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Delph I
131 critiques
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2,5
Publiée le 5 novembre 2019
Ce ne sera pas un film marquant pour moi... l'histoire d'amour est belle mais ne m'a pas touchée... le retour de l'esprit des morts à travers leurs femmes... un film qui n'aura pas réussit à me traverser...
Film imparfait, maladroit mais très intéressant. La confrontation de la tradition et de la modernité, de l'espoir et de l'amour face à la réalité économique, la mutation de la société sénégalaise entre tradition, montée religieuse, technologie. Avec un mélange de styles qui autorise une liberté de ton, sans jugement mais constat, entre légèreté et gravité. Film à voir avec l'esprit ouvert aux moeurs et traditions sénégalaises et non pas cadenassé dans notre modèle occidental étriqué. Mana Kané irradie le film de sa beauté gracile, de sa fragilité, de son impuissance face aux décisions prises pour elle pour se révéler plus forte que ce que tout le monde croit face à la douleur de la perte de son amour, de sa liberté, de son être.
Un regard original sur l'Afrique noire et sur la question de l'émigration, à travers un scénario qui mêle audacieusement fibre sociale, accents mélodramatiques, inspiration fantastique et trame policière. L'ambition est vraiment louable. Le résultat, intéressant, surprenant, même si tout n'est pas convaincant ou subtil dans l'articulation des différents registres du film, notamment l'insertion du thème de la possession et des revenants, qui s'accommode moyennement à la mélancolie ambiante. Le film n'en témoigne pas moins d'une vraie sensibilité d'auteure, à affiner par la suite.
très beau film Africain tourné au Sénégal. une histoire humaine , avec ses amours et ces drames , une embarcation qui chavire au large , le drame des migrants. de ce moment là , l'histoire bascule dans les croyances africaines , la réincarnation des morts à travers le regard de leurs femmes où soeurs afin d'avoir justice et leur argent dû à leur travail.
Dakar, 2019. Au bord de l’océan, Souleiman travaille sur un chantier pour lequel il attend d’être payé. Amoureux d’Ada, une jeune fille du quartier, il est aimé en retour, mais celle-ci a déjà accepté un mariage arrangé. Alors, il disparaît et embarque pour l’Europe avec ses collègues de chantier. La jeune femme, abandonnée, semble prête à se résoudre à son destin, avant que des évènements mystérieux ne surviennent et remettent ses choix en question…
Hanté par la présence de l’océan, dans un calme régulièrement troublé par le flot des vagues, c’est un récit d’abandon à la fois politique et fantastique que nous conte Mati Diop. Celui dont on croit qu’il va être le héros de l’histoire disparaît brutalement. Celle qui demeure, Ada, se trouve soudain chargée du poids du récit et des attentes de son entourage qui espère la voir adopter une situation stable. Héroïne contrainte, son histoire est celle d’une femme qui se réapproprie sa vie. (lire la suite : https://cultureauxtrousses.com/2019/10/06/atlantique/)
Surprenant, poétique, profond, inventif. Une véritable œuvre d'art artisanale et courageuse. Ce film dégage une force brute. Celle de l'indignation sans doute. Il y a quelques faiblesses parfois, dans le rythme notamment. Mais la force du propos et de l'image l'emporte largement. Je suis ressorti de ce film en me sentant plus humain !
"Atlantique" est un film qui perd le spectateur en route, et c'est bien dommage. En effet, la première demi-heure est passionnante et permet de découvrir plusieurs personnages dont les contours sont bien définis, évoluant dans un Sénégal contemporain et laborieux assez peu vu au cinéma. Les choses se gâtent ensuite avec la disparition de jeunes gens péris en mer, de retour au pays sous une forme fantomatique ; leur interaction avec les autres personnages est alors peu convaincante et manque cruellement de liant, tant visuellement que sur le plan du récit. De même, l'enquête du jeune inspecteur m'a personnellement laissé fort perplexe et son apport à la narration me semble dispensable.
Atlantique nous montre la réalité que vive beaucoup d'africains. des ouvriers qui travaillent dur sous le soleil impitoyable de Dakar sans être payé depuis 4 mois. le poids des traditions ancestrales pour les filles qui doivent épouser un homme choisi par la famille. les jeunes acteurs sont époustouflants de justesse. magnifique.
Pourquoi ces films sur l Afrique sont systématiquement mal filmés ...... un plan d intro dans un pick up inregardable ....sans fin bougeant dans tous les sens doubles de ceux de la mer surexposés à vous faire mal aux yeux . Bref une bonne idée de film , malheureusement traité à la mode film d auteur ,qui renvoie une image moche et lourde de l Afrique .
Je pensais que le film était plus accès sur les problèmes des ouvriers du chantier et finalement le film traite plus de l'amour et des mariages arrangés (encore un !) en adoptant un style fantastique, auquel je n'ai pas vraiment adhéré. L'attribution du Grand Prix du jury au dernier festival de Cannes reste un mystère même si le film a des qualités, il ne sort pas du lot à mes yeux, au contraire.
Un film original sensible et poétique sur les espoirs des migrants et la place de la femme en Afrique de beaux plans sur l océan qui incarnent l espoir d une vie meilleure et les risques associes
Mati Diop s'affranchit sans mal de l'ombre tutélaire de son oncle Djibril Diop Mambety en signant pour son premier long métrage une oeuvre émouvante, envoûtante et onirique réussie de bout en bout. L'océan a submergé les hommes partis à la recherche d'un monde meilleur, le spectateur lui est emporté par un flot d'images et un sound design de toute beauté qui nous rappelle que la réalisatrice est aussi une plasticienne. Dans cette Afrique contemporaine les hommes ne sont plus là mais les jeunes femmes restent et réclament leurs dûs, malgré des traditions encore pesantes elles portent l'Afrique de demain à bout de bras. Superbe.
J'avais vraiment envie d'aimer Atlantique : de brillantes intentions, une première réalisatrice noire en compétition à Cannes, de la douceur, des bons sentiments, une originalité de ton, le sujet des migrants... mais malheureusement je ne suis jamais entré dans le film.
La première demi-heure est quelconque : mise en scène et photographie terne, plans de remplissage à foison (l'océan filmé de trente-six façon différentes). Une fois l'intrigue principale lancée, le film se teinte d'une tonalité irréelle assez belle et intrigante, assez vite gâchée par des choix de scénario vraiment douteux (la réincarnation de Souleymane dans le corps du policier, la différence entre ceux qui reviennent et ceux qui se réincarnent, etc).
Le film manque de limpidité et de cohérence, il s'égare dans une rêverie dont Mati Diop espère qu'elle se suffira à elle-même, ce qui n'est au final pas le cas, même si on apprécie au passage quelques belles ambiances nocturnes et nonchalantes.
Un film plein de promesses, mais qui n'en finalise vraiment aucune.
« Atlantique" est le premier long métrage de la comédienne et réalisatrice sénégalaise Mati Diop, fille du musicien Wasis Diop et nièce du réalisateur Djibril Diop Mambety…Ce film a été récompensé par le prix du Jury du dernier festival de Cannes…On se demande bien pourquoi, tant l’histoire apparaît tarabiscotée, confuse, mal maîtrisée …. Sur un chantier d’une banlieue de Dakar, des ouvriers sans salaire depuis des mois, décident de quitter le pays. Espérant un avenir meilleur, ils s’embarquent sur l’océan, face à l’inconnu. L’un d’entre eux, Souleiman, laisse derrière lui celle qu’il aime, Ada, promise à un autre homme , Omar qui a émigré en Italie où il s’est établi…pour sa future femme il a fait construire une maison, meublée très kitsch mais faisant l’envie des copines de Ada…Quelques jours après le départ en mer des garçons, un incendie dévaste la fête de mariage d’Ada et plus précisément la chambre nuptiale…et de mystérieuses fièvres s’emparent des filles du quartier. … Mati Diop choisit alors le fantastique. Elle imagine que les noyés viennent hanter les vivants. Souleiman se réincarne en la personne d’Issa, un jeune lieutenant de police chargé d’enquêter sur le mystérieux incendie …Les autres noyés, eux, prennent l’apparence de la bande de filles, véritables zombies qui viennent exiger de l’entrepreneur véreux qui avaient détourné leurs salaires impayés le versement de leur dû…on aurait aimé une réflexion sur la place des femmes restant au pays quand les hommes n’ont d’autres solutions que de prendre la mer pour un hypothétique Eldorado….dans cet équilibre entre réalisme et onirisme, on finit par se perdre…. Un premier long métrage sans doute plein d’envies ...mais qui ne fonctionne jamais tout à fait. Tout parait trop scolaire, un peu trop fabriqué, un peu trop souligné …Mati Diop filme l’océan pour en faire un personnage à part entière de cette histoire…. Mama Sané a une très belle présence mais ne suffit pas à sauver un scénario bancal. Au final grosse déception !!!!