve pourtant les noms de véritables cinéastes comme Axelle Ropert, Matthieu Amalric, Emmanuel Finkiel, Serge Bozon, Patricia Mazuy ou Noémie Lvovsky. Qu'un homme manifeste un plus grand désir d'enfant que sa compagne, cela arrive plus souvent qu'on ne croit. Lorsque le personnage de Fred, toujours prompt à écraser sa compagne et se mettre en avant, se présente comme primipare, c'est juste ridicule, d'autant qu'on ne croit pas une seconde au jeu de Cohen, qui peut pourtant être excellent. Et quand le ventre de Claire se met soudainement à doubler de volume, on tombe dans le Grand guignol. Quant à Marina Foïs, elle est impeccable en artiste qui se laisse entièrement prendre en charge en portant un regard désabusé et désintéressé sur le monde qui l'entoure. A moins que ce soit le regard de l'actrice sur le film...
Il est rare que je m'entende rire au éclats et c'est chose faite pendant le visionnante de ce film. Ça fait du bien un film qui parle de désir de paternité. Ça fait du bien un film qui parle de l absence de de désir de maternité.
Voilà un film qui ne laisse pas indifférent. Traitant du désir d'enfant chez l'homme, alors qu'à l'évidence il n'est pas décisionnaire, et aussi du déni de grossesse chez la femme, surtout lorsqu'elle a fait le choix de se consacrer à 100% à son travail. Frédéric (Jonathan Cohen) adopte dès le départ des attitudes classiquement féminines, s'occupant de tout à la maison, détendant sa chérie quand elle en a envie. Tandis que Claire (Marina Foïs) est absorbée par son métier, déléguant toutes les tâches ménagères à son chéri. Les deux acteurs sont excellents dans leurs rôles respectifs. Marina Fois est d'une rare intensité émotionnelle par une simple attitude, un regard, en silence. Le bébé devient de plus en plus envahissant au fil du film, comme dans la vie. Certaines scènes peuvent choquer un public qui préfère ignorer la réalité de la maternité et de l'accouchement avec son armée de sages-femmes dans des salles suréquipées. Un parti pris démonstratif qui pourra déranger, à la limite du documentaire. Une mise en scène et un scénario qui donne envie d'aller au bout, sans jamais tomber dans l'ennui.
Une comédie iconoclaste, portée par deux "énormes" acteurs. On ne rit pas aux éclats mais on sourit beaucoup du début à la fin... Le parti pris de tourner un film en 4/3 en 2020 annonce déjà la couleur : "Vous allez être surpris les amis !" Film drôle & original qui donne aussi à réfléchir sur le sens de la vie. Avec un final sobre et poétique... J'ai vraiment aimé : 18/20
Le pitch de l'homme qui souhaite et s'implique à fond dans un projet bébé avec une mère qui ne le veux pas aurait pu être drôle, mais ce n'est pas le cas. c'est ennuyeux, filmé avec les pieds, marina fois traverse le film comme un fantôme avec un air ahuri sans fin. un ratage.
Vu grâce à sa disponibilité sur la plateforme ARTE, et malgré toutes les critiques et polémiques à son encontre (dans Quotidien par exemple), le film n'est pourtant pas si mauvais. Jonathan Cohen est parfait dans un rôle qui lui convient, et Marina Foïs bluffante dans son jeu. Il faut évidemment avoir du recul en regardant le film et ne pas prendre le film au premier degré. Le film est certes parfois malaisant mais je trouve personnellement qu'il ne fait pas du tout l'éloge de l'enfant fait de manière forcé, malgré le fait d'avoir voulu un personnage "mignon" (très gros guillemets) dans son attitude paternelle et bien évidemment pas dans ses actes.
Un mot pour résumer mon sentiment après ce film: perplexité. Je m'attendais plutôt à une comédie un peu lourdingue vu l'affiche et le titre (ce qu'elle n'est pas vraiment), mais au final je n'ai pas l'impression d'avoir vu une comédie. Il y a certes quelques traits d'humour absurde, un déphasage entre les personnages qui pourrait être intéressant, mais en même temps le propos du film est tellement ambigu et se mâtine de sérieux au fur et à mesure de la progression de l'histoire, qu'on en retire une profonde amertume, comme la sensation d'une histoire pas finie, à force de balancer entre grotesque et drame.
Un ovni dans le monde de la comédie française, de par son sujet, les dialogues, la prouesse des acteurs et la vraie plus-value apportée par le corps medical / paramedical. Le tout donne un film atypique, pas forcément désopilant mais efficace et dérangeant et qui est + complexe qu’il n’y laisse paraître. La critique donnée par la chroniqueuse de l’émission ‘Quotidien’ était définitivement tellement à côté de la plaque parce que ce film est féministe à sa manière même si ce n’est pas son intention première, je pense. Franchement j’ai bien aimé. Le naturel des acteurs et des pros y est pour beaucoup. Cela donne un docu-fiction dont je me rappellerai.
Je ne sais pas vraiment quoi en penser. Ça se laisse quand même regarder et l'angle choisi est intéressant. La fin est touchante et le suivi médical très réaliste, mais que Jonathan Cohen est lourd ! Toujours dans le même rôle, toujours aussi lourd...
Un film qui a le don d'aiguiser la curiosité, mais qui n'a pas la particularité de pouvoir bien représenter le sujet. La réalisatrice nous perd dans ce meli-melo de film qui ne fait ni rire, ni émeut... On en ressort troublé et pas vraiment fasciné
Evidemment, on ne peut s'interroger en tant que femme sur le réalisme de cette situation, de nos jours : une artiste qui vit tellement son art qu'elle délégué tout ce qui est bassement pratique (y compris sa pilule ou ses rendez vous avec le gyneco). J'ai aimé ce regard masculin et cet absolu désir de paternité interprète par Cohen.
On guette les moments drôles, on guette, mais rien ne vient, ou si peu. Le seul intérêt du film c'est le (gentil) politiquement incorrect, mais c'est à peu près tout. Ça vire au documentaire à mi-chemin, et là on s'ennuie ferme malgré quelques gags saugrenus. Une expérimentation, oui, du cinéma, pas vraiment...