Il n'y a presque rien à redire sur ce film tant tout y est criant de vérité, la sinistre vérité sur le phénomène sectaire qui ne touche pas que des religions exotiques mais également l'église catholique, voire les églises protestantes (évangéliques et autres). L'emprise psychologique qui va même s'étendre aux contraintes physiques (enfermement, jeûne, abus sexuels etc.) va rendre les adeptes complètement dépourvus de leur humanité, réduits à de simples animaux grégaires, des moutons bien dociles sous la direction implacable du "berger" (Daroussin). La jeune Camille (L'excellente Céleste Brunquell, voir "En thérapie"), l'ainée des enfants (14 ans) va devoir endosser le rôle des parents défaillants pour littéralement "sauver" ses 3 frères et soeurs de cet enfer carcéral. Pour avoir connu ce genre d'éducation religieuse malsaine je peux vous dire que tout est conforme à la triste réalité de ces communautés religieuses ! Si vous croyez encore aux religions après cela c'est que vous avez raté votre éducation, que vous êtes restés des enfants n'ayant pas accédé à la raison et à l'âge adulte ! Ouvrez les yeux !
Plutôt efficace, cette dénonciation de certaines dérives sectaires au sein de l’Eglise catholique a le grand mérite de saisir le lent glissement d’une famille vers l’embrigadement. La réalisatrice sait de quoi elle parle et elle le fait avec beaucoup de pudeur et de recul. Elle s’appuie sur des acteurs excellents et sur un script solidement charpenté. Par contre, on peut regretter l’absence de vrai point de vue cinématographique dans ce qui ressemble furieusement à un téléfilm. C’est sans aucun doute la principale limite de l’exercice. Mais pas de quoi décourager ceux que le sujet intéresse.
Film sur les dérives sectaires d'une communauté religieuse, Sarah Suco s’inspire d'une partie de sa vie, dans un film qui traite à merveille et avec justesse la descente aux enfers et l'emprise épineuse de l'église sur une famille.
Pour son premier long métrage, la réalisatrice a choisi de conter l’histoire lamentable de sa famille, entrée délibérément dans une secte religieuse de la province française, telles qu’elles fleurissent surtout, pour y défrayer la chronique, aux Etats-Unis. Il s’agissait sans doute pour elle d’exorciser un passé douloureux, ce que l’on peut comprendre, mais qui n’excuse en aucun cas un résultat aussi consternant. Comme elle ne fait preuve d’aucun talent dans l’écriture du scénario, la direction d’acteurs ou simplement la finesse d’observation, on subit un film indigeste du début à la fin, des scènes grotesques comme les bêlements moutonniers (de Panurge ?) des disciples destinés à appeler le gourou (J.P Darroussin, totalement caricatural), les inévitables abus sexuels, l’autocritique obligatoire façon stalinienne etc…On reste stupéfait devant la passivité et l’abandon de tout esprit critique de ce groupe d’adultes totalement infantilisés, et fiers de l’être. S’il est possible que de telles situations existent, que font donc la police et la justice ? De même, les prestations des acteurs adultes laissent pantois : comment des comédiens de talent tels Eric Caravaca, Camille Cottin, ou J.P Darroussin, déjà cité, ont-ils pu accepter de participer à cette pantomime ? Impossible de croire à cette invraisemblable aventure, tant la peinture qui en est faite est particulièrement malhabile. Pour un coup d’essai, c’est un échec magistral. Toutefois, il faut saluer la performance remarquable de la jeune Céleste Brunnquell qui, si elle ne peut sauver le film, lui donne le peu de sincérité qui lui manque si cruellement par ailleurs.
Je rejoins de nombreuses critiques qui soulignent les intentions louables et l'intéret global du film, mais de nombreux écueils, dont le principal est de traiter d'un sujet aussi complexe sur la durée d'un film. De ce fait certains éléments sont précipités alors que l'emprise religieuse s'installe probablement plus progressivement surtout chez une famille qui jusque là ne pratiquait meme pas sa religion. La mère fait une dépression qui explique qu'elle se jete à corps perdu dans cette vie qui vient comme une réponse à son mal etre existentiel. J'ai trouvé intéressant de montrer une communauté catholique, faisant partie de l'église officielle et en adoptant au départ tous les codes, mais qui se revèle peu à peu sectaire dans ses pratiques, sa façon de couper ses adeptes du monde et de leur libre arbitre, et hélas de mettre une communauté au service de quelques hommes pervers et manipulateurs (enfin pas besoin d'une secte pour observer de telles dérives, malheureusement). Je ne sais pas quoi penser du jeu de la jeune actrice, à la fois habité mais bizarre par moment, je ne sais pas si c'était intentionnel. En tout cas une forte présence à l'écran.
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4,5
Publiée le 11 juillet 2021
Les Éblouis est un effort important de Sarah Suco et il mérite toute notre attention car elle a écrit le scénario elle-même et il est basé sur sa propre expérience elle sait donc de quoi elle parle. Qu'est ce qui peut amener une famille moyenne à intégrer une secte. Le père est instituteur ils ont quatre enfants en bonne santé c'est la famille parfaite. Mlle Suco ne donne pas d'explication ont-ils été déçus par la politique la religion traditionnelle ont-ils voulu donner un coup de main au destin. Au début, la communauté fait preuve d'un esprit d'entraide lentement mais inexorablement des fissures apparaissent dans le miroir parce que lors d'un petit spectacle le numéro de clown de la fille aînée Camille fait rire le public. Le prêtre leur conseiller spirituel suggère à la jeune adolescente d'abandonner les cours de l'école du cirque qu'elle fréquente. Lorsque son petit ami leur rend visite la mère lui reproche de ne pas porter de noir la couleur du Diable pour le prêtre qui dirige la communauté qui ressemble de plus en plus à une secte tout péché peut être pardonné mais il exige que chaque pécheur soit confronté à toute la congrégation et implore le pardon de Dieu s'il ne s'exécute pas il est soumis à une cérémonie sinistre qui ressemble à un exorcisme terrifiant. C'est un film très important qui a été injustement négligé par le public qui est une forte condamnation des dangers d'une secte ce n'est pas un film contre la religion ou les organisations caritatives qui aident leurs semblables c'est beaucoup plus important que ca...
Un très beau premier film de Sarah Succo sur une famille prise dans une secte catholique dans une petite ville de Province. L'atmosphère d'oppression monte en puissance jusqu'à la scène finale. Les acteurs sont magnifiques à commencer par la jeune Céleste Brunnquell qui crève l'écran. Camille Cottin joue un rôle à contre emploi, de même Jean Pierre Daroussin excellent comme Eric Caravaca.
Inspiré d’une histoire vécue, le difficile cheminement d’une ado (bravo le casting!) dans une famille rongée par la perversité d’une communauté religieuse. Du très bon travail. Bouleversant.
ce film nous raconte la dérive sectaire d'un groupe religieux vu par les yeux d'une adolescente. Cette jeune fille est, au passage une extraordinaire actrice. Tout passe dans son regard. Elle porte le film. Sur le fond, quand nous sommes sortis, nous étions une vingtaine dans la salle, nous étions sonnés, nous avions du mal à parler. D'autant plus que ce n'est pas une fiction. Quelqu'un a même dit : "je suis content d'être athée" Il faut voir ce film, même difficile, pour tant la qualité de son interprétation que ce qu'il raconte. L'emprise d'un intégriste sur les esprits faibles, le renoncement et la lâcheté de certains protagonistes, le conditionnement des enfants, la fuite en avant désespérée d'une gamine qui veut s'en sortir sans faire de mal à ses parents. Tout y est dit de façon très claire, sans fioriture, sans faux semblant.
quand la religion devient toxique et méprisable. une famille sans prétention mais catholique pratiquante entre dans un "cercle de fanatiques" et tout dérape. une jeune ado (magnifiquement interprétée) cherche a sauver sa famille de l'enfer que fait endurer le gourou démoniaque sous couvert de la religion. la "secte" devient de plus en plus tyrannique et malfaisante, mais la parole d'une enfant déboussolée sera t elle utile ? un film fort, intense magnifiquement interprété et réalisé;
Le film de Sarah Suco est poignant. Nous sommes plongés dans l'histoire bouleversante de cette famille, qui pourrait être la vôtre, la nôtre, la leur. Le scénario est porté par des comédiens extras, avec une justesse sans artifice. Les Eblouis est captivant et terrifiant à la fois.