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A. Powers
8 critiques
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1,0
Publiée le 21 février 2021
Quelle arnaque ! Loué avec mes filles de 10 ans ... ce film tout public comprend des scènes erotiques vulgaires (vulvaires) aussi impromptues qu’inattendues ! Ce film devrait être interdit aux moins de 13 ans ... Sans compter le format documentaire sur l’accouchement qui n’est pas digne d’un film réalisé pour le cinéma ... bref, à éviter absolument ...
Sacré vent de folie qui traverse cette comédie pour le moins surprenante! Un film qui a de quoi dérouter, difficile à appréhender dans sa volonté de bousculer le spectateur sur un sujet délicat! Un équilibre fragile entre comédie potache franchouillarde et dramédie d'auteur totalement décalée, mêlant improvisations et acteurs non-professionnels et dialogues ciselés, c'est un magma très vivant, vivifiant... mais aussi quelque peu épuisant! Avec un Jonathan Cohen en totale roue libre et une Marina Foïs aussi larguée que le spectateur, c'est une comédie (trop) originale à voir les yeux écarquillés!
Une comédie féministe et naturaliste sur le désir d'enfant et la grossesse. J'ai failli prématurément avorter Enorme tant je n'ai pas été emballé par l'entame. Nos héros sont une fois encore bourgeois : Madame est pianiste à l'internationale et Monsieur son assistant personnel. Le sexe "fantaisie et impromptu" est utilisé comme instrument de détente. Les deux personnages sont ultra caricaturaux chacun dans leur genre, les gags ne le sont pas moins et je pas cru aux rires de notre déprimée chronique face aux blagues et mimiques de son amoureux. Si l'humour est faible c'est parce que la réalisatrice cherche d'abord à développer un message politique féministe. Donc je n'ai pas découvert les dents : voir Jonathan Cohen sur le lit exhiber son nouveau caleçon est percutant dans la façon dont on fracasse les stéréotypes genrés mais non ce n'est pas drôle. Heureusement je me suis laissé embarqué dans ce film très étrangement construit : une comédie d'abord, très lourde donc, à laquelle succède 30min quasi documentaire sur une femme "en travail". Un mot sur ce qu'implique cette proposition innovante : comme d’habitude je n’avais pas vu la bande-annonce ce qui m’extirpait du contrat tacite entre production et spectateurs : "la b-a reflète l'histoire et le style de mon film, si elle vous botte, claquez 8€ pour le voir". Ici il y a clairement tromperie et je comprend les faibles notes spectateurs. Pire, j'ai peur que la démarche ne soit pas que mercantile car je vois très bien les auteurs assumer ce mensonge car se sentant investi d'un devoir artistique à montrer cette oeuvre féministe à des prolos naïfs juste venus pour se détendre. Par chance le prolo que je suis était aussi concerné par ce final, mais je peux comprendre que autres se soient sentis trahis ou arnaqués.
Mais c'est dommage car ce film a plein de vrai à dire et sa construction permet d'adresser un double message féministe. Le plus classique d’abord en renversant les rôles matrimoniaux et patrimoniaux pour en pointer les absurdités (le nouveau caleçon). La réalisatrice réassigne les rôles et ce faisant nous fait prendre conscience qu'ils ne sont que des constructions sociales, que tout cela n’a rien de "naturel". Même si on en voit les limites : certes l'assistant de l'artiste est sa bonne à tout faire mais paradoxalement c'est lui qui gère sa vie et fait ses choix de carrière.
Enorme est également féministe à un second niveau, plus intéressant et radicale : par son opération de vérité. La grossesse peut être une période affreuse synonyme de privation qui déforme le corps. Letourneur montre bien la médicalisation du processus, l'austérité d'un hôpital : on est plus proche d'un patient malade que "d'En cloque, mode d'emploi". Même l'enchainement des sages femmes qui se relaie comme sur une chaine de montage dit des choses qu'on voit peu à l'écran. J'ai rarement vu une grossesse avec autant de vérité, de cruauté. Et même lorsque le fantastique s'invite il y a du vrai dans le ressenti de ce ventre, énorme. Le naturel de l'œuvre (et donc son impact) est renforcé par les choix de réalisation : la plupart des acteurs jouent leur propre rôle et tous ne sont pas des canons de beauté : j'aime ça. Je découvre aussi un Jonathan Cohen assez énorme, le succès du film lui doit beaucoup. Et puis il y a Marina Fois. Comme Charlotte Gainsbourg elle récite à nouveau le seul rôle de sa carrière, la femme blafarde, épuisée, étirée, anorexique. Je ne suis pas fan mais il faut bien avouer qu'elle délivre une scène d'une rare intensité lorsqu'elle se réapproprie son corps. Une idée interessante développé par FB est que le film sous entend que le besoin d'enfant n'est pas qu'un besoin biologique mais également un besoin social destiné à compenser l'absence de carrière professionnelle et/ou artistique. De fait les postes managériaux sont principalement occupés par des hommes et les plus grands artistes encore aujourd'hui sont masculins. Je n'ai pas bien compris le choix de cadrer les derniers instants sur les visages des musiciens d'autant que pour en voir de temps en temps, rares sont ceux si fascinés et absorbés par les solos.
Une comédie française "originale" (trop?!), traitée façon un documentaire, abordant des thèmes intéressants comme le déni de grossesse, la place du père.... mais qui permet surtout à Jonathan Cohen de montrer l'étendue de son pouvoir comique, même s'il en fait trop, éclipsant par la même occasion Marina Foïs. Malheureusement, l'ensemble est trop souvent confus, voir sans grand intérêt... Si quelques sourires ne sont pas à exclure, l'ennui sera certainement de mise. Enorme râté en quelque sorte...
Un film qui met surtout en avant la grossesse et la parentalité du côté masculin, ce qui est rarement abordé de façon aussi réelle. On se rend compte de l'ultra médicalisation des suivis de grossesse et des accouchements en France. Pas vraiment drôle et plus souvent dramatique, il vaut le coup d'œil pour son point de vue différent.
Surprenant ! Une inversion des rôles, un retour dans les années 90... Un film déroutant. La plongé au cœur de la grossesse est renversante malgré un essoufflement sur la fin. Quelques scènes hilarantes, de quoi redonner le sourire le temps d’une soirée.
Passez votre chemin, zappez vous aurez gagner 1h40. Comment abuser d une femme, aussi égoïste et ignoble soit elle, peut être drole? Avec la couvade grotesque c est un affligeant raté.
On les adore tous les deux... Mais quel loupé! Lui est en impro quasiment du début à la fin, donc certaines blagues ont du les faire rire entre eux durant le tournage, mais tout n'est pas parvenu jusqu'à moi ! Le côté très réaliste et limite cheap de la production/mise en scène séduira sûrement les intellos..... quant au personnage de la femme enfant, trop éprise de son art pour penser elle-même à prendre sa pilule le soir, j'y apporte autant de crédit, qu'au fait que ce film soit un jour un succès.
C est vraiment special comme film ... on se fait un peu tromper par la bande annonce . Une premiere partie un peu longue mais passable ,et une seconde partie avec un accouchement limite en temps reel ... c est long et epprouvant comme film
ENORME !! Bah non, pas du tout. C'est nul, quelques blagues font sourire un peu, mais on fini par s'ennuyer fortement. Ce film n'a rien de spécial, rien.
Le partie pris pour traiter des sujets plutôt graves comme la maternité ou le désir d’enfant est très original, inversion des rôles entre l’homme et la femme, humour complètement absurde et fin douce-amère. Le résultat global est intéressant, entre immoralité et franche poilade, le côté gras de certains gags est peut-être de trop et encore. Je ne comprends pas l’acharnement de critiques.
Proposition tout à fait intéressante que cette chronique sur le poids d'une grossesse. La complicité des deux comédiens, le caractère des personnages et l'originalité du scénario font qu'on ne s'ennuie jamais.
J'ai eu l'impression de voir un de ces films des années 80 où l'humour était gras et où les blagues se limitaient à parler de sexe avec quelques images ad hoc et une bonne dose de misogynie, genre : Et la tendresse bordel !. La seconde partie avec un accouchement interminable dévoile le malin projet de Letourneur. Fusionner la veine documentaire du cinéma français avec sa veine grasse sous couvert de "réalisme". Jonathan Cohen et Marina Foïs se révèlent des agents dévoués de cette entreprise d'une incroyable beaufitude. Qu'une femme en 2019, nous explique que'on ne devient vraiment une femme qu'en ayant des enfants, cela montre que le cinéma français, sous couvert de modernité, se vautre de plus en plus dans une bêtise aussi bourgeoise que convenue en termes de scénario.
Tout simplement le plus mauvais film vu de ces dernières années pour moi...et pourtant avec des acteurs que j’adore!..et heureusement qu’ils jouent leur personnage d’ailleurs car le naufrage serait total! Aucun rythme dans ce film. Des textes d’une banalité affligeante. Une qualité de réalisation à se demander si ça n’a pas été tourné au caméscope de mon père! Et un scénario complètement incohérent et sans relief, ne s’appuyant que sur des clichés et en les amplifiant rendant la lourdeur plus que pesante et le jeu des acteurs totalement faux. Pour finir, les quelques trucages (ventre de Marina Foïs...) semblent sortir de chez GiFi!
La mise en scène est excellente et singulière, le rythme parfait, les acteurs impeccables, le récit drôle et passionnant et l'ensemble remarquablement abouti.