Les Éblouis
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214 critiques spectateurs

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CH1218
CH1218

282 abonnés 3 270 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 décembre 2020
Inspiré de son vécu, le film de Sarah Suco doit beaucoup à son sujet, moins à sa forme. Trop de retenue peut-être car, bien que présent, le sentiment de malaise, d’oppression et de danger lié à l’emprise sectaire qui s’est refermé sur cette famille et plus intimement sur l’adolescence (Céleste Brunnquel, à suivre) ne prend qu’à petites doses homéopathiques. Dommage.
tupper
tupper

193 abonnés 1 587 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 décembre 2019
Ce film utilise habillement la souffrance d’enfants pris au piège par le fanatisme de leurs parents endoctrinés pour faire la démonstration de la dangerosité des communautés radicales, même les plus respectables en apparence. C’est douloureux, révoltant et donc efficace.
T-Tiff
T-Tiff

131 abonnés 1 247 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 décembre 2020
"Les Eblouis" de Sarah Suco est entre l'autobiographie et la fiction. En effet, lorsqu'elle avait huit ans, la famille de Sarah Suco a rejoint une communauté charismatique, un groupe religieux catholique, dont les pratiques ont des dérives clairement sectaires. La jeune Céleste Brunnquell incarne avec brio l'adolescente, qui doit arrêter sa passion, le cirque, afin que sa famille et elle puissent intégrer la communauté. Le film est assez dur, montrant une famille qui se décompose en rejoignant ce qui ressemble en tous points de vue à une secte. On pourra justement regretter que certains éléments du film relatifs aux pratiques de la communauté soient probablement un peu caricaturaux, comme l'évocation de la pédophilie ce qui semble être un peu hors-sujet. Également, Camille Cottin, tête d'affiche, n'est finalement qu'au second plan dans le rôle de la mère, et l'évolution psychologique qui s'opère chez elle et son mari n'est pas assez détaillé. Mais c'est aussi parce que le film se place du point de vue de l'adolescente. "Les Eblouis" est un film coup de poing, qui éclaire sur une certaine réalité assez inquiétante, mais qui aurait peut-être gagné à être un peu plus nuancé.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 23 décembre 2020
Film en partie autobiographique. spoiler: Sarah Suco, comédienne qui réalise là son premier film a tenu à expier ce passé de 10 ans dans une communauté religieuse. Son film est « d’après une histoire personnelle » mais c’est avant tout une fiction. Je prends note. Elle déclare dans un magazine : « Ce que j’ai vécu dans cette communauté pendant dix ans a été bien pire et bien plus intense. Si j’ai attendu autant pour le faire, c’est justement pour ne plus être dans la haine. » Cela part d’un bon sentiment, on ne fait rien de bon avec la haine. Pourquoi avoir évité « le pire » et « l’intense » dans son film ? « Croyez-moi, le film est en deçà de la réalité. » C’est bien dommage, et l’impression que j’avais à la fin du film me rassure, à savoir quoi en penser ? Voilà un film qui souligne quoi exactement ? S’il m’était difficile de rester indifférent aux différents discours tenus par le Berger, les parents et par le comportement de Camille, je me suis tenu souvent à distance. Le film a peut-être réussi son pari, me rendre aussi impuissant que Camille, que ses frère et soeur. Impuissant comme ses grands-parents. Impuissant comme Boris. Par contre, je peux vous assurer que j’étais très attentif aux discours insensés de la communauté. Je me pose la question suivante : si Sarah Suco dit que ce n’est pas un film à charge pourquoi rester en dessous de la réalité ? A quoi bon faire un film si c’est pour rester en surface ? La crainte de vexer ? d’amalgamer ? de blesser ? « … j’ai beaucoup lu, notamment sur les nouvelles sectes – les pires aujourd’hui, ce sont les nouvelles thérapies où, sous le couvert du développement personnel, on embrigade les gens. » « Pour moi, les mécanismes d’emprise commencent au sein de la famille. ». Justement, j’en veux plus ! J’aurais aimé en avoir davantage ! L’emprise des parents on la devinait déjà dès le début du film. J’aurais aimé savoir comment le Berger s’y est pris envers la mère de Camille soit-disant victime d’attouchements de son père. Je n’y ai pas cru parce que je ne crois pas en la parole du Berger (Jean-Pierre Darroussin) . Il aurait été intéressant de nous en dévoiler la mécanique du langage, de la manipulation. En terme de manipulation, on apprend que la famille de Camille a vendu son appartement pour alimenter les caisses de la communauté ; en terme de quotidien, la réalisatrice nous invite à rire aux cris de moutons proférés par les partisans pour annoncer l’arrivée du Berger ; quelques remontrances ici ou là ; quelques punitions. Ça reste supportable car Sarah Suco ne manque pas non plus de bienveillance ; ainsi, de nombreuses séquences nous apportent son lot de partage, de repas partagés, de don de soi pour accompagner les miséreux, les balades en forêt, les jeux, tout ça avec des sourires sincères. On a l’impression que Sarah Suco a voulu équilibrer la balance. Jouer l’objectivité. Comme pour l’Eglise catholique. Oui, bien sûr il y a des brebis galeuses, mais dans l’ensemble l’Eglise se comporte très bien. Ce que j’accepte volontiers avec l’Eglise, j’ai du mal à l’accepter avec les sectes ou communautés, peu importe. J’aurais aimé que Sarah Suco apporte plus de soin à l’embrigadement, et encore plus envers une famille qui est par nature, aisée, instruite, éduquée. C’est la raison pour laquelle, j’ai du mal à me situer avec son film. Le fait d’embrigader est une violence, peu importe si les geôliers prônent l’amour. Le fait que des parents entraînent leurs enfants dans une communauté laquelle décide qui voir qui ne pas voir est une violence faite à l’enfant et doit par conséquent être sanctionné par la loi. Au lieu de ça, la réalisatrice nous dit qu’il faut une faute bien plus grave que l’embrigadement : le viol d’un enfant. C’est vrai, l’enfant ne perçoit pas tout ça. Il vit en autarcie avec ses parents, il y a des chants, des jeux, des prières. L’angle de la réalisatrice c’est celui de Camille. A hauteur d’adolescent qui ne maîtrise pas tout. C’est aussi terrifiant. Cependant, ce que me propose Sarah Suco est frustrant.
Sans être pour autant ébloui, je suis séduit par la prestation de la jeune actrice Céleste Brunnquell qui porte en grande partie le film sur ses épaules. spoiler: Elle n’a pas hésité à se mettre à nue, à jouer une scène délicate et sa séquence au commissariat est poignante.
C’est une actrice à suivre. J’invite vraiment Sarah Suco a être plus audacieuse. spoiler: (Après quatre refus, j’ai pratiquement tout mis en spoiler ! Allociné et son ticket aléatoire modérateur !)
Georges P.
Georges P.

96 abonnés 866 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 avril 2020
Bon film sur le fond mais j'ai trouvé une photographie assez minable et une prise de son indigne. On sent le film avec un petit budget ce qui dessert des comédiens très bons et un bon scenario.
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

95 abonnés 485 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 novembre 2019
Camille Cottin à l’affiche, j’y suis allé en courant! Au fur et à mesure du film, mon enthousiasme baissait d’un cran.
Trop de scènes de groupe, qui ne font pas avancer l’intrigue ?
Sujet délicat où la réalisatrice craignait d’en faire trop ?
Ces réserves, empêchent mon adhésion sans failles. Je suis resté trop extérieur à l’intrigue et j’ai regretté un manque de force, d’émotion.
Aux côtés de Camille Cottin (transfigurée par la grâce?), Daroussin fait un gourou, très crédible, alternant onctuosité et violence rentrée et puis le « mouton noir » (jean et baskets) ou « brebis » (jupe plissée) prénommée Céleste dans la vraie vie, (ça ne s’invente pas) résiste de toutes ses forces et de tout son talent….
Ces groupes sectaires ont détruit trop de familles et d’individus; ce film est utile !
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 545 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 février 2021
Camille (Céleste Brunnquell) est passionnée de cirque. Un jour, ses parents (Camille Cottin et Eric Caravaca) décident de rejoindre une communauté religieuse avec des règles et des principes stricts, ce qui oblige Camille à arrêter le cirque, que le “berger” (Jean-Pierre Darroussin) juge non conforme.
Ce film est intéressant car il aborde un sujet peu connu que sont les communautés religieuses, installées légalement en France. On y découvre des pratiques curieuses et inquiétantes. Ce process d’embrigadement est fou, c’est assez glaçant de savoir que ce type de communauté existe toujours.
Ce qui marque surtout dans le film c’est la prestation de Céleste Brunnquell, elle est incroyable de justesse. Je pense notamment à la scène où elle est seule face à la policière, cette maturité de jeu est impressionnante.
Mon regret se situe sur la fin du film : spoiler: l’histoire était suffisamment intéressante et inquiétante pour qu’on en rajoute une couche avec le prêtre et l’enfant, cela rentre un peu trop dans les clichés. Ce n’était pas nécessaire à mon sens.
bug bunny
bug bunny

53 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 décembre 2020
un film puissant en émotions mais malheureusement montres la réalité qui peut arrivée un film tres prenant
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 920 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2022
Ce film est assez fort dans l'histoire qu'il décrit, celle d'une famille, et notamment d'une jeune fille, dont les parents et les 3 frères et sœurs s'installent petit à petit dans une communauté catholique, qui si elle n'est pas une secte au sens stricte s'en rapproche. On y retrouve l'excellent E. Carava ainsi que d'autres bons acteurs dont C. Cottin. Le film décrit cette vie en communauté régie par des règles religieuses fortes. Ouvert sur le monde extérieur, mais de façon minime, la communauté a de graves défauts. C'est ce qui est dénoncé de façon simple dans le film. A voir.
Tony L'Ambassadeur
Tony L'Ambassadeur

41 abonnés 566 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 avril 2020
Je me demande si Sarah Suco n’aurait pas eu avantage à raconter son histoire sous un format de série. Beaucoup de sujets sont traités en 1 h 30 (dérives sectaires, embrigadement, abus sexuels pour ne citer que ceux-ci). Selon moi, ces lourds sujets auraient pu bénéficier de quelques heures/épisodes supplémentaires pour être racontés de façon plus intense et approfondie. Au-delà des sujets abordés, les personnages également semblaient avoir beaucoup plus à dire : la mère en détresse, le berger grand manitou, les grands-parents impuissants, le père complètement effacé, le frère en peine et bien sûr Camille l’enfant adulte qui est perdue dans tout cela. C’est dommage, j’espère que Les Éblouis ne deviendront pas Les Oubliés un peu trop vite.
Outre ce sentiment de hâte que j’ai pu ressentir surtout en deuxième partie, je dois dire que ce premier long métrage demeure réussi et plutôt encourageant pour la suite de la nouvelle réalisatrice. À suivre…
N. B. Camille Cottin confirme son grand talent d’actrice en sortant des sentiers battus et nous propose ici quelque chose de tout à fait nouveau et c’est encore une fois réussi.
Jean-Jacques FERNANDEZ
Jean-Jacques FERNANDEZ

41 abonnés 260 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 janvier 2021
un sujet traité avec sérieux et une réalisation soignée. Des acteurs totalement convaincants et une jeune actrice impressionnante de crédibilité qui a un bel avenir dans le 7ème Art. Une très belle découverte. A voir absolument.
Craoux
Craoux

38 abonnés 326 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 avril 2020
La progression dans l'enlisement sectaire est dérangeante d'autant plus que l'angle de vue de la réalisatrice est celui du regard et des émotions de l'adolescente de la fratrie, dont on perçoit et ressent le trouble et la révolte, impuissante, face à ses parents qui perdent pied, petit à petit, avec le monde réel, rationnel. Ma grande réserve sur ce film porte sur l'exploitation scénaristique de l'évènement (dont je ne dirai rien) qui va enrayer le processus. C'est fort dommage de n'avoir pas pu éviter de surfer sur cette vague nauséabonde pour conclure le film car on n'apprend finalement rien sur les possibilités de lutter contre l'embrigadement sectaire. Sauf si la chair est faible.
mic404
mic404

12 abonnés 25 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 novembre 2019
J'ai beaucoup aimé ce film qui nous parle de l'emprise d'un prêtre narcissique et pervers sur un couple banal qui entraîne ses enfants dans leur éblouissement. L'actrice qui joue le rôle de l'adolescente est absolument remarquable. Le scénario est tout en finesse et ne néglige pas les manipulations du prêtre qui induit de faux souvenirs afin de séparer la mère de ses parents trop lucides au goût du prêtre responsable de la communauté. Je conseille vivement ce film remarquable.
Gil D.
Gil D.

1 abonné 38 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 décembre 2019
Merci pour ce très beau film, très attachant et émouvant, qui a rouvert des traumas de l'enfance pour ma part mais en les soignant par la qualité de jeu et la sensibilité extraordinaire de Céleste Brunnquell, actrice tout à fait prometteuse pour l'avenir du cinéma français. C'est en parlant de tels sujets difficiles, en démocratisant ces vices sectaires qu'on fera avancer les consciences et éviter que cela se produise encore, aimer les autres ce n'est pas les pervertir ou profiter du pouvoir de les dominer spirituellement, c'est le voeu de simplicité et de pauvreté des pêcheurs du lac de Tibériade. Bravo pour cette fraîcheur et la qualité des émotions de ce film.
Nicolas L.
Nicolas L.

118 abonnés 2 085 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 décembre 2019
Sujet dur et fort, l'aliénation des communautés religieuses. Le film n'en est pas pour autant manichéen et évite justement le jugement haineux ou dédaigneux de l'intégrisme catholique assez peu abordé au cinéma. La jeune actrice principale n'est pas toujours juste dans son jeu mais elle est rattrapée par l'interprétation impeccable de Camille Cotton et Eric Caravaca tous deux excellents. Un premier film touchant effarant mais finalement plein de pudeur.
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